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La revanche des citoyens

Les citoyens savent depuis toujours que de nombreux grands entrepreneurs en construction de Montréal se concertent pour s’arroger tous les appels d’offres et au passage, en gonfler artificiellement le prix.

En clair: le système d’appels d’offres québécois est brisé et il ne fonctionne plus à l’avantage des citoyens mais bien de l’oligopole mafieux de fraudeurs qui ont le front de voler les citoyens via leurs « devantures respectables » d’entrepreneurs en construction.

Selon l’émission Enquête diffusée le 15 octobre 2009 et intitulée « Collusion frontale: pratiques douteuses dans l’industrie de la construction« , les citoyens du Québec paieraient 11% de plus pour leurs travaux d’infrastructure (notamment les routes) qu’en Ontario. Pire, selon un entrepreneur en construction qui a osé défier l’omerta, c’est quelques 35% de plus que les soumission « arrangées » coûteraient aux citoyens.

On se demande souvent où va notre argent mais là, on a une bonne idée de la réponse, en ce qui a trait au domaine de la construction.

En tant que citoyens, il faut faire à ces entrepreneurs ce qui a été fait aux groupes de motards criminalisés, soit de les confronter à leurs délits et ainsi, démanteler pour toujours ces réseaux frauduleux qui VOLENT les citoyens en fixant des prix que leurs collaborateurs « Ã  l’interne » approuvent sans vérifier que les prix ou les conditions aillent dans le sens du meilleur intérêt des citoyens.

Si ces criminels veulent extorquer des gens, qu’ils aillent le faire ailleurs parce qu’au Québec, ça ne passe pas.

Pire, ces « criminels de la construction » se frottent au monde municipal et à la fonction publique de toutes sortes de façons quand ce n’est pas carrément pour y infiltrer des collaborateurs — il y a un énorme ménage à faire et ça doit être fait via une escouade spéciale de la Sûreté du Québec qui verra à écrouer ceux qui volent les Québécois et contribuent à endetter nos enfants, pour de nombreuses générations.

Dans le reportage de Radio-Canada, un ex-fonctionnaire du ministère des Transports « ose » dire tout haut ce que tout le monde sait: que la mafia italienne de Montréal a les deux mains dans le jarre à biscuits, dans le domaine de la construction et qu’ils n’hésitent pas à intimider les autres entrepreneurs qui voudraient offrir leurs services.

Pour les Québécois qui ont accueilli ces Italiens, lors de leur arrivée au Canada, c’est une claque au visage.

C’est tellement dommage parce qu’il y a du très (mais là, du TRÈS) bon monde dans la communauté italienne de Montréal mais c’est complètement incompréhensible que les membres de cette communauté aient laissé se produire un tel larcin, sur le dos de tous les Québécois… incluant le leur!

Les Italiens sont des gens fiers et travaillants mais là, il va falloir qu’ils se regardent dans le miroir pour ce qu’ils sont devenus aux yeux des autres, à savoir des voleurs à cravates et des bandits menaçants qui n’ont AUCUN SCRUPULE à extorquer les citoyens québécois.

Si la mafia italienne n’aime pas cette étiquette, qu’elle s’arrange pour la changer, de l’intérieur.

La mafia italienne, en ayant craché au visage de tous les Québécois en contribuant à les voler, notamment en fixant les prix des soumissions pour les appels d’offres publics mais aussi en terrorisant les concurrents éventuels (souvent des compagnies québécoises qui offrent d’excellents services), se sont fait plus de sept (7) millions d’ennemis, pour toujours.

C’est pour engraisser, directement ou non, la mafia italienne que les Québécois se sont endettés, eux et leurs enfants, via des appels d’offres « ultra-complaisants » qui ont accepté des soumissions gonflées artificiellement via une fixation de prix complètement illégale — c’est épouvantable, comme crime.

Et le pire, c’est de penser à la honte que vont devoir porter les Italiens de Montréal.

