Le 22 septembre 2015, M. Claude Simard, un professeur retraité, s’est exprimé sans détour, à titre personnel, à propos du droit de critiquer l’Islam.

Aujourd’hui, en ayant tenté de ménager les susceptibilités des tenants d’une position militante dans l’Islam avec un cortège d’accommodements et de mesures d’effacement de nos propres valeurs pour laisser celles de l’Islam s’implanter, on réalise que c’était bien naïf que de croire que des islamistes militants accepteraient quelque compromis significatif que ce soit, au nom du “vivre ensemble”.

Voici ce qu’a dit, mot pour mot, M. Claude Simard:

Merci, M. le Président. Mme la ministre, MM et Mmes les députés, merci de nous avoir reçus pour que nous puissions vous présenter notre avis sur le projet de loi n° 59.

Je m’appelle Claude Simard, je suis professeur retraité de l’Université Laval. Mon collègue Jérôme Blanchet-Gravel est étudiant au doctorat en sciences des religions de mon université. M. Verreault devait venir, mais il a été retenu pour des raisons de santé, il s’excuse de ne pas être présent.

Nous sommes ici à titre de simples citoyens, nous ne représentons aucune association. Notre mémoire se limite à la première partie du projet de loi n° 59 concernant la prévention et la lutte contre les discours haineux et les discours incitant à la violence, partie que nous aborderons principalement sous l’angle de la religion.

D’entrée de jeu, nous voulons exprimer notre profond désaccord face à ce projet de loi. À l’instar de la majorité des commentateurs qui se sont exprimés aussi bien devant cette commission que dans les médias, nous considérons que le projet de loi n° 59 risque d’entraver dangereusement la liberté d’expression au Québec. En matière religieuse, si ce projet de loi était adopté, la Commission des droits de la personne se transformerait en un tribunal de la bonne conscience, rappelant celui de l’Inquisition.

La libre communication des idées et des opinions est la première liberté fondamentale dont dépend l’exercice de toutes les autres libertés. Elle est la base de la démocratie. C’est d’ailleurs le premier droit que les régimes totalitaires ou théocratiques s’empressent d’abolir. Pour qu’elle prenne tout son sens et qu’elle soit pleinement effective, la liberté d’expression doit être la plus large possible et ne doit être limitée que dans des cas extrêmes. Elle doit toucher tous les sujets sans qu’aucun ne soit tabou. Elle doit soulever la polémique et provoquer la contestation, au risque de choquer. La liberté d’opinion peut même braver les convenances et la bienséance, comme en témoigne la littérature satyrique et pamphlétaire.

• (17 h 10) •

Sur le plan religieux, la liberté d’expression est liée au droit au blasphème, c’est-à-dire au droit de critiquer les religions, leurs dogmes et leurs pratiques. Les religions peuvent et doivent être critiquées, d’autant que les croyances religieuses sont fondées sur l’irrationnel. Le projet de loi n° 59 va à l’encontre du droit au blasphème, car il reprend certaines résolutions adoptées par des instances des Nations unies sous l’influence de l’Organisation de la coopération islamique. Afin de réprimer toute critique de l’islam, les pays musulmans membres de cette association essaient sans relâche de faire établir à l’échelle mondiale le délit de blasphème, qu’ils camouflent sous l’euphémisme de diffamation des religions. Au fil du temps, on est passé subrepticement de délit de blasphème à diffamation des religions, selon la terminologie de l’Organisation de la coopération islamique, puis à discours haineux contre la religion, selon la terminologie du projet n° 59.

Les États musulmans se distinguent par leur hostilité à toute contestation de l’islam et de son fondateur, le prophète Mahomet. Ils disposent de lois sévères qui pénalisent la critique de leur religion, sa dérision. Les sanctions varient de l’emprisonnement à la peine de mort. C’est pour avoir tenu des propos jugés blasphématoires que le blogueur saoudien Raif Badawi a été condamné à 1 000 coups de fouet et à 10 ans d’emprisonnement, et ce sont de simples caricatures de Mahomet qui ont été à l’origine du massacre de Charlie Hebdo.

Dans les pays occidentaux comme le nôtre, les militants musulmans, afin d’empêcher la critique de leur religion, brandissent le terme d’islamophobie comme une marque de racisme, alors que ce mot désigne proprement la crainte et le rejet de l’islam en tant que religion. C’est ce qui explique qu’une personne soit accusée de racisme dès qu’elle remet en cause les dogmes et les pratiques de l’islam. Le projet de loi n° 59 accentuera cette chasse arbitraire à la critique de l’islam et contribuera à donner une sorte d’immunité à cette religion pourtant si rétrograde, notamment sur le plan de l’égalité hommes-femmes et sur celui de la séparation de l’État et de la religion. Je passe la parole maintenant à mon collègue.

Ce témoignage se poursuit ici, si vous souhaitez le lire.

Vous découvrirez, entre autre que c’est la ministre libérale provinciale Stéphanie Vallée qui menait une charge mesquine contre Claude Simard (et une vaste majorité de Québécois qui comprennent les énormes dangers de l’Islam), faisant exprès de toujours revenir sur le risque de “menaces de mort” alors que c’est déjà encadré par le code criminel canadien.

En tant que ministre de la justice, elle aurait dû savoir ça. Et elle le savait assurément. Elle tentait simplement d’enfoncer une couleuvre dans la gorge des Québécois (via son échange de très mauvaise foi avec Claude Simard).

