Deux policiers de Laval sont désormais devenus des symboles de honte pour tout le service de police de Laval et par extension, pour tous les Québécois.

À peu près tous les grands médias canadiens ont commencé à parler de l’intervention policière qui a pris pour cible une jeune mère de famille car elle a refusé de tenir une rampe d’escalier mobile et ce, pour des raisons qui lui appartiennent.

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L’étroitesse d’esprit, le manque de discernement et de jugement de ces deux policiers de Laval a été célébré par Nathalie Laurin, porte-parole de la police de Laval, qui a déclaré “[…] on est là pour faire respecter les règlements. Et elle est chanceuse finalement qu’elle ne se retrouve pas avec des accusations criminelles en plus.” — elle a montré, à son tour, toute l’étendue de son propre jugement devant une situation aussi éminemment outrancière.

Nous attendons impatiemment de connaître l’identité des deux policiers qui se sont permi de s’en prendre à une citoyenne modèle en lui faisant subir une intervention pénible, coûteuse et surtout, totalement injustifiée, en se basant sur les informations qui ont été rendues disponibles, de part et d’autre.

Il va de soi qu’une très large part du public réclâme…

  • le congédiement IMMÉDIAT et sans appel de ces deux policiers;
  • une poursuite au criminel contre ces deux zigotos qui s’en sont pris à une jeune mère de famille au point de la blesser, au poignet, en serrant excessivement ses menottes (et que dire de leur refus de la laisser contacter un avocat…);
  • le congédiement SANS DÉLAIS de la porte-parole de la police de Laval, Nathalie Laurin qui n’a eu que des bons mots pour les policiers et leur intervention en plus de ne JAMAIS penser à s’excuser à la victime pour le traitement totalement inapproprié dont elle a été victime;
  • des excuses publiques très senties…
    • du chef de la police de Laval, Jean-Pierre Gariépy;
    • du maire de Laval, Gilles Vaillancourt;
    • du directeur général de la STM, Yves Devin;
    • du ministre de la sécurité publique, Jacques P. Dupuis;
  • l’annulation immédiate et sans appel de la contravention;
  • la production publique de la preuve écrite qu’il existait bel et bien une loi, en bonne et due forme, ou un règlement très clair à l’effet que tous les usagers de cette station de métro doivent tenir la rampe, lorsqu’ils empruntent un escalier mobile — car il semble que cette règle n’existe même pas et qu’il n’y ait eu qu’un obscure pictogramme placé quelque part, dans l’aire d’accès principale!

Ce scandale lavallois ne fait que commencer et les citoyens de Laval sont les premiers à réclâmer la tête de tous ceux qui s’en sont pris verbalement, physiquement et légalement à une citoyenne modèle qui a fait preuve de jugement et qui, saisie d’une situation sans queue ni tête, a une fois de plus usé de son bon jugement pour défendre ses droits civiques les plus fondamentaux.

Si la police de Laval croit qu’elle peut s’en tirer ainsi, avec les propos arrogants et sans gène de Nathalie Laurin, elle se trompe.

Les deux policiers et Nathalie Laurin ont croisé une ligne.

Cette ligne détermine la limite entre la société civile de droit que nous chérissons tant et un État policier dont les tactiques de perversion des règles rappelle celles de la sinitre Gestapo d’Adolf Hitler, dans l’Allemagne nazie.

Les policiers de Laval et leur porte-parole seraient-ils en train de transformer Laval en Lavalistan, un État policier où il fait bon arrêter, détenir, menotter et mettre à l’amende une jeune mère de famille dont le seul crime a été de faire usage de son propre bon jugement? Si oui, c’est un pas de trop qu’aucun Québécois ne peut tolérer.

Et parlons du pictogramme…

Oui, ce fameux pictogramme qui montre, supposément, qu’il faut tenir la rampe de l’escalier mobile.

En fait, il a été impossible de trouver celui-ci, en ligne. Ni sur le site de la ville de Laval, ni dans la section réservée à la police ou même dans le site de la STM. Comme quoi dans un État policier, les pictogrammes sont plus efficaces quand personne ne les remarque.

Ce qu’on en sait, c’est qu’il montre une figure humaine tenant une rampe. Aucune mention d’une amende! Ou même d’une obligation formelle, qu’importent les circonstances ou la condition des usagers.

Selon, l’UNAPEI, qui s’occupe des handicapés mentaux, un pictogramme représente une image générique comme un symbole d’accueil, d’accompagnement et d’accessibilité. On est à des années lumières d’un “prétexte pour une contravention” et pourtant, l’amende de 100$ émise à Bela Kosoian titrait: “[avoir] désobéi à une directive ou à un pictogramme”.