Pendant que la mafia italienne s’affairait à souiller la réputation et l’honneur de la communauté italienne toute entière, les Italiens qui ont préféré se taire plutôt que de dénoncer cette « manufacture du mal » et ils vont avoir un réel examen de conscience à faire parce qu’en laissant faire les criminels « dans leur cour », ils s’exposent, selon le contexte, à devenir eux aussi, des criminels.

Les « Italiens-honnêtes » ont un GROS ménage à faire « Ã  l’interne » pour débarrasser leur communauté de la mafia qui leur fait honte et qui montre un côté très sombre de cette communauté qui, en presque tous les autres points, s’avère exemplaire. Quiconque a déjà côtoyé des Italiens sait que ce sont d’excellentes personnes mais leur mafia cause beaucoup de mal et pourtant, ils ne la combattent pas. Pourquoi?

Tous les entrepreneurs qui ont truqué leurs soumissions lors d’appels d’offres publics doivent faire l’objet d’enquêtes musclées de la part de la Sûreté du Québec et la ministre des Transports, Julie Boulet, doit cesser de jouer à la proverbiale poule mouillée en refusant de commenter cette situation qui a désormais éclaté au grand jour.

La situation est tellement grave que tous les chantiers d’infrastructure québécois devraient être fermés jusqu’à ce que le tout ait été régularisé parce qu’en ce moment, l’ensemble de la population québécoise est en train d’enrichir des criminels, rien de moins.

C’est un crime contre toute la population qui a été perpétré, à d’innombrables reprises et sur des décennies, au Québec.

Il est absolument impossible pour les Québécois de fermer les yeux sur ce scandale qui éclabousse toutes les parties y ayant pris part. Ce n’est pas vrai que les Québécois vont accepter qu’un Hell’s Angels aille intimider ou blesser un entrepreneur concurrent qui veut offrir le meilleur de lui-même — ça ne peut pas durer.

La cohabitation avec des criminels de cette nature est impossible.

Un grand ménage s’impose et notre classe politique fédérale, provinciale et municipale doit en finir avec les abus qui appauvrissent TOUS les Québécois tout en enrichissant une poignée de criminels.

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Le mur administratif à la frontière américaine

Il n’y a pas si longtemps, les douaniers américains étaient courtois lorsqu’on se rendait aux États-Unis. Il leur arrivait même de s’adresser à nous en français!

Graduellement, après les attentats du 11 septembre 2001, le régime Bush a enfoncé les États-Unis dans une paranoïa extrême de « sécurité nationale » qui fait qu’aujourd’hui, tous ceux qui osent se présenter à la frontière entre nos deux pays amis est d’abord traité comme un terroriste potentiel et bien après, comme un honnête citoyen.

C’est épouvantable…

Et à partir d’aujourd’hui, le 1er juin 2009, la paranoïa monte encore d’un cran avec l’entrée en fonction de nouvelles directives administratives empêchant d’entrée tous les citoyens (canadiens ou américains, ou autres) qui voudraient entrer aux États-Unis sans présenter l’un de ces documents…

  • un passeport valide;
  • une carte NEXUS;
  • une carte Expéditions rapides et sécuritaires (EXPRES); ou
  • un permis de conduire Plus ou une carte d’identité Plus (dans les provinces ou les territoires où ils sont offerts, dont le Québec).

Prenez note que seule une preuve de citoyenneté canadienne, comme l’original ou une photocopie du certificat de naissance ou d’une carte de citoyenneté canadienne, est requise pour…

  • les enfants âgés de 15 ans ou moins; et
  • les citoyens âgés de 18 ans ou moins qui voyagent avec une école ou un autre groupe organisé, sous la supervision d’un adulte et avec le consentement d’un parent ou d’un tuteur.

Pour les voyages par avion, cependant, le délire paranoïaque américain va encore plus loin (si telle chose est même imaginable) en exigeant de tous les citoyens canadiens qui se rendent aux États-Unis, qui y transitent ou qui en sortent [par voie aérienne] qu’ils présentent toujours un passeport valide. Les exigences relatives aux voyages aériens s’appliquent à tous les citoyens canadiens, peu importe leur âge.

