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L’explosion des coûts du futur CHUM

À la sortie de son rapport annuel 2008-2009, le 2 avril 2009, le vérificateur général du Québec, Renaud Lachance, a blâmé publiquement le gouvernement Charest pour sa façon de gérer le projet de construction du futur CHUM, à Montréal.

Plus de cinq (5) mois plus tard, au début d’août 2009, Jean Charest et ses Libéraux n’ont RIEN FAIT pour stopper la catastrophe financière que sera le futur centre hospitalier universitaire francophone de Montréal. Pour le PLQ, c’est le temps des vacances et des BBQ alors à quoi bon se prendre la tête avec l’explosion des coûts liés à la construction de cette méga-infrastructure?

La classe politique a beaucoup de chance de « servir » une population qui a la mémoire aussi courte!

M. Lachance avait indiqué que de bout en bout, le projet avait été mal ficelé, son coût grandement sous-évalué, son financement désordonné et le temps requis pour le mener à terme mal planifié. Ouch…

C’est cinglant, comme constat. Pourtant, les Libéraux n’ont absolument rien fait pour « corriger le tir ». Au moment d’écrire ces lignes, c’est le calme plat. Comme si tout allait bien, dans le dossier du CHUM.

Parlons un peu de l’explosion des coûts parce que cet argent sortira de nos poches ou sera ajouté à la dette nationale.

Le VGQ reprochait, il y a quelques mois, au gouvernement de ne pas avoir suivi les recommandations qu’il avait formulées dans le dossier du CHUM, en décembre 2006 — ça commence bien! En deux (2) ans, le coût estimé des trois projets constituant le futur CHUM a bondi de 3,2MM$ à 5,2MM$. Pourquoi a-t-on soudainement besoin de 2MM$ de plus?

Autre signe évident d’une mauvaise planification, la construction nécessitera finalement deux fois plus de temps que prévu il y a deux (2) ans, soit huit (8) ans (de 2009 à 2018) au lieu de quate (4), soit de (2007 à 2011).

Et il y a pire!

Malgré l’ampleur du projet, le gouvernement (libéral) semble incapable de garantir à la population que les différentes sources de financement prévues au budget seront effectivement trouvées. Selon Renaud Lachance, il existe une possibilité « Ã©levée » que les fonds devant provenir du gouvernement fédéral ou du secteur privé (!) ne soient jamais versés en totalité.

Au début d’août 2009, moins de 40% du financement du projet est confirmé!

Là où les Libéraux se sont le plus « planté », c’est entre 2006 et 2008 où ils ont passé leur temps à modifier le projet du futur CHUM sans revoir le budget en conséquence. C’est vraiment irresponsable, comme gestion des fonds publics…

La façon de faire des Libéraux ne favorise pas une saine gestion de projets et il appartient aux Québécois de faire savoir aux élus que ce n’est pas ainsi que les fonds publics doivent être utilisés.

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La Caisse de dépôt et le principe d’investissement responsable

Il y a un peu plus de 3 ans, le 27 avril 2006, pour être précis, la Caisse de dépôt et de placement du Québec, sous l’autorité d’Henri-Paul Rousseau, figurait parmi les signataires originaux des principes d’investissement responsable de l’Organisation des nations unies.

Relisons ça, lentement…

  1. principe
  2. d’investissement
  3. responsable

Trois mots qui sonnent faux, surtout après la perte historique (et catastrophique) de la Caisse, le faux méa-culpa d’Henri-Paul Rousseau et le défilé de dirigeants « sans gênes » de la Caisse devant une commission parlementaire.

On aura beau sortir le violon et pleurer à chaudes larmes, on peut difficilement dire qu’Henri-Paul Rousseau a réellement géré la Caisse de manière « responsable » lorsqu’on voit les épouvantables déboires desquels ils vient de se sauver en laissant les pots cassés à un autre ami de l’establishment libéral, en l’occurence, le controversé Michael Sabia.

Lorsqu’on lit des mots comme « principe », « investissement » et « responsable », jamais il ne nous viendrait à l’esprit une perte de 40MM$ pour laquelles PERSONNE (je dis bien PERSONNE) n’est responsable!

Le fait que Jean Charest tolère une telle situation « d’outrage au peuple » laisse songeur…

Une personne normalement constituée ne pourrait qu’être outrée d’avoir vu passer des individus comme Henri-Paul Rousseau, en commission parlementaire. Celui-ci, en particulier, a été arrogant, hautain et insultant. C’est comme s’il n’avait pas dirigé la Caisse et qu’un fantôme, que personne n’a vu, a tout bousillé. Mais lui, il est blanc comme neige!

Sérieusement, de savoir que la Caisse a fait partie des signataires originaux des principes d’investissement responsable de l’ONU s’apparente presque à une nouvelle burlesque. C’est comme qu’un porc qui s’est maquillé n’aura plus de queue en tire-bouchon. Qu’importe la quantité de maquillage, ça demeurera toujours un porc. Comme la Caisse qui, malgré tous les « principes d’investissement responsable » demeurera toujours ce qu’elle est… irresponsable.

Si les administrateurs de 2006 à aujourd’hui avaient investi de manière véritablement responsable, nous n’aurions presque pas perdu d’argent. Mais… ils ont apparemment préféré « jouer l’argent du peuple » pour engraisser leurs propres « bonis de performance » (comme en témoignent les millions de dollars versés, à cet effet, à Henri-Paul Rousseau).

Mais bon, le « principe d’investissement responsable », selon l’ONU, a une vision très myopique de la « responsabilité », question que des institutions arrivistes comme la Caisse ne s’y sentent pas trop contraintes. Concrètement, la Caisse a accepté d’adhérer aux principes d’investissement socialement responsable à l’effet que les entreprises dans lesquelles ils placent des sommes se comportent de façon adéquate avec la population. Soit. Ça laisse beaucoup de place à l’interprétation.

Les fameux principes pour l’investissement responsable ont été établis par un groupe international d’investisseurs institutionnels en raison de l’importance croissante des questions environnementales, sociales et de gouvernance d’entreprise pour les pratiques d’investissement.

L’idée même, derrière ces principes, va dans le sens de mieux faire concorder les activités d’investissement (de la Caisse, par exemple) avec les intérêts généraux de la société. En voyant la catastrophe de 40MM$ qui nous a éclaté au visage, on peut difficilement dire que l’avarice des administrateurs de la Caisse a été dans le sens des « intérêts généraux du Québec ». En fait, c’est tout le contraire.

La beauté, si on veut, avec ces « principes », c’est qu’il ne semble y avoir aucune « pénalité » en cas de non-respect. Comme la plupart des autres beaux principes de l’ONU et de ses sphères d’influence mondialistes, elles laissent toujours filer les « gros poissons » tout en alourdissant le fardeau réglementaire que doivent supporter « les autres ».

Dans le cas de la Caisse qui figurait au nombre des 25 premiers signataires des principes pour l’investissement responsable, c’est un exemple patent de « faites ce que je promets de faire mais pas ce que je fais vraiment ».

Les Québécois ne peuvent pas accepter que ce trou de 40MM$ soit l’Å“uvre d’un quelconque fantôme… surtout dans un contexte de « responsabilité »!

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Investissements douteux des FIER en Outaouais

De jour en jour, les Québécois prennent connaissance des manigances libérales qui s’en sont apparemment donné à cÅ“ur-joie avec les FIER, dans le dos des citoyens qui, eux, doivent travailler dûr pour leur argent.

On ne parle pas ici de quelques dollars… et même là, ce serait grave.

Non, on parle de FIER qui ont des centaines de millions de dollars d’argent PUBLIC sous gestion, en tout, via des administrateurs majoritairement d’allégeance libérale (en fait, ils semblent tous être des libéraux).