Puisque la directive n’existe apparemment pas, on peut penser que les policiers ont remis leur amende en se basant sur un quelconque pictogramme que personne ne semble avoir remarqué!

Et ça soulève plein de questions.

Par exemple…

Si un handicapé mental descend un escalier mobile sans tenir la rampe, est-ce qu’il va recevoir la même amende que celle remise à Mme Kosoian? Est-ce que la police de Laval s’en prend seulement aux jeunes mères de familles où est-ce qu’elle entend désormais s’en prendre aussi aux handicapée mentaux?

Ça fait dingue de se poser la question, comme ça mais à l’évidence, certains policiers de Laval sont tellement zélés qu’il faut s’inquiéter de leur capacité à “lire les situations” et à “user de leur jugement”. Et le handicapé mental fautif, est-ce qu’ils s’y mettraient à deux pour l’arrêter, le menotter, le détenir dans une cellule du métro, lui nier l’accès à un avocat, fouiller dans ses affaires et le blesser avec des menottes trop serrées? Est-ce que c’est ça, l’idée de “sécurité publique” de la police de Laval?

Et si les “dangereux criminels” qui ne tiennent pas la rampe étaient…

  • des noirs ou d’autres citoyens “de couleur”;
  • des touristes étrangers de passage de chez-nous;
  • des homosexuels ou des lesbiennes;
  • des personnes âgées, incluant de vieilles dames sans défense;
  • des jeunes avec un skateboard sous le bras…

…est-ce que la police de Laval serait aussi prompte à réagir?

En s’en prenant à une jeunes femme, mère de deux enfants, les policiers de Laval se sont couverts de ridicule et on directement humilié tous leurs collègues qui pratiquent dignement leur profession en utilisant rigoureusement leur discernement à chaque instant où ils sont en devoir.

Si la police de Laval conserve ces deux policiers (en manque de sensations) dans ses rangs, c’est qu’elle cherche la confrontation directe avec la population civile qui n’acceptera JAMAIS que ses femmes soient prises à parti par des policiers sans jugement qui s’en prennent aux plus faibles et aux plus vulnérables d’entre nous.

La police de Laval n’a fait que défendre ses policiers et leur intervention, à ce jour.

Ce faisant, elle a BRISÉ son lien de confiance avec les citoyens.

Aucun homme digne ne laissera une femme se faire menotter par des policiers pour n’avoir pas tenu une rampe. Et les femmes qui ont compris que le respect, ça se gagne à la dure, elles non-plus ne laisseront pas des agents de l’État policier de Lavalistan s’en tirer sans même une petite remontrance, après avoir blessé Mme Kosoian au poignet, avec leurs menottes.

Ces deux policiers ont carrément refusé à une citoyenne québécoise qu’elle puisse contacter un avocat!

Sans rire, il s’agit probablement d’une première, dans le Québec moderne…

C’est excessivement grave, ce qui est arrivé à Bela Kosoian.

L’oppression et la tyrannie, ça s’installe quand des policiers agissent comme ceux qui s’en sont pris à notre jeune mère de famille. Ça commence avec de petites choses puis ça prend de l’ampleur, parce que les citoyens n’y portent pas attention.

Et bien, la police de Laval vient de frapper un mur.

Un gros mur qui va leur rappeler, sans détour, que les libertés civiles, au Québec, ce n’est PAS négociable!

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Si vous ne voulez pas qu’à l’avenir, l’État policier de Lavalistan s’en prenne à vous, à vos enfants, à vos parents, à vos frères et sœurs, à vos amis et à vos voisins, en invoquant des règles arbitraires de plus en plus sombres et bien, tenez-vous debout maintenant et déclarez avec force que l’intervention policière contre Bela Kosoian doit être intégralement condamnée par TOUS nos élus, dirigeants et personnes en autorité, faute de quoi, le message sera clair: les citoyens n’ont plus de liberté civile.

Et ce sera le début officiel de l’État policier.

Pour l’heure, le Québec se range quasi-unilatéralement derrière Bela Kosoian.

Il faudrait être lobotomisé pour prendre la faveur de deux gros policiers armée qui s’acharnent sur une citoyenne modèle, mère de deux enfants, qui a réfléchi par elle-même et qui a tenté de faire valoir ses droits fondamentaux et inaliénables.