Quelle folie! Même votre bébé naissant devra payer pour se faire émettre un passeport avant de prendre l’avion. Comme vous pouvez le voir, les autorités américaines voient des terroristes potentiels partout… même parmi les nouveaux nés qui doivent prendre l’avion avec leurs parents!

La fameuse Initiative relative aux voyages dans l’hémisphère occidental (IVHO) des États-Unis a de quoi mettre tout le monde mal à l’aise car en traitant tout le monde comme des terroristes potentiels, le ressentiment envers les Américains n’ira qu’en augmentant.

Désormais, pour voyager hors du Canada et vers les États-Unis, vous devrez OBLIGATOIREMENT dépenser beaucoup plus d’argent pour vous munir de papiers qui, depuis une éternité, étaient largement facultatifs. Les passeports et les permis PLUS ne sont que l’équivalent humain des balises électroniques implantés sur des animaux d’élevage. Qu’importe vos droits humains, si vous n’avez pas ces papiers, votre droit à la mobilité vous serez carrément nié. Tout ça pour votre bien!

N’importe qui avec une once de bon sens peut voir que les mesure outrancièrement exagérées de l’IVHO ne feront que nuire aux mouvements des voyageurs sans amener la « sécurité » dont parlent les autorités américaines en charge de l’entretetien de la paranoïa contre des fantômes (les fameux « terroristes ») dans la population.

Attendez-vous à une baisse considérable du tourisme, au Canada.

En effet, les Américains qui viennent passer des vacances ici ne pourront pas retourner aux États-Unis sans présenter leur passeport (ou un autre document « approuvé ») alors on se doute que la plupart d’entre eux choisiront tout simplement de ne plus venir au Canada plutôt de payer une petite fortune pour un passeport, sans compter les pertes de temps pour l’obtenir.

L’ère Bush se poursuit sous Obama.

Il s’agit de deux marionnettes qui servent le même maître.

Les citoyens des États-Unis auront beau se plaindre, eux aussi, de ces mesures inacceptables aux frontières, ça n’empêchera apparemment pas les criminels installés à la Maison Blanche de qualifier tout le monde de terroriste potentiel avant de les considérer comme des être humains qui ont des droits fondamentaux que plusieurs qualifient même de divins. Les frontières existent pour contrôler les individus en les séparant artificiellement. Les gouvernements utilisent ce « prétexte » pour avancer leur « société de surveillance » où le seul droit qu’a un être humain, c’est de payer pour se transformer en numéro!

Sachez que ce n’est pas mieux, au Canada.

Stephen Harper a discuté dans notre dos, derrière de lourdes portes closes, à Montebello [en 2007] avec les autres chef d’États qui y ont, eux aussi, discuté en catimini, loin de médias et de l’Å“il du public. De quoi Harper a-t-il parlé? Personne ne le sait mais depuis cette rencontre, le déficit canadien dépasse soudainement les 50MM$ — un pur hasard? Qui sait? La destruction simultanée des classes moyennes et riches, dans tous les pays industrialisés, n’est peut-être pas aussi anodine que les « grands médias » le laissent entendre…

L’établissement de règles administratives complètement zin-zin à la frontière canado-américaine suit cette logique de secret, de paranoïa et de folie furieuse pour chasser des fantômes en imposant de lourdes chaînes  procédurales à tous les citoyens, incluant ceux qui n’ont absolument rien à se reprocher.

Désormais, il faudra s’habituer au mur administratif, aux frontières… et c’est navrant qu’il en soit ainsi. La vision de « liberté » d’Obama n’a rien à voir avec ses beaux discours (lus depuis un téléscripteur).

Tags: règles administratives, frontière, canada, états-unis, frontière canado-américaine, passer à la frontière, conditions, passeport, permis plus, nexus, autorisations, numéros, papiers, terroristes potentiels, citoyens, état policier, société sous surveillance, zéle des agents, frontière bloquée, tourisme en péril, canadiens fichés, touristes américains, passeport canadien, passeport américain, george w. bush, barack obama, stephen harper, sommet de montebello, 1er juin 2009, ivho

Et si on vous annonçait que votre compte AccèsD était suspendu?

