Aussi bien les contribuables que les entrepreneurs du Québec doivent composer avec un irritant administratif permanent, à savoir la lourdeur bureaucratique.

Qu’importe l’interaction que vous devez subir, avec l’un ou l’autre des gouvernements, vous allez goûter à leur bureaucratie.

  • Inscription d’un enfant en CPE? Points de contacts multiple, redondants et remarquablement inefficaces. Listes d’attentes nébuleuses. Et beaucoup de papier à remplir et à re-remplir.
  • Lancement d’une entreprise? Registraire des entreprises qui pose des questions sans utilité, Revenu Québec qui tue des forêts entières avec ses formulaires, surtout en regard des taxes. Délais cruellement courts pour remettre une quirielle de rapports, à plusieurs ministères, selon la nature de l’entreprise (impossible que ces ministères se parlent entre-eux, évidemment).
  • Production du rapport d’impôt? Au Québec, il y en a deux… aucune possibilité que ceux-ci soient combinés. Ben non, des fonctionnaires perdraient leur emploi alors aussi bien empoisonner les temps libres de TOUS les contribuables.
  • Demande d’une prestation d’assurance-emploi? Attendez-vous à un barrage mongoloïde de questions sur votre emploi pour lesquelles le gouvernement canadien a déjà presque toutes les réponses. L’équivalent technique d’un diner de con qui fait vivre des armées de fonctionnaires dont le travail est de vous coincer sur une faute que vous auriez pu commettre en répondant à l’un ou l’autre de leurs questions. Ouf, quelle horrible service aux citoyens qui, pourtant, dans leur mauvaise condition, en auraient besoin d’un bien meilleur que ça.
  • Les entreprises en tant que percepteurs du gouvernement? Et oui, qu’importe l’entreprise qui perçoit de la TPS et de la TVQ, lors de ses ventes, elle doit remettre ce dû au gouvernement. Percevoir la taxe pour le gouvernement est strictement balisé et gare à l’entreprise qui pourrait avoir mal compris les règles ou effectué une remise en retard.

Quand on pense au “red tape” gouvernemental québécois, on pense tout-de-suite à Revenu Québec mais il n’y a pas que cette agence où la bureaucratie encrasse les rouages des relations entre l’État et les citoyens, c’est généralisé dans tous les ministères et organismes. Comme si le gouvernement faisait exprès d’être suprêmement contre-productif pour conserver un maximum d’employés syndiqués sur le “payroll”… aux frais des contribuables.

Engraisser les syndicats.

Préserver l’emploi des syndiqués.

Ouep…

Malgré les milliards dépensés en informatique, dans le but de rationaliser ces mêmes emplois. À l’évidence, ça fonctionne au privé mais pas au gouvernement.

En tant que citoyen ou comme entreprise, on perd…

  • Du temps;
  • De l’argent; et
  • Notre énergie.

Et ce, pour satisfaire les demandes exagérées du monstre bureaucratique.

Imaginez tous les moments où le gouvernement EXIGE votre baptistère, vos copies originales de diplômes et de relevés de notes. On serait tentés de croire qu’ils alimentent la demande de l’État civil ainsi que des collèges et des universités qui archivent et impriment ces foutus papiers.

Qu’importe si vous avez précédemment fourni ces papiers, vous devrez les fournir à nouveau, au besoin. C’est “la procédure“!

Même chose si vous présentez votre passeport (valable et nouvellement émis), vous devrez quand même fournir votre baptistère pour une foule de “services” et ce, même si l’émission du passeport exige ce papier. Le délire! Comme si un bras du gouvernement ne faisait pas confiance à un autre. Ça nous incite à se demander pour nous, on leur fait confiance, non?

Multiplication

Si c’est compliqué pour un individu ou une petite entreprise, imaginez pour une famille ou une plus grande entreprise.

C’est la même complexité mais multipliée.

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Vous avez des enfants?

Ouvrez vite une grosse filière, à la maison, pour y accumuler les papiers qui les concernent. Compte de banque, assurances-vie, placements (comme des REÉÉ), documents ayant trait au CPE, à l’école, au service de garde et à l’identité (certificat de naissance, baptistère et plus).

Vous avez une entreprise avec des employés?

Oubliez les papiers que vous conservez sous votre propre gestion, vous risqueriez de vous tromper et d’être pénalisés par un bras ou l’autre du gouvernement.