L’ADQ a émis le communiqué suivant qui parle des investissement douteux des FIER en Outaouais…

Le porte-parole du deuxième groupe d’opposition en matière d’économie et de finances publiques, François Bonnardel, a levé le voile aujourd’hui sur la gestion d’Echo Capital FIER en Outaouais, dont cinq des six administrateurs habitent la région de Montréal.

Fait particulier, le FIER de l’Outaouais est financé par 19 investisseurs et parmi eux, un seul est situé dans la région, les autres provenant de la région métropolitaine et de Québec. Ces personnes, dont les investissements bénéficient des fonds publics, ont choisi d’investir la moitié des capitaux logiquement dédiés en Outaouais… à Montréal et à Québec!

« Le programme des FIER est destiné, à la base, à stimuler l’investissement en région. Lorsqu’un groupe d’investisseurs de Montréal et de Québec utilisent les fonds dédiés à une région pour en réinvestir 50 % dans la métropole et la capitale, est-ce que l’on respecte l’esprit des FIER ? Poser la question, c’est y répondre », a déclaré François Bonnardel.

Cette intervention du député de Shefford survient au lendemain des révélations de l’ADQ, qui a dévoilé que les deux FIER en Estrie ne respectent pas les règles d’Investissement Québec, en investissant près de 70 % de leurs fonds dans des entreprises situées à l’extérieur de l’Estrie. De plus, François Bonnardel avait dénoncé le fait que 11 des 15 entreprises appuyées par le gouvernement sont liées à un ou plusieurs gestionnaires de ces FIER.

É-pou-van-ta-ble.

Le scandale du FIER en Outaouais n’a pas fini de faire couler de l’encre tant les gestes posés par ces administrateurs-arrivistes vont à l’encontre de qui constitue, pour un citoyen « normal », une utilisation juste et avisée de ces millions de dollars.

Les Libéraux ne semblent pas pressés de faire le ménage dans leur fouillis des FIER alors il revient aux citoyens de dénoncer cette utilisation scandaleuse de NOTRE ARGENT par des parvenus, amis des Libéraux, qui s’en mettent plein les poches et qui vivent la grosse vie aux dépens des honnêtes citoyens qui, dans cette aventure, perdent sur toute la ligne.

Si c’est ça que Jean Charest appelle gérer avec les deux mains sur le gouvernail, c’est pathétique.

Et de voir tous les autres Libéraux, comme des moutons serviles, faire écho aux bravades de Raymond Bachand, de Nathalie Normandeau et de Jean Charest a de quoi laisser fort circonspect sur la capacité de ceux-ci de réfléchir par eux-mêmes pour défendre les citoyens au lieu de défendre leur parti qui ne brille vraiment pas, en ce moment (et depuis un bon bout de temps, pour tout dire).

Si les citoyens veulent se faire respecter, ils devront mettre le poing sur la table et rapatrier 100% des argents du public car les FIER ne sont qu’une grosse orgie de « has been » libéraux qui s’empiffrent dans notre argent, en prétendant le faire pour nous… la belle affaire!

Les Québécois ne méritent pas de se faire prendre leur argent par des individus comme ceux qui, au moment d’écrire ces lignes, continuent de se payer d’énormes salaires pour placer NOTRE ARGENT entre les mains, entre-autres… de leurs amis.

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Des fonds publics destinés à Montréal sont investis à l’extérieur du Québec

Les FIER sont principalement constitués de VOTRE ARGENT dûrement gagné et confié aux bons soins de Liza Frulla et de ses collaborateurs — on parle de centaines de millions de dollars qui, en théorie, vous appartiennent.

On pourrait croire que la junte libérale qui se délecte de ces centaines de millions de dollars qui circulent en douce, loin des projecteurs et derrière des portes closes, en ferait somme toute un usage juste et avisé.

Et bien, non.

Les Adéquistes ont mis le doigt sur un autre mini-scandale à l’intérieur du gros scandale des FIER.

Cette fois, on apprend que l’argent qui devait servir pour Montréal ont plutôt été investis… à l’extérieur du Québec! Les individus qui ont permis qu’une telle ignomie se produise devraient tous être remerciés et les argents retournés au trésor public, avec intérêts.

Mais ça, c’est un citoyen qui « ose » parler contre l’usage carrément frauduleux des fonds publics appartenant aux Québécois.

Jean Charest et ses collaborateurs s’empresseront de noyer le poisson et de mentir à pleines dents pour défendre l’indéfendable mais les Québécois commencent à voir clair dans le petit jeu des Libéraux et ce n’est peut-être pas un hazard si Liza Frulla permet, directement ou non, que l’argent du Québec serve à enrichir des étrangers.

Voici le communiqué de l’ADQ qui a fait éclaté ce segment du scandale des FIER…

Le porte-parole du deuxième groupe d’opposition en matière d’économie et de finances publiques, François Bonnardel, a dévoilé que le FIER-ID [consultez la fiche de ce FIER, au REQ], qui doit en principe investir dans le développement économique de Montréal, s’est servi des fonds publics pour appuyer une entreprise de la Nouvelle-Écosse dont les propriétaires résident aux États-Unis.

Lors de l’étude des crédits avec le ministre du Développement économique, de l’Innovation et de l’Exportation, le député adéquiste a relevé qu’une somme d’un million de dollars a été octroyée via le FIER montréalais au Groupe FOX, une compagnie d’équipement de laboratoire qui Å“uvre aussi en recherche et développement, basée à Halifax. De plus, les deux seuls administrateurs de cette compagnie demeurent dans les États américains de la Californie et de la Virginie. Fait encore plus inquiétant, malgré qu’un investissement d’un FIER doit créer et maintenir un nombre d’emplois significatif, on apprend que le Groupe FOX n’a créé aucun emploi à Montréal.

« Alors que les Québécois se serrent la ceinture en pleine crise économique et que d’autres perdent leur emploi, c’est totalement incompréhensible de voir nos taxes et nos impôts quitter le Québec pour soutenir des entreprises détenues par des Américains. J’invite le ministre Bachand à faire preuve de transparence, à enquêter sur les faits dévoilés ces derniers jours et à rétablir la situation afin que les régions du Québec profitent pleinement de nos leviers économiques », a soutenu le porte-parole adéquiste.

Raymond Bachand a beau faire tourner autant de ballons sur son nez qu’il le peut, rien n’arrive à cacher l’ampleur du scandale qui a présentement cours, dans le dossier des FIER.

Liza Frulla, elle, pendant ce temps-là, joue à cache-cache.

Elle doit être en train de formenter sa prochaine série de mensonges pour tenter de justifier son incompétence crasse, dans le dossier des FIER qu’elle est censée diriger dans le meilleur intérêt des Québécois… pas des étrangers!

Les citoyens doivent réaliser qu’après les quelques 40MM$ que la Caisse de dépôt a « perdu » —sans jamais s’en excuser comme il se doit— les Libéraux essaient encore de se défiler de l’usage absolument irrecevable et probablement illégal des centaines de millions de dollars (environ 500M$ venant de VOS POCHES de citoyens) dans les FIER.

Citoyens, levez-vous et faites-vous entendre.

Le cirque libéral vient de recommencer pour un autre 5 ans et pourtant, il a déjà assez duré.

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La création du Fonds Teralys Capital est-elle une bonne chose, pour les Québécois?

Il semble que Michael Sabia soit déjà en train de jouer avec notre argent… après quelques semaines en poste!

Soit il apprend vite, soit il était pressé de piger dans le bas de laine des Québécois.