Lorsque vous recevez un message titrant que « Votre compte AccèsD est suspendu », vous devez prendre pour acquis qu’il s’agit d’une tentative de hameçonnage.

Si vous n’avez pas de compte chez Desjardins, c’est encore plus facile de flairer l’arnaque mais si vous en avez un et que vous ne comprenez pas trop les technologies, recevoir un tel message peut rendre nerveux et pousser certains individus à suivre un lien censé réactiver le compte et ainsi, rétablir la situation.

Voici d’ailleurs un exemple de message qui peut parvenir à n’importe qui, via son compte-courriel…

courriel_de_hameconnage_desjardins

Et si vous avez le malheur de cliquer sur le lien (en bleu)…

adresse_url_du_site_de_hameconnage

…vous serez amené vers un site destiné à hameçonner vos informations personnelles mais ceux qui utilisent des fureteurs récents pourraient obtenir ce conseil (tel que vu, via Firefox), avant d’y aller…

blocage_du_site_de_hameconnage

…ce qui sera suffisant, dans la plupart des cas, pour éviter que la personne se rende jusqu’au site de hameçonnage.

Mais, il arrive que des détenteurs de compte AccèsD soient si inquiets qu’ils outrepassent ces mises-en-garde et se rendent quand même jusqu’au site de hameçonnage, à proprement parler.

Voici ce qu’on y trouve…

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Vous l’aurez deviné, le site de hameçonnage n’existait probablement même plus au moment où l’on a voulu aller le consulter, d’où l’erreur de « Délai d’attente dépassé » que vous pouvez voir, ci-haut.

Si le site de hameçonnage avait été visible, il est probable qu’on y aurait retrouvé une page web très semblable à celles qu’on voit dans le site officiel de Desjardins. On y aurait sans doute vu un formulaire à compléter pour « rétablir la situation ». Et gare à ceux qui s’y font prendre puisque l’administrateur du site de hameçonnage aurait disposé de nombreuses informations personnelles qu’il aurait (selon toute vraisemblance) tôt fait de monétiser.

Et il n’y a pas que les clients du service AccèsD des Desjardins qui sont la cible des hameçonneurs, ces criminels à la recherche d’informations personnelles obtenues de manière illégale, via le web. Toutes les banques canadiennes offrent un service d’accès au compte en ligne et c’est là que les hameçonneurs concentrent leurs efforts.

L’usurpation d’identité par des hameçonneurs cause de nombreux problèmes à toute personne qui se fait prendre à leur piège. Il importe de se renseigner sur ce phénomène pour mieux vous en protéger et ainsi éviter d’avoir à vivre les conséquences d’un vol de renseignements personnels.

Qui plus est, Desjardins n’envoie jamais de tels message à ses membres alors en conclusion, jetez ces messages sans délais et ne vous laissez pas prendre par l’apât de ces cyberfraudeurs.

Tags: hameçonnage, phishing, vol d’identité, usurpation d’identité, vol de renseignements personnels, messages, courriels, fraudeurs, cyberfraude, email, desjardins, caisses, banques, accèsd, gestion de compte en ligne, site bloqué, firefox, fureteur, protection, sécurité, anti-hameçonnage, hameçonneurs

Parlons du fameux pictogramme de la station de métro Montmorency

Deux policiers de Laval sont désormais devenus des symboles de honte pour tout le service de police de Laval et par extension, pour tous les Québécois.

À peu près tous les grands médias canadiens ont commencé à parler de l’intervention policière qui a pris pour cible une jeune mère de famille car elle a refusé de tenir une rampe d’escalier mobile et ce, pour des raisons qui lui appartiennent.

