Réussir sa recherche d’emploi

Lorsqu’on perd son emploi, on se rend vite compte de l’importance que celui-ci avait dans notre vie.

Qu’importe la raison de la perte d’un emploi, il faut rapidement se mettre à l’œuvre pour en trouver un autre. Chaque personne a ses propres trucs pour en dénicher un alors au fond, il n’existe pas vraiment de méthode universelle pour y arriver.

En ces temps d’emplois plus précaires, il faut faire la paix avec le fait qu’il faudra peut-être chercher un nouvel emploi plus souvent qu’on le voudrait alors en plus d’être bon dans son domaine, il faudra aussi être bon pour se trouver de bons emplois.

Une fois le bon emploi trouvé, généralement via des contacts ou des sites d’emploi, via le web, il faut savoir se vendre afin de surpasser les autres travailleurs qui veulent