Le 27 avril dernier,  la Caisse de dépôt et placement du Québec, le Fonds de solidarité FTQ et le gouvernement du Québec ont confirmé la création du Fonds Teralys Capital, qui financera des fonds de capital de risque privés destinés à investir dans des entreprises technologiques évoluant notamment dans les secteurs des sciences de la vie, des technologies de l’information et des technologies propres.

La création du Fonds Teralys Capital est une initiative de la Caisse de dépôt et placement du Québec et du Fonds de solidarité FTQ, qui y contribuent chacun à hauteur de 250M$. Le gouvernement du Québec, par l’entremise d’Investissement Québec, contribue à hauteur de 200M$.

Le Fonds sollicitera également d’autres investisseurs institutionnels et privés dans le but de réunir un montant additionnel de 125M$, pour un objectif total de 825M$.

Ça fait beaucoup d’argent du public pour assez peu d’argent privé.

Mais il y a quelque chose de TRÈS BIZARRE dans toute cette affaire.

Comme pour les FIER, de l’argent du PUBLIC a été placé dans une compagnie privée. Déjà ça, c’est très inconfortable mais si vous regardez la fiche de Teralys au Registraire des entreprises, vous verrez que Jacques Bernier est…

  • Administrateur;
  • Président-secrétaire; et
  • Actionnaire majoritaire.

Quoi?

Jacques Bernier serait « actionnaire majoritaire » d’une compagnie qui va gérer un nouveau fonds qui reçoit des CENTAINES DE MILLIONS DE DOLLARS d’argent public? Dans ce communiqué, on peut lire « Les partenaires du Fonds en ont confié la direction à un gestionnaire reconnu de l’industrie québécoise du capital de risque, M. Jacques Bernier. » — quoi?

On a confié des centaines de millions de dollars à —un— gars?

À —une— firme?

Si ce n’est pas de mettre tous ses Å“ufs dans le même panier, qu’est-ce que c’est?

Et via cette fiche au REQ, on apprend aussi que « Capital Teralys inc. » a été constituée le 20 mars 2009.

La Caisse de dépôt a émis son communiqué le 27 avril 2009.

Ça voudrait donc dire qu’il y a eu des discussions pendant un peu plus d’un mois pour savoir qui gèrerait des centaines de millions de dollars, provenant en grande partie du public? Et le public en question n’aurait appris l’existence de ce fonds que le 27 avril 2009?

TOUT SE PASSE DANS LE PLUS GRAND SECRET… et c’est épouvantable qu’il en soit ainsi!

C’est la petite clique de la Caisse qui jase avec la petite clique du Fonds FTQ qui parle avec d’autres petites cliques et qui, après avoir préparé leur coup, nous balancent le projet final, emballé et livré, en pleine figure, par voie de communiqué!

Elle est où, la « transparence » des organismes publics et para-publics, dans tout ça?

Et on apprend que NOTRE argent servira à amener des investisseurs étrangers ici… la belle affaire. Les Libéraux s’apprêtent sûrement, encore une fois, à liquider ce qu’il nous reste de sièges sociaux pour les faire passer aux mains des étranger, question d’appauvrir les Québécois et les faire descendre au niveau du tiers-monde.

Amis Québécois, c’est épouvantable ce qui se passe avec VOTRE argent.

Vos économies et les argents de TOUS LES QUÉBÉCOIS sont hybridés et mélangés avec ceux de « partenaires privés » dont personne ne mentionne jamais le nom. C’est la culture permanente du secret pour des prétextes bidons de « confidentialité ».

Pour satisfaire votre curiosité à propos de ce nouveau fonds, voici le communiqué de presse détaillé

La caisse de dépôt et placement du Québec, le Fonds de solidarité FTQ et le gouvernement du Québec s’unissent pour créer le Fonds Teralys Capital

Montréal, le 27 avril 2009 La Caisse de dépôt et placement du Québec, le Fonds de solidarité FTQ et le gouvernement du Québec ont confirmé aujourd’hui la création du Fonds Teralys Capital, qui financera des fonds de capital de risque privés destinés à investir dans des entreprises technologiques évoluant notamment dans les secteurs des sciences de la vie, des technologies de l’information et des technologies propres.

La création du Fonds Teralys Capital est une initiative de la Caisse de dépôt et placement du Québec et du Fonds de solidarité FTQ, qui y contribuent chacun à hauteur de 250 M$. Le gouvernement du Québec, par l’entremise d’Investissement Québec, contribue à hauteur de 200 M$. Le Fonds sollicitera également d’autres investisseurs institutionnels et privés dans le but de réunir un montant additionnel de 125 M$, pour un objectif total de 825 M$.

« Pour la Caisse, cette annonce est une étape importante de la stratégie de capital de risque, dont la première phase avait été mise en œuvre en 2004, a déclaré M. Michael Sabia, président et chef de la direction de la Caisse de dépôt et placement du Québec. La création d’un Fonds de fonds est une nouvelle démarche qui nous permettra de concentrer nos efforts dans une stratégie commune pour en augmenter les effets et attirer des investisseurs privés grâce à une saine diversification. En confirmant notre participation à cette nouvelle phase, nous concluons une démarche entreprise depuis plus d’un an et je suis particulièrement heureux de l’annoncer aujourd’hui, dans un contexte où les entreprises d’ici ont un besoin encore plus grand d’accès au capital. Ce geste témoigne de l’engagement de la Caisse à investir dans des entreprises innovatrices dans le secteur des technologies », a-t-il ajouté.

« Il est important pour le Fonds de solidarité de développer ce secteur d’activités et c’est pourquoi nous y avons investi près de deux milliards de dollars depuis 25 ans, en plus d’avoir collaboré avec la Caisse et le gouvernement à la mise en place d’une nouvelle stratégie d’affaires en 2004. Cette dernière a non seulement permis d’attirer des capitaux étrangers au Québec, mais a également donné l’occasion aux entreprises québécoises de tisser des liens avec des sociétés étrangères. Notre écosystème financier possède tous les atouts pour ancrer le Québec dans l’économie du savoir : de l’éducation à la recherche et au développement, au développement de produits jusqu’à leur commercialisation. Avec la création du Fonds Teralys Capital, nous amorçons la deuxième phase de la stratégie et cette étape est déterminante pour assurer le succès de nos entrepreneurs. Notre investissement dans ce nouveau fonds s’inscrit dans notre volonté d’appuyer les entreprises du Québec à toutes les phases de leur développement. Nous sommes fiers de poursuivre notre engagement avec les mêmes grands acteurs économiques », a soutenu M. Yvon Bolduc, président-directeur général du Fonds de solidarité FTQ.

« Ce partenariat répond à notre objectif de mobilisation pour aider les entreprises québécoises à se démarquer et à préparer, dès à présent, une reprise forte et durable, a déclaré pour sa part le ministre des Finances et ministre du Développement économique, de l’Innovation et de l’Exportation, M. Raymond Bachand. Par sa taille, le Fonds constituera un puissant levier économique pour nos entreprises technologiques et contribuera à assurer le développement de nos secteurs de pointe, au Québec et à l’étranger », a-t-il expliqué.

Les entreprises technologiques québécoises regroupent au total plus de 9 000 entreprises pour près de 220 000 emplois et un chiffre d’affaires annuel de 26,5 milliards de dollars. « La concrétisation du Fonds Teralys Capital est une excellente nouvelle pour le développement économique du Québec et pour nos entreprises technologiques », a conclu M. Bachand. Rappelons que la création de ce fonds constitue une des mesures économiques structurantes inscrites dans le budget 2009- 2010 du gouvernement du Québec annoncé le 19 mars dernier.

