Déni au PQ… que faire la Souveraineté?

Le Parti québécois vient de vivre la pire défaite de son histoire et on se demande si les élus ne sont pas en plein déni devant l’évidence que le projet de Souveraineté, tel qu’ils le présentent, ne pas plus!

Imaginez être un partisan péquiste, après cette élection. Ça doit être terrible parce que l’Article 1 qui vise à faire de la province de Québec un pays vient clairement de leur faire perdre l’élection.

On peut même aller plus loin en rappelant que c’est le discours du “poing en l’air” de Pierre-Karl Péladeau qui a réclamé un pays où ses enfants seraient fiers de vivre qui a explosé au visage des péquistes, en début de campagne électorale… ils ne s’en sont jamais relevé et les Libéraux n’ont même pas eu à forcer pour obtenir leur gouvernement majoritaire!

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Est-ce que Pauline Marois a bien fait tenter de noyer le poisson référendaire? Elle a tenté de faire croire aux Québécois qu’un référendum n’aurait lieu que lorsqu’ils seraient prêts mais ce genre de phrase creuse ne résiste pas au cynisme de la population envers les politiciens qui sont réputés faire des choses réputées impossibles pour faire avancer leur agenda alors à force de vouloir la Souveraineté sans vouloir l’assumer pleinement, les Québécois ont senti que le PQ voulait les tromper… et ils ont massivement voté pour les Libéraux qui n’entretenaient pas ce flou artistique autour de l’idée d’un référendum. Avec Philippe Couillard, il n’y en aurait pas et ça a été suffisant pour battre les péquistes, à raison de 70 sièges contre 30… un massacre politique sur fond d’incertitude référendaire.

Le Parti québécois doit arrêter de nier l’éléphant dans la pièce: son projet de référendum n’est pas souhaité, en ce moment, au Québec.

Certes, le projet est noble, surtout lorsqu’il est expliqué par Bernard Landry, un ancien premier ministre péquistes qui s’exprime logiquement sur la chose mais les Québécois veulent des emplois, de la prospérité et un gouvernement qui s’occupe d’économie. Les Libéraux avaient le beau jeu et ils en ont profité, à fond.

Il faut se demander s’il ne serait pas temps pour le PQ d’arrêter de souffler le chaud et le froid à propos de la Souveraineté. Soit ils veulent la faire, pour vrai ou soit ils idéalisent cette option pour un moment à déterminer, dans le futur. Les électeurs veulent des positions claires et en ce moment, au PQ, les bottines ne suivent pas les babines, pour ainsi dire.

Les Québécois veulent de la clarté… et de la transparence.

Fini l’époque où les secrets pouvaient être cachés.

Avec la montée du web, tout finit par se savoir et lorsque ça sort, tout le monde le sait… même si les “grands médias” se font discrets.

Une vidéo YouTube par-ci, un billet de blogue bien documenté par-là, la classe politique ne peut plus jouer sur deux tableaux en même temps et croire que les électeurs ne verront pas clair dans leur jeu.

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Il y a probablement un bel avenir pour le PQ si les élus, la direction du parti et ses membres se décident à parler d’une seule voix en faveur d’un seul projet. Si ce projet fait du sens, les Québécois peuvent se montrer ouverts mais clairement, le projet actuel de Souveraineté ne rejoint plus les électeurs en assez grand nombre pour demeurer crédible alors il doit être actualisé pour demeurer pertinent.

Et ça, c’est une grosse pilule à avaler, pour le PQ.

Surtout après des lendemains d’élection si cruels. Même Pauline Marois semble assommée par l’ampleur de sa défaite, surtout dans la région de Montréal et sa très libérale région du West-Island.

Les Péquistes se relèveront-ils suite à leur passage de 4 ans dans l’opposition?

Difficile de se prononcer maintenant mais la toute première chose qu’il leur faudra faire, c’est de sorti du déni qui leur fait croire (selon toute vraisemblance) que le problème, ce sont les électeurs qui n’ont (à leur avis) pas bien compris leur projet de référendum pour accéder à la Souveraineté!

Les électeurs se sont prononcés et bien qu’ils soient réputés être nationalistes, ils détestes les projets mal définis et les double-discours (un pour les purs-et-durs qui “veulent un pays” et un autre pour l’électorat, en général)… comme l’actuelle mouture de la Souveraineté, telle qu’avancée par les Péquistes.

Le PQ aura 4 ans pour se comprendre et se définir d’une manière plus attrayante pour l’électorat et ainsi espérer obtenir le pouvoir… pour plus que 18 mois, cette fois-là!

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