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L’étroitesse d’esprit, le manque de discernement et de jugement de ces deux policiers de Laval a été célébré par Nathalie Laurin, porte-parole de la police de Laval, qui a déclaré « [...] on est là pour faire respecter les règlements. Et elle est chanceuse finalement qu’elle ne se retrouve pas avec des accusations criminelles en plus. » — elle a montré, à son tour, toute l’étendue de son propre jugement devant une situation aussi éminemment outrancière.

Nous attendons impatiemment de connaître l’identité des deux policiers qui se sont permi de s’en prendre à une citoyenne modèle en lui faisant subir une intervention pénible, coûteuse et surtout, totalement injustifiée, en se basant sur les informations qui ont été rendues disponibles, de part et d’autre.

Il va de soi qu’une très large part du public réclâme…

  • le congédiement IMMÉDIAT et sans appel de ces deux policiers;
  • une poursuite au criminel contre ces deux zigotos qui s’en sont pris à une jeune mère de famille au point de la blesser, au poignet, en serrant excessivement ses menottes (et que dire de leur refus de la laisser contacter un avocat…);
  • le congédiement SANS DÉLAIS de la porte-parole de la police de Laval, Nathalie Laurin qui n’a eu que des bons mots pour les policiers et leur intervention en plus de ne JAMAIS penser à s’excuser à la victime pour le traitement totalement inapproprié dont elle a été victime;
  • des excuses publiques très senties…
    • du chef de la police de Laval, Jean-Pierre Gariépy;
    • du maire de Laval, Gilles Vaillancourt;
    • du directeur général de la STM, Yves Devin;
    • du ministre de la sécurité publique, Jacques P. Dupuis;
  • l’annulation immédiate et sans appel de la contravention;
  • la production publique de la preuve écrite qu’il existait bel et bien une loi, en bonne et due forme, ou un règlement très clair à l’effet que tous les usagers de cette station de métro doivent tenir la rampe, lorsqu’ils empruntent un escalier mobile — car il semble que cette règle n’existe même pas et qu’il n’y ait eu qu’un obscure pictogramme placé quelque part, dans l’aire d’accès principale!

Ce scandale lavallois ne fait que commencer et les citoyens de Laval sont les premiers à réclâmer la tête de tous ceux qui s’en sont pris verbalement, physiquement et légalement à une citoyenne modèle qui a fait preuve de jugement et qui, saisie d’une situation sans queue ni tête, a une fois de plus usé de son bon jugement pour défendre ses droits civiques les plus fondamentaux.

Si la police de Laval croit qu’elle peut s’en tirer ainsi, avec les propos arrogants et sans gène de Nathalie Laurin, elle se trompe.

Les deux policiers et Nathalie Laurin ont croisé une ligne.

Cette ligne détermine la limite entre la société civile de droit que nous chérissons tant et un État policier dont les tactiques de perversion des règles rappelle celles de la sinitre Gestapo d’Adolf Hitler, dans l’Allemagne nazie.

Les policiers de Laval et leur porte-parole seraient-ils en train de transformer Laval en Lavalistan, un État policier où il fait bon arrêter, détenir, menotter et mettre à l’amende une jeune mère de famille dont le seul crime a été de faire usage de son propre bon jugement? Si oui, c’est un pas de trop qu’aucun Québécois ne peut tolérer.

Et parlons du pictogramme…

Oui, ce fameux pictogramme qui montre, supposément, qu’il faut tenir la rampe de l’escalier mobile.

En fait, il a été impossible de trouver celui-ci, en ligne. Ni sur le site de la ville de Laval, ni dans la section réservée à la police ou même dans le site de la STM. Comme quoi dans un État policier, les pictogrammes sont plus efficaces quand personne ne les remarque.

Ce qu’on en sait, c’est qu’il montre une figure humaine tenant une rampe. Aucune mention d’une amende! Ou même d’une obligation formelle, qu’importent les circonstances ou la condition des usagers.

