Des lampadaires futuristes

Dès que le soleil se couche, une armée de lampadaires prend le relais pour éclairer la métropole le long des axes routiers et partout ailleurs où les gens se rendent.

La parc actuel de lampadaires s’accompagne généralement d’un coûteux système d’interconnexion sous-terrain qui alimente ceux-ci en énergie. Et il y a un coût non-négligeable pour les citoyens à alimenter ces dizaines de milliers de lampadaires, à l’année.

Il existe justement des manufacturiers de lampadaires qui tentent de redéfinir notre relation avec ces structures en y ajoutant des panneaux solaires et même, une éolienne. Ce faisant, le lampadaire “futuriste” peut être installé à peu près n’importe où sans nécessiter les coûteux systèmes sous-terrains.

La ville de Shenzhen, en Chine, utilise d’ailleurs une variante de ces lampadaires, comme en témoignent cette photo…

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Ce modèle de lampadaire est fabriqué par le Sinostar Lighting Group, en Chine, qui nous offre des photos plus claires…

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Et ils ont même fourni un schéma démontrant le fonctionnement du lampadaire…

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En passant, il y a un senseur qui module l’intensité de la lumière selon qu’il y ait quelqu’un dans les environs ou non. L’intensité de la lumière est généralement diminuée du tiers lorsqu’il n’y a personne.

Mais il n’y a pas que nos amis chinois qui repoussent les limites techniques de nos lampadaires. Il y a aussi une compagnie nommée Hybridyne/Panasonic RHS de Newmarket, en Ontario, qui distribue une version visuellement distinctive (signée, Panasonic), à savoir…

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Et oui, même nos amis ontariens (grâce à Panasonic qui “fabrique” le produit) semblent avoir plus de “fun” que nous avec les énergies renouvellables, appliquées aux lampadaires.

Comment se fait-il qu’on soit en train de “manquer le bateau”, en ce qui a trait à ce type de produits, au Québec? Y a-t-il des fabriquants québécois de tels produits? S’il y en a, ils étaient introuvables au moment de publier cet article.

Voici les avantages de ces lampadaires, selon Hybridyne:

  • Pas de filage — genre, AUCUN filage… wow!
  • Aucune alimentation électrique nécessaire; et
  • Aucune maintenance sous-terraine.

Il s’agit d’un lampadaire alimenté à la fois par le vent et le soleil donc il y a très peu de chances que le système cesse complètement de fonctionner (il y a presque toujours soit du vent, soit du soleil… et souvent les deux).

Abordable, ce lampadaire peut aussi être muni d’une caméra de surveillance ou encore, servir à des fins publicitaires, tel que le démontre cette image…

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On sent que le paysage urbain va changer si ces lampadaires arrivent à Montréal.

Les parcs sombres le soir pourront désormais être éclairés à faible coût. Les endroits plus éloignés des réseaux de distribution électrique pourront, quant à eux, bénéficier d’un bon éclairage, en tout temps. Et bien sûr, grâce à ces “bornes autonomes”, nos urbanistes pourront se permettre d’imaginer des concepts d’éclairages difficilement réalisables, auparavant.

Il y a d’autres projets de lampadaires autonomes comme ceux de Dania, en Floride…

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Ou encore ce concept autrichien particulièrement ambitieux…

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Il y en a aussi en France et dans quelques autres pays qui se donnent encore un peu de temps pour tester ces nouveaux produits. Évidemment, en combinant l’éolien et le solaire, ça consolide sérieusement l’alimentation en énergie.

Ça nous fait se demander s’il ne serait pas possible d’équiper toutes nos maisons et nos commerces de telles installations.

Il y a aussi la possibilité que ces lampadaires “futuristes” soient rapidement adoptés (dans une forme ou une autre) chez nos voisins américains et particulièrement en Nouvelle-Angleterre où Hydro-Québec compte vendre l’électricité produite par ses nouveaux barrages.

Qu’arrivera-t-il à toute notre énergie si les Américains, d’ici une décennie, prennent le virage “durable” avec des sources d’énergies éoliennes (et micro-éoliennes), solaires et géothermiques?

Hummm…

Ce n’est pas clair si Jean Charest et Thierry Vandal (chez Hydro-Québec) y ont pensé, à cette possibilité-là!

10 ans —le temps de construire nos barrages et les mettre en opération— ça peut être long.

Qui sait où en sera l’éolien, le solaire et la géothermie, dans une dizaine d’années?

Enfin, il existe des lampadaires qui n’ont rien d’ordinaire et ils n’ont plus besoin de l’énergie de nos réseaux de distributions puisque le vent et le soleil les alimentent, sans aucun frais.

En soi, c’est quand même une grosse nouvelle et ça pourrait arriver à Montréal plus vite qu’on le pense, si nos urbanistes viennent à lire de plus en plus d’articles sur le sujet.

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