Dès que vous réalisez qu’il y a une manière de faire les choses dans un groupe, vous êtes vraisemblablement en train d’observer un exemple de cohésion sociale.

C’est ce que vous réalisez en voyageant dans différentes région du monde.

Ce qui est admis à Montréal ne le sera pas nécessairement ailleurs.

Par exemple, alors que les Montréalais acceptent les signes d’affection entre individus de même sexe, en public, ce sera exactement l’opposé à Riyad, la capitale de l’Arabie saoudite.

Personne ne s’en étonne. Les amoureux de même sexe savent d’ailleurs qu’il vaut mieux éviter des vacances à Riyad. La cohésion sociale existe aussi à Riyad mais elle n’a pas les mêmes repères. La même logique émane de chaque lieu.

En Somalie, en Afrique du Sud, au Pérou, à Tokyo ou à Ankara, vous pourrez faire l’expérience d’une cohésion sociale dont la géométrie est unique mais toujours palpable, en toutes choses.

La cohésion et son intention

La cohésion sociale est dès lors probablement l’un des plus importants facteurs de confort individuel et social auquel personne ne pense, jusqu’à ce que cette cohésion soit minée.

La cohésion créé des ponts, des lieux communs.

Il s’agit de la base sur laquelle les arts, la science, la politique et la création peuvent s’épanouir. Mais ça peut être le contraire, aussi.

Il faut conceptualiser la cohésion sociale pour bien la comprendre à savoir qu’il importe d’identifier l’intention qui sous-tend celle-ci.

Par exemple, si la cohésion sociale à Montréal émane d’une intention de “vivre ensemble” (le “pourquoi”), le “comment” se cristallisera au fil du temps via une cohésion sociale sans cesse plus conforme à cette intention, surtout si elle perdure, au fil du temps.

Les intentions peuvent être nombreuses et celles qui reçoivent un assentiment populaire gagnent en force. Conséquement, ces intentions plus populaires deviennent des guides qui permettent à tous ceux qui le souhaitent de favoriser l’émergence de la cohésion sociale, d’abord à leur niveau, individuellement, puis graduellement vers leur milieu de vie et ensuite, vers l’extérieur via une projection cohésive (qu’on pourrait assimiler à une forme de projection de pouvoir).

Ainsi, des individus mus par des intentions nobles tendront à favoriser l’émergence d’une cohésion sociale qui rayonnera par opposition à des individus qui cultivent l’égoïsme, les dogmes extrémistes et diverses formes de violences en viendront à créer une cohésion malsaine.

Intuitivement bon, ou non

Dans ce jeu de la cohésion sociale, chaque individu a le choix de s’adapter, ou non.

Le meilleur guide pour savoir si la cohésion sociale est bonne ou non est de suivre sa propre intuition. Pas les dogmes imposés par les religions, les politiques, les médias ou généralement parlant “les autres” mais sa propre petite voix intérieure. Celle qui nous inspire ce qu’il y a de plus noble, de plus beau et de plus grand, au sens de notre pouvoir de création divin.

Oui, le pouvoir divin.

Rein à voir avec la religion (ou “les religions”). Zéro, juste tout à voir avec notre propre guide moral intérieur, exprimé via l’intuition.

Dès qu’on range notre toute puissante intuition, reflet par excellence de notre unicité et de ce que nous pouvons réaliser de plus noble et beau, nous risquons de tomber dans le piège des mécanismes de contrôle, à savoir les idées toutes faites qui sont réputées avoir de la valeur aux yeux d’autrui (souvent ceux qui ont du contrôle ou qui en veulent sans cesse plus).

Quels est la nature de ce piège?

Dès qu’un seul individu nie sa propre intuition, il se prive de ce qui lui permettrait de se réaliser pleinement, en ce qu’il a de plus divin, comme connexion, en ce monde.

