Le public québécois connaît le pharmacien Olivier Bernard sous l’appellation du “Pharmachien” et il se trouve qu’il vient de lancer son troisième livre intitulé “Le Pharmachien 3: La bible des arguments qui n’ont pas d’allure”.

Pour mousser les ventes de ce dernier livre dans sa collection, on le retrouve dans les grands médias pour de nombreuses entrevues-choc destinées à lui accorder toute l’autorité morale qu’il recherche pour affirmer ce qui, selon lui et sa lecture des faits, correspond à la lecture que tout un chacun devrait avoir de la réalité, en matière de santé personnelle et publique.

Qu’importe le livre ou la sortie médiatique d’Olivier Bernard, on reconnaît invariablement la même lecture des faits qui se veut généralement anti-santé naturelle et pro-lobby pharmaceutique.

Grand bien lui en fasse si ses diplômes de “B. Pharm.” et de “M. Sc.” lui permettent de “mieux” lire la réalité sous l’angle déjà bien connu du discours tenu par le lobby pharmaceutique qui finance de manière importante les écoles de pharmacie du Québec. Sa lecture des faits, en matière de santé découle donc, invariablement, de son cursus académique universitaire, dans l’univers pro-pharma.

Pas surprenant que la santé naturelle, les soins alternatifs, la nutrition fonctionnelle et même la santé globale soient presqu’entièrement évacués de son narratif. Il y a des exceptions ça et là mais toujours pour les introduire comme des accessoires à des choix de vie pro-pharmaceutiques ou alors, complémentaires à l’écosystème pharmaceutique (pro-vaccins, pro-OGM, anti-homéopathie et pro-traitements et non “pro-guérison”).

Subtil mais efficace pour réhabiliter les puissants lobbys pro-pharma avec de petits dessins qui se veulent drôles.

La position pro-vaccins d’Olivier Bernard

Cette lecture des faits se retrouve notamment dans sa position résolument pro-vaccins avec son obstination à minimiser pour ne pas dire ridiculiser la présence des adjuvants (on parle de gels d’hydroxyde d’aluminium, de suspensions bactériennes mortes ou d’émulsions diverses), des additifs et des agents de conservation (comme le thimérosal [ou “thiomersal”, au choix], composé à environ 65% d’éthylmercure qui, selon le gouvernement du Québec et l’Agence de la santé et des services sociaux de Montréal ne s’accumulerait pas dans l’organisme mais leurs conclusions sont vivement contestées).

Le Pharmachien a beau insister sur l’absolue nécessité des vaccins, son propos minimise les dangers pour mieux insister sur les prétendus bénéfices.

Alors qu’il blâme ouvertement les anti-vaccins de dire n’importe quoi et de ne pas appuyer leurs propos sur des études scientifiques (réputées avoir été conduites avec beaucoup de sérieux), Olivier Bernard sélectionne, lui aussi, les études “scientifiques” sur lesquelles il base ses arguments pro-vaccins. Sans surprise, certaines de ces études ont été financées, directement ou de manière plus subtile, parfois, par les géants de l’industrie pharmaceutique qui, justement, ont un gigantissîme intérêt financier à s’assurer que les vaccins soient aussi “obligatoires” ou “fortement suggérés” que possible.

Et n’allez pas voir de complots dans cet état de fait, ce n’est que le business.

Oui, une affaire d’argent qui enrichit des entreprises tant que leurs poisons vaccinaux ne sont pas publiquement dénoncés.

Par exemple, au lieu d’écouter Olivier Bernard et son message pro-pharmaceutique, posez-vous simplement ces quelques questions:

  • Est-ce que ce sera une bonne chose de faire injecter mon enfant avec de la polymyxine qui est fortement neurotoxique et néphrotoxiques?
  • Dans le même ordre d’idée, quel bénéfice à la santé de mon enfant la kanamycine amènera-t-elle, sachant qu’elle est néphrotoxique et ototoxique, à savoir qu’elle amène des problèmes rénaux et auditifs?
  • Est-ce qu’il me viendrait à l’idée d’injecter du détergent sous la peau de mon enfant? Probablement pas, ça va de soi alors pourquoi laisser un vaccin être introduit dans mon enfant avec une dose de bromure de cétyltriméthylammonium (oui, c’est un détergent, tout comme le Triton X100 qui est aussi dans la mixture vaccinale)?

On pourrait continuer longtemps comme ça.

Consultez cette liste partielle de ce qu’on retrouve dans les vaccins, au Québec, aujourd’hui et vous allez être forcés de vous poser de grosses questions, à propos des vaccins. Ces mêmes vaccins qui sont pourtant adulés sans réserve par le Pharmachien.

Les informations relatées ci-haut, à propos du contenu des vaccins, provient de publications du Ministère de la santé et des services sociaux du Québec (MSSS). Il n’y aucune conspiration dans ça. Il s’agit des fait. Froids, réels, avérés et publiquement connus.

Pourtant, Olivier Bernard fait complètement abstraction de ces poisons toxiques afin de glorifier les vaccins.

Un peu comme s’il prenait ses “fans” pour des gens très, très, très naïfs.

L’ensemble de l’œuvre

À force de s’auto-déclarer comme étant la “voix de la raison” en matière de santé, Olivier Bernard s’expose à devoir faire face au retour de ce qu’il prétend être “la vérité” sur une foule de sujets alors que dans les faits, les vrais faits, il ne fait que livrer SA lecture de ces faits… en la présentant comme la vérité.

Il a le droit de dire ce qu’il pense. Pourquoi pas? Chacun a droit à ses croyances.

Ce qui est grave, c’est qu’il utilise ce qu’il s’est auto-déclaré comme étant une sorte de capital de crédibilité pour faire passer sa lecture des faits pour la seule et unique vérité, ridiculisant au passage quiconque aurait le malheur d’avoir une autre lecture des mêmes faits.

Qu’importe pourquoi Olivier Bernard fait cette proverbiale “job de bras” contre quiconque ne pense pas comme lui, ça lui appartient.

Le danger de son approche réside dans son espèce de “complexe de Dieu” où il prétend détenir la vérité.

Il y a bel et bien des points sur lesquels le Pharmachien offre des explications intéressantes et parfois même assez justes mais son réflexe naturel “pro-pharmaceutique” n’est jamais bien loin et ça teinte de larges pans de ce qu’il déclare comme étant la vérité (alors qu’il devrait insister pour dire qu’il ne s’agit que de SA lecture des faits).

Olivier Bernard devrait aussi éviter de ridiculiser quiconque ne pense pas comme lui. Son arrogance trahit son caractère hautement narcissique.

S’il est une chose que le Pharmachien aurait dû comprendre, même en tant que jeune pharmacien, c’est que la médecine et son exponentielle pharmacopée de molécules isolées (et donc brevetables, par les transnationales de l’industrie pharmaceutique) ne sont absolument pas le fin mot pour ceux qui souffrent et qui veulent guérir (en insistant sur le mot “guérir” par opposition à simplement “être traité”… où c’est massivement payant pour l’industrie médico-pharmaceutique). La santé humaine dépasse le simple “fait physique” et ce serait faux de dire qu’il n’existe aucune autre approche que celles que préconise Olivier Bernard.

Il faut remercier ce jeune pharmacien car en essayant de nous rentrer les messages du lobbys pharmaceutique dans la gorge, il nous rappelle aussi tous les dangers de ses messages tendancieux et de ses approches payantes pour elle mais trop souvent empreintes de déception, pour nous.

Au final, vous êtes libres d’aimer qui vous voulez, incluant le Pharmachien. Nul besoin d’adhérer à MA lecture des faits.

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