Selon, l’UNAPEI, qui s’occupe des handicapés mentaux, un pictogramme représente une image générique comme un symbole d’accueil, d’accompagnement et d’accessibilité. On est à des années lumières d’un « prétexte pour une contravention » et pourtant, l’amende de 100$ émise à Bela Kosoian titrait: « [avoir] désobéi à une directive ou à un pictogramme ».

Puisque la directive n’existe apparemment pas, on peut penser que les policiers ont remis leur amende en se basant sur un quelconque pictogramme que personne ne semble avoir remarqué!

Et ça soulève plein de questions.

Par exemple…

Si un handicapé mental descend un escalier mobile sans tenir la rampe, est-ce qu’il va recevoir la même amende que celle remise à Mme Kosoian? Est-ce que la police de Laval s’en prend seulement aux jeunes mères de familles où est-ce qu’elle entend désormais s’en prendre aussi aux handicapée mentaux?

Ça fait dingue de se poser la question, comme ça mais à l’évidence, certains policiers de Laval sont tellement zélés qu’il faut s’inquiéter de leur capacité à « lire les situations » et à « user de leur jugement ». Et le handicapé mental fautif, est-ce qu’ils s’y mettraient à deux pour l’arrêter, le menotter, le détenir dans une cellule du métro, lui nier l’accès à un avocat, fouiller dans ses affaires et le blesser avec des menottes trop serrées? Est-ce que c’est ça, l’idée de « sécurité publique » de la police de Laval?

Et si les « dangereux criminels » qui ne tiennent pas la rampe étaient…

  • des noirs ou d’autres citoyens « de couleur »;
  • des touristes étrangers de passage de chez-nous;
  • des homosexuels ou des lesbiennes;
  • des personnes âgées, incluant de vieilles dames sans défense;
  • des jeunes avec un skateboard sous le bras…

…est-ce que la police de Laval serait aussi prompte à réagir?

En s’en prenant à une jeunes femme, mère de deux enfants, les policiers de Laval se sont couverts de ridicule et on directement humilié tous leurs collègues qui pratiquent dignement leur profession en utilisant rigoureusement leur discernement à chaque instant où ils sont en devoir.

Si la police de Laval conserve ces deux policiers (en manque de sensations) dans ses rangs, c’est qu’elle cherche la confrontation directe avec la population civile qui n’acceptera JAMAIS que ses femmes soient prises à parti par des policiers sans jugement qui s’en prennent aux plus faibles et aux plus vulnérables d’entre nous.

La police de Laval n’a fait que défendre ses policiers et leur intervention, à ce jour.

Ce faisant, elle a BRISÉ son lien de confiance avec les citoyens.

Aucun homme digne ne laissera une femme se faire menotter par des policiers pour n’avoir pas tenu une rampe. Et les femmes qui ont compris que le respect, ça se gagne à la dure, elles non-plus ne laisseront pas des agents de l’État policier de Lavalistan s’en tirer sans même une petite remontrance, après avoir blessé Mme Kosoian au poignet, avec leurs menottes.

Ces deux policiers ont carrément refusé à une citoyenne québécoise qu’elle puisse contacter un avocat!

Sans rire, il s’agit probablement d’une première, dans le Québec moderne…

C’est excessivement grave, ce qui est arrivé à Bela Kosoian.

L’oppression et la tyrannie, ça s’installe quand des policiers agissent comme ceux qui s’en sont pris à notre jeune mère de famille. Ça commence avec de petites choses puis ça prend de l’ampleur, parce que les citoyens n’y portent pas attention.

Et bien, la police de Laval vient de frapper un mur.

Un gros mur qui va leur rappeler, sans détour, que les libertés civiles, au Québec, ce n’est PAS négociable!

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Si vous ne voulez pas qu’à l’avenir, l’État policier de Lavalistan s’en prenne à vous, à vos enfants, à vos parents, à vos frères et sÅ“urs, à vos amis et à vos voisins, en invoquant des règles arbitraires de plus en plus sombres et bien, tenez-vous debout maintenant et déclarez avec force que l’intervention policière contre Bela Kosoian doit être intégralement condamnée par TOUS nos élus, dirigeants et personnes en autorité, faute de quoi, le message sera clair: les citoyens n’ont plus de liberté civile.

