Trudeau veut-il vraiment faire entrer plus d’un million d’immigrants, au Canada?

Piétons à Toronto

Des millions de Canadiens ne savent plus si c’est une “fausse nouvelle” ou si c’est un fait vérifiable alors dans ce billet, vous saurez s’il est vrai que Justin Trudeau veut plus d’un million de nouveau immigrants, au Canada.

Et sans aucune surprise, la réponse est oui.

C’est dans la Lettre de mandat de Justin Trudeau, à l’intention du du ministre de l’Immigration, des Réfugiés et de la Citoyenneté, que l’on retrouve une liste de “grandes priorités” pour le ministre Ahmed Hussen et le tout premier point est celui-ci:

  • Veiller à la mise en œuvre efficace du plan annuel des niveaux accrus d’immigration au Canada de 2020 à 2022, visant à attirer plus d’un million de nouveaux résidents permanents au Canada pendant cette période.

Ainsi, plus d’un million de nouveau résident permanents auront été “attirés” au Canada, à temps pour les prochaines élections fédérales.

Comme ces immigrants sont réputés voter massivement pour le Parti libéral du Canada, ça pourrait donner l’impression que Justin Trudeau détourne les fonds publics pour acheter sa réélection au prochain scrutin fédéral.

Effets de ce million d’immigrants sur la société canadienne

Ceux qui réclament ces immigrants sont d’abord les lobbys patronaux du Canada, tout entier.

Les patrons veulent “combler des postes difficiles à pourvoir” avec ces immigrants mais dans les faits, ça ne contribue, dans une large part, qu’à augmenter la concurrence pour les emplois actuels. Du coup, les salaires stagnent (pour les Canadiens -et- les immigrants) et les conditions de travail, aussi. Après tout, si les patrons peuvent remplacer un employé trop coûteux par un immigrant qualifié, il se gênent rarement pour le faire.

Ainsi, les Canadiens se trouvent à financer l’arrivée de ceux qui, souvent sans trop le réaliser, vont mettre en danger à la fois leur potentiel salarial -et- leur occupation de leur emploi.

Certaines classes d’emploi sont plus à risque que d’autres mais au final, ce sont des Canadiens qui paient pour financer leurs remplaçants.

Rien contre les immigrants, rien à la limite contre la concurrence massive représentée par ceux-ci, non-plus mais un simple constat que les salaires n’ont pas augmenté depuis les 20 dernières années et que la classe moyenne ne fait que s’endetter… et s’appauvrir.

La concentration de la richesse économique n’a jamais été aussi éhontément canalisée unilatéralement vers les très, très riches. Les Canadiens sont perdants, dans ce jeu de noyade immigrationniste… et les immigrants, aussi.

En fait, aussi bien les Canadiens que les immigrants perdent quand les patrons peuvent menacer les Canadiens de les remplacer par des immigrants “prêts à tout pour avoir un emploi” et de l’autre côté, menacer l’immigrant de se faire remplacer par un Canadien qui livrerait une valeur ajoutée quelconque, dans sa prestation, au travail.

Vous voyez le chantage, sur les deux fronts?

100 millions de Canadiens en 2100

La stratégie de remplacement de la population canadienne actuelle avait d’ailleurs été publicisée par un comité de 14 personnes, formé par le ministre des Finances, Bill Morneau, en 2016.

Ce comité portait le nom de “Conseil consultatif en matière de croissance économique” et était à majorité féminine.

On y retrouvait:

  1. Dominic Barton, qui a présidé le comité
  2. Elyse Allan
  3. Katherine Barr
  4. Jennifer Blanke
  5. Kenneth Courtes
  6. Brian Ferguson
  7. Suzanne Fortier
  8. Carol Anne Hilton
  9. Michael Sabia
  10. Carol Lee
  11. Christopher Ragan
  12. Angela Strange
  13. Ilse Treurnicht
  14. Mark Wiseman.

Ces 14 membres étaient des chefs d’entreprise ainsi que des leaders du milieu universitaire du Canada et de la scène internationale.

Zéro membre du public.

Ça donnait donc une occasion en or au patronat de promouvoir ouvertement son désir de voir le nombre de travailleurs augmenter jusqu’à 100 millions… ou plus, grâce à l’immigration.

Le ministre des Finances du Canada, lors du premier mandat libéral majoritaire de Justin Trudeau avait donc demandé aux membres du comité de fournir des conseils “audacieux” afin “d’orienter l’économie vacillante du Canada” et “de donner un élan à la croissance économique” alors devinez quelle a été l’une des premières recommandations?

Et oui, augmenter l’immigration.

Pas juste un peu, oh que non!

