Vous aller rire, mais là, vraiment rire!

Imaginez un homme, disons, de 45 ans, divorcé et monoparental avec deux enfants d’environ 10 ans qui se cherche une femme pour vivre à deux.

Pas pour un semi-couple ou chacun reste dans sa maison ou encore, une amie avec bénéfice pour meubler un ou deux soirs par semaine, non, pour une authentique relation conjugale de vie à deux, dans la même demeure, à plein temps.

On s’imagine que l’homme, dans notre exemple, cherche une femme de son âge ou à peu près, disons de 40 à 50 ans pour ne pas trop se limiter.

La vie

Il se peut que cet homme rehausse son niveau d’attention lorsqu’il se promène, en public, afin de cibler des femmes à son goût.

Premier problème, les femmes dans la quarantaine ne respectent pas vraiment toutes la règle de la bague d’engagement (la bague de mariage) à l’annuaire de la main gauche. Soit elles ont des bagues à plusieurs doigts, soit elles n’en ont pas. Dans les deux cas, elles peuvent être en couple, ou pas. Pour un homme qui veut se faire une idée du statut marital d’une femme en se basant sur une bague, c’est raté. Il faudra, au besoin, trouver des moyens détournés pour tenter de savoir si cette femme veut, ou non, discuter avec un prétendant. Et la complexité de la chose pourrait tuer tout espoir de relation, dans l’œuf.

Deuxième problème, les femmes n’ont aucun intérêt à se faire aborder, même lorsqu’elles cherchent un compagnon de vie. La nature est ainsi faite que les hommes sont à peu près toujours ceux qui font les premiers pas. Ainsi, un homme peut se tanner assez vite de se frapper le nez à un mur d’indifférence. Alors à moins d’avoir la binette de George Clooney, l’approche naturelle, d’un homme vers une femme, se fera tellement rare que ça finira par devenir des exceptions. Et quand un homme s’essaie à parler à une femme, il doit la faire rire parce qu’au Québec, il n’y a semble-t-il que l’humour qui fonctionne. Parler d’un sujet plus sérieux, avec une inconnue condamne à peu près toujours l’homme à l’équivalent technique d’une fin de non-recevoir!

Troisième problème, la vraie vie n’a plus d’importance, pour les femmes. Elles sont hypnotisées par leur téléphone intelligent. Elles regardent vers le bas pour suivre en direct leur vie virtuelle, quitte à manquer l’essentiel de leur vie réelle. Un homme qui veut attirer l’attention d’une femme québécoise dans la quarantaine a donc plus de chance avec Tinder qu’avec un beau sourire. Aussi dingue que ça, l’homme est en concurrence directe avec l’iPhone de madame.

Les sites de rencontre

Comme l’homme dans notre exemple a le goût de vivre à deux, il tente sa chance dans un site de rencontres.

Certains sont gratuits et d’autres payants, dans les deux cas, c’est rempli de femmes toutes plus belles les unes que les autres. Les femmes savent se prendre en photo et se mettre en valeur. Ça attire les hommes comme des ours vers le miel.

mains-en-forme-de-coeur

Et ça fonctionne tellement bien que les hommes déversent des centaines de messages dans les dossiers des femmes. Dans la plupart des cas, plus de 90% de ces messages proviennent d’hommes déjà dans des relations qui veulent des “extras-on-the-side”. Discrétion requise. Il y a bien ce 10% d’hommes libres qui veulent quelque chose de plus sérieux mais les femmes sont bien davantage attirées par les hommes en couple parce qu’avec eux, il n’y a pas de lendemains. Ils retournent à leur douce moitié après avoir livré une performance typiquement enviable. De quoi plaire aux madames indépendantes qui visent le prince charmant tout en se réjouissant des rencontres plutôt éphémères avant d’y arriver (si et seulement si, un jour, elles finissent par le trouver, ce prince).

Ainsi, les hommes libres qui veulent du sérieux sont en concurrence contre des centaines d’hommes ayant déjà une conjointe. Ils ne le savent pas mais les femmes, elles, se font discrètes sur la chose et ont un choix incalculable pour agrémenter leurs soirées. Méthode par excellence pour distribuer les infections transmissibles sexuellement, les femmes se disent qu’elles méritent bien leur “petit écart”. Après tout, elles s’ennuient tellement!

Mais bon, le destin a bon cœur et il arrive qu’une femme accepte de répondre à un homme libre (qui est aussi libre, dans l’esprit de la femme que les centaines d’hommes en couples qui jurent être libres, eux aussi, en mentant à grand coups de xoxoxox sur leur clavier). Cet homme libre se réjouit alors d’avoir capté l’attention d’une femme. Wow, se dit-il. Elle ressent peut-être ce que je ressens, moi aussi. Quel bonheur mais attention, il ne faut pas se réjouir trop vite parce qu’un chat dans un site de rencontre, ça ne dit à peu près rien sur la chimie réelle entre deux individus.