Et ce sera le début officiel de l’État policier.

Pour l’heure, le Québec se range quasi-unilatéralement derrière Bela Kosoian.

Il faudrait être lobotomisé pour prendre la faveur de deux gros policiers armée qui s’acharnent sur une citoyenne modèle, mère de deux enfants, qui a réfléchi par elle-même et qui a tenté de faire valoir ses droits fondamentaux et inaliénables.

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Qui est Bela Kosoian et pourquoi a-t-elle eu des ennuis avec la police de Laval?

La police de Laval patrouille la station de métro Montmorency, à Laval.

C’est mercredi dernier, le 13 mai 2009, en fin d’après-midi, que deux agents de la police municipale, en devoir, s’en sont pris verbalement et physiquement à une femme qui a simplement usé de son propre bon jugement.

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Voici d’abord ce que l’on sait à propos de cette jeune victime, nommée Bela Kosoian (merci au blogue de Pierre Cayouette pour certains détails)

  • Née dans la république de Géorgie, du temps de l’ex-URSS;
  • Âgée de 38 ans;
  • Mère de 2 enfants;
  • Étudiante en droit international, à l’UQAM;
  • Aucun antécédent judiciaire (rien de publié, du moins);
  • Citoyenne modèle.

Ensuite, voici le récit de ce qui lui est arrivé (merci au blogue de Mr Nick pour certains détails)

  • Elle venait d’entrer dans la station Montmorency lorsqu’elle s’est rendu compte qu’elle n’avait pas suffisamment de monnaie (dans ses poches) pour payer son passage;
  • Elle s’est engagé dans l’escalier mobile;
  • Elle s’est penché légèrement vers l’avant pour chercher de la monnaie dans son sac à main;
  • C’est à ce moment que 2 policiers de Laval lui ont ordonné de mettre une main sur la rampe;
  • Elle n’avait aucune idée de ce disaient les policiers qui ont dû répéter 2 ou 3 fois leur ordre avant qu’elle ne comprenne vraiment la teneur de leurs propos;
  • Elle a répondu qu’elle n’avait pas « une troisième main pour tenir la rampe »;
  • C’est à ce moment que l’intervention policière a sérieusement dérapé;
  • Elle affirme que les 2 agents l’ont…
    • empoignée;
    • menottée (très serré, au point de la blesser); et
    • emmenée dans une cellule située près des tourniquets.
  • Elle a refusé de fournir une pièce d’identité aux policiers et a exigé —à juste titre— qu’on lui dise de quel crime on l’accusait;
  • De plus, elle a demandé à parler à un avocat mais les policiers ont refusé, net;
  • Les policiers se sont néanmoins permis de fouiller son sac;
  • Au bout de vingt longues minutes, elle a finalement été soulagée de l’étreinte douloureuse de ses menottes puis, libérée de sa cellule;
  • Les policiers lui ont aussi remis 2 contraventions…
    • la première, au montant de 100$ pour avoir « désobéi à une directive ou à un pictogramme »; et
    • la deuxième, de 320$ pour avoir (supposément) « entravé le travail d’un inspecteur dans l’exercice de ses fonctions ».
  • Elle n’a reçu aucune excuse, à ce jour, des policiers ou de la police de Laval.

Et à ce jour, elle conserve de sérieuses séquelles de cette intervention policière…

  • Elle porte toujours une marque profonde au poignet droit, signe de la violence physique dont elle a été victime;
  • Elle a déclaré avoir du mal à dormir, depuis le jour de son arrestation;
  • Elle n’accepte pas d’avoir été traitée comme une criminelle et emprisonnée, elle qui est une citoyenne modèle et une mère de famille exemplaire;
  • Elle devra endurer un pénible processus judiciaire pour contester les amendes qui lui ont été imposées.