Le comité a donc pondu L’Initiative du siècle voudrait voir la population canadienne passer de 36 à 100 millions d’habitants d’ici 2100.

Lisez la page 29 du rapport intitulé “A Long-Term View of Canada’s Changing Demographics”.

On se rappellera que les discussions qui ont mené à la création de cette “initiative” se sont amorcées en 2011 pendant une fin de semaine entre amis à la résidence de Dominic Barton, au nord de Toronto.

Ainsi, ça faisait longtemps que l’idée de noyer les 30-quelques millions de Canadiens dans un océan de quelques 70 millions d’immigrants, d’ici 2100.

Évidemment, ces 14 membres du comité n’ont jamais soufflé un seul mot, par exemple, à propos des tableaux de l’ICIS qui montrent un total déclaré de 353,034 avortements de 2007 à 2010, au Canada. Non, il fallait uniquement faire entrer plus d’immigrants, au diable les centaines de milliers d’enfants avortés qui, soulignons-le, auraient aujourd’hui entre 10 et 13 ans… s’ils avaient été sauvés avec les mêmes moyens que ceux déployés pour “attirer” les immigrants, au Canada.

La comparaison n’est pas rigoureuse, évidemment mais elle montre à quel point le gouvernement de Justin Trudeau fait croire à une vision à long terme mais au fond, ce n’est que du court-termisme immigrationniste à outrance, payé par les Canadiens et contre le meilleur intérêt de leur propre renouvellement démographique.

C’est grave et aucun “grand média” du Canada n’est parle.

La culture canadienne piétinée

Probablement parce que les Canadiens doivent respecter toutes les cultures du monde mais la culture canadienne, elle, n’aurait tellement aucune valeur qu’elle ne mérite même pas d’être protégée.

Justin Trudeau venait juste d’être élu pour son 1er mandat et il a été très clair lorsqu’il a déclaré que le Canada était le premier État post-national.

Il avait commencé par dire “Le Canada n’a pas d’identité profonde!“.

Les Canadiens auraient dû être outrés d’entendre une telle chose mais non, les Canadiens ont très peu réagi alors en entrevue avec le New-York Times, Justin Trudeau y était allé de cette déclaration-choc où il déclarait que “Le Canada n’a pas d’identité profonde, d’identité commune ou dominante […] ce qui fera du Canada le premier État post-national“.

Rien de moins.

La logique “post-nationale” de Justin Trudeau, en regard du Canada, pave la voie à une immigration massive perpétuelle.

Après tout, le patronat réclame l’immigration ce qui canalise du financement politique vers le Parti libéral du Canada et les immigrants votent presqu’invariablement pour ce même PLC alors pour Justin Trudeau, le choix de l’immigration s’impose, quitte à éliminer graduellement les Canadiens, au passage.

Au fil du temps, la culture canadienne sera diluée jusqu’à devenir imperceptible.

Il y aura des collections de communautarismes dans des villes où le fait Canadien ne sera finalement qu’un souvenir lointain puisque chaque “communauté culturelle” tentera de s’imposer pour faire avancer ses propres intérêts (économiques, politiques et sociaux) plutôt que ceux de l’ensemble.

Des alliances comme les féministes qui deviennent les grandes défenderesses du voile islamique continueront de confondre et de surprendre. Les communautarismes trouveront des causes communes pour abattre un ennemi commun (dans ce cas-ci, l’homme blanc canadien, chrétien dit “patriarcal”). Dans un Canada post-national, au fond, il n’y a plus de nation. Il n’y a que des immigrants qui se retrouvent entre-eux, dans leur propre communauté, pour se faire une vie à l’image du pays qu’ils ont pourtant quitté mais bon, avec l’immigration de Justin Trudeau, on en est pas à une contradiction-près.

Les Canadiens grondent, d’un bout à l’autre du pays mais ce n’est pas suffisant pour détrôner Trudeau qui continue de ravir l’électorat des Maritimes et du Sud-ontarien, surtout dans la populeuse région de Toronto mais aussi, dans l’anglosphère montréalaise.

Alors, oui, Justin Trudeau veut bel et bien 1 millions d’immigrants de plus, attirés au Canada, entre 2020 et 2022.

Et c’est vous qui allez payer pour.

Et habituez-vous parce que ce n’est que le début d’une rivière d’immigration qui ne s’arrêtera jamais. Surtout que le patronat ne paie à peu près rien et que ce sont les Canadiens, surtout ceux de la classe moyenne, qui paient la note.

Lorsque vous entendez des Canadiens qui disent qu’ils ne s’intéressent pas à la politique, prenez 5 secondes pour leur rappeler que c’est grâce à leur désintérêt que Justin Trudeau peut faire à peu près ce qu’il veut, incluant sur les questions liées à l’immigration.

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