La très libérale Mme Vallée a d’ailleurs confirmé la nature de “pré-crime” de son projet de loi, avec cette déclaration liberticide:

En fait, ce que le projet de loi prévoit, ce sont des dispositions de nature civile pour venir agir en amont, pour venir prévenir. Donc, le processus au niveau civil n’est pas soumis à la même évaluation, notamment, qu’un dossier qui sera soumis au processus criminel.

Vous avez bien lu.

La ministre de la justice libérale (en 2015), sous le gouvernement libéral majoritaire de Philippe Couillard a insisté pour introduire une notion de “pré-crime” qui force quiconque veut s’exprimer à se s’auto-censurer ou à risquer d’importantes conséquences civiles pour avoir fait usage de sa liberté d’expression.

Défaite des Libéraux provinciaux

Le 1er octobre 2018, lors de l’élection de la 42 législature à l’Assemblée nationale, les députés de la CAQ ont obtenu 74 comtés sur les 125 circonscriptions électorales de la province.

Un raz-de-marée qui a confirmé que les Québécois ne voulaient rien savoir de l’asservissement à l’islamisme militant sous le règne de Philippe Couillard et de ses complices, contre la liberté d’expression mais aussi, contre le bien commun.

Pourtant, contre toute attention, plus d’un million d’électeurs ont quand même voté pour les Libéraux provinciaux qui se sont clairement affichés comme étant des ennemis de la liberté d’expression, pour le bénéfice unilatéral de l’islam militant, au Québec.

Dire non à l’Islam militant

Ailleurs dans le monde, l’Islam de par son hybridation de l’État et de la religion rend improbable toute compatibilité avec une société civile laïque ou d’une autre confession que l’Islam.

Qui plus est, même dans les pays musulmans qui ont imbriqué l’État dans les dogmes religieux, les différentes lectures de l’Islam mènent à des conflits internes sanglants et permanents qui fragilisent la société.

Les Suunites ont beau constituer le principal courant de l’Islam, ils peinent à trouver une paix durable avec les Chiites. Le souffisme avec son mysticisme islamique est loin de plaire aux autres courant, comme les fondamentalistes adhérant au Wahabisme et au Salafisme.

Pour ces différents courants, l’ennemi commun, c’est l’infidèle.

Quiconque n’est pas Musulman aura deux choix lorsque présenté avec le moment de choisir de son avenir, en terre musulmane conquise, à savoir la conversion à l’Islam ou la mort.

Mais selon l’ex-ministre Stéphanie Vallée, ça ne peut pas être de la violence puisque cette cruauté s’applique aux “infidèles”.

Pour les Libéraux de Philippe Couillard, l’asservissement à l’Islam était flagrant. Deux poids, deux mesures.

Une pour les Islamistes qui sont les éternelles victimes et une pour les Québécois qui devaient s’effacer pour laisser toute la place à la croissance accélérée de l’Islam.

Or, Philippe Couillard et ses complices ont joué un très sale tour aux Québécois et ceux-ci disent NON, haut et fort, à l’Islam militant qui évite de s’intégrer pour mieux établir les bases de la Charia islamique dans ce qu’ils appellent, de plus en plus ouvertement, la Califat québécois.

Sans surprise, Philippe Couillard brigue désormais un poste à l’ONU, en Afrique. On comprend qui était son patron, depuis le debut. Il a fait une job de bras contre les Québécois et là, il se sauve avec sa pension à vie et son gros salaire à venir, à l’ONU (probablement tiré à même les milliards qu’on verse annuellement à cette sangsue mondialiste vampirisante, inhumaine and anti-nationaliste).

Les Québécois doivent s’inspirer de Claude Simard et de son courage pour exprimer sans détour leur intention de défendre la liberté d’expression.

L’Islam militant a un agenda de gagner en importance mais les Québécois aussi ont tout autant le droit de faire rayonner leur propre culture et leurs valeurs.

Un Québec inclusif, sans s’effacer

Les Québécois n’ont pas à s’effacer pour qui que ce soit. Pour l’Islam ou pour quelque autre mouvance que ce soit.

À quiconque veut bâtir une société paisible visant l’excellence, l’égalité des chances (ainsi qu’entre les hommes et les femmes), la créativité, l’émerveillement, la liberté (incluant la pleine liberté d’expression), le Québec est une terre d’accueil incomparable.

Et des dizaines de milliers de Musulmans des premières vagues d’immigration qui fuyaient les affres de l’Islam dans leur pays devenus des théocraties comprennent l’énorme valeur d’une telle proposition.

Il y a cependant plusieurs Islamistes militants, issus des plus récentes vagues d’immigration, qui semblent éminemment malheureux de notre façon de vivre, au Québec. Au point qu’on se demande pourquoi ils ont choisir une terre de liberté alors que ce qu’ils voulaient, à l’évidence, était une terre d’Islam.

Ce serait bête de retenir des gens malheureux dans notre Québec laïque qui célèbre la liberté, non?

Si les Islamiste militants sont incapables de s’imaginer vivre ailleurs que sous l’ombre d’un minaret, ils sont toujours les bienvenus de retourner dans l’un des 57 pays à majorité musulmane où la Charia leur permettra de lapider des femmes, marier des petites filles et passer leur vie le nez sur un tapis. À chacun son bonheur.

Vous pouvez lire le mémoire de Claude Simard, en format .pdf, en cliquant sur ce lien pour le télécharger.

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