Il semble que les perspectives de l’économie mondiale se soient considérablement détériorées et la récession, d’un bout à l’autre de la planète, sera plus grave que précédemment envisagée.

Ça ne s’annonce donc pas très bien.

C’est ce qui arrive lorsqu’on “mondialise” nos économies, ce qui abaisse trop nos “barrières tariffaires” et permet à des transnationales de transférer, sans être imposés, des dizaines de milliards de dollars (annuellement) vers des paradis fiscaux pour qu’ensuite, ces mêmes transnationales contribuent à détruire notre économie nationale, confortablement cantonnés dans leurs paradis fiscaux.

Que ce soit clair, le Canada et surtout les Canadiens, sont en guerre contre des banquiers milliardaires qui tentent, par tous les moyens, de plonger notre pays (et bien d’autres) en récession pour racheter à bas prix nos entreprises et nos ressources (d’où le danger continuel des partenariats public-privé qui n’ont rien de public, sauf le financement avec NOTRE ARGENT).

Au passage, ces richissimes “banquiers offshore” qui ne contribuent PAS à notre société, en profiteront pour fermer de nombreuses entreprises et forcer des millions de travailleurs vers le piège de l’endettement excessif qui, sans grande surprise, les enrichira encore plus grâce aux taux d’intérêts  indécents qu’ils réclâmeront.

Dans ce climat particulièrement explosif, le gouverneur de la Banque du Canada, Mark Carney, vient d’annoncer une baisse considérable du taux directeur de l’institution qui, sans crier gare, réduit de 75 points de base son taux directeur pour le porter à 1,5% (il était de 2,25%).

Les consommateurs devraient être heureux de cette baisse de 0,75% du taux directeur mais “dans la vraie vie”, ça ne fait qu’enrichir les banques sur NOTRE DOS parce que précisons-le, le dollar canadien, c’est NOTRE devise et non celle des banques.

Ainsi, la Banque TD a déjà annoncé qu’elle réduirait —sur certains types de prêts— son taux de 0,50%.

Pourquoi pas 0,75%?

Parce qu’ils veulent se garder 0,25% dans les poches, au passage!

C’est ce qui arrive quand trop peu de citoyens comprennent les mécanismes de l’économie, on se fait avoir, sans que ça paraîsse trop, par des banquiers sans morale et sans scrupules… comme ceux de la Banque TD.

Si vous faites affaire avec les autres banques, ne vous réjouissez pas trop vite parce qu’elles vont assurément imiter le petit manège de la Banque TD… ou pire, en n’offrant AUCUN rabais de taux aux consommateurs — d’où l’inutilité quasi-totale de la mesure de la Banque du Canada, sauf pour enrichir unilatéralement les banquiers de Bay Street (à Toronto), sur notre dos.

Lorsque vous fermez les yeux et pensez à des bandits à cravate, pensez à la manière dont les “grandes banques” ne refilent qu’une fraction des baisses du taux directeur mais facturent TOUJOURS la pleine mesure des hausses de ce même taux — le mot “crosseur” serait assez juste.

Et Desjardins, dans tout ça?

Ah! Desjardins…

La belle coopérative “au service des membres”…

Vont-ils baisser les taux des prêts de 0,75% pour être véritablement “au service des membres”?

Je viens de parler avec un représentant d’une Caisse populaire qui m’informe qu’ils auront les taux “ajustés” demain mais qu’il ne faudrait PAS s’attendre à une baisse.

Le taux de base du jour, chez Desjardins, s’élève à 4,5% et malgré une baisse de 0,75% du taux directeur de la Banque du Canada qui aurait dû —en théorie— faire baisser le taux de Desjardins à 3,75%, on s’attend à ce que le taux reste à… 4,5%.

Desjardins dira sûrement que c’est dans le meilleur intérêt de “ses membres” et que leurs “dividendes” seront plus élevés de 10 cents, à la fin de l’année. La grosse farce…

Disons que les consommateurs sont libres de se faire une idée sur le genre de philosophie que l’on retrouve chez les “grandes banques” et chez Desjardins. Ça prouve que la Banque du Canada travaille pour les banquiers milliardaires et PAS pour les citoyens, pris à la gorge par des niveaux inédits d’endettement.

Et pour ceux qui ont, par exemple, une carte de crédit Visa Or Odyssée Desjardins qui commande un taux d’intérêt annuel de 19,40%, il ne faudra pas s’attendre à voir ce taux descendre à 18,65% parce que dans les faits, il risque de se maintenir ou pire, d’augmenter!

Ce sera le même genre de manège pour les autres cartes de crédit.

Les consommateurs feront les frais de l’avarice sans fin des banquiers canadiens qui, depuis fort longtemps, ont choisi leur petit confort avant celui de leurs “clients” (ou de leurs “membres”), quitte à les réduire à l’esclavage économique en leur refusant la baisse de taux directeur que la Banque du Canada, avec NOTRE ARGENT, vient de leur accorder.

La prochaine fois que vous rencontrerez un banquier, vous saurez à quel genre d’individu vous avez affaire.

Merci à la Banque du Canada pour ce 0,75% de “rabais” sur les prêts dont malheureusement, nous ne profiterons jamais et grâce auquel, via les “ponctions avaricieuses” des banques, nous nous appauvriront encore plus, collectivement.

Citoyens, réveillez-vous — on vous fait les poches!

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3 Commentaires

  1. Vérification faite, La Fédération des caisses Desjardins du Québec semble avoir plié devant la concurrence des banques qui avaient immédiatement réagi à la baisse du taux directeur de 0,75% en retranchant jusqu’à 0,50% de leurs taux de base.

    Ainsi, le taux directeur de Desjardins est passé de 4,5% à 4% et ce faisant, la puissante caisse québécoise a choisi, elle aussi, de ne PAS refiler le plein 0,75% de baisse de taux à ses “membres”, se gardant 0,25% pour mieux garnir son propre bas de laine.

    On se doute qu’aussi bien les banques que Desjardins souhaitent maximiser leur rentabilité, avec ce 0,25% qu’elle se gardent payer pour différentes dépenses inhérentes à leurs activités -mais- aux yeux des consommateurs, ça demeure une décision qui semble avantager unilatéralement les institutions financières et non les “membres”.

  2. En discutant avec Jean-François Vinet, sociologue spécialisé en économie chez Option consommateurs, il semble que Desjardins aurait intérêt à expliciter de quelle manière le 0,25% que l’institution se garde sur le 0,75% de rabais sur le taux directeur de la Banque du Canada, duquel elle refile 0,50% de rabais aux membres, servira à améliorer l’offre de services aux membres.

    Pour l’heure, Desjardins explique que ses coûts d’emprunts ont augmenté (ailleurs qu’à la Banque du Canada, bien sûr) et qu’en ce sens, sa marge bénéficiaire doit être surveillée.

    Qui plus est, le rabais de 0,50% aux membres (sur une rabais total possible de 0,75%) a fait l’objet d’un arbitrage où il a été décidé de garder 0,25% du rabais issu du taux directeur de la Banque du Canada, pour Desjardins.

    Les membres de Desjardins peuvent cependant se réjouir du fait que leur Caisse maintient une excellente cote de crédit ainsi qu’une très bonne capitalisation.

  3. Depuis la publication de cet article, le taux directeur a été abaissé à 0,5%, un creux historique qualifié de “mesure extraordinaire”, par la Banque du Canada.

    Ça va faire très mal à notre devise et pourtant, les banquiers refusent toujours d’augmenter l’accessibilité aux prêts, sauf via les cartes de crédit où les taux d’intérêts frisent le ridicule.

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