Un autre scandale, à Montréal!

Plus spécifiquement…

  1. Se pourrait-il que des élus de la ville de Montréal ne soient pas là que pour servir honnêtement leurs concitoyens?
  2. Y a-t-il des élus, très influents à Montréal, qui frayent allègrement avec de entrepreneurs qui, ô hasard, obtiennent de faramineux contrats, de cette même ville?
  3. Arrive-t-il à des élus d’allouer des contrats VALANT DES CENTAINES DE MILLIONS DE DOLLARS à des amis?

Il s’agit de —questions légitimes— pour lesquelles les réponses ne sont pas claires.

Les citoyens doivent se lever et exiger des réponses parce que Montréal affronte son 3e SCANDALE MAJEUR en moins de 5 mois, soit…

  • l’affaire de la Société d’habitation et de développement de Montréal (SHDM);
  • le scandale du service informatique; et maintenant
  • l’histoire des compteurs d’eau.

La classe politique de Montréal paraît très mal, dans toute cette affaire.

Rappelons que Frank Zampino, membre de l’Équipe Tremblay (Union Montréal) a avoué connaître Tony Accurso depuis environ 25 ans, l’un des entrepreneurs du consortium GéniEau que le maire vient de suspendre “temporairement”, le temps de se poser des questions d’ordre budgétaire et éthique.

Seriez-vous intéressés, vous, à installer des compteurs d’eau dans les industries, les commerces et les institutions pour la modique somme de 356 millions de dollars (valeur, en 2007)?

Probablement que oui mais, selon les élus de Montréal (à l’époque, du moins), le consortium GéniEau semblait plus fin que tout le monde… même si sa facture était particulièrement salée (par rapport à ce qui s’est fait à Toronto, notamment).

Enfin bref, GéniEau a tout raflé.

Et personne ne s’est demandé pourquoi, exactement, ce consortium avait si facilement obtenu ce contrat et ce, jusqu’à ce que 3 sociétés appartenant à Tony Accurso soient soupçonnées d’être au centre d’une fraude fiscale évaluée à 4,5M$.

Y a-t-il un vérificateur qui dort sur la touche, à Montréal, ou quoi?

Pour bien comprendre l’ampleur du scandale, jetons un coup d’œil aux entreprises de Tony Accurso qui sont soupçonnées de fraude fiscale, par l’Agence du revenu du Canada (ARC)

Notez que l’entreprise Ventilex, qui n’appartient pas à Tony Accurso, est aussi soupçonnée de fraude fiscale.

Pour l’heure, le maire Tremblay a demandé “une communication complète” au Service des infrastructures, du transport et de l’environnement de la Ville de Montréal ainsi qu’à la firme BPR, qui a fait office d’expert-conseil auprès de la ville tout au long du processus d’attribution du contrat.

Le maire soutient que son administration s’est fiée à ses fonctionnaires qui ont, de leur côté, pris des décisions sur la foi des recommandations de la firme d’experts-conseils BPR. Il rappelle que le conseil municipal a voté à l’unanimité en faveur de l’octroi du contrat.

Dans un communiqué, publié hier, le maire a déclaré que “cet important projet doit se concrétiser sur des bases solides et, par souci de transparence, je tiens à ce que toutes les informations pertinentes soient rendues publiques” — il a au moins le mérite de militer en faveur de la transparence (faute d’avoir agi plus tôt).

Cette histoire n’a pas fini de faire couler beaucoup d’encre.

Les Montréalais, eux, doivent réaliser que c’est LEUR ARGENT qui est ainsi “attribué” par leurs élus. Est-ce ainsi que les gens de la métropole québécoise veulent se faire traiter?

Ça prendrait une commission d’enquête pour faire le ménage à l’Hôtel de ville, une fois pour toutes.

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