Tags: police, police de laval, métro de laval, zèle excessif, manque de jugement, oppression, tyrannie, comportement, policier sans discernement, abus de pouvoir, violation des droits d’une citoyenne, bela kosoian, mère de famille, arrêtée, menottée, mise à l’amende, 3e reich, iiie reich, allemagne nazie, ville de laval, citoyens, jugement, bon jugement, rampe d’escalier mobile, tyrannie policière

6 Commentaires

  1. Tu exagères un peu beaucoup l’ami.

    Tu généralises très rapidement, ce n’est pas parce que 2 policiers ont appliqué avec zèle un probable récent mémo que Laval est devenu un état policier.

    Ton association entre nazisme et Laval est dégoûtant.

    Pour moi tes propos sont remplis de mépris et ils sont pire que le manque de jugement des deux policiers.

    Au contraire, tu devrais faire des propositions intelligentes.

    Encourager la haine n’améliorera pas les choses.

  2. Merci pour votre commentaire, Jean-Luc!

    Si la police s’en était pris à votre fille, votre mère ou votre sœur de la même manière qu’elle s’en est prise à Bela Kosoian, vous auriez probablement une opinion différente mais bon, ce sont les policiers de Laval qui sont à l’origine de cette situation aberrante.

    En ce qui a trait à la population civile lavalloise, c’est la victime, ici.

    L’intervention policière a été menée par deux policiers de Laval et leur service de police n’a pas raté une occasion pour saluer leur travail, évitant soigneusement de s’excuser, au passage.

    Si c’est le genre de société dans laquelle vous voulez vivre, où une jeune mère de famille se fait nier le droit fondamental à un avocat pendant qu’elle est menottée dans une cellule et bien, déménagez à Laval. Ce sont des gestes apparemment approuvés et célébrés par la police locale!

    Il n’y a RIEN d’exagéré là-dedans, cher ami, ça s’est passé ainsi. La police n’a d’ailleurs rien démenti. Ça en dit long.

    En passant, l’intervention policière, c’est une chose. Mais il y a pire: le support mur-à-mur de la porte-parole de la police de Laval en ce qui a trait aux gestes posés par ses deux agents. C’est là qu’éclate au grand jour l’agenda clairement répressif de la police de Laval.

    À la fin de la journée, une citoyenne modèle a été terrorisée, blessée et mise à l’amende pour une règle que personne ne connaît et ce, à hauteur de 420$. Les policiers, eux, n’ont aucune sanction pour leur comportement scandaleux. Et aucune personne en autorité ne sent le besoin de s’excuser.

    De toute beauté…

    Si on laisse passer ça, qu’est-ce que ce sera, après?

  3. Tu sais très bien que je n’ai jamais nié ce qui est arrivée à Laval mercredi dernier.

    Je trouve simplement que tu exagères en comparant cette situation, qui n’est pas pour le moins acceptable, avec le nazisme.

    Je te rappelle qu’Hitler et son armée a fait des millions de morts, que des camps de la morts on été construits, que des groupes ethnique et religieux étaient ciblés afin d’être éliminés.

    L’arrestation EXCESSIVE d’une femme dans le métro à Laval est un événement qui ne nous amène pas à croire que Gilles Vaillancourt et son directeur de police à le même type de projet.

  4. Merci pour cette réplique à mon commentaire, Jean-Luc!

    Il m’a été donné de lire quelques livres, récemment, sur l’établissement de la Gestapo et ses tactiques pour terroriser et contrôler les gens. C’est probablement pourquoi, à mes yeux, il y a des parallèles inquiétants entre ce qui a pu être observé en Allemagne et le genre de situation avec laquelle on se retrouve ici, à Laval.

    J’abonde dans le même sens que vous à savoir qu’il n’est question ici d’aucun camp de concentration ou d’invasion militaire. C’est d’ailleurs pour ça que je parle de la Gestapo nazie et non, par exemple, de la “deuxième guerre mondiale” parce qu’entre les deux, il y a des distinctions importantes.

    Par exemple, voici ce que dit Wikipedia du nazisme: “Le nazisme prétend être une idéologie totalitaire, cherchant à dominer et à contrôler tous les aspects de la vie des citoyens, embrigadés dès l’enfance dans toutes sortes d’associations maîtrisées par le Parti qu’ils étaient destinés à servir” — nous ne sommes pas rendus là, au Québec et pourtant, on se sent qu’on s’en rapproche.

    Le fait de nier l’accès à un avocat est un geste très grave de la part de policiers qui détiennent une jeune mère de famille, menottée, dans une cellule de détention. La Gestapo a systématiquement nié l’accès à toute défense juridique et ce, pour toutes sortes de raisons. Pour faire image, les deux policiers de Laval ont choisi, pour des raisons encore inconnues, de se substituer à notre système de lois. Un tel geste ne peut être toléré, notamment parce qu’il reprend l’un des concepts fondamentaux du nazisme (celui de contrôler les citoyens, au sens fort du terme).