Cet individu qui en vient à ignorer puis (trop souvent) nier son intuition se sent perdu, sans repères. C’est très simple, chacun a besoin de son propre compas moral pour faire des choix avisés, tout au long de sa vie. Ignorer ses intuitions devient donc périlleux car même si les conseils d’autrui peuvent aider à mieux se comprendre soi-même, au fond, nous sommes tous uniques. Nous sommes notre propre histoire.

La cohésion sociale sous-tendue par l’intention qui, elle-même est le fruit de la capacité de connexion à l’intuition des individus a donc le pouvoir de faire de notre vie le monde dans lequel nous voulons vraiment vivre.

Valoriser la saine cohésion sociale

Si on veut que Montréal soit un milieu de vie qui nous ressemble, il faut donc prendre part à sa construction puis, par la suite, à son entretien, incluant autant d’actualisations que nécessaire.

On peut imaginer un bon jardinier qui voit à préparer la terre où poussera sa récolte. Il balise son jardin, favorise une saine biologie, planifie ses semis et cultive son lopin de terre avec amour. Sa récolte découle donc directement de son intuition de vouloir bien faire les choses (pour obtenir une récolte abondante) qui devient manifeste dans son intention de bien faire son travail pré-récolte et à l’échelle de ce jardin, on peut apprécier la cohésion, la cohérence et les éléments de discipline qui agissent comme une collection de tremplins vers un ou plusieurs succès.

La même logique s’applique à la cohésion sociale.

Chaque petit geste, né dans l’intention et idéalement inspiré par l’intuition, contribue à transformer son propre monde. Tel une ondine créée par une goûte d’eau qui tombe dans un étang, les effets radient vers l’extérieur tout en modulant les effets induits, provenant des autres ondines.

Négliger l’importance de la cohésion sociale serait donc une grave erreur, pour quiconque souhaite créer une collectivité où il fait bon vivre parce que des lieux communs existent et sont valorisés.

Fragilités et forces de la cohésion sociale

D’importants problèmes sociaux émergent inévitablement lorsque les éléments les plus nobles et les plus beaux de la cohésion sociale sont volontairement altérés ou refusés, pour des raisons diverses mais souvent basées dans une idéologie jusqu’au-boutiste qui n’a pas à coeur le bien de la collectivité mais bien d’une frange de la collectivité ou pire, d’une poignée d’individus ou même, d’un seul.

Les stratèges de guerre les plus efficaces sont d’ailleurs ceux qui s’attaquent à ceux qu’ils qualifient d’ennemis en multipliant les frappes contre les piliers de leur cohésion sociale.

En déstabilisant “l’autre”, au sens large, toute cohésion existante devient plus fragile si elle n’est pas rapidement actualisée pour annuler l’effet de l’envahisseur. Il faut donc développer le réflexe de protéger notre cohésion sociale puisqu’elle n’existe que par notre volonté qu’elle soit avérée.

Alors pour quiconque croit à un vivre ensemble qui nous ressemble, il y a un impératif à s’en occuper.

La cohésion sociale gagne en force via les lieux communs (physiques et idéologiques), la transparence (et la dénonciation des “cultures de secrets”) et la volonté de protéger les droits individuels qui contribuent également améliorer (d’une manière ou d’une autre) le bien commun.

L’humain est un animal social.

Ça ne devrait être une surprise pour personne que la cohésion sociale de nos chez-soi, individuels et collectifs, soient des extensions naturelles de chacun de nous (dans nos collectivités).

L’enjeu de la cohésion sociale devient donc un lieu qu’il nous appartient de créer, d’entretenir et d’utiliser. À Montréal comme ailleurs, la cohésion sociale devient un reflet de qui nous sommes et ça évolue en fonction de qui nous voulons être.

Alors sans hésitez, créons le monde dans lequel nous voulons vivre.

Soyons la force vive de la cohésion sociale qui maximise notre bonheur, notre épanouissement et notre soi-supérieur.

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