Vous allez saigner de l’argent à enrichir des comptables, des responsables de la paie, des vérificateurs, des fiscalistes et des avocats pour assurer votre pleine conformité aux exigences gouvernementales.

Eux, ils vont brasser votre paperasse qui a pour but de satisfaire le gouvernement.

C’est là qu’il va passer, votre profit!

Gros manège

Cette folie administrative gouvernementale revient nous insulter mensuellement ou plus souvent encore, si on “besoin” de satisfaire l’un ou l’autre de leurs “besoins administratifs”.

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Oui, les fonctionnaires de l’agence Revenu Québec sont payés à commissions pour vous coincer et vous extorquer autant d’argent que possible.

La Loi sur l’impôt étant de nature interprétative (pour de nombreuses dispositions importantes), les litiges perdurent et assurent beaucoup de travail pour les fonctionnaires.

Pour les contribuables et les entreprises, c’est tout aussi difficile mais eux, ils perdent de l’argent et le peu de sommeil qu’il leur reste.

Comme un manège, ça tourne malgré tout le mal que cette lourdeur bureaucratique ajoute, à notre société.

Offshore

Alors, que font les entreprises d’ici?

Elles tentent d’échapper à cette folie bureaucratique.

Un nombre imposant d’entreprises québécoises et canadiennes ont décidé de prendre la route des paradis fiscaux.

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Attention, elles ne l’ont pas crié sur les toits, elles ont simplement commencé par enregistrer une entreprise dans le paradis fiscal de leur choix.

Pourquoi?

  • Taux d’imposition typique à 1% (ici, c’est un minimum de 19%);
  • Croissance du capital à l’abri du fisc québécois et canadien;
  • Bureaucratie minimale (envoie d’un chèque, annuellement);
  • Aucune loi sur le travail ou sur tout autre aspect de l’opération de l’entreprise;
  • 100% légal et possibilité d’opérer sans aucune contrainte, au Québec et au Canada;
  • Pour les ventes par internet, faites depuis un autre pays, AUCUNE taxe de vente à ajouter aux transactions (et aucune responsabilité de jouer au “percepteur de taxes”, pour les gouvernements).

Il y a d’autres raisons que votre fiscaliste vous expliquera mais comme “package de départ“, c’est franchement intéressant.

Avec le déménagement de votre entreprise “offshore”, vous en aurez fini avec un partie importante de la bureaucratie gouvernementale d’ici. Et ils ne pourront à peu près RIEN contre vous puisque vous n’opérerez plus depuis cette juridiction-ci. Wow, le “kit”, les amis!

Réaction

Que font nos gouvernements devant cette fuite spectaculaire et inédite de capitaux vers les paradis fiscaux?

Rien.

Absolument rien.

Quelques vœux pieux.

À part ça, absolument rien.

Les ultra-riches n’ont aucun intérêt à se passer de leurs paradis fiscaux. C’est comme ça qu’ils continuent à s’enrichir pendant que tout le monde, ici, s’appauvrit.

Ils sont brillants, les ultra-riches.

On devrait les imiter et arrêter de se faire plumer, ici.

En plus de s’exposer à des sanctions, des pénalités et autres insultes administratives, pour des erreurs souvent hors de notre contrôles ou encore, faites de bonne foi (où il était difficile de comprendre ce que le gouvernement voulait, en réalité).

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On se serait attendu que nos gouvernements auraient mis fin à leur boulimie administrative pour donner le temps de souffler aux contribuables et aux entreprises mais non, il n’y a que les riches qui peuvent avoir des passe-droits, comme dans l’affaire de KPMG.

Faire mieux

Avec les incroyables avancées de l’informatique, il y aurait moyen de faire mieux, en matière de diminution drastique de la bureaucratie, au Québec et au Canada.

Il ne faudra pas attendre que les fonctionnaires s’y mettent parce qu’ils sont davantage compensées quand il y a une surenchère de bureaucratie alors ça va devoir venir des élus qui devront imposer des objectifs de réduction de la bureaucratie.

En tant que citoyen, la bureaucratie nous coûte des milliards de dollars chaque année. Il faut que la bureaucratie soit diminuée, le plus rapidement possible.

Moins il y aura de bureaucratie, plus nous pourrons nous consacrer à ce qui compte vraiment, dans la vie. Et vous l’aurez compris, ce qui compte, ce n’est JAMAIS la bureaucratie.

Alors pourquoi tolérer qu’il y en ait autant?

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