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Des logements trop petits pour les jeunes familles

Avez-vous magasiné les logements locatifs, récemment, à Montréal?

Si oui, vous savez déjà que les logements les plus abordables sont trop petits pour y emménager avec une famille de deux adultes avec un ou pire, deux enfants.

La plupart des logements proposent une pièce principale faisant office de cuisine, de mini-salle-à-manger ajoutée à l’entrée et l’aire commune (le salon). De l’autre côté du mur, au milieu de l’appartement, il y a généralement une chambre des maîtres, une salle de bains et parfois, une petite chambre où, dans plusieurs cas, on installe la progéniture.

Clairement, en termes de taille d’appartement, c’est le strict minimum, pour une jeune famille.

Ce qui est triste, c’est que les beaux logements qui seraient assez grands pour accommoder une jeune famille sont carrément hors de prix. On parle maintenant de 1,500$ et plus pour un logement où il fait bon vivre et où les enfants on assez de place pour bouger sans se foncer les uns dans les autres.

Dans les faits, Montréal, en tant que ville, a tourné le dos aux jeunes familles. Le message implicite va dans le sens du désengagement envers les jeunes familles qui, rappelons-le, sont essentielles pour assurer la continuité sociétale, dans la métropole.

Le fait que les appartements soient trop petits, à Montréal, n’est qu’un pan du problème:

  • les prix des loyers sont hors de contrôle et grossièrement surévalués (par leurs propriétaires et « le marché »);
  • plusieurs loyers sont en mauvais état (portes, fenêtres, plomberie, électricité, entretien général) et malgré ces problèmes majeurs, les prix de ces loyers continue d’augmenter;
  • les moisissures causent d’énormes problèmes de santé aux locataires montréalais et les propriétaires multiplient les parades verbales pour nier le tout… et augmenter sans cesse leurs loyers;
  • la sécurité des loyers laisse sérieusement à désirer (accès non-sécurisés, protection déficiente contre les incendies et surveillances quasi-inexistante);
  • d’immenses problèmes liés au bruit provenant des autres loyers ou de l’extérieur (autobus, camions et autres).

Les promoteurs ont beau construire de nouveaux logements, ils sont grossièrement mésadaptés pour les jeunes familles et même pour des personnes seules, c’est insultant à quel point ils sont physiquement petits et dispendieux, voire ruineux.

Pour la majorité des gens qui sont coincés dans des loyers miteux et inconfortables, il ne fait plus bon vivre à Montréal. Les propriétaires abusent allègrement de leur position avantageuse en haussant les loyers à peu près comme ils le veulent et comme à l’habitude, ce sont les plus pauvres qui doivent s’appauvrir encore plus pour satisfaire aux exigences monétaires absurdes des propriétaires.

Ne comptez pas sur le Maire Gérald Tremblay pour hausser le ton contre les propriétaires malveillants qui font peser le poids de leur incompétence, en tant que gestionnaires d’immeubles locatifs, sur le dos de leurs locataires. La mairie de Montréal a laissé tomber ses jeunes familles. C’est lamentable de voir le Maire Tremblay parler en bien de Montréal alors que dans les faits, aucun citoyen « en maison » ne voudrait troquer sa situation immobilière avec celle d’un locataire, tellement c’est un « downgrade », à tous les niveaux.

Fort heureusement, il existe une minorité de jeunes familles qui peuvent échapper à la misère des loyers grâce à un super-bel emploi, à un héritage providentiel ou encore, à de l’aide familiale. Bravo à ces jeunes familles qui peuvent s’enrichir tout en évitant de se faire vampiriser par des locateurs sans scrupules qui se foutent complètement de maintenir de petites familles, financièrement fragiles, dans la misère et la pauvreté.

Si les logements étaient réellement spacieux, authentiquement confortables et éminemment sécuritaires, ce serait moins pénible d’y vivre et plus facile d’y élever des enfants. Hélas, à Montréal, les loyers font pitié et pourtant, les jeunes familles s’y logent… parce qu’ils n’ont à peu près pas d’autres choix. Et ce manque d’espace mène à des dépressions, de l’anxiété et des problèmes familiaux graves, comme les divorces.

Mettez des rats dans de petites boîtes et voyez comment leur santé mentale se détériore vite. C’est la même chose avec les humains et personne ne semble s’en préoccuper!