Pour couronner cette situation absurde, inacceptable et complètement irrecevable de la part de policiers en service, la porte-parole de la police de Laval, Nathalie Laurin (NL), a été encore plus loin…

  • NL assure que tout a été fait selon les normes édictées par la STM — mais ces « normes » sont impossibles à trouver, via le web… et NL ne donne aucun détail concernant l’endroit où l’on pourrait retrouver ces « normes »;
  • NL ajoute que « Ce sont les règles de la STM. Si ma mémoire est bonne, même le simple fait de s’asseoir par terre dans une station de métro peut mener à une amende. » — elle n’a pas mentionné l’agression verbale, les menottes et la détention en cellule mais elle y a sûrement pensé;
  • NL dit aussi « Si la dame avait dit ‘d’accord, pardon’ et qu’elle avait mis sa main sur la rampe, ça se serait terminé là. C’est son entêtement à refuser de mettre sa main sur la rampe [...] Quand les policiers le lui ont répété 2 ou 3 fois, à ce moment, elle était évidemment en infraction et ils n’avaient pas le choix d’appliquer ce règlement. » — alors maintenant, il faut dire « pardon » à des policiers qui nous empêchent d’utiliser notre bon jugement? C’est de la tyrannie, ça, chère NL. Ce sont les Nazis qui ont perfectionné l’art de tordre les règles obscures à leur avantage pour obtenir ce qu’ils voulaient.

Nathalie Laurin a déclaré plein d’autres choses mais pour l’heure, il importe de dire que…

  • Les agents zélés qui ont mené l’opération policière ne se sont pas excusés (ou même exprimé un quelconque remord);
  • La police de Laval ne s’est pas excusé et a même explicitement approuvé le travail des policiers (comme le faisait la Gestapo allemande d’Hitler, au diable les droits de la personne — vive les règles obscures dont personne n’a entendu parler);
  • La police de Laval n’a toujours pas expliqué pourquoi ses agents ont refusé de dire à la victime…
    • pourquoi elle était emprisonnée; et
    • pourquoi elle n’avait PAS LE DROIT de contacter un avocat.
  • La mairie de Laval n’a toujours pas présenté d’excuses ou fait révoquer l’amende complètement ridicule qui a été émise;
  • La STM n’a présenté aucune excuse pour le traitement réservé à Mme Kosoian.

La police de Laval a beau couvrir ses arrières en multipliant les déclarations arrogantes, basées sur des détails réglementaires obscures, ça n’emêche pas un courant de colère sans précédent de bouillir, dans la population.

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À peu près tout le monde qui a pris le métro un jour a omis de tenir la rampe.

Est-ce que les policiers vont se mettre à distribuer des amendes à tous ces passagers, pour la plupart des citoyens modèles?

Il n’y a pas de place, au Québec, pour des policiers qui manquent de discernement et de jugement, dans l’exercice de leurs fonctions. Ces deux agents et tous ceux qui auraient autorisé l’emprisonnement de cette jeune mère de famille doivent être congédiés et poursuivis au criminel pour s’être comportés de manière totalement indigne de leur uniforme.

Ces deux policiers —et on connaîtra un jour leur identité— jettent la honte sur tout leur service de police.

Nathalie Laurin qui s’est appliqué à défendre leur intervention sans montrer le moindre signe de regret en regard de l’expérience très pénible de la victime, Bela Kosoian, mérite aussi d’être congédiée pour outrage à la société civile.

On assiste, dans certains « grands médias », à l’auto-justification d’une poignée de policiers arrogants qui s’appuient sur une règle sombre qui n’est même pas consultable, via le web et donc, à peu près impossible à connaître. Il existe bien une petite pancarte jaune à l’entrée de la station de métro Montmorency mais rares sont ceux qui l’ont déjà vue… ou comprise.

Que ce soit clair: les Québécois disent NON à la tyrannie policière et à l’oppression réglementaire.

Mme Kosoian a raison d’en avoir gros sur le cÅ“ur à propos de ce qui lui est arrivé et il va falloir que tous les Québécois qui refusent l’établissement d’un État policier se lèvent pour la défendre.

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