Axé sur les meilleures pratiques d’affaires, le nouveau fonds devrait non seulement permettre d’attirer des investisseurs privés canadiens, mais aussi d’attirer au Québec des investisseurs étrangers, favorisant ainsi le développement de partenariats à l’échelle du monde. Les partenaires du Fonds en ont confié la direction à un gestionnaire reconnu de l’industrie québécoise du capital de risque, M. Jacques Bernier. Jusqu’à récemment conseiller stratégique au Fonds de solidarité FTQ où il est entré en 2004 à titre de vice-président principal TIC, M. Bernier possède une connaissance approfondie du secteur du capital de risque. Il a notamment joué un rôle clé dans l’élaboration et la mise en Å“uvre d’une nouvelle approche en capital de risque au Québec. À la fois entrepreneur et investisseur institutionnel en innovation technologique au Québec, M. Bernier a participé directement au démarrage d’une douzaine d’entreprises de haute technologie.

À propos de la Caisse

La Caisse de dépôt et placement du Québec est une institution financière qui gère les fonds provenant principalement de régimes de retraite et d’assurance publics et privés, et dont l’actif net s’élève à 120,1 milliards de dollars, au 31 décembre 2008. L’un des plus importants gestionnaires de fonds institutionnels au Canada, la Caisse investit dans les grands marchés financiers et sous forme de placements privés et d’investissements immobiliers. Pour plus de renseignements: www.lacaisse.com.

À propos du Fonds de solidarité FTQ

Le Fonds de solidarité FTQ, dont l’actif net atteint 6,2 milliards de dollars au 30 novembre 2008, est un fonds d’investissement en capital de développement qui fait appel, par l’intermédiaire de son REER, à l’épargne des Québécoises et des Québécois. Ses investissements, dans tous les secteurs de l’économie, contribuent à la création et au maintien d’emplois dans les entreprises et favorisent le développement du Québec. Il est partenaire, directement ou par l’intermédiaire de l’un des membres de son réseau, dans 1 881 entreprises. Le Fonds compte maintenant près de 575 000 actionnaires et a participé, seul ou avec d’autres partenaires financiers, à la création, au maintien et à la sauvegarde de plus de 126 000 emplois. Pour en savoir plus, consultez le site www.fondsftq.com.

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partenaires_de_teralys_capital

De gauche à droite:
M. Jacques Bernier, gestionnaire du Fonds de fonds Teralys
M. Michael Sabia, président et chef de la direction de la Caisse de dépôt et placement du Québec
M. Raymond Bachand, ministre des Finances et ministre du Développement économique, de l’Innovation et de l’Exportation
M. Yvon Bolduc, président-directeur général du Fonds de solidarité de la FTQ

Photographe:  Philippe Casgrain, Déclik Communications

Renseignement(s)

Maxime Chagnon
Directeur, Relations avec les médias
Caisse de dépôt et placement du Québec
514 847-5493

Josée Lagacé
Conseillère principale aux relations de presse et aux communications
Fonds de solidarité du Québec
514 850-4835

Anne-Sophie Desmeules
Attachée de presse
Cabinet du ministre des Finances, ministre du Développement économique, de l’Innovation et de l’Exportation et ministre responsable de la région de Montréal
418 691-5650

Comme vous le voyez, les bonnes intentions ne manquent pas.

Mais ça s’arrête là. Les détails « vraiment utiles », dans ce communiqué, on les compte sur les doigts d’une main.

Comme disait un grand sage, c’est tellement facile de dépenser l’argent des autres, surtout lorsqu’on a AUCUN compte à rendre… regarder Henri-Paul Rousseau, il a pas l’air heureux, ce gars-là? À le regarder, on ne devinerait jamais qu’il vient de perdre près de 40MM$ de l’argent des Québécois… mais il n’a pas à s’en préoccuper car, au fond, ce n’est pas SON argent.

Et nous, en tant que citoyens, il est grand temps que nous reprenions le contrôle du gouvernement pour que ces singeries cessent, une fois pour toutes.

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Le nouveau CHUM laisse songeur

Le 18 août 2008, Philippe Couillard, alors ministre de la Santé pour le gouvernement libéral de Jean Charest, a préféré larguer ses responsabilités ministérielles ayant un effet sur tout le réseau public pour joindre Persistence Capital Partners, en tant qu’associé, le premier fonds d’actions privé dédié au secteur de la santé, au Canada.

Ce fonds privé, non-coté à la bourse, est la propriété du Dr Sheldon Elman et de son fils Stuart. Les deux hommes ont fondé et administrent toujours le Groupe Santé Medisys, dont le siège social se trouve rue Sherbrooke, à Montréal.

Ces investisseurs, incluant le Dr Couillard, anticipent un boom dans les services médicaux privés. Il se trouve que les dépenses gouvernementales en soins de santé gonflent à un rythme effréné, soit 160 milliards de dollars au Canada en 2007, ou 11% du PIB. Sans surprise, on voit que le réseau public déborde de toutes parts.

C’est pour cette raison que le Dr Couillard a abandonné les Québécois à leur sort (selon le point de vue) et qu’il a préféré mettre son génie à l’Å“uvre pour assurer une place de choix au privé, dans notre système de santé canadien.

Quel est le lien avec le CHUM?

Et bien, autant le Dr Couillard que le nouveau ministre de la santé, le Dr Yves Bolduc, croient que le fait de bâtir un 2e hôpital universitaire d’importance, en plein centre-ville de Montréal, est une bonne idée.

Hummm…

Pensons-y, un petit instant.

Est-ce qu’un énorme hôpital universitaire comme le CHUM, érigé sur l’actuel espace occupé par l’hôpital St-Luc, va vraiment aider à freiner la dérive vers le système de santé privé?

Non.

En fait, ça ne fera que l’accélérer.

Pourquoi?

Parce qu’avec des dépenses appréhendées de quelques 2,5MM$ (qui gonfleront assurément au double ou au triple d’ici sa complétion, dans environ 10 ans) draîneront à peu près tous les budgets de développement en santé qui auraient dû être essaimés un peu partout, dans la province.

C’est bien beau de tout concentrer à Montréal, qui aura deux immenses hôpitaux universitaires, un par langue principale, mais voilà, le Québec, ce n’est pas que la métropole. Et même les Montréalais, eux-mêmes, ne sont pas tous très chauds à l’idée que les deux méga-hôpitaux soient concentrés à des endroits où il n’y à peu près pas de stationnement et où la pollution urbaine (poussière, bruit et autres) sont à leur comble.

Imaginez l’aubaine pour des compagnies de santé privées qui auront le champ libre pour implanter toutes sortes d’établissements ailleurs, en province. Ce sera « bar open » car tous les budgets seront canalisés à Montréal.

Pour l’heure, environ la moitié des médecins formés à McGill quittent le Québec, une fois leur diplôme obtenu, grâce à l’infinie générosité de tous les Québécois. Autrement dit, nos impôts servent déjà à former assez de médecins mais une fois diplômés, ceux-ci se dépêchent de déménager dans un autre pays, nous laissant à notre sort, un peu comme le Dr Couillard, pour qu’on se débrouille seuls avec nos problèmes.

Dans un tel contexte où c’est clair que le privé gagne du terrain, que le public ne répond plus aux véritables besoins de la population avec un énorme hôpital centralisé et un exode systémique des médecins anglophones, la construction d’un méga-hôpital laisse songeur, pour dire le moins.

  • Ne serait-il pas possible de bâtir 4 hôpitaux régionaux au coût de 500M$ chacun, au lieu d’un seul méga-hôpital?
  • Ne pourrait-on pas convertir l’hôpital anglophone de McGill en hôpital universitaire bilingue, au lieu d’en bâtir un par langue? Y aurait-il deux solitudes incapables de travailler ensemble, au Québec?
  • Quelqu’un a-t-il pensé qu’en période de récession (oui, nous sommes en récession, les amis), ce n’est pas le temps de jeter par terre un gigantesque hôpital comme St-Luc?
  • Et c’est bien beau les coûts liés à la CONSTRUCTION du méga-hôpital mais qu’en sera-t-il des coûts de GESTION de cet immense éléphant blanc?

