Les conséquences du COVID-19

À côté du Diamond Princess, à Tokyo

Nous sommes le jeudi, 12 mars 2020 et ‘épidémie a déjà perturbé les chaînes d’approvisionnement mondiales, le tourisme mondial, en plus d’affecter les marchés des commodités, comme le pétrole.

Des mois après le début de la crise, les turbulences économiques ont fait craindre une récession mondiale, les analystes de Bloomberg avertissant que l’économie mondiale pourrait perdre jusqu’à 2,7 trilliards de dollars. À titre de comparaison, la crise du SRAS a fait perdre à l’économie mondiale environ 40 milliards de dollars, en 2003.

L’inquiétude croissante aidant, plusieurs demandent une réponse financière concertée.

En Chine, où un ralentissement économique a déjà commencé en raison de la guerre commerciale avec les États-Unis, le gouvernement a ordonné à des milliers de restaurants, de cinémas, d’usines et d’autres entreprises de fermer pour empêcher la transmission de personne à personne. Certains avaient rouvert à la fin de février [2020]. Le gouvernement chinois a aussi encouragé les gens à éviter de voyager et a demandé aux compagnies aériennes et aux autres prestataires de transport d’émettre des remboursements.

Ça n’empêche cependant pas les vols d’Air China de continuer à atterrir à l’aéroport Montréal-Trudeau de Dorval, comme le CA879 en provenance de Beijing.

Vous pouvez suivre l’arrivée des vols, depuis le site web de l’aéroport.

C’est d’ailleurs un rappel que Justin Trudeau n’a pris aucune mesure convaincante pour protéger les Canadiens des dizaines de milliers de passagers aériens en provenance de la Chine, de l’Iran et de l’Italie de rejoindre le Canada.

Il ne faut d’ailleurs pas oublier les centaines de vols qui arrivent depuis les grandes villes américaines, où transitent des voyageurs du monde entier.

Autrement dit, les frontières du Canada sont grandes ouvertes et rien ne semble avoir été appris de l’épidémie de coronavirus qui sévit, de manière encore plus importante, ailleurs dans le monde.

Vu les contraintes grandissantes au commerce, les experts estiment que la croissance économique pourrait ralentir considérablement au premier trimestre 2020.

Prenons l’exemple de la demande pour le pétrole qui a chuté, en Chine (le plus grand importateur mondial de pétrole) et dans le monde. Au début du mois de mars [2020], l’Organisation des pays exportateurs de pétrole (OPEP) n’est pas parvenue à un accord sur les réductions de production, faisant chuter les prix du pétrole à leur plus bas niveau, depuis 1991.

Plusieurs automobilistes attendent cependant toujours que cette baisse historique se reflète, dans sa pleine mesure, dans les prix à la pompe, à Montréal. Encore une fois, c’est la preuve que les prix montent bien plus vite qu’ils ne redescendent. Les automobilistes devraient d’ailleurs s’interroger sur la vigilance gouvernementale, à cet égard.

Notons aussi que la fermeture des usines chinoises a perturbé les chaînes d’approvisionnement des véhicules, des avions commerciaux, des produits pharmaceutiques et des téléphones intelligents, entre autres produits.

Par exemple, Hyundai a ralenti sa production dans ses usines en Corée du Sud en raison d’un manque de pièces en provenance de Chine.

L’épidémie a dévasté l’industrie du tourisme, y compris les hôtels et les compagnies aériennes ainsi que celle des croisières, à commencer par la tragédie qui a encore cours sur le Diamond Princess.

Dans le monde entier, des conférences, des concerts, des événements sportifs et d’autres grands rassemblements ont été reportés ou annulés. La U.S.National Basketball Association et la National Hockey League ont suspendu leurs saisons.

La mondialisation du coronavirus

Si on regarde au Sud de la frontière, les États-Unis ont déclaré (à la fin de janvier 2020) que la flambée de coronavirus était une urgence de santé publique.

Comme la propagation de personne à personne a été détectée dans d’autres pays, le CDC a déclaré que le virus allait probablement devenir une pandémie et commencer à se propager aux États-Unis. Du coup, il a exhorté les Américains à se préparer à des “perturbations importantes”, y compris des fermetures d’écoles et de bureaux.

Juste là, c’est un peu surréaliste.

Les “perturbations importantes” rappellent les tablettes vides dans les épiceries, les centaines de véhicules qui cherchent de l’essence, les camions de la FEMA qui s’installent en périphérie des villes et la loi martiale qui point à l’horizon. Difficile d’imaginer quelque chose de plus “soft” pour des “perturbations importantes”, non?

Ainsi, on se croirait dans un film où les événements se précipitent pour éviter le pire mais on sent que le départ a été trop lent. D’ailleurs, la réponse du gouvernement américain au coronavirus a été entachée par l’utilisation de kits de test défectueux. Au moment de publier ce billet [à la mi-mars, 2020], plus de 1,200 personnes avaient contracté le virus, aux États-Unis et au moins 36 étaient décédées, selon le CDC.

Autant la mondialisation peut amener certains avantages, le coronavirus n’en est certainement pas un.

En Asie du Sud-Est, en Europe, en Eurasie, au Moyen-Orient, en Afrique sub-saharienne, au Brésil et ailleurs Amérique latine, les médias font état d’une situation qui continue de se dégrader.

Les gouvernements surveillent la situation. La plupart augmentent les surveillances dans les aéroports alors que la Mongolie et la Russie ont rapidement fermé leurs frontières terrestre (au moins jusqu’à la mi-mars 2020). Chaque pays semble contraint de conjuguer avec une épidémie qui semblait bien loin, au début, lorsqu’elle était confinée à Wuhan, en Chine mais là, l’épidémie frappe un peu partout.

Voici le bilan, au moment de publier ce billet.

Cas de coronavirus: 134,559
Morts: 4,972
Rétablis: 68,941

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