Ainsi, s’engagent les échanges de chats qui vont de la banalité navrante aux échanges coquins qui surchauffent. Dans les deux cas, il faut capter l’attention suffisamment pour avoir une réponse qui donne l’impression d’établir les bases d’une relation.

Souvent, c’est une glorieuse perte de temps avec des femmes qui cachent autant leur jeu que les hommes et qui s’élèvent contre la position de l’autre, juste pour pouvoir mieux mettre fin à cette esquisse de relation virtuelle.

Mais des fois, juste des fois, ça accroche dans le bon sens et une rencontre en personne a lieu. Généralement en terrain neutre. Question d’éviter les mauvaises expériences parce qu’il y a, malheureusement, autant de folles que de fous et personne ne veut avoir à affronter la pleine mesure de leur petit côté jaloux, possessif, idiot ou carrément diabolique.

La rencontre

Alors les deux tourtereaux se rencontrent, en vrai.

Ce qui aurait du se produire en vrai mais qui est maintenant à peu près impossible, démarre dans le virtuel pour se transporter dans le vrai.

S’échangent des regards, des touchers, des mots et peut-être même des baisers. Tout va mieux dans un environnement contrôlé. Tim Horton’s avec son café reconnu pour être bon (par les buveurs de café) est devenu le point de rencontre par excellence après avoir flirté dans le virtuel.

Alors l’homme essaie de se faire valoir auprès de la femme québécoise dans la quarantaine mais c’est souvent là qu’il va frapper son roc.

Il faut savoir que les femmes québécoises dans la quarantaine, habituellement séparées ou divorcées, avec des enfants…

  • Ont un travail payant
  • Ont leur indépendance, pleine et entière, financièrement et autrement
  • Ont leur résidence
  • Ont leur voiture
  • Ont une collection d’amis avec bénéfices, au besoin
  • Ont des soupers de sacoches régulièrement, avec des copines à profusion (alors oublier les “temps libres”, elle n’en ont pas)
  • Ont de généreux subsides gouvernementaux, comme les allocations familiales, tant et aussi longtemps qu’elles sont “monoparentales” alors elles ne veulent RIEN savoir d’emménager avec un homme, à moins qu’il soit riche, pour vrai
  • Ont presque toujours une pension alimentaire qu’elles pourraient perdre si jamais elles avaient un nouveau conjoint “en moyens”
  • Ont voyagé dans plusieurs resorts du Sud alors pour l’impressionner avec un beau cadeau-voyage, on repassera, elles ont tout vu

Alors l’homme arrive devant cette “diva de son cœur” qui a déjà tout.

Qu’est-ce qu’il peut offrir, à part des câlins et ses beaux yeux? Rien. Ces femmes québécoises dans la quarantaine travaillent souvent au gouvernement ou dans la fonction publique municipale alors leur salaire et leur job sont acquis pour la vie et elles n’ont aucune envie de partager leur précieuse retraite du public avec un homme.

C’est leur sécurité à elles. Pas pour un éventuel couple.

Alors à moins que l’homme ne soit riche, genre, vraiment riche, il est une menace à sa stabilité de vie. Vous avez bien lu, la femme ne veut absolument pas perdre ses acquis alors elle fera rapidement comprendre à l’homme que pour une petite virée sous les couvertures, c’est pensable mais vivre à deux, jamais. La femme a bien trop à perdre pour risquer une vie à deux qui pourrait, si l’on se fie aux statistiques, éclater au bout d’un temps et là, la femme aurait perdu ses acquis et les illusions qui lui restaient sur la vie à deux.

Le tango immobile

Alors s’engage cette période lourde où l’homme essaie de voir comment la vie à deux pourrait s’organiser et la femme qui multiplie les ambiguïtés pour ne pas trop contaminer le moment mais pour éviter que ça monte au prochain niveau. Chaque niveau la rapprochant d’une réelle vie à deux où elle risque de perdre gros, sans oublier qu’elle s’est habituée à cette vie de femme indépendante qui peut magasiner ses hommes comme les hommes ont magasiné leurs femmes “on-the-side” pendant très longtemps (et le font encore, sans aucune gène).

De l’extérieur, c’est drôle.

L’homme se dit qu’il fait des progrès et qu’il a une bonne communication avec l’élue de son cœur.

La femme se garde un jardin secret en tenant l’homme à distance de ses vrais sentiments et ce, afin de voir comment les choses se déclinent, des fois qu’elles iraient dans le sens d’une relation gagnante, qui sait?