Enfin bref, c’est loin d’être clair que le nouveau méga-hôpital (francophone) de Montréal bénéficiera aux Québécois, dans l’ensemble. Parce que, rappelons-le, ce sont tous les Québécois qui financeront ce projet très mal ficelé et non uniquement les Montréalais.

Pire, ça s’enligne pour devenir le principal argument de ceux qui vantent les mérites du privé. Durant une décennie entière, le budget de santé sera aspiré vers Montréal et les régions, à toutes fins utiles, n’auront d’autre choix que d’accueillir le privé — excellente stratégie pour les émules du Dr Couillard qui ont choisi le camp du privé mais vu les circonstances, c’est une mauvaise nouvelle pour le reste des Québécois qui vont devoir PAYER EN DOUBLE.

Et n’allons pas croire que les Montréalais seront exemptés de la surfacturation du privé parce que pendant la décennie de la construction du nouveau CHUM, les gens de Montréal n’auront d’autre choix que d’aller se faire traiter en périphérie ou en région… dans le privé!

En fait, le Dr Couillard a vu juste.

Il a compris, lui, que la lourdeur syndicale couplée à la complexité réglementaire avaient signé l’arrêt de mort du système public en l’étranglant de toutes parts.

Les citoyens ne sont plus capables de financer le système de santé public qui est en faillite technique.

Ceci dit, le principe du système de santé public et universelle, lui, conserve toutes ses lettres de noblesse. Et c’est vers ce système qu’il faut canaliser tous nos efforts.

Mais les syndicats, grands partenaires du gouvernement dans l’exploitation indue des payeurs de taxes, ont tout bouzillé avec des règles aussi socialement injustes que malsaines.

Alors que les contribuables n’en peuvent plus de payer, avez-vous entendu un seul syndicat déclarer qu’il offrent de couper de 30% ou plus leur compensation? Non, bien sûr que non. Eux, ils vivent dans le monde de l’endettement public sur les épaules de nos enfants. Il se foutent complètement d’endetter les générations futures, du moment qu’ils aient leur GROS chèques de paie tout-de-suite.

Les syndicats n’ont aucun vision.

Aucune.

Sauf celle d’exploiter leurs « membres » et les contribuables pour s’enrichir unilatéralement.

Et les élus, avec quelques têtes dirigeantes qui frayent avec des milliardaires et les autres (le troupeau castré) qui votent selon la « ligne de parti ». Un autre terme pour signifier qu’ils ne représentent PAS leurs citoyens mais bien la « vision » du chef. Et non, le chef n’a pas de « vision ». Il n’a que des « commandes » provenant des milliardaires avec qui il se tient.

Alors, le citoyen moyen regarde aller ce cirque.

Avec le Dr Bolduc qui a l’air d’un robot dans les interviews et qui prétend, sans être convaincant, que tout va bien.

Avec Jean Charest qui abonde dans le même sens que son ministre de la santé.

Avec le reste du troupeau libéral qui dit toujours « oui, chef », sans réfléchir.

Et l’opposition (quelle farce) qui ne peut RIEN FAIRE pour les cinq (5) prochaines années.

Wow.

C’est là où est rendu, en matière de santé, au Québec.

Et si vous êtes un citoyen avec une bonne idée, bonne chance! Elle ne se rendra JAMAIS aux décideurs, notamment parce qu’ils sont en train d’exécuter le « plan » de leurs « amis ». Et le CHUM, cette faillite technique avant même d’avoir posé la première brique, n’est qu’une intervention parmi plusieurs autres qui favorisera « les amis » plus que jamais auparavant, dans l’histoire.

Comment s’en sortir?

  • Forcer le gouvernement à couper 50% de la fonction publique pour en réembaucher 30% à des salaires RAISONNABLES et sans la sécurité d’emploi (pour fouttre les cancres à la porte, dès qu’ils se manifestent, comme dans le privé).
  • Forcer les élus à représenter les choix de LEURS CONCITOYENS et non leur ligne de parti, signe de leur incompétence perpétuelle.
  • Forcer les médecins à intégrer pleinement les soins de santé alternatifs à la médecine générale afin de prioriser la SANTÉ GLOBALE plutôt que des « interventions » et de coûteux « traitements » qui enrichissent les mafias médicales et pharmaceutiques mais qui ne font pas tout le bien prétendu.
  • Forcer le système d’éducation à enseigner, en très bas âge, l’importance de bien manger, de bouger et de prendre soin de son corps comme si c’était un temple sacré. Et que tout ce qui entourre l’éducation agisse selon ces préceptes. Fini la malbouffe, fini les demi-heures de gym aux deux semaines et fini les cours toujours assis.

Il y aurait bien d’autres façons de s’en sortir mais bon, comme les quatre (4) mentionnés ici ne seront JAMAIS suivis, ça ne donne à peu près rien de mentionner les autres.

Pour que les choses changent et qu’on ne se fasse pas enfoncer un CHUM dans la gorge, ça prend bien plus qu’un blogue comme celui-ci qui dénonce une situation aberrante. Ça prend une population au complet qui se lève et qui s’oppose à la tyrannie bureaucratique, structurelle et implicite d’un système qui favorise continuellement des intérêts privés, d’une façon ou d’une autre, en s’assurant que le public en paie les frais.

À ce chapitre, surveillez les PPP, les amis, c’est la plus spectaculaire supercherie jamais mise sur pied par Jean Charest et ses complices.

Enfin bref, dire tout ça, c’est un peu comme prêcher dans le désert.

Ceux qui ont le pouvoir, tout le pouvoir, n’écoutent plus le peuple depuis longtemps. Ils n’écoutent que leurs maîtres, ces grands argentiers de l’ombre qui ne font qu’entretenir la médiocrité sociale où les problèmes sont légions et où leurs « solutions » à ces problèmes les maintiennent au sommet de leur hégémonie économique systémique.

En cette période des impôts, c’est unbon temps pour se demander à quoi servent les milliers de dollars qu’on envoie à Québec et à Ottawa… et pendant ce temps, le CHUM « avance »!

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Du théâtre politique?

Vous faites partie des millions de Québécois qui n’ont pas moyens d’aller au théâtre?

Vous enviez les « riches » qui se paient une belle soirée, au théâtre?

Et bien, hier, vous avez été servi parce qu’à RDI et LCN, vous avez pu assister à du théâtre politique gratuit avec…

Si ce n’est pas du théâtre politique gratuit, « scripté », planifié et exécuté au quart de tour, je ne sais pas ce que c’est.

Jean Charest, le maître des cérémonies, a multiplié les superlatifs pour vanter les mérites de Monique et pour présenter Raymond sous son meilleur jour.

