L’amour, entre l’abondance et le manque

Rares sont ceux qui ne peuvent ni aimer, ni être aimés.

L’amour se distribue et se reçoit un peu comme l’air qu’on respire. Pour certains, c’est aussi simple qu’une réaction chimique dans le cerveau couplée à des sensations physiques qui appuient une proverbiale nébuleuse d’émotions agréables mais pour d’autres, c’est une preuve vivante qu’il existe des liens amoureux à des degrés qui nous dépassent, comme si deux êtres de lumière connectaient, ici, sur Terre, dans leur “véhicule-pour-la-vie”, à savoir, leur corps qui sert de port d’attache temporaire à leur esprit. Un lien divin, en quelque sorte.

Ainsi, l’amour, c’est puissant.

Difficile de rester indifférent en présence de l’amour qu’on donne ou qu’on reçoit et idéalement, les deux à la fois. D’ailleurs, c’est quand l’amour est réciproque que les moments deviennent magiques et que de l’indifférence d’un instant peut naître un monument d’amour qui change les choses en bouleversant les perspectives émotionnelles limitées qu’on aurait pu entretenir, jusque là en ne se doutant pas de l’infini pouvoir de l’amour, lorsqu’il est partagé.

Heureusement, l’amour peut avoir lieu entre deux ou plusieurs êtres humains à la fois alors c’est la raison pour laquelle l’amour d’une personne peut engendrer des rivières d’amour dans le contexte d’un couple et qu’ensuite, au moment où la famille voit le jour, c’est un volcan d’amour qui nous change pour le mieux… et souvent, pour toujours.

D’ailleurs, entre le statut d’homme, de conjoint et de père, il y a une gradation (équivalente, chez la femme) qui ne laisse aucun doute sur le niveau d’évolution émotionnel et au centre de tout ça, on retrouve l’amour en tant que catalyseur principal de la croissance personnelle du principal intéressé et de ceux vers qui son amour radie, jour après jour.

Et ça vaut la peine d’aimer parce que c’est habituellement le meilleur signal pour une autre personne qu’elle peut aimer en retour.

famille-qui-s-aime

Comme de nombreuses personnes ont été blessées dans leurs précédentes tentatives d’aimer, il peut y avoir des moments d’hésitation ou de retrait mais au final, il faut trouver la force de se faire confiance afin d’en arriver à allouer sa confiance à l’autre en lui offrant son amour, lorsque la situation s’y prête et seulement si l’on juge que l’autre en est digne. Sinon, donner de l’amour en vain ou pour des ingrats, c’est malsain et ça ne mène à rien. Pire, ça épuise et ça décourage. Parce que l’amour, ce n’est pas des lingots d’or qu’il faut stocker dans la voûte d’une banque, non, c’est fait pour être apprécié puis redistribué et c’est dans ce jeu du lâcher-prise et de la prise de conscience de sa propre valeur qu’on devient à l’aise pour aimer et ainsi, se permettre d’utiliser l’amour pour grandir et non pour la stocker bêtement sans “redonner” à ceux qui nous entourent.

Définir l’amour, c’est doublement difficile parce que notre perspective personnelle est limitée à nos expériences ou à celles dont nous avons suivi le cours. Ceci dit, c’est encore plus ambitieux de définir l’amour au sens spirituel parce que là, on sent que ça nous touche physiquement et émotionnellement, dans des sphères méconnues au plan scientifique mais dont on peut faire l’expérience lorsqu’on s’ouvre à des volets de l’expérience humaine qui connectent avec notre esprit.

Certains connectent si fort avec une autre personne, ne serait-ce qu’un bref instant, que ça donne l’impression d’avoir déjà vécu des expériences, ensemble. Ça peut être notre imagination mais certains croient à une certaine mémoire émotionnelle qui est débloquée lorsqu’on croise le chemin de gens ayant connectés avec nous, de manière significative, à un moment passé ou dans… un autre vie. Ici ou ailleurs. Il peut arriver qu’on sente que l’amour partagé dépasse complètement ce qu’on ait pu connaître, avec d’autres personnes. Parfois, ça fait peur de sortir de manière aussi intense de notre “zone de confort émotionnel” alors on s’éloigne de cet épisode d’extase amoureux pour se replacer dans la zone d’amour… usuelle.

Ceux qui vivent d’amour disent n’avoir besoin que d’eau fraîche. C’est évidemment un proverbe mais ça donne le ton. On comprend que l’amour peut donner des ailes pour survoler les épreuves et refuser de porter des poids qui ne sont pas les nôtres (le lâcher-prise que facilite l’amour, surtout celui entre deux êtres qui partagent une vie commune).

Autrement dit, l’amour, c’est beau, c’est gros et c’est pour ça que ça fait si mal lorsqu’on passe de l’abondance au manque.

