Facebook piétine la liberté d'expression

Dans le réseau social Facebook, utilisé quotidiennement par plus d’un milliard de personnes dont vous faites peut-être partie, il y a des “standards” qui portent le nom “Standards de la communauté”.

Ça semble noble.

Des “standards”. Qui s’opposerait à ça, à première vue?

Et “la communauté”. C’est quoi? Tous les membres? Ce n’est pas précisé. Intentionnellement flou, donc.

Ça donne le ton pour la suite.

On comprend d’entrée de jeu que pour tous les contenus entrant dans le vortex de données de Facebook, le média social utilise ses “standards” pour éditer selon ses préférences.

Au fond, ça n’a que très peu à voir avec “la communauté” et tout à voir avec la haute direction de Facebook qui n’hésite plus à imposer, par la force, sa vision du monde.

Exit les sujets qui “dérangent”

C’est devenu tellement dingue de “froisser les sensibilités” de membres de Facebook qui disent se sentir mal-à-l’aise ou offensés alors qu’au fond, c’est de la grosse comédie.

Des individus qui se définissent par leur propension à être offensé par tout ce qui ne cadre dans leur vision éminemment étroite d’une réalité en mouvement qu’ils campent volontairement dans la prison de leur relative ignorance.

Tolérer les intolérants revient à célébrer la mort de notre liberté d’expression.

Sur l’autel de leur intolérance crasse, sans cesse déclenchée et re-déclenchée par ce qu’ils dépeignent comme des contenus offensants, le droit à la libre expression de plus de 95% des gens disparaît.

Exit la liberté d’expression.

Comme s’il s’agissait de veaux d’or devant une foule qui se saoule de ses limitations intellectuelles et interpersonnelles, les “offensés” de Facebook jouent le jeu du réseau social qui leur permet de se réincarner sans fin en victimes des “propos offensants” d’autrui.

Et au passage, ils sont rassurés dans leur champ de connaissance étroit qu’ils ont eu raison de dénoncer (jouant le jeu machiavélique de Facebook) et qu’en conséquence, grâce à eux, le “contenu offensant” a été “supprimé”, “retiré” ou encore, fait l’objet d’une quelconque “évaluation” qui aboutira au même résultat que les deux premières actions.

C’est là une attaque vicieuse et mesquine contre les “diversité” des idées et des propos alors-même que la “diversité” (qui n’est que “le choix des décideurs”) à go-go est élevée au rang de religion de la bien-pensance.

Supprimer les vérités pour glorifier les fictions

On l’a vu avec l’avalanche des dénonciations des “fake news” menées par les “médias traditionnels” contre les médias indépendants, le narratif inventé par les puissants piétine les vérités exprimés.

C’est très grave ce qui se passe, en ce moment.

L’attaque contre notre liberté de penser est déjà bien entamée avec les puissantes salves contre nos libertés de nous exprimer.

Il n’y pas que Facebook qui attaque la diversité des idées et des opinions.

D’autres grands réseaux sociaux comme Twitter, Pinterest et Reddit mènent eux aussi la charge contre la liberté, trahissant du coup une grand majorité de leurs membres qui aujourd’hui doivent s’autocensurer pour conserver leur compte et tout le travail qu’il y ont investi.

Idem avec Google (en passant) et son moteur de recherche qui censure allègrement quiconque défend une vision du monde qui ne correspond pas à la leur.

Finie la présomption d’innocence ou la règle de droit.

Dans un réseau social comme Facebook, c’est avec des “standards” que tout se décide. Habituellement contre le meilleur intérêt de la vérité lorsque celle-ci heurte les préférences de la haute direction.

Dans le cas de Facebook, c’est plus de 10,000 personnes stressées et terrorisées (pour la plupart) de perdre leur emploi qui passent un nombre incalculable de contenus au crible pour éliminer ce qui “contrevient” à la longue liste des “standards”.

Et ça n’aide en rien que ces “standards” soient flous!

Le “flou” qui joue invariablement en faveur des censeurs, à tous les niveaux, chez Facebook.

Alors ces employés de Facebook font ce qu’ils doivent faire pour conserver leur emploi et survivre. Ils censurent dans le sens qui plaît à leur patron.