Revenons sur les moments forts…

  1. Hier matin, la ministre des Finances du Québec a tiré sa révérence, après plus de 10 ans à l’Assemblée nationale. Son départ étant immédiat.
  2. MJF a dit: « Je quitte de façon sereine, je vais retrouver ma famille, mes petits-enfants, ma filleule, mon mari [...]« . Elle a cependant « oublié » de dire qu’elle laisse le Québec avec le pire déficit de son histoire récente. À son âge, on a probablement la mémoire sélective… enfin bref.
  3. Lorsque MJF parlait, certains journalistes ont dit de Jean Charest qu’il semblait ému. Pfff… wouahahaha! C’est une farce, c’est ça? Jean Charest, ému? Le gars qui a « les deux mains sur le volant » et qui nous enligne dans le mur? Ce gars là est « Ã©mu »? Franchement… c’est du THÉÂTRE, les amis! Du théâtre…
  4. Le PM a dit que MJF était un exemple pour les femmes alors prenez des notes, mesdames. Parlez de sacoches collées sur votre cÅ“ur et de pépines dès qu’on vous posera des questions qui nécessiteraient, en temps normal, des réponses chiffrées et vous gagnerez des points (du moins, auprès de tous ceux qui ne savent ni compter, ni réfléchir par eux-mêmes).
  5. MJF annonce (avec son « look sérieux ») qu’elle se rendra disponible pour témoigner lors d’un « nouvel épisode » de la commission parlementaire sur les déboires de la Caisse de dépôt. Si elle livre une performance aussi arrogante et vide de contenu que la première fois, ce sera —à nouveau— de l’argent gaspillé, par les contribuables. Et non, elle ne s’excusera pas. Elle était en charge de tout mais ne savait rien. Rien de rien. Zéro excuses pour tout ce qu’elle a dit avant, pendant et après son élection de 2008.
  6. MJF a ajouté qu’elle tirait sa révérence avec « le sentiment du devoir accompli« , notamment au sujet de l’équité salariale, de l’infrastructure et du resserrement de la gestion des finances publiques. On pourrait mettre de GROS BÉMOLS sur ces prétentions pompeuses mais bon, c’est SON jour, alors… on laisse passer.
  7. Au sujet du moment qu’elle a choisi pour partir, MJF a expliqué qu’en janvier, en février puis en mars, elle avait dit au PM qu’elle quitterait ses fonctions au lendemain du vote sur le budget (qui a eu lieu hier). Soulignons que, pendant tout ce temps, elle n’a RIEN DIT aux citoyens du Québec qui, eux, apparemment, ne méritent pas d’être informés de ces « détails ».

Mais le plus savoureux, c’est ce que MJF va faire, maintenant qu’elle a « fini sa job »…

Mme Jérôme-Forget, 68 ans, qui possède une maison au Mexique, entend s’y installer dans quelques semaines avec son conjoint, l’ex-ministre de la Santé sous le premier gouvernement Bourassa, Claude Forget.

Oui, les amis!

Les montagnes de fric qu’elle a gagné au Québec s’en vont au Mexique! Wouhou! Bel exemple d’amour pour sa patrie. En fait, elle nous aime tellement qu’elle veut carrément aller vivre à l’étranger.

Et nous, esclaves économiques que nous sommes, on va docilement lui envoyer pleins de beaux chèques de « retraite dorée de l’Assemblée nationale » pour entretenir son mode de vie (probablement richissime), au Mexique.

Wow, grandiose.

Clap, clap, clap. Bravo Monique!

Ça fait très « pro-Québec » et « près du peuple » comme geste.

Si c’est si « cool » que ça, au Mexique, elle devrait s’y présenter aux prochaines élections, question d’aller bousiller leur budget, à eux aussi. Elle pourra même leur faire le « coup de la sacoche sur le cÅ“ur » parce qu’ils n’en ont pas encore entendu parler, au Mexique!

Du théâtre, et encore du théâtre — au moins, on sait pourquoi MJF souriait autant, lors de l’annonce de son départ. Elle savait, elle, qu’elle partait pour le Mexique… loin du Québec, et des Québécois.

Et après tout ça, Jean Charest nous a sorti un ministre de son chapeau!

Raymond Bachand va sûrement avoir « du fun » avec un budget massivement déficitaire, une dette qui explose et une crise financière qui vient de nous plonger en récession technique.

Le moment venu et s’il le souhaite, lui aussi aura les moyens d’aller se réfugier au Mexique pendant qu’ici, on devra se débrouiller avec le peu de richesse qu’il nous restera (une fois que les Libéraux auront fini de nous surtaxer).

Ah! Le Mexique…

Souhaitons que Monique aura la gentillesse de nous faire suivre une belle carte postale.

Elle pourrait nous demander de continuer à lui faire suivre SES GROS CHÈQUES DE PENSION À VIE pendant qu’elle se la coule douce, sous le chaud soleil du Sud, dans SA maison… au Mexique.

Évidemment, il n’y a pas de mal à passer sa retraite (ou une partie de celle-ci) au Mexique mais c’est l’ensemble de la situation, telle qu’elle se présente, qui laisse songeur.

En tant que citoyen, il vous appartient de déterminer si c’est ce genre de théâtre que vous voulez, à Québec.

  • Vous trouvez ça amusant d’être les derniers informés de tout?
  • Vous aimez ça lorsque Jean Charest enchaîne les surprises, les unes après les autres?

Chacun a son propre niveau de sensibilité et il faut comprendre que ce qui tient du théâtre pour certains, contre toute logique, tient de la « politique sérieuse » pour d’autres.

Alors voilà, la « championne de la pépine » quitte pour le Mexique!

Olé!

Au fait, amis concitoyens qui travaillez de 9 à 5 (ou 6, ou 7… ou plus) pour faire vivre votre famille, payer votre lourd hypothèque et entretenir vos dettes de cartes de crédit, vous reste-t-il un peu de temps pour vous demander « c’est qui le cave« ?

Ce serait bien que plus de Québécois apprennent à se poser des questions, de temps en temps. Ne serait-ce que pour savoir si la politique spectacle qu’on leur sert ne serait pas, en fait, qu’une grosse pièce de théâtre, avec des acteurs complaisants et surtout, grassement payés (mais qui ne ratent pas une occasion de se plaindre).

Oui, les Québécois ont droit à du théâtre gratuit… reste à savoir si c’est du bon théâtre!

Tags: monique jérôme-forget, mjf, raymond bachand, jean charest, politique, départ de monique, ministre des finances, québec, conseil du trésor, gouvernement du québec, théâtre politique, assemblée nationale, cynisme envers les politiciens, classe politique, grosse pension à vie, riches élus, maison au mexique, retraite au mexique, citoyens, argent, endettement, budget déficitaire, caisse de dépôt, scandale

Ne touchez pas à la Lexus de Michou!

Alors que plus d’un demi-million de fonctionnaires viennent de voir leur « bas de laine » collectif fondre de quelques 40 milliards de dollars, soit environ le quart de toutes les économies « sous gestion » à la Caisse de dépôt, il ne faudrait surtout pas « oser » reprendre les clés de la Lexus « de fonction » accordée à son épouse, Michèle Dionne.

Vous ne roulez probablement pas en Lexus RX300H mais aussi bien Jean Charest que Michou, eux, ont ce privilège.

C’est un porte-parole du Centre de gestion de l’équipement roulant (CGER) du ministère des Transports qui a confirmé que ces véhicules de fonction avait été livrés un peu avant Noël — quel beau cadeau!

lexus_rx300h_exterieur

Surtout que le luxueux modèle coûte bien au-delà de 60,000$ et que le maximum que son propre gouvernement a établi, par une directive du Conseil du trésor, est de 48,500$. Ça en dit long sur le mépris de Jean Charest (et de sa femme, pourtant si charmante) envers ses concitoyens qui, eux, doivent PAYER pour ces « gros jouets ».

Même la presse de Toronto a parlé des Lexus des Charest-Dionne et même s’il paraîtrait que « la décision [pour les Lexus] est venue de la Sûreté du Québec« , ça demeure des symboles de richesse déplacés dans une province où le luxe est hors de portée pour la très grande majorité des gens… et tout spécialement pour ceux qui viennent de voir s’envoler le quart de leurs avoirs gérés par la Caisse.