Mais voilà, si l’homme pousse pour avoir une réponse à ses avances en vue d’une vie à deux, il risque de l’avoir parce que la femme qui n’a aucune intention de quitter son confort pour prendre un risque relationnel va lui balancer quelque chose à la figure pour mettre fin à cette charade.

Quelque chose du genre…

  • Mes enfants ne sont pas prêts pour un autre homme dans leur vie
  • Je ne me sens pas prête (ne l’ayant jamais été et ne risquant jamais de l’être, non-plus)
  • Je n’ai pas de papillons avec toi (ou quelque chose dans cette palette)
  • Je m’attendais à autre chose

Et ainsi de suite, le but étant moins de repousser l’homme qui la courtise que d’éviter de mettre en danger ses acquis. Son salaire, sa job stable, sa demeure, sa voiture, ses voyages dans le Sud, ses allocations gouvernementales, sa pension alimentaires, sa retraite en béton, alouette!

Rebondir

Éventuellement, l’homme comprend cette situation inconvenante. Cet écosystème de “trucs” sur lesquels il n’a, finalement, aucune influence.

Au fond, l’homme n’a jamais eu de réelle chance en vue d’une vie à deux avec une québécoise dans la quarantaine, qu’importe à quel point elle se décrivait comme “prête pour du sérieux” ou “désireuse de vivre à deux“, c’était un gros show de boucane pour avoir l’air authentique.

Autant les femmes blâment (avec raison) les hommes de leur mentir, autant elles prouvent qu’elle ont bien appris de ceux-ci en leur mentant, à leur façon, lorsqu’elles veulent se faire désirer sans jamais vouloir réellement dépasser le stade élémentaire des parades amoureuses sans conséquences.

Vivre à deux est devenu rêve trop souvent inaccessible.

Pas faute d’hommes ou de femmes mais faute d’un contexte qui valorise la vie à deux.

De nos jours, c’est la vie monoparentale qui devient la norme.

Les femmes y trouvent un confort financier, matériel et émotif sans précédent. Si un homme veut mettre ça en danger, en proposant une vie à deux, il a bien plus de chances de se planter que de réussir.

Tout ça dans un contexte où les femmes québécoises dans la quarantaine font comme si elles étaient vraiment à la recherche d’un homme pour une vie à deux alors que ce qu’elles veulent, c’est le beurre et l’argent du beurre, pour ainsi dire. D’où la popularité sans précédent des semi-couples et des amis avec bénéfices.

Les relations de couples prennent l’allure d’un gigantesque chassé-croisé où tout le monde peut potentiellement être la future moitié de tout le monde. Pas surprenant que les enfants ne comprennent plus les modèles en vue de fonder leur propre unité familiale.

Ainsi, le seul espoir des hommes après s’être fait prendre pour le con au diner de cons des femmes québécoises dans la quarantaine, c’est de rebondir et de chercher autrement ou ailleurs.

Ailleurs, justement

La popularité des femmes venues d’ailleurs, incluant de l’Ontario et du Nouveau-Brunswick, sans oublier le Vermont et le Maine, ça s’explique par le fait que des hommes québécois sont rendus vraiment tannés de faire rire d’eux dès qu’ils proposent une véritable vie à deux.

Ainsi, il se tournent vers des cultures AUTRES que celle d’ici pour rencontrer des femmes qui croient encore, pour vrai, aux relations à deux.

D’ailleurs, les hommes québécois dans la quarantaine qui voyagent un peu, à l’extérieur du Québec, se rendent vite compte que l’insécurité maladive couplé à l’indépendance extrême des femmes québécoises est une situation toxique locale, localisée au Québec, la province de “Québec solidaire” et des conflits sans fin. Ailleurs, les femmes sont encore féminines, fortes, complémentaires à leur homme et plutôt faciles à émerveiller. Pour un homme québécois qui se fait niaiser, au Québec, ce genre de contact avec l’étranger fait le plus grand bien car il voit, de ses yeux, que le Québec n’est qu’une exception et que la règle, c’est encore des femmes formidablement amoureuses d’une vie à deux.

Juste les statistiques montrent clairement que les séparations et les divorces sont des sports nationaux, au Québec. Sommes-nous vraiment plus heureux, pour autant? En tout cas, nos enfants en paient le prix avec une société monoparentale où ils sont forcés de vivre dans leurs valises jusqu’à leur majorité. Une chance qu’il existe d’autres cadres relationnels que ce que propose le Québec avec ses hommes désabusés et ses femmes ultra-indépendantes, semblables à des hommes mais avec des jupes.

Retour des choses

Il est possible qu’avec le temps, certaines femmes québécoises aient tellement célébré leur indépendance qu’elles allument sur le fait qu’à force de tuer leur propre féminité pour devenir, au plan technique, des hommes, elles se sont peinturées dans le coin.