Si un employé fait un choix en fonction de ses propres valeurs personnelles et qu’il maintient un contenu qui est plus tard “marqué au rouge” par un autre employé plus épeuré de perdre son emploi (ou bêtement du même avis que les patrons de Facebook), alors le premier employé risque des représailles ou encore, une mise-à-pied… probablement pour avoir, lui aussi, à sa façon, contrevenu aux “standards de la communauté”.

Le comble de l’ironie.

De la grosse ironie sale et dégoulinante de malveillance.

Ce n’est absolument pas le monde dans lequel la majorité d’entre-nous voulons vivre.

1984 de George Orwell était censé être une histoire, pas un manuel d’instruction pour nous imposer la saveur facebookienne d’une tyranie des idées que Facebook a précédemment “approuvées”.

Le dévoilement des crocs… et des cornes

Ce à quoi l’on assiste tous, c’est Facebook qui montre son vrai visage.

C’est aussi la Silicon Valley mondialiste, pro-tranhumaine et liberticide qui referme ses griffes sur ceux qui ont cru, à tort, qu’il était correct d’enrichir le réseau social de leur contenu et de leur présence, en échange d’une tribune.

Là, cette tribune ne sert qu’à faire écho aux préférences des dirigeants de Facebook.

Comme avec ce billet qui dénonce la filière Trudeau-Soros que Facebook a utilisé pour bannir imtl.com, au complet:

Il y a encore des petits malins qui diffusent leurs contenus de manière créative mais les schémas de lutte aux “contenus inappropriés” de Facebook se raffinent et le temps viendra où le seul contenu possible sera celui qui flatte dans le sens du poil, qu’importe qu’il soit vrai ou non.

Et c’est probablement là que des millions de membres actuels de Facebook quitteront ce vaisseau devenu pirate.

Il restera bien des centaines de millions de membres, incluant une proportion (probablement proche des 50%) de comptes fictifs. Un peu comme dans le cas des médias dits traditionnels, il y aura des purs et durs qui seront incapables de “couper le fil” qui les relie à la bête. C’est ainsi. Les autres auront migré vers mieux.

Les mots choisis par l’ennemi

Pour vous mettre en contexte, Facebook force tous les administrateurs de groupes à se conformer aux directives suivantes:

Nous voulons vous aider à protéger votre groupe. Si nous jugeons que le contenu de votre groupe enfreint certains Standards de la communauté ou qu’il s’agit de fausses informations, nous vous en informerons ici.

Nous faisons en sorte qu’il soit plus simple pour vous de voir les mesures que nous prenons contre le contenu ou les membres de votre groupe. Parmi ces mesures, nous pouvons :

  • Suppression du contenu qui enfreint nos Standards de la communauté
  • Détecter automatiquement le contenu en violation pour vous permettre de prendre une décision
  • Étiqueter comme fausse information et attribuer un handicap d’affichage dans le fil d’actualités
  • Activer la validation des publications de ce membre

Voilà comment Facebook impose ses préférences.

Avec des mots qui semblent raisonnables mais qui trahissent, pour un lecteur averti, une mentalité de tueur… de liberté d’expression.

L’administrateur d’un groupe Facebook se trouve donc réduit à devenir, graduellement, un co-censeur de Facebook pour ne pas perdre… son groupe!

C’est un immense piège contre la liberté d’expression et il ne semble y avoir aucune indication que les choses vont s’améliorer.

Facebook ne changera pas… ou très peu.

Ses “standards” n’évolueront pas, sauf pour devenir sans cesse plus restrictifs.

Le changement va arriver par… la concurrence.

Les membres de Facebook qui refusent de se faire jouer comme des pions vont explorer les alternatives qui vont grandir, au fil du temps.

Vos amis vous suivront ailleurs.

La vérité continuera d’être censurée dans Facebook mais comme dans le cas des médias traditionnels qui ont, eux aussi, refermé leurs griffes contre le meilleur intérêt de leurs auditeurs, téléspectateurs et lecteurs, ça n’aura plus d’importance parce que Facebook n’aura… plus d’importance.

La liberté a peut-être un genou par terre mais elle ne fait que prendre appui pour se relever, dans toute sa gloire, via vos décision, vos choix… vos préférences pro-liberté, qu’importe les arguments de vos ennemis qui veulent vous faire taire.

C’est une guerre pour votre cerveau et il serait bien que vous preniez les moyens de la gagner.

Facebook ne vous mérite pas.

Laisser un commentaire

Ce site utilise Akismet pour réduire les indésirables. En savoir plus sur comment les données de vos commentaires sont utilisées.