En fait, il y a tellement d’amour sur Terre qu’on se demande comment quelqu’un pourrait en manquer mais c’est comme la glace au chocolat, elle est délicieuse mais si quelqu’un a pris l’habitude de la glace à la menthe, c’est impossible de lui faire aimer autant la glace au chocolat, même avec le coulis aux framboises! C’est un peu ça avec l’amour. Nous sommes tous uniques et les humains qui font l’expérience de l’amour avec plusieurs personnes vous le diront, chaque fois, c’est différent. Divin et merveilleux… mais différent.

Imaginez alors une peine d’amour qui engendre des rivières de larmes parce que la “saveur d’amour” préférée du partenaire “dompé” n’est plus disponible. Plus jamais… parce que l’être aimé est parti! Habituellement, pour toujours. Ouch. On dit que ce qui ne nous tue pas nous rend plus fort et on dirait bien que cette analogie tient la route avec l’amour. L’amour qu’on perd nous apprend à apprécier davantage l’amour qu’on reçoit parce qu’on finit par comprendre que le jour où il n’y sera plus, cet amour deviendra un impérissable souvenir émotionnel qui mourra avec nous, à la fin de notre vie humain. Mais on peut penser qu’en fait, cet amour nous suivra pour l’éternité, dans une hypothétique mais probable, vie éternelle. Une vie spirituelle, sans fin, où l’amour devient l’expérience ultime. Le test par lequel on repousse les limites de notre relative ignorance émotionnelle.

C’est peut-être pourquoi on dit “tu n’as pas vécu tant que tu n’as pas aimé” — pour quiconque a aimé ou aime, c’est tellement vrai!

Les problèmes arrivent d’ailleurs habituellement en l’absence d’amour ou encore, lorsqu’on oublie que l’amour guérit tout, principalement les maux de l’âme. Il serait donc prudent de prendre conscience du pouvoir de l’amour pour l’inviter, à chaque instant, dans notre vie.

Tous les êtres immondes qui nagent dans la noirceur en étant pingres, avaricieux, égoïstes, abusifs, violents, déséquilibrésprofiteurs, menteurs ou voleurs, eux, se privent d’une vie d’amour en se faisant des ennemis partout où ils passent… ou, sévissent. Ce sont des êtres qui pourraient vivre d’amour, s’ils cessaient de s’auto-glorifier (parce que personne d’autre ne le fera, pour eux). Les “preneurs” ruinent la vie des autres et se croient supérieurs. Ces êtres agissent comme de la vulgaire vermine émotionnelle en faisant souffrir les autres au lieu de les voir pour ce qu’ils sont, à savoir (pour la vaste majorité) des êtres d’amour et ce, en vue de les traiter avec tout le respect que ça suppose.

L’âme humaine n’a pas encore été dûment cartographiée et pour cause, une grande partie de son mécanisme nous échappe. Il y a tant à découvrir à propos de l’amour et de notre capacité à aimer (ou être aimé) qu’il serait triste de laisser les “preneurs” ruiner cette formidable suite de découvertes qui nous permettront de nous réaliser mieux et plus complètement.

Il ne faut pas perdre trop de temps avec les “preneurs” parce que leur aversion à l’amour (souvent dissimulée pour mieux décevoir, par la suite) est un choix qui leur appartient et en ce sens, c’est à eux et à eux-seuls qu’il revient de quitter la noirceur —dans laquelle ils se complaisent— pour revenir dans l’équilibre où la lumière multiplie la capacité de tout individu à donner et recevoir de l’amour. De l’amour-répérateur et synergique, qui améliore tout, en tous sens.

L’abondance d’amour fait du bien et on en parle rarement, à part pour se féliciter d’une si bonne fortune émotionnelle mais c’est le manque d’amour qui brise des vies et qui mène à des moments misérables. Trop souvent inutilement misérables.

Collectivement, nous devons redoubler de vigilance pour offrir de l’amour —d’une façon qui nous est propre, avec de petits ou grands gestes… ou même par la pensée— afin d’éviter des moments de détresse émotionnelle qui au final, permettent parfois de se retrouver et se reconstruire sur des bases plus solides mais dont la gravité pourrait largement être amoindrie… grâce à l’amour.

Précisons au passage que dans la plupart des situations entre “personnes capables de faire des choix” que l’amour, dans une large part, ça se mérite.

Pas pour dire qu’il faut retenir l’amour qu’on donne en cas de conflit mais ça doit faire partie d’une boucle qui revient, d’une façon ou d’une autre. C’est la seule façon d’assurer une continuité viable, entre personnes aimantes qui ont à cœur le bien-être émotionnel de l’autre.

Ça fait beaucoup de choses à mentionner, en ce qui a trait à l’amour, dans un contexte aussi bien d’abondance que de manque… mais ce n’est qu’un seul aspect de la chose!

Et vous, que pensez-vous de l’amour? En donnez vous assez? En recevez-vous assez? Parlez-nous… de vous (en commentaire)…

Laisser un commentaire

Ce site utilise Akismet pour réduire les indésirables. En savoir plus sur comment les données de vos commentaires sont utilisées.