Les Montréalais méritent mieux que les petits loyers hors-de-prix qui leurs sont présentement offerts. Et pour les jeunes familles, les besoins en matière de logements véritablement viables sont tellement criants qu’on peut comprendre les gens qui décident de quitter la métropole, pour de bons, afin d’élever leur famille.

Vivre à Montréal? Survivre, peut-être —pendant un certain temps— mais après, dès qu’il faut fonder une famille, il faut généralement fuir cette métropole inhumaine et froide. Qu’importe ce qu’en pense le Maire Tremblay, les jeunes familles ne sont PAS les bienvenues, à Montréal.

 

L’importance d’une voiture… même en ville!

Est-ce que vous pourriez vous passer de votre voiture?

Selon Transports Canada (TC), c’est environ un tiers des ménages montréalais qui ne sont pas motorisés alors pour eux, c’est apparemment possible de vivre sans voiture — il va de soi que la majorité de ces ménages sont constitués d’individus qui peuvent compter, en cas de besoin, sur des parents ou amis qui, eux, ont un véhicule mais ça, le gouvernement n’en parle pas.

Enfin bref, un mouvement mondial appelé « En ville sans ma voiture » (débuté en France, en 1998) est repris par l’Agence métropolitaine de transports (AMT) du 20 au 24 septembre, 2010, afin de sensibiliser les montréalais aux problématiques liées à l’automobile.

Bien qu’une certaine sensibilisation ait sa place, cet évènement —payé à même les fonds publics— ne donne préséance qu’aux arguments contre la motorisation des citoyens alors pour rétablir, un tant soit peu, l’ordre actuel des choses, voici quelques éléments dont il faut tenir compte lorsqu’on tente de faire le procès des automobiles et par extension, de ceux qui les utilisent.

  1. L’automobile est utile pour une infinité de besoins.
    • Avoir une automobile, c’est la liberté de choisir son trajet sans avoir à se soucier des parcours, choisis à l’avance sans notre assentiment par des personnes qui, au fond, ne nous connaissent pas.
    • Qu’importe la complexité du parcours, l’automobile assure une mobilité si optimale que même la majorité des administrateurs et dirigeants de l’AMT en utilisent une, à chaque jour (si l’on se fie à leurs stationnements qui débordent).
  2. L’automobile nous permet de nous déplacer lorsqu’on le désire.
    • Contrairement aux transports en commun qui ne sont offerts qu’à des intervalles fixes, choisis à l’avance par des tiers, l’automobile permet à ses usagers de se déplacer lorsque ça s’avère nécessaire.
    • Avec une automobile, il n’y a pas de pertes de temps aux « arrêts d’autobus » ou dans des stations de métro.
    • Notons que les seuls moments où les transports par autobus sont plus rapides que ceux en automobile, c’est lorsque les automobilistes sont FORCÉS de tolérer des « voies réservées » pour les autobus, ce qui a pour double effet de ralentir la circulation automobile et de donner la fausse impression que l’autobus est plus « efficace ».
  3. L’automobile est plus abordable que l’usage des transports en commun.
    • Certaines personnes croient encore que prendre l’autobus coûte moins cher que d’avoir une automobile mais c’est faux si l’on prend en compte TOUS les coûts, incluant les délais de déplacements incroyablement longs [surtout pour les banlieusards] liés au transport collectif.
    • Avec l’automobile, toute la famille peut partir de la maison, le matin, déposer les deux enfants à l’école puis filer au bureau de l’un puis de l’autre parent. En journée, l’automobile peut servir à faire des commissions et le soir, nul besoin de repayer, comme dans le cas du transport en commun, pour ramener tout le monde à la maison. Le soir, c’est également possible de se servir de l’automobile pour bien d’autres activités — il existe des passes mensuelles d’autobus mais tout compte fait, c’est l’automobile qui offre la meilleure « proposition de valeur », pour la vaste majorité des gens.
  4. L’automobile pollue… ok, le transport en commun aussi!
    • Personne n’est contre la vertu et en ce sens, une majorité de Québécois rêve au jour où nos automobiles utiliseront mieux les énergies non-renouvelables et tant qu’à faire, feront un usage plus créatif des énergies renouvelables et durables.
    • En ce sens, les automobilistes savent que leur véhicule engendre de la pollution mais les usagers du transport collectif doivent aussi prendre conscience que leurs transports, à eux aussi, engendrent beaucoup de pollution et de bruit (surtout à l’intérieur des autobus où c’est carrément la destruction du système auditif).
    • Un usager du transport en commun pourra utiliser son vélo pour se déplacer sans polluer ou faire de bruit mais ça, les automobilistes aussi peuvent le faire… et ils le font, en grand nombre!
    • Le problème, ce n’est pas l’automobile, comme tel. C’est plutôt la pollution qu’elle engendre parce que des « droits d’auteur » emprisonnent d’excellentes idées pour l’usage d’énergies alternatives. Pour le bruit, ça découle du même problème, à la source. On n’a qu’à regarder à quel point nous avons été floués, au Québec, avec le moteur-roue pour comprendre à quel point les gens qui profitent de l’actuel modèle de consommation « à la pompe » sont corrompus et malveillants, envers notre société qui se dit moderne.
    • La pollution est un faux débat, dans un sens, parce que l’essentiel du problème vient de notre désintéressement de l’appareil gouvernemental qui nous permettrait, si on le voulait, de forcer les fabricants de véhicules à les faire fonctionner avec des énergies propres et silencieuses — en passant, avez-vous déjà vu une seule voiturette de golf « au gaz », vous? Moi, jamais. Il suffit d’exiger que les choses changent et si nous sommes assez convaincants, elles changeront. Pour l’instant, c’est le règne du « statu quo » ou personne n’ose bouger de peur de déplaire à des transnationales étrangères.
  5. C’est tellement plus agréable de se déplacer en automobile.
    • Il y a des moments où ça peut être agréable d’emprunter les transports en commun mais rien ne remplace le plaisir de se déplacer, en automobile.
    • L’être humain aime découvrir le monde à l’extérieur des parcours déterminés à l’avance et pour ce faire, l’automobile s’impose comme véhicule de choix (sans jeu de mots).
    • Pour les magasins, les automobiles sont les bienvenues parce qu’elles permettent d’augmenter considérable le volume d’affaires — en clair, les automobiles contribuent à faire « rouler » notre économie. C’est vrai aussi pour les transports en commun mais dans une moindre mesure.