Alors même en temps de crise financière, avec l’émergence de PPPs qui vont nous ramener les routes à péages et toutes les autres tuiles qui tombent sur la tête des citoyens sans cesse plus endettés, les Lexus du couple Charest-Dionne semblent intouchables, comme si elles étaient « un droit acquis ».

Lorsqu’il a les deux mains sur le volant, voici ce que voit Jean Charest, dans sa Lexus RX300H:

lexus_rx300h_tableau_de_bord

Ainsi, serrez-vous la ceinture et rivalisez d’imagination pour boucler votre budget mais surtout, ne touchez pas à la belle grosse Lexus hybride de Michou, la « femme du boss » qui a apparemment besoin de « protection » (même si tout le monde l’aime).

Sérieusement, c’est indécent de faire payer ces gros véhicules de luxe par les citoyens mais il semble que Jean Charest voit les choses d’un autre angle, plus complaisant envers les excès, celui-là.

Tags: jean charest, michèle dionne, michou, libéraux, parti libéral, voiture de fonction, sûreté du québec, protection, lexus, rx300h, vus, véhicule sports utilitaire, véhicule hybride, voiture de luxe, politique, luxe, conseil du trésor, argent

Le scandale de la Caisse de dépôt

Au moment où Jean Charest se cache derrière sa ministre des Finances, Monique Jérôme Forget, que —tous— les Libéraux semblent être devenus invisibles et qu’Henri-Paul Rousseau livre un discours présomptueux et insultant (pour les Québécois) devant une chambre de commerce, le Québec tout entier a raison de redouter l’arnaque.

Et soyez-en assurés, la population québécoise toute entière vient de se faire ARNAQUER de quelques 40 milliards de dollars.

Au grand jour — avec un beau roulement de tambours suivi d’un TA-DAMMM, à la fin.

la_cigale_et_la_fourmi_de_la_caisse_ygreck

C’est épouvantable ce qui vient de se passer à la Caisse de dépôt et de placement du Québec et pourtant, nos élus se complaisent dans un mutisme qui en dit long sur leur véritable allégeance (envers le « pouvoir sombre » et non le peuple).

Si l’on se fie aux Libéraux, il n’y aura pas d’enquête, pas de coupable(s) et surtout, pas de conséquences, à la suite de cette perte record du quart du « bas de laine » de la fonction publique québécoise.

L’élite mondiale avait dit (nommément) qu’elle s’attaquerait aux fonds de retraite mais les Québécois ne se doutaient probablement pas que ça arriverait si vite. Et ce n’est pas terminé. La Caisse va encore saigner. Et les « dirigeants » vont encore filer comme des couleuvres dès qu’il sera temps de « rendre des comptes » — un concept bien abstrait, pour eux, apparemment.

Pour mieux comprendre l’ampleur du scandale, allez lire ces deux articles-choc:

Tous les Québécois qui se respectent doivent se lever et faire savoir à leur député, puis au gouvernement tout entier, que cette gigantesque supercherie où personne n’est responsable de quoique ce soit ne tient pas la route.

henri-paul_rousseau_et_ses_millions_ygreck

Les coupables de ce gigantesque dérapage planifié se moquent des Québécois et tant que ces derniers vont continuer à se laisser manger la laine sur le dos, les abus vont continuer et Jean Charest va continuer de faire comme s’il n’avait pas cet énorme squelette de la Caisse dans son placard.

Mais le plus drôle (ou pathétique, c’est selon), c’est de voir les élus libéraux qui suivent leur chef et refusent de s’aventurer à l’extérieur de « la cassette » du Parti… même si la situation est tellement absurde que de la défendre tient de l’évidente mauvaise foi. Mais les députés veulent « garder leur job » et rester dans « les bonnes grâce » du boss, alors ils tentent de noyer le poisson et refusent catégoriquement de se faire les défenseurs des intérêts de leurs concitoyens.

Les citoyens voient de plus en plus clair dans le jeu de Charest et de ses complices.

Le quart du fonds de retraite des Québécois vient de s’envoler.

Pffft!

Parti, pour toujours.

Et personne —je dis bien, personne— n’est responsable ou coupable de quoique ce soit, selon le tout-puissant, Monsieur-Deux-mains-sur-le-volant, Jean Charest.

C’est vraiment du délire et il est temps que les citoyens québécois se fasse respecter parce qu’avec le scandale de la Caisse, c’est la proverbiale goûte qui fait déborder le vase.

Tags: scandale de la caisse, caisse de dépôt et de placement, jean charest, état desmarais, power corporation, pertes de 40 milliards, fonds de retraite, argent, dette, pertes, rendements, québécois, fonds, monique jérôme-forget, libéraux, henri-paul rousseau, mauvaise foi, parti libéral

La mondialisation de l’élite et la privatisation des services publics

La mondialisation.

Ce mot est sur toutes les lèvres et pourtant, rares sont ceux qui peuvent qui en connaissent tous les tenants et les aboutissants. Et pour cause. Ce mouvement étant l’aboutissement planifié d’une élite sombre qui multiplie ses attaques contre les classes pauvres, moyennes et riches de tous les pays n’a rien à voir avec la vision habituellement humaniste des gens qui vous entourrent.

Alors qu’est-ce que la mondialisation?

Voici la définition qu’on retrouve dans le Wikipédia:

Le terme « mondialisation » désigne l’expansion et l’harmonisation des liens d’interdépendance entre les nations, les activités humaines et les systèmes politiques à l’échelle du monde. Ce phénomène touche les hommes et les femmes dans la plupart des domaines avec des effets et une temporalité propres à chacun

Il évoque aussi les transferts et les échanges internationaux de biens, de main-d’Å“uvre et de connaissances.

C’est une définition plutôt positiviste et hautement théorique de la mondialisation.

Ce qui définirait plus justement ce qu’est devenue la mondialisation, aujourd’hui, ce serait plutôt la PRIVATISATION de tout ce qui est PUBLIC. Et là, après avoir privatisé l’économie, la mondialisation a désormais le gouvernement, VOTRE GOUVERNEMENT, dans sa mire.

Le nouvel ordre mondial qui contrôle toutes les grandes organisations transnationales, pour leur profit unilatéral, ne s’embêtent pas avec les malheurs de leurs esclaves (i.e.: vous, moi, tout le monde… sauf eux). Alors ils privatisent tout ce qu’ils touchent.

Pour eux, les gouvernements représentent le dernier rempart des peuples (plus) libres et ils mettent tout en Å“uvre pour voler cette institution aux citoyens en l’endettant, en l’infiltrant (avec des politiciens qui jouent sur deux tableaux, contre les citoyens), en détruisant son image (via des syndicats avaricieux et une couverture médiatique négative… dans LEURS médias) et bien sûr, en privatisant tout ce qui a de la valeur: les ressources, les infrastructures (dont celles liées à l’énergie) et plus que tout, les populations.

Ce n’est pour rien que l’ADQ a autant poussé (et pousse encore) pour nous vendre l’idée de privatiser Hydro-Québec. Sans le dire, ce parti « alternatif » tente de faire avancer l’agenda du nouvel ordre mondial, au Québec. On peut donc dire que l’ADQ est « pour la mondialisation » parce qu’ils sont « pour la privatisation » de notre plus précieuse société d’État. Au fait, que nous reste-t-il lorsqu’on échange nos moyens de production contre des morceaux de papier (les billets verts)? Rien. Et ça, le nouvel ordre mondial le sait et l’ADQ a, comme par hasard, exactement la même ambition.

