Stationnement

Est-ce que les stationnements payants gachent tout, à Montréal?

De nombreux automobilistes croient que les parcomètres vont finir par tuer la vitalité des commerçants de quartiers centraux de Montréal. Est-ce possible?

Il faut se demander, dans un premier temps, à quoi servent ces fameux parcomètres et autres schèmes de stationnement, à Montréal. Intuitivement, on peut penser qu’ils servent à encourager les automobilistes à utiliser leur espace de stationnement payant pour une période aussi courte que possible, favorisant du même coup le roulement de nouveaux clients susceptibles de visiter les commerces environnants.

On peut aussi penser que les stationnements payants permettent d’éloigner les clients potentiels qui ne sont pas prêts à acheter et donc, qui ne sont pas immédiatement payants, pour les commerçants.

Mais tout ça n’est que de la bouillie pour les chats lorsqu’on se promène et qu’on voit que les parcomètres frustrent les automobilistes qui ne trouvent toujours pas de stationnement et les commerçants, de leur côté, qui perdent un nombre infini de clients potentiels qui préfèrent les immenses stationnements gratuits des centres d’achats situés dans les banlieues de la métropole où, disons-le, les artères centrales sont devenues beaucoup trop coûteuses pour la plupart des gens.

Et il n’y a pas que ça, les parcomètres coûtent tellement cher que ça met les automobilistes-consommateurs dans un état d’esprit peu propice à la consommation. Comment peut-on avoir le goût de magasiner dans un endroit (ou une “zone”) où l’on se fait VOLER de l’argent, avant même d’être entrée dans un commerce? Parce qu’il s’agit bien de vol. Qui a déjà entendu un simple citoyen réclamer des parcomètres? Ça n’arrive jamais!

Le COVID n’aide rien

Déjà que les commerçants doivent rivaliser d’ingéniosité pour continuer d’exister depuis le 13 mars 2020, soit le début de la gouverne par décrets sanitaires de la CAQ, au Québec, on a pu voir que les parcomètres, eux, ont continué à commander le prix fort.

Et malgré le dur coup porté contre les commerçants et le peuple, les règles limitatives ayant trait au stationnement, à Montréal, n’ont jamais été assouplies.

Couplez ce désastre aux cônes oranges qui compliquent la vie des éventuels clients à l’attrait croissant des achats en ligne et vous obtenez une sorte de tempête parfaite pour rendre le stationnement incroyablement anxiogène.

Ça donne l’impression que le stationnement à Montréal est un outil pour frustrer… tout le monde.

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