En fait, il y aurait tellement de choses à dire EN FAVEUR des automobiles que ce billet ne sera pas assez long pour tout accommoder mais il est tout aussi vrai que l’état actuel des technologies utilisées dans nos véhicules doit évoluer pour refléter les préoccupations des gens, incluant les automobilistes eux-mêmes, en regard de la pollution et du bruit.

Il importe aussi de noter que le transport en commun tire l’essentiel de son financement des poches des automobilistes qui, par leur contribution, font diminuer le coût « perçu » des transports collectifs par un facteur de 3 ou 4. Actuellement, les billets unitaires de l’AMT coûtent entre 4$ et 5,50$, selon la zone desservie. Ouch!

Idéalement, il faudrait optimiser l’actuelle cohabitation des modes de transports privés et collectifs.

Pour ce faire, nous pourrions penser à un modèle où la simple présentation d’un permis de conduire valable, du Québec, donne un accès sans frais aux transports en commun (quitte à augmenter le coût du permis de conduire de quelques dizaines de dollars, par année).

Aussi, il faudrait penser à un modèle où les autobus des banlieues sont plus petits et pour lesquels le parcours peut être mieux adapté à la réalité de chaque quartier (aller dans les rues où les usagers se trouvent, par exemple).

Pour bien servir les citoyens, il faudrait aménager des parcs de véhicules électriques pour les très courtes distances… soit avec des voiturettes de golf ou des Segway.

Il n’y a pas que le vélo qui puisse contribuer à améliorer notre qualité de vie. Il n’y a pas non-plus que les transports en commun. Il nous faut penser aux automobiles en tant que solution et non pas en tant que problème.

En changeant notre perspective concernant l’automobile, nous nous donnons la latitude morale pour améliorer quelque chose qui fonctionne déjà bien et qui, avec un peu d’imagination, pourrait fonctionner encore mieux.

Sous prétexte de vouloir « vivre en ville sans sa voiture », il ne faudrait pas perdre de vue l’apport incroyable de l’automobile, dans nos vies, directement ou indirectement.