Les gens de la région de Montréal ont été plus vite que les autres, en province, à voir dans le jeu pervers de l’ADQ mais surtout, dans celui de Mario Dumont qui a littéralement muselé ses députés nouvellement élus, en 2007. Ce faisant, il porte plus que tous les autres, le blâme d’avoir tenté de privatiser ce que le Québec a de plus précieux. Que ce soit clair, Hydro-Québec doit demeurer à 100% public et sous la gouverne totale et intégrale du peuple, via son gouvernement qui, lui aussi, doit demeurer 100% public.

Mais justement, il faut se méfier et redoubler de vigilance parce que les PPP, armes de « destruction économique » du nouvel ordre mondial, font leur chemin, au Québec.

Avec la nouvelle Agence assurant une promotion continue pour les PPP, le gouvernement libéral de Jean Charest prouve son allégeance apparemment pleine et entière au nouvel ordre mondial. Lisez ce qui suit pour vous en convaincre, qui est extrait de la première page du site de l’Agence…

L’Agence des partenariats public-privé du Québec (PPP Québec) a été créée en 2005 suite à l’entrée en vigueur du projet de loi 61 maintenant connu  sous la référence L.R.Q.,  chapitre A-7.002.

Personne morale, mandataire de l’État, elle a pour rôle de conseiller le gouvernement sur toute question relative aux PPP et constitue également un centre d’expertise et d’information en matière de PPP.

Composée de professionnels de haut niveau, experts en PPP et bénéficiant d’une expérience internationale, l’Agence possède des bureaux à Québec (siège social) et à Montréal.

Elle est dirigée par un président-directeur général (PDG) nommé par le gouvernement. Les affaires sont administrées par un conseil d’administration composé du PDG et de huit autres membres nommés par le gouvernement dont quatre sont issus des organismes publics et quatre du secteur privé.

Il y a tellement de « détails » pro-mondialisation, pro-privatisation et pro-élite dans ce court texte qu’il vous appartient de le relire et de trouver très exactement ce qui vous avantage VOUS… et non les « privatiseurs ».

Sérieusement, faites l’exercice.

Qu’est-ce qui vous avantage dans une privatisation d’un bien public de l’État?

Est-ce que le fait de ramener les péages sur les routes du Québec va vous enrichir vous ou la compagnie privée qui se fait accorder ce « droit » (renouvellable) pour une durée de (tenez-vous bien) 30 ans?

Bien sûr que non! Et à chaque fois que vous paierez 4$ pour un « passage », vous allez vous rappeler de cet article.

Mais pour les têtes légères « pro-PPP » qui vantent les mérites de la privation parce que celle-ci « amène des capitaux privés pour des projets publics », détrompez-vous. Ce n’est plus nécessairement le cas. Lisez ce qui suit, tiré (encore une fois) du site de l’Agence pour les PPP…

Un contrat de partenariat public-privé est un contrat à long terme par lequel un organisme public associe une entreprise du secteur privé, avec ou sans financement de la part de celle-ci, à la conception, à la réalisation et à l’exploitation d’un ouvrage public.

C’est vraiment très clair: le privé n’a même plus besoin de financer le PPP pour le contrôler!

Ouch!

C’est tellement arrogant et cynique —contre le peuple— que c’est un scandale que le gouvernement n’ait pas été sommé, par la population, de fermer, purement et simplement, cette Agence née d’une loi (la loi 61) écrite pour le nouvel ordre mondial et non pour les Québécois.

Voici comment la « prise de contrôle » du gouvernement du Québec va avoir lieu, avec l’apparente bénédiction des libéraux de Jean Charest (qui chantent tous la même chanson, malheureusement):

  1. Au début, des compagnies privées majoritairement québécoises vont se faire accorder des contrats de très longue durée (genre: 30 ans) pour opérer les PPP et générer des quantités gênantes d’argent avec.
  2. Ces compagnies québécoises vont, bien sûr, grossir très vite et devenir des proies pour les compagnies étrangères.
  3. Les compagnies étrangères deviendront alors propriétaires de pans très stratégiques (comme nos routes) d’actifs (anciennement) publics.
  4. Les Québécois enrichiront alors directement des transnationales étrangères pour mener leurs activités normales (historiquement assumées par l’État, avec leurs taxes et impôts).
  5. Ces étrangers, avec les poches débordantes, reviendront ici acheter ce qu’il nous restera d’entreprises privées locales et nous perdrons alors totalement nos instruments d’enrichissement personnel et collectif.
  6. Les Québec deviendra une banale succursales (édentée et asservie) du nouvel ordre mondial.
  7. Le gouvernement du Québec continuera de percevoir autant de taxes et d’impôts qu’auparavant, même si la nuée de PPP applique une forme de double-facturation pour un nombre incalculable de services « publics » (comme les péages, sur les routes).
  8. Soit le « peuple » va se soumettre au nouvel ordre mondial, avec ses « représentants locaux » (que nous appelons « ministres » ou « Ã©lus »).
  9. Soit le « peuple » va —enfin— se réveiller et reprendre le contrôle de sa destinée… et de SON gouvernement.
  10. Si le nouvel ordre mondial gagne, nous perdons tous… et confirmons nos enfants à une vie d’esclavage économique.

Lorsque Jean Charest fait la promotion active des PPP, d’une part et parle de l’avenir de nos enfants, de l’autre, il ne peut malheureusement pas concilier le « bonheur » des deux. Pour que le PPP soit heureux, les enfants doivent accepter leur esclavage et refuser (béatement) de voir à quel point ils se font entuber par ceux-ci.

  • Aimer les PPP, c’est célébrer sa défaite, en tant que citoyen.
  • Aimer les PPP, c’est croire que seuls l’élite mondiale est assez bonne pour paver et entretenir une route (à péages, bien entendu).
  • Aimer les PPP, c’est de savoir que les politiciens passent leur temps à nous mentir mais que, soudainement, pour les PPP, ils seraient en train de nous dire la vérité (woua-ha-ha-ha-haaaa — il faudrait être joyeusement déconnecté pour croire ça).
  • Aimer les PPP, c’est de ne pas aimer nos enfants.
  • Aimer les PPP, c’est confirmer dans les faits (et les lois) notre statut d’esclave économique, incapable d’assumer ses responsabilités via SON gouvernement.

Enfin bref, la mondialisation n’est qu’un mot inventé pour nous faire aspirer à de grands idéaux mondialistes mais dans les faits, ce n’est qu’un leure. Comme les leures qui servent à apâter les poissons, le leurre de la mondialisation sert à apâter les esprits plus faibles, ceux qui croient que de tout privatiser va (par la pensée magique) redistribuer les avoirs de manière plus équitable entre tous les citoyens de la Terre.

Ce serait dommage qu’au Québec, on se fasse apâter de la sorte par le leurre du nouvel ordre mondial, tendu avec fierté par notre actuel premier ministre, Jean Charest et toute son « Ã©quipe » qui suit docilement la « ligne de parti » (baillon effectif de la véritable liberté d’opinion des « Ã©lus » au profit unilatéral du Chef).

Nous pouvons globaliser certains de nos procédés ou de nos approches si —et seulement si— c’est expressément bon pour l’ensemble des citoyens et encore là, ça ne doit JAMAIS être décidé exclusivement (comme c’est présentement le cas) par des « Ã©lus » ou des « législateurs » parce qu’ils sont trop faciles à corrompre (consciemment ou non).

Il y a moyen de demeurer « forts en tant que nation » (avec le gouvernement pro-citoyen et pro-liberté fort que ça comporte) sans avoir à s’affaiblir, en se mondialisant, pour conduire des affaires à la grandeur de la planète.

Pour toutes ces raisons (et bien d’autres), en 2009, la mondialisation, c’est plus jamais l’affaire d’une toute petite élite qui étend encore plus son hégémonie via la privatisation des services publics et c’est là un malheur sans nom pour tous les citoyens.

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