Les femmes plus jeunes qu’elles, dans la mi-vingtaine et la trentaine ont compris, elles, la valeur d’une vie à deux.

Ces femmes plus jeunes se laissent plus facilement séduire par les hommes dans la quarantaine et apprécient bien davantage le confort matériel et émotionnel que cette vie à deux procure.

Il semble qu’un certain nombre de femmes dans la quarantaine aient remarqué la tendance et semblent prêtes à ouvrir un peu davantage leur jeu, pour laisser place à une possible vie à deux mais elles ont encore beaucoup de chemin à parcourir parce qu’avec toutes les richesses et les conforts qui constituent leur réalité, se lancer dans une relation à deux avec un homme leur semble encore, trop souvent, trop risqué. Beurre et argent du beurre.

Mais il faut garder espoir que nos femmes québécoises ne finiront pas toutes dans les bras d’hommes immigrants qui viennent d’arriver ici, avec un caractère anti-homme-rose qui les allume. Il faut comprendre ces femmes ont milité pour des hommes roses et une fois que les hommes québécois ont mis un genou par-terre, pour elles, elles n’en avaient juste plus envie. D’où leur amour sans fin pour les hommes venus d’ailleurs qui, eux, pour la plupart, demeurent très autoritaires avec les femmes (sinon contrôlants) et ça, c’est le niveau d’excitation qu’elles recherchent. Comme si, pour exister, elles avaient besoin d’un “contrôlant” pour se valoriser. Si vous êtes un homme rose, libre à vous de reprendre vos esprits et de vous comporter en homme mais les femmes québécoises dans la quarantaine se sont développé un appétit assez vorace pour les “nouveaux arrivants“, avec leur masculinité débordante.

Un peu la même logique que les hommes québécois qui découvrent, pour la première fois, les Ontariennes particulièrement féminines et vulnérables qui savent être des femmes, de vraies femmes. Mais à l’inverse.

Pour un homme, ça prend des femmes féminines.

Pour une femme, ça prend des hommes masculins.

Les histoires d’homme rose, c’est un autre piège à cons et si personne ne vous l’a dit, ne tombez pas dans ce niaisage-là. Aucune femme ne vous respectera si vous essayez de faire rayonner votre “rose”.

Plate de même.

De toute façon, en tant qu’homme, vous n’aurez JAMAIS de relation avec une (vraie) féministe (pure et dure) ou alors, elle sera courte et désagréable alors éloignez-vous de leur idéologie contaminée.

La vérité, c’est que plus une homme est masculin et plus une femme est féminine, plus l’un et l’autre sont au centre de leur vortex de puissance identitaire et sexuelle et plus ça attire l’autre sexe.

Super efficace.

Si vous ne connaissiez pas la formule, là, vous la connaissez.

Et c’est la seule qui fonctionne vraiment. Toutes les autres vous dévaloriseront et vous feront perdre votre temps.

Ouf, c’est raide ça!

Homme + femme

Mais pourquoi s’en faire avec les relations des hommes et des femmes dans la quarantaine?

Parce qu’en ce moment, ça ne fonctionne vraiment pas bien. Séparés, divorcés, monoparentalité, enfants en gardes partagées, rencontres laborieuses, emplois prenants (pour les deux), épuisement et isolement progressif.

Le Québec s’en va dans le mur si ça continue comme ça.

Heureusement, les générations qui suivent, dans la vingtaine et la trentaine, semblent avoir mieux compris l’importance de miser sur sa force naturelle (masculinité et féminité) plutôt que d’essayer de multiplier les stratégies.

Moins de tête (rationnel) et plus de cœur (émotionnel).

C’est ça la formule pour des relations à deux qui durent pour une vie. À trop vouloir tout rationaliser, on finit par ne plus rien y comprendre. Aussi bien voir à célébrer une connexion authentique qui fait vibrer toute notre chimie que de se demander combien on va recevoir d’allocations familiales en moins si on vit à deux.

À vous de voir si vous aimez le modèle actuel des femmes québécoises dans la quarantaine et leur “plan de vie je-me-moi“. À force de se choisir et de se faire passer en priorité, ces femmes ont dénaturé ce qu’il avait de beau dans les relations avec leur homme. Leur homme qu’elles n’ont plus parce que ces hommes, probablement, ne cherchaient pas un homme avec des cheveux longs mais une authentique femme, féminine et délicieusement complémentaire à son fait masculin.

Ce serait bien que les femmes québécoises dans la quarantaine cessent d’être volontairement hors d’atteinte.

Au fond, c’est d’abord pour vous faire rire que ce texte a été composé mais comme plusieurs scénarios fictifs, il y a des choses bien réelles et d’autres qui ne sont là que pour pimenter les propos.

Qu’importe ce que vous choisissez, dites-vous que ce qui vous arrive n’est que le résultat de vos choix.

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