Tags: voiture, automobile, automobilistes, montréal, québec, amt, transports canada, vivre en ville, sans ma voiture, 2010, 20 au 24 septembre 2010, activités, sensibilisation, lobby, intérêts privés

Vivre à Montréal coûte de plus en plus cher

Il n’y a pas que les groupes de défense des droits des personnes pauvres qui notent que la vie à Montréal coûte cher, voilà qu’une étude intitulée « Prix et salaires 2010 » de la banque suisse UBS confirme le tout.

Cette étude vise à comparer le pouvoir d’achat dans le monde [notamment dans les grandes villes] et pour ce faire, évalue les éléments suivants:

  • Comparaison des prix
    • Oslo, Londres et Copenhague étant les plus chères
  • Comparaison des salaires
    • Les salaires sont les plus élevés en Suisse, au Danemark et en Norvège
  • Pouvoir d’achat intérieur
    • Zurich, Sydney et Miami affichent le pouvoir d’achat le plus élevé

En ce qui concerne la comparaison des prix, les analystes d’UBS ont défini un indice de prix en euros à partir d’un panier de 122 biens et services [il s'agit d'une actualisation de l'étude de 2009].

Notons que ce panier n’inclut pas le coût du logement.

Les analystes indiquent que ce serait l’inflation plus élevée qui aurait propulsé les villes de Johannesbourg, Jakarta, Montréal et Toronto plus haut, dans le classement. En fait, la métropole québécoise est passée de la 32e place [en 2009] à la 9e place, en 2010.

Ainsi, Montréal devient —de facto— l’une des 10 villes du monde où les prix sont les plus élevés.

Ouch!

Pour ceux qui gagnent beaucoup d’argent, c’est génial car ils pourront se vautrer plus facilement dans le luxe mais pour la majorité des gens, c’est une mauvaise nouvelle car le jeu de l’inflation pourrait sérieusement éroder leur patrimoine financier et même, dans plusieurs cas, exacerber leurs problèmes d’endettement.

Voici donc le classement, pour 2010 [ayant trait au "Niveau des prix"], avec l’indice « sans loyer », pour chaque ville:

  1. Oslo, 105,6
  2. Zurich, 100
  3. Genève, 98,5
  4. Tokyo, 92,7
  5. Copenhague, 90,8
  6. New York, 87,7
  7. Stockholm, 85,1
  8. Toronto, 83,5
  9. Montréal, 80,7
  10. Londres, 80,1
  11. Singapour, 79
  12. Sydney, 78,8
  13. Helsinki, 78,8
  14. Paris, 78,1
  15. Vienne, 78,1
  16. Dubai, 77,1
  17. Los Angeles, 76,9
  18. Munich, 76,5
  19. Luxembourg, 76,2
  20. Istambul, 76,1
  21. Francfort, 75,3
  22. São Paolo, 74,4
  23. Dublin, 74,3
  24. Rome, 72,8
  25. Tel-Aviv, 72,4
  26. Auckland, 72
  27. Chicago, 71,7
  28. Lyon, 71,3
  29. Bruxelles, 71,2
  30. Barcelone, 70,4
  31. Rio De Janeiro, 70
  32. Hong-Kong, 69,9
  33. Miami, 68,4
  34. Madrid, 68,3
  35. Amsterdam, 68,2
  36. Berlin, 67,2
  37. Milan, 66,3
  38. Séoul, 66
  39. Athènes, 63
  40. Nicosie, 61,8
  41. Lisbonne, 61,4
  42. Bangkok, 59
  43. Taipei, 58,4
  44. Moscou, 57,6
  45. Johannesburg, 57,5
  46. Doha, 56,3
  47. Shanghai, 56
  48. Jakarta, 55,5
  49. Caracas, 54,8
  50. Ljubljana, 54,5
  51. Bogota, 53,8
  52. Varsovie, 53,5
  53. Manama, 52,1
  54. Budapest, 51,7
  55. Prague, 50,4
  56. Pékin, 50,2
  57. Riga, 49,9
  58. Kiev, 49,7
  59. Bratislava, 49,2
  60. Lima49,1
  61. Tallinn, 48,2
  62. Santiago, 48
  63. Vilnius, 46,5
  64. Mexico, 46,5
  65. Buenos-Aires, 45,1
  66. Sofia, 44,4
  67. Caire, 43,9
  68. Nairobi, 43,5
  69. Kuala Lumpur, 42,8
  70. Delhi, 40
  71. Bucarest, 39,8
  72. Manille, 36,5
  73. Mumbai, 32,8

