Oh! Noël…

Ho! Ho! Ho! Joyeux Noël, tout le monde!

En ce 24 décembre, Montréal a l’air d’une ville désertée par son million de citoyens qui ont de la famille à visiter et des moments magiques à vivre.

Cette année encore, Noël se fête de mille façons différentes. Parfois seul, souvent en groupe, cette fête religieuse devenue commerciale signifie quelque chose pour tout le monde.

Il y a ceux qui aiment Noël au point d’en devenir physiquement fébriles. Ces personnes ne reculent devant rien pour garnir le plus beau sapin du quartier et pour accueillir la famille avec les plus délicieux petits amuse-geules. Ce sont les fans de Noël. S’ils pouvaient être des lutins pour 24 heures, on les perdrait!

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C’est génial qu’il y ait tant de gens qui aient gardé leur cœur d’enfant, en regard de Noël. C’est un peu grâce à eux que la fête remporte du succès alors n’oubliez pas de les féliciter pour leurs beaux efforts, si vous espérez un autre Noël aussi beau, l’an prochain. Un remerciement sincère, ça peut faire beaucoup pour encourager quelqu’un, incluant lorsqu’il s’agit de cultiver la magie de Noël.

Ensuite, après ceux qui flippent sur Noël, il y a ceux qui sont plutôt indifférents. Ni pour, ni contre. Juste heureux d’avoir un congé d’une journée (le 25, pour à peu près tout le monde).

Capables de suivre la meute chez un mononcle ou une matante pour fêter Noël, ces participants malgré eux auraient probablement préféré être ailleurs pour savourer leur bref moment de congé mais bon, ils se laissent embarquer dans l’aventure de Noël pour faire plaisir plutôt que de SE faire plaisir!

Pas grave, ils trouvent leur “fun” dans la fête en savourant un bon repas, en ayant une conversation qui sort de l’ordinaire avec des gens qu’ils voient rarement ou encore, c’est la réception d’un cadeau qui tranche avec l’usuel. Et pour l’essentiel, c’est suffisant.

Bilan, pour eux, Noël c’est un peu… meh!

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Jusque là, on a fait que parler de ceux qui ne se posent pas vraiment de questions à propos de cette fête. Et pourtant, si l’on remonte à l’origine de la création de la fête de Noël ou pire, à ses inspirations païennes, avec des sacrifices barbares d’enfants pour satisfaire des divinités inventées et cruelles (oui, c’est vrai que Noël vient de… ça), tout le monde aurait des raisons de se questionner sur la nature et l’esprit de la fête qui a cours, à la fin de décembre, au moment du solstice d’hiver.

Mais… restons dans le “rythme effréné des fêtes” pour mieux apprécier la tolérance des gens envers le jusqu’au boutisme sans fin de la fête commerciale qu’est devenue Noël.

De la radio qui n’en finit plus de laisser Garou hurler son “amour pour Noël” ou le déluge de “spéciaux” d’avant-Noël (comme le cas du “vendredi noir”) et d’après-Noël (le fameux “boxing day”), plusieurs êtres humains normalement constitués font une authentique OVERDOSE de Noël.

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Ajoutez l’insidieuse pression sociale pour que tout soit “parfait”, à Noël —avec la charrette d’achats devant avoir lieu pour atteindre ce nirvana du consumérisme— couplé au cynisme naissant de messages vrais mais agaçants comme quoi la seule chose qui est nécessaire à Noël, c’est de l’amour… et vous avez la recette pour faire DÉCROCHER plein de gens de la fête Noël.

Il n’y a pas qu’une seule façon de détester Noël. Tout le monde qui est passé de ce côté de la proverbiale clôture a son histoire.

Pour certains, c’est le fait de devoir aller “dans la famille” pour faire comme si grand-papa n’allait pas de souler comme un trou et si Ginette n’allait pas commencer à se chicaner avec ses sœurs! Ceux qui détestent Noël pour ces réunions de familles (un peu imposées) passent un sale moment, à Noël. Et pourtant, ils gardent souvent le silence et font comme si leur sourire était né d’un belle relation avec la fête. Dans les faits, ils ont déterminé que ce beau sourire leur permettait de survivre plus facilement à l’épisode en ayant moins de choses à dire. Efficace mais hypocrite. Mais efficace!

