Le huard n’a probablement pas fini de monter

Lorsqu’on associe notre devise à un oiseau, un huard, en l’occurence, il est plus spectaculaire de l’imaginer en train de s’envoler vers le ciel que l’inverse.

Pour faire image, notre huard a déployé ses ailes et certains experts croient qu’il pourrait se rendre jusqu’à la parité, d’ici la fin de l’année mais la hausse du prix du baril de pétrole pour accélérer ce processus, tant cette ressource a une influence décisive sur la valeur de notre devise.

Dans un monde qui valorise le vert (en référence à l’environnement), c’est l’or noir qui, en fin de compte, détermine le réel pouvoir d’achat de notre dollar canadien. Ça laisse quand même un peu songeur.

Au moment de publier cet article, voici le cours du dollar canadien, dans la journée…

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…pour les derniers 5 jours…

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…pour les derniers 3 mois…

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…pour la dernière année (oui, nous y avons brièvement dépassé la parité)…

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…et pour mieux comprendre la perspective historique, pour les derniers 5 ans…

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Ça permet de se faire une idée sur le genre de variations qu’a subi notre devise, jusqu’à ce jour.

C’est clair que que le pétrole va continuer de s’apprécier parce qu’en ce moment, sur la marché des dérivés, il y a des stocks de pétrole qui se transigent à 75,73$US (“Brent Crude Oil”) et c’est plus que le cours de 60,98$US qu’on observe, en ce moment.

Avec l’approche des vacances d’été, on peut penser qu’il y aura une grande demande en carburant et donc, une potentielle appréciation du prix du pétrole; ce qui aura, fort probablement, un effet à la hausse sur notre huard. Pour le prix à la pompe, cependant, ça n’augure rien de bon pour les consommateurs qui feront assurément les frais d’un baril de pétrole plus coûteux.

Alors, est-ce que le huard va continuer de monter?

Au moment où les experts ne s’entendent pas, il vous appartient de tirer vos propres conclusions.

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Un commentaire

  • Attention, méfiez-vous des faux prophètes!

    S’il y a une chose que j’ai retenu de mon cours de MBA en gestion financière l’entreprise internationale, c’est bien que la détermination et la prévision des taux de change à court terme, et par extension à long terme dans le contexte économique d’incertitude actuel, est impossible.

    Il est hautement hasardeux de prétendre pouvoir prévoir la variation de la valeur de notre devise qu’en fonction de la valeur du baril de pétrole car de nombreux autres paramètres entre dans l’équation qui détermine la valeur d’une devise.

    Ainsi disons simplement que les déterminants des taux de change sont notamment les flux commerciaux des états, les relations de parité internationale, la spéculation, le risque politique et les infrastructures.

    Plus simplement, disons que la valeur d’une devise est fonction de la loi de l’offre et de la demande. Celle-ci variera notamment en fonction des devises disponibles sur le marché local versus sur les marchés extérieurs, en fonction du PIB des états, des taux d’inflation, bref en fonction de tout plein de facteurs constituant ces index.

    Enfin, il est indéniable que le prix du pétrole a une influence sur notre économie (PIB) et sur le taux d’inflation au pays, mais comme il est impossible de prévoir quel sera l’état des flux commerciaux dans l’avenir et que toutes les économies de la planète sont interreliées (toutes emprises aux mêmes contraintes internationales), il est plutôt difficile de prévoir quel sera la valeur de notre devise dans l’avenir.

    Je suis désolé de vous décevoir, mais rien est simple dans ce bas monde et la vérité échappe à plusieurs, pour ne pas dire à tous. Pour nous, simples consommateurs, il n’y a pas grand choses à faire. Par contre, pour les entreprises faisant affaires à l’étranger et ayant à transiger avec des devises étrangères, le meilleur conseil à donner serait de ne pas spéculer sur la hausse de notre dollar, mais plutôt de se protéger contre la fluctuation des taux de change avec des achats d’options sur les dites devises.

    Voilà ! Merci pour votre attention et à plus.

    Antoine Préfontaine
    MBA gestion internationale
    M.Sc. commerce électronique

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