    Ça ne m’enchante pas du tout d’avoir à évoquer le nazisme. Alors que certains ne voient aucun problème à blesser une jeune mère de famille, sans aucun conséquence (pour les policiers qui l’ont fait), pour d’autres, comme moi, c’est très grave. Et encore une fois, c’est le genre d’actes “policiers” qui étaient célébrés du temps où la Gestapo “prenait les choses en main” — ça m’a d’ailleurs profondément choqué que la porte-parole de la police de Laval ait autant encensé le travail de ses policiers. Comme si tout ce qu’ils avaient fait s’inscrivait à la perfection dans la mission de cette police municipale.

    J’ajouterai que c’est normal que de nombreux lecteurs aient de la difficulté avec le rapprochement entre l’intervention de 2 policiers de Laval et le parallèle tracé avec le nazisme mais bon, les commentaires (à la suite des articles de blogues) existent justement pour que toutes les opinions puissent être publiées et débattues.

    Tant que ça demeure un débat, ça me semble utile à la “compréhension d’ensemble” de cette rocambolesque situation.

    Précisons qu’au moment d’écrire ces lignes, aucune excuse “officielle” ou même officieuse n’a été transmise à Mme Kosoian.

    À l’évidence, le travail de ces 2 policiers semble faire l’unanimité… jusqu’au maire Vaillancourt qui prend bien soin de ne pas “se mouiller” dans cette affaire pourtant révoltante.

    Il y a des gestes qu’on peut comprendre. L’arrestation de Bela Kosoian ne fait pas partie de ceux-là.

  5. Le règlement prévoit qu’il est interdit à toute personne de désobéir à une directive ou un pictogramme, affiché par la Société. Il prévoit une amende de 75 $ à 500 $ pour cette infraction.

    L’art. 146 de la Loi sur les Sociétés de transport en commun prévoit que quiconque entrave le travail d’un inspecteur dans l’exercice de ses fonctions est passible d’une amende d’au moins 250 $ et d’au plus 500 $.

    Voilà pour les deux amendes. La question est de savoir si, dans le cas de ce pictogramme, tenir la rampe est une obligation et pas seulement une recommandation. Le pictogramme est sur un fond jaune et il n’y a pas de cercle vert indiquant que de tenir la rampe est obligatoire. Il y a cependant une interdiction d’avoir une poussette et le pictogramme indique que l’escalier est “réservé aux personnes”.

    Je suis d’accord avec les commentaires de Jean-Luc ci-dessus. J’ajouterais qu’avant de réclamer la démission de qui que ce soit, il faudrait connaître la version des policiers. Peut-être que Mme était complètement hystérique. On ne sait pas ce qui est arrivé exactement après que les policiers lui aient demandé de s’identifier. Tout ce qu’on sait, c’est qu’elle a argumenté avec les policiers (en refusant probablement de s’identifier), qu’elle fut menottée et enfermée un instant pendant que les policiers fouillaient son sac (probablement pour trouver ses informations afin de rédiger les amendes). Il y a des trous dans cette histoire… qu’est-ce qui est arrivé exactement entre le moment ou les policiers lui ont demandé de s’identifier et le moment ou elle a été menottée ? Ça, on ne le sait pas.

    Lorsqu’une personne commet une infraction dans une station de métro et qu’un agent lui demande de s’identifier, elle doit obligatoirement donner son nom, adresse et date de naissance (afin de rédiger l’amende).

    Ce n’est pas une situation visée par le droit à l’assistance d’un avocat de la Charte canadienne des droits et libertés :

    « Le droit à l’assistance d’un avocat garanti par l’al. 10b) vise à remédier à la situation de vulnérabilité dans laquelle se trouve le particulier qui est détenu en vertu du pouvoir de coercition de l’État au cours d’une enquête criminelle et qui, ainsi privé de sa liberté, risque de faire des déclarations susceptibles de l’incriminer (R. c. Bartle, 1994 CanLII 64 (C.S.C.), [1994] 3 R.C.S. 173, à la p. 191). »
    http://www.iijcan.org/fr/ca/csc/doc/1998/1998canlii770/1998canlii770.html

    Mme ne risquait pas de faire des déclarations pouvant l’incriminer dans une enquête criminelle. Ces amendes ne relèvent pas du droit criminel.

    Reste à savoir si la détention et la fouille étaient abusives, ce qui s’apprécie avec les circonstances. Dans ce cas-ci, comme je l’ai mentionné ci-dessus, on a pas toute l’information.

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