Notons que si l’on tient compte des loyers, les villes de New York, Oslo, Genève, Zurich et Tokyo arrivent en tête du classement et bien que ça ne fasse presqu’aucune différence pour Montréal, ça augmente l’indice de Toronto de 83,5 à 85,3 ce qui prouve que ce sont les loyers qui contribuent, globalement, à « sauver » les Montréalais qui seraient, advenant des loyers aussi élevés qu’à Toronto, pris avec des dépenses bien plus élevées.

Et pourtant, quiconque habite à Montréal sait que les loyers ne sont pas exactement « ultra-abordables », à moins d’être admis dans une habitation à loyer modique (HLM) subventionnée par l’État!

Notons, au passage, que la valeur du dollar canadien a augmenté de 27% depuis le dernier classement d’UBS, en 2009 ce qui a pour effet d’exacerber la tendance inflationniste.

Alors voilà, si quelqu’un tente de vous convaincre que la vie à Montréal est plus abordable qu’ailleurs, vous saurez exactement quoi lui répondre!

Tags: montréal, coût de la vie, hausse des prix, biens, services, produits, ubs, prix, salaires, 2010, prix et salaires, banque suisse, évaluation, vivre à montréal, québec

L’offre ridicule de Bell Fibe

Aimez-vous ça, vous faire niaiser?

Vous faire niaiser par Bell, ça vous intéresse?

Et bien, grâce au nouveau service d’accès à l’internet Fibe, vous allez être servis!

Depuis quelques semaines, des publicités nous apprennent que Bell offre maintenant un service d’accès à haute vitesse pour les internautes qui ont remarqué que « les autres » forfaits de Sympatico ne valaient pas le prix qu’ils coûtent.

Pour « seulement » (prix pour l’Ontario, les prix du Québec sont plus bas)

  • 57,95$ (forfait Bell avec télé); ou
  • 62,95$ (forfait Bell sans télé); ou
  • 67,95$ (sans forfait).

…ou encore, pendant la première année (pour appâter les nouveaux clients):

  • 52,95$ (forfait Bell avec télé); ou
  • 52,95$ (forfait Bell sans télé); ou
  • 57,95$ (sans forfait).

…vous aurez l’immense « privilège » de surfer en ligne à une vitesse pouvant aller jusqu’à…

  • 7 Mbit/s en téléversement (« upload »); et
  • 25 Mbit/s en téléchargement (« download »).

…ce qui est mieux que leurs forfaits Sympatico haute-vitesse « de base » qui frustrent à peu près tout le monde.

Mais alors que les chiffres semblent prometteurs, il faut prendre le temps de lire les sections du genre « certaines conditions s’appliquent » dans le site de Bell pour voir à quel point c’est —encore— le marketing qui s’emballe pour rien, avec Fibe (qui est censé nous faire penser à « fibre » comme dans « fibre optique »).

Déjà que Bell ne sait plus à quel bureau de lobbyiste se vouer pour essayer de vous faire avaler la légitimité de son étranglement sélectif des connexions (ou « throttling« , en anglais), voilà que son nouveau service Fibe va vous vider les poches à chaque occasion, à savoir:

Conditions de Bell, à propos du service Fibe (court extrait):

Offert aux clients résidentiels de l’Ontario [le Québec, c'est plus bas], là où la technologie le permet. Frais uniques d’activation (29,95 $) en sus, sauf pour les clients Bell Télé. Des frais de 25 $ s’appliquent si vous passez à un service à vitesse inférieure. Location du modem (6,95 $/mois) en sus. Des frais de service supplémentaires (100 $ plus taxes) s’appliquent en cas de résiliation anticipée. Préavis de 30 jours requis afin d’annuler le service. Modifiable sans préavis et ne peut être combinée avec aucune autre offre. Taxes en sus. D’autres conditions s’appliquent y compris des exigences techniques minimales.

Wow — du grand Bell… ou « Bill », devrait-on dire!

Comme si Bell n’avait pas encore perdu assez de crédibilité aux yeux du public québécois, ils remettent le « gravy train » avec leur dernier né: Fibe. Si vous avez le malheur de ne pas vous conformer à leurs quatre caprices, ils vont vous torpiller avec leurs frais jusqu’à ce que vous décidiez de les aimer, même s’ils agissent comme des ânes.

Vous voulez d’autres extraits savoureux de leurs « conditions » pour utiliser Fibe?

D’accord, voici la suite…

  1. La vitesse sur Internet peut varier selon votre configuration technique, l’achalandage sur Internet, le serveur, la gestion du réseau applicable et d’autres facteurs; voir bell.ca/internet.
  2. Équipement additionnel requis, y compris des câbles et adaptateurs.
  3. Également offert aux clients où le service Bell Télé n’est pas disponible.

Réservé aux nouveaux clients et aux clients Internet de base qui s’abonnent au Forfait avec Bell Internet Fibe 25 dans le cadre d’un contrat d’un an et au moins un autre service sélectionné; voir bell.ca/forfait. Tarif mensuel 67,95 $ (modifiable sans préavis), moins un crédit de 10 $ pour les mois 1 à 12 (et par la suite pour les clients Bell Télé), et le rabais du Forfait de 5 $. Bell peut mettre fin au rabais du Forfait de Bell avec un préavis de 30 jours. Capacité d’utilisation 75 Go/mois; 1,00 $/Go additionnel, arrondi au prochain Go.

Avec des termes comme « modifiable sans préavis », on sait qu’on a affaire à une grosse compagnie qui se fout joyeusement de ses clients mais c’est dans des détails comme « 1$ par Go… arrondi au prochain Go » qu’on comprend que Bell a très hâte de vider les poches de ses clients, sans compter que ceux-ci n’ont aucun moyen véritablement fiable pour monitorer (via une autorité indépendante) leur RÉELLE utilisation de bande passante.

Enfin bref, Bell Fibe s’enligne pour devenir un immense guêt-apens à « clients » qui pensent accéder à une connexion plus rapide alors qu’en fait, ils se mettent le pied dans un engrenage infernal de facturation sans fin (ou « sans limites »).

Pour faire image, en assumant que Bell livre —pour vrai— de meilleures vitesses avec son service Fibe, il y a tellement de limitations au chapitre des taux de transferts que c’est comme offrir une immense cuillère pour manger un tout petit morceau de gâteau!

Mais là, vous êtes en train de vous demander pourquoi chialer lorsque le fournisseur d’accès offre un « généreux » 75 Go de transferts avec un tout petit frais de 1$ par Go supplémentaire, pas vrai? Et bien, c’est parce que cette belle offre ne s’adresse qu’aux ONTARIENS!

Les Québécois, eux, devront payer le GROS PRIX, à savoir:

Capacité d’utilisation 20 Go/mois; 2.50 $/Go additionnel, arrondi au prochain Go.

Ayoye!

Mais dans son infinie générosité (ironie, au cube), Bell a « ajusté » ses prix « en conséquence »…

  • 59,95$ (dans un forfait); ou
  • 64,95$ (régulier).

…et pour les douze (12) premiers mois…

  • 49,95$ (dans un forfait); ou
  • 54,95$ (régulier).

…quelle grandeur d’âme, pas vrai?

Non, mais… c’est quoi le problème, au Québec?

Ah! Oui, c’est vrai — il n’y a pas suffisamment de concurrence parce que le CRTC couche dans le même lit que Bell en leur accordant presque tous les « nanannes » qu’ils « réclâment »!

En Ontario, ils ont Rogers qui offre BEAUCOUP plus de giga-octets de transfert que Vidéotron (une autre compagnie de services dispendieux et très ordinaires) alors Bell, profitant de l’absence de concurrence « domestique » en profite pour prendre les internautes d’ici en otage dans sa coûteuse matrice de services.

C’est TRÈS insultant pour la clientèle québécoise de Bell et si les gens attendaient une raison pour fermer la porte au nez de ce dinosaure arrogant des télécoms, voilà un (autre) excellent prétexte.

Sérieusement, ça donne des hauts-le-cœur de voir Bell se comporter en bandit de grands chemins, de la sorte.

S’abonner à Fibe, c’est soit…

  • être archi-riche au point où les surcharges n’affectent pas votre utilisation;
  • être méconnaissant de leurs sales petites « conditions » qui viendront casser votre « party », dès la première facture; ou
  • être heureux de se faire facturer un maximum de fric pour un niveau de service totalement aléatoire!

En effet, Bell confirme que la vitesse peut varier pour une variété de raisons mais omet, évidemment, de mentionner qu’ils analysent tout ce que vous transférez et s’amusent à couper volontairement les vitesses de toutes sortes de contenus légitimes qui pourraient vous intéresser — Bell ne dévoile d’ailleurs pas l’étendue de tout ce qu’il bloque (en tout ou en partie) avec son « throttling » sélectif.

C’est rendu pathétique de voir que le « gros service super hot » d’accès internet, au Québec, n’est rien d’autre qu’une grosse insulte à la face de TOUS les Québécois qui se font traiter comme des consommateurs de seconde zone.

Sérieusement, si vous trouvez ça « cool » que les Ontariens en aient plus tout en payant moins cher, vous MÉRITEZ de devenir un client du service Fibe qui ne fera RIEN pour rendre l’internet plus accessible, de notre côté de la frontière.

Bell-Ontario —la gang qui dirigent Bell depuis Toronto— doivent être pliés en deux de voir les épais de Québécois qui s’abonnent quand même au service québécois, sachant que c’est proportionnellement bien moins avantageux qu’en Ontario.

C’est là qu’on voit que Bell n’a plus rien de Québécois… sauf la grosse tour à bureau au coin de la Gauchetière et University, à Montréal.

Il serait temps de nationaliser l’accès à l’internet —comme on l’a fait avec l’électricité, via Hydro-Québec— tellement c’est rendu cher d’accéder à l’internet mais ça, c’est probablement trop compliqué pour notre classe politique actuelle!

Abonnez-vous à Fibe si vous le voulez mais ne venez pas ensuite pleurer en disant que vous pensiez que c’était meilleur que la proverbiale bouette indigeste des services poches, lents et dispendieux de Sympatico « basse-vitesse » — vous êtes avertis: Fibe, c’est un piège (savamment présenté) pour les clients qui ne s’y connaissent pas!

Tags: fibe, bell fibe, sympatico, service internet, accès internet, web, accès web, fibe web, limitations, conditions, giga-octets, go, facturation, tarifs, prix de fibe, choisir fibe, accès limité, québec, ontario, canada

Où s’en va Jean-Marie de Koninck?

Depuis son élection en 2008, il semble que la ministre des Transports du Québec, Julie Boulet, soit incapable de se prononcer sur un seul sujet ayant trait à la « sécurité routière » sans que Jean-Marie de Koninck n’ait d’abord émis son « opinion ».

Nul besoin de préciser que JMDK n’a jamais été élu par le peuple et que le moins qu’on puisse dire à son sujet, c’est qu’il est très loin de faire l’unanimité.

Né en 1949 (donc âgé de 60 ans), il a initié et présidé l’Opération Nez rouge, dès 1984. Il a connu ses heures de gloire en supervisant des armées de bénévoles qui ont raccompagné des fêtards saouls, après leurs « partys » — grand bien lui en fasse. Ces dernières années, cependant, il a unilatéralement béni tous les plans d’oppression réglementaire du gouvernement Charest, via son poste de président à la Table québécoise de la sécurité routière, situé quelques étages sous le bureau de la ministre Boulet, au Complexe G.

En faisant la promotion active des radars-photo, pour une période d’essai de deux (2) ans mais vers une implantation « mur-à-mur » par la suite, un vaste segment de la population a pu voir un côté profondément anti-humaniste de JMDK qui correspond bien à l’ensemble de ses positions passablement extrémistes, toujours en accord avec le gouvernement Charest qui fait son possible pour surveiller, ralentir et taxer les automobilistes.

Personne n’a entendu le « bon professeur de mathématiques » de l’université Laval se rebeller contre le retour des postes de péages, électroniques cette fois, qui seront implantés pour un minimum de 35 ans sur deux (2) autoroutes importantes de Montréal, soit la A-25 et la A-30 et ce, au profit UNILATÉRAL de deux (2) transnationales ÉTRANGÈRES (Acciona et Macquarie Group) — sur ça, M. de Koninck n’a rien à « ajouter »!