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Pour d’autres, c’est cette sensation de “fake” qui agace, suprêmement. Les mensonges à propos du Pôle-Nord qui sont balancés au visage des enfants sans penser que plus tard, ils auront appris comment mentir et tromper. Les cadeaux qui se donnent un peu par obligation alors que pendant le reste de l’année, c’est le silence-radio à peu près complet. La fausse frénésie de Noël dans les magasins où tout et rien est “vendu” comme étant essentiel… pour Noël. Et que dire des excès qui sont pourtant encouragés avec des chansons qui disent “ça arrive rien qu’une fois par année” et qui finissent par créer des malaises, aussi bien physiques que psychologiques.

La liste pourrait être longue avec la Société des alcools du Québec (SAQ) et Loto-Québec qui en profitent pour encourager l’achat de “petits digestifs” ou de billets de “Célébration” à des gens qui, avouons-le, n’en ont généralement pas “besoin”.

Enfin bref, il y a du “tout faux” et ça peut contribuer à dénaturer cette fête en grosse séance d’attrape-nigaud. Rien de pire que de se faire encourager à mordre à un hameçon, festif, social ou commercial car on sait que ça ne finit jamais exactement bien pour le poisson!

Vous voyez le topo.

Donc, il y en a qui n’aiment pas Noël et comme la liste des raisons serait trop longue et complexe pour l’étayer ici, on va laisser ça à votre imagination!

Alors voilà, Noël.

Fête par excellence de notre société occidentale.

Qu’on aime ou pas, il reste quand même ce petit arrêt dans nos vies où l’on court souvent comme des “poules pas de têtes” pour se rappeler qu’au fond, notre bonheur vient de nous.

Qu’importe les fêtes, qu’importe la quantité d’achats portés sur Visa, c’est nous qui avons le pouvoir sur notre capacité à être heureux. Certes, ceux qui nous entourent peuvent faciliter notre accès au bonheur. Également important, notre environnement peut contribuer à notre bonheur mais à la fin du compte, c’est nous qui faisons notre bonheur et des petits moments d’arrêt comme Noël nous permettent, justement et si on le souhaite, de faire une introspection.

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Certains appellent ça “faire le point” sur notre journée ou notre vie mais en réalité, ce qu’on fait, à l’occasion de Noël et quand on trouve du temps pour respirer, c’est de se parler à soi-même pour décoder comment maximiser notre bonheur, notre force intérieure et notre capacité à se réaliser, pleinement.

Ouf! Gros agenda pour Noël! Où est passé le gros souper et ses délicieux desserts? S’il faut fêter et manger en même temps, ça va en mêler plusieurs et c’est justement ça, la magie du moment présent. C’est à chacun de décider de la bonne façon de profiter du court moment dédié à la fête de Noël.

Des choix et encore des choix, on dirait qu’à Noël on a encore plus de choix à faire qu’à l’habitude mais si le cœur vous en dit, utilisez ça à votre avantage en faisant le choix de VOUS CHOISIR et de vous écouter, au lieu de faire ce que la société ou les autres vous dictent.

Vous y trouverez une personne formidable: vous.

Oui, vous.

Et si vous êtes capables de vous trouver, vous trouverez bien plus facilement les autres puisqu’en faisant le choix de vous écouter, de vous aimer et de vous respecter, ce sera plus facile de faire de même avec ceux qui vous entourent. Et ils vous le rendront bien (à part des exceptions dont vous pourrez vous distancer).

Ça fait beaucoup à retenir pour Noël et en même temps, il faut garder à l’idée qu’au-delà de la fête religieuses ou commerciale qu’est aujourd’hui Noël, il y a cette brèche, ce congé qui apparaît comme une réelle opportunité de vous choisir et de passer un moment rempli d’amour, à votre façon.

Au fond, c’est peut-être un peu ça, aussi, la magie de Noël.

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