10 milliards de dollars de solutions

Avec la campagne électorale provinciale 2014 qui tire à sa fin, on se demande si les candidats (tous partis confondus) ont assez d’idées pour… enrichir les Québécois.

Pour les candidats en panne d’idées, il y a la Coalition opposée à la tarification et la privatisation des services publics qui DONNE ses idées pour épargner 10MM$… au Québec!

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Avec un plan aussi ambitieux, difficile de ne pas s’y intéresser.

Avec le cortège de politiciens qui nous promettent de réaliser des projets qui nous coûteront des milliards de dollars, on se demande s’ils “poussent du bon bord” parce que les citoyens, étranglés par les dettes et les salaires qui stagnent (ou baissent, sauf dans la fonction publique), on espère plutôt des ÉCONOMIES et non un élan pour dépenser sur la carte de crédit publique que devra rembourser la génération montante (et toutes celles qui suivront).

Autrement dit, les Québécois veulent faire du ménage là où ça doit être fait et la Coalition a de bonnes idées —pleines de bon sens— pour y parvenir.

Même les riches vont aimer leurs idées!

Les idées de la Coalition vont dans le sens de s’éloigner de l’austérité, incluant l’austérité à la saveur péquiste de Nicolas Marceau. Voici d’ailleurs une petite présentation de la Coalition:

“La Coalition a été formée à l’automne 2009 suite à l’annonce du gouvernement libéral de l’époque d’intensifier le recours à la tarification des services publics et à l’austérité budgétaire pour assurer un retour rapide à l’équilibre budgétaire, dans la vague idéologique de «l’utilisateur-payeur».

Rapidement, des dizaines de groupes répondent à l’appel et adhèrent à la nouvelle coalition, sur la base d’une déclaration de principes [voir ci-bas la déclaration de principes]. 85 groupes groupes sociaux d’horizons divers, principalement des regroupement nationaux et régionaux, en sont membres. Ces groupes représentent des secteurs allant des centres de femmes aux personnes retraitées, en passant par les groupes oeuvrant en consultation budgétaire et en consommation, les  groupes de défense des droits et libertés, des syndicats indépendants, des conseil syndicaux régionaux, les associations étudiantes, les groupes de lutte contre la pauvreté et d’éducation populaire ou d’action communautaire autonomes, etc.”

La déclaration de principe de la Coalition a été mise-à-jour à l’automne 2012 et offre cette mise en contexte:

“Depuis les années 80, les gouvernements qui se succèdent à Québec comme à Ottawa (et ailleurs dans le monde), appliquent les mêmes vieilles recettes néolibérales : coupures dans les services publics et les programmes sociaux, privatisations, sous-traitance et partenariats public-privé (PPP), déréglementation, libéralisation et déresponsabilisation de l’État, gestion publique soumise aux exigences d’intérêts privés, instauration du principe d’utilisateur-payeur dans les services publics, etc.

Parallèlement, ils prétendent enrichir les contribuables par des baisses d’impôts, privant du même coup l’État de milliards de dollars. En réalité, ces baisses d’impôt profitent surtout aux plus riches et aux grandes compagnies. La classe moyenne, les femmes, les personnes pauvres, les minorités visibles et les gens âgés perdent bien davantage en services et en programmes sociaux qu’ils et elles ne gagnent en baisses d’impôt. Cette marchandisation du bien commun et des services publics ne vise qu’à « privatiser les profits et socialiser les déficits », fait en sorte que le travail gratuit des femmes monte en flèche et mène à la déconstruction d’un modèle de société dont les fondements tendaient à la solidarité sociale.

De fait, les politiques néolibérales ont creusé les inégalités sociales. Elles ont appauvri la classe moyenne, et laissé dans une situation de survie inacceptable les personnes déjà en situation de pauvreté. En 2006, l’ONU elle-même a sévèrement blâmé les gouvernements canadiens et québécois pour avoir régressé dans l’application des droits économiques, sociaux et culturels pour l’ensemble des citoyenNEs.

La plus récente crise économique a poussé les gouvernements à accélérer la mise en place de ces politiques néolibérales. Pour les groupes sociaux de divers horizons, elle rend nécessaire le déploiement de plus grands efforts pour la défense des conditions de vie de la majorité de la population. Mais elle est également l’occasion privilégiée de mettre en lumière les contradictions du système économique mondial et de remettre en question les politiques injustes qui en sont le résultat. Elle appelle à la proposition de nouvelles avenues pour une société plus juste, plus écologiste, plus égalitaire, plus solidaire et plus démocratique.”

Via leur action, voici les 3 objectifs qu’ils poursuivent:

  • Revendiquer un financement adéquat des services publics et des programmes sociaux dans une perspective de lutte contre la privatisation et la marchandisation du bien commun.
  • Revendiquer un meilleur accès aux services publics et aux programmes sociaux.
  • S’opposer aux hausses de tarifs de l’électricité résidentielle et des services publics, particulièrement les services de santé et les services sociaux, l’éducation, les services de garde et les transports collectifs.
  • Faire la promotion d’autres sources de revenus favorisant une meilleure redistribution de la richesse, notamment une fiscalité plus progressive qui prend d’abord et avant tout en considération la capacité de payer.

Et dans leurs propres mots: “Il est grand temps que l’économie profite à l’ensemble de la population et non à quelques élites!” alors on comprend que c’est le 99% qui souhaite que le 1% paie sa juste part.

On pourrait s’attendre à des “idées” irréalistes mais non, c’est tout le contraire.

La Coalition offre des idées-solutions vraiment géniales qui pourraient s’inscrire dans les “actions à poser dès le premier jour au pouvoir”, par n’importe quel parti tellement elles sont censées.

Alors, pourquoi leurs bonnes idées ne sont-elles pas reprises? Difficile à dire mais on se doute que de puissants lobbys d’intérêts privés s’y opposent (notamment pour l’idée d’abolir les PPP qui profitent quasi-unilatéralement aux sociétés privées… et plus souvent qu’autrement, étrangères) et des élus qui caressent des ambitions personnelles et qui, conséquemment, ne veulent pas froisser un éventuel employeur.

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Pour ceux qui veulent prendre connaissance des idées, voici 3 documents .pdf qui les présentent:

  1. Faire autrement;
  2. Médicaments via un régime public; et
  3. Augmenter le nombre de paliers d’imposition.

Il faut savoir qu’il y a encore des milliers d’idées pour faire travailler notre gouvernement dans le sens des intérêts des Québécois et non dans le sens des intérêts des lobbys privés, comme c’est encore trop souvent le cas, au Québec.

Ces idées, fautes d’être reprises directement, devraient faire partie de réflexions ayant lieu pour moderniser le Québec et ainsi permettre de dégager d’importantes économies, pour les citoyens.

Si ça vous allume d’imaginer un Québec où les citoyens économisent et que les ultra-ultra-riches paient leur juste part d’impôt (ils ne sont pas étranglés, ils paient simplement plus que… zéro) et bien, vous voici armé de bonnes idées pour livrer-combat au système actuel qui travaille… pour les très-très riches (dont vous ne faites PAS partie).

Au Québec, on aime vraiment nos riches et à moins d’une preuve du contraire, ils nous aiment aussi mais il est temps de faire le ménage dans l’orgie d’échappatoires et de règles opaques qui les favorisent, sur notre dos.

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