Pour l’histoire de la vitesse sur certains segments d’autoroutes, une simple campagne de sensibilisation aurait suffit. Couplée à des aménagements routiers cohérents et respectueux des gens qui doivent se rendre au boulot à l’heure, ça aurait fonctionné comme un charme. Mais pour M. de Koninck, il n’y a plus que la surveillance policière continue, l’augmentation des peines et la répression à outrance qui soit « acceptable » — et ça, pour un grand nombre de citoyens, c’est inacceptable.

Si JMDK ne sait pas trop quoi faire de ses 60 ans, il serait un candidat de choix pour la prochaine rencontre du week-end chez les Desmarais, à Sagard, avec son complice Jean Charest et les autres élitistes du nouvel ordre mondial.

Après tout, l’agenda du nouvel ordre mondial —qui nous livre une guerre politique, sociale et économique sans merci— vise à nous éloigner des mécanismes démocratiques actuels pour nous livrer à un gouvernement « mondialisé » où l’intendance des banalités demeure locale mais où les décisions importantes sont prises de manière « centrale » par des individus que nous n’avons pas élu et qui ne nous sont pas redevables (comme les Nations unies, la Banque mondiale, le FMI et l’OMS).

M. de Koninck serait « un naturel » dans cette cabale d’individus égoïstes et froids qui caressent des plans visant à réduire la population, sur Terre. Les membres de Bilderberg, par exemple, sont généralement des anti-humanistes avoués. Comme Jean-Marie de Koninck, ils aiment tout ce qui maintient les humains dans des prisons plus ou moins visibles. Certaines prisons ayant des barreaux, d’autres des caméras de surveillance et d’autres, de lourdes dettes perpétuellement « entretenues » pour maintenir une forme pernicieuse d’esclavage économique, dont profite l’élite.

Il est par ailleurs possible que JMDK soit « un grand amoureux de la race humaine » mais si c’est le cas, il va falloir qu’il nous explique pourquoi il est obsédé par le contrôle d’État sur tous les aspects de notre vie, dès qu’on embarque dans un véhicule. Les routes nous appartiennent à nous… pas à lui!

En rapport avec la plus récente poussée de contrôle d’État contre l’alcool au volant, au seuil de 0,05 pour les plus de 21 ans et à zéro pour les 21 ans et moins, JMDK a déclaré qu’il n’est pas dans la vie « pour gagner des concours de popularité » et au moins, force est d’admettre qu’il est en partie conscient de l’effet que ses positions extrémistes peuvent avoir sur une large part des citoyens québécois qui sont OBLIGÉS d’entendre parler de ses états d’âme, dès qu’il est question de « sécurité routière ».

Il ne faudra pas s’attendre à ce que M. de Koninck fasse appel à l’intelligence de ses concitoyens pour régler différentes problématiques liées aux transports puisqu’à force de traiter les « contrevenants » d’imbéciles, il s’est peinturé dans un coin, pour ainsi dire. Sa seule sortie logique, après avoir tant décrié l’inintelligence des « autres » est de les assommer avec une panoplie de règles plus ou moins tyranniques mais toujours anti-humanistes.

C’est dommage pour cet homme qui semblait vouloir tout régler, en société, avec sa « logique mathématique ».

Il vieillit mal et sa rhétorique inlassablement pro-contrôle d’État va le confirmer, dans l’histoire, comme le proverbial chien de poche de la ministre Boulet qui a été utilisé à chaque fois que celle-ci voulait éviter de confronter les citoyens avec ses sales propositions qui respectent, à la lettre, les « directives » des organisations œuvrant pour l’élite du nouvel ordre mondial.

Grâce à M. de Koninck, nos enfants grandiront dans une société où il sera « normal » qu’ils soient considérés comme des criminels même s’ils n’ont commis aucun crime, avec des peines complètement démesurées s’ils commettent le moindre impair.

Ce n’est pas facile de savoir où s’en va Jean-Marie de Koninck mais l’avenir nous dira s’il a été un « bon conseil » ou si, comme ça semble être le cas, il n’était qu’un traitre qui a justifié, avec des arguments vaseux, l’établissement de mécanismes de contrôle du nouvel ordre mondial, au Québec.

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