Les Libéraux veulent s’occuper des vraies affaires

Croyez-vous que les troupes libérales québécoises, sous la gouverne du chef Philippe Couillard soit en mesure de vous parler des “vraies affaires” ou même, de s’en occuper?

L’usure du pouvoir sous le régime libéral de Jean Charest s’est fait sentir à un point tel que les Québécois ont élu un gouvernement péquiste minoritaire, le 4 septembre 2012, pour faire passer leur message de frustration, d’une part mais aussi parce l’approche libérale donnait un peu trop dans l’arrogance, signe évident que le pouvoir avait usé ce parti.

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Mais là, le slogan libéral se veut proche du peuple et de la très convoitée classe moyenne (ceux qui gagnent entre 40k et 85k$, par ménage, annuellement), à savoir “Ensemble, on s’occupe des vraies affaires”. Ça dit que ce ça veut dire mais on fond, on ne sait pas trop de quoi il s’agit, exactement!

De la politique à l’état pur, quoi!

Ce jeu de mot pourrait cependant séduire ceux qui associent les “vraies affaires” à l’économie. Pas que l’approche du PQ ne soit pas axée sur les initiatives économiques mais on sent que les Libéraux n’emprunteraient pas les mêmes sentiers, pour faire image.

En fait, Philippe Couillard a déjà dévoilé l’essentiel de sa stratégie, via trois annonces.

  1. equipe-economique-liberale-2014Trio économique, constitué des candidats Carlos Lintao, l’économiste en chef de la Banque Laurentienne (réputation de prévisionniste), Martin Coiteux, à la Banque du Canada qui est docteur en économie de l’université de Genève et Jacques Daoust, ancien président d’InvestissementQuébec — ce sont de grosses pointures et c’est un peu étonnant, vu leurs salaires actuels, qu’ils souhaitent devenir des députés. Le chef a probablement été convaincant!
  2. 250,000 emplois en 5 ans. Là, si l’économie va bien ça va être en raison du travail magistral des Libéraux (advenant qu’ils gagnent leurs élections) mais si ces emplois n’arrivent pas, ce sera l’économie, les effets pervers de la mondialisation ou n’importe quoi d’autre parce qu’au fond, cette promesse, c’est un peu du vent. On se parle franchement, là… bravo quand même pour l’initiative.
  3. Rétablir le budget dévolu aux infrastructures parce que le Parti québécois a réduit son budget prévu pour ce poste de dépense et les Libéraux croient que c’est une erreur.

C’est donc un programme résolument économique que nous annonce le chef libéral Philippe Couillard et c’est un message qui sera bien reçu par ceux qui s’inquiètent de la tournure des choses, depuis l’élection du PQ.

Il y a aussi le spectre d’un autre référendum sur la Souveraineté du Québec qui pourrait fournir des armes aux Libéraux pendant cette campagne électorale mais comme il ne s’agit encore que d’un projet de référendum, ce serait préférable de porter un peu moins attention à l’idée d’un autre parti pour se concentrer sur ce que les Libéraux, eux, ont à offrir.

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Ce n’est pas encore clair si Philippe Couillard arrivera à convaincre l’électorat grâce à ses mots parce que son charisme, lui, ne semble pas vraiment être au rendez-vous. Sans changer l’homme, un peu d’humanité lui ferait le plus grand bien. L’homme stoïque qu’on voit à la caméra semble se forcer pour sourire et ça, c’est lorsqu’il pense à le faire parce que ça ne semble vraiment pas lui venir naturellement. Enfin, il s’améliorera peut-être, on verra!

Puisque c’est la première journée de campagne, on en apprendra plus au cours des prochaines semaines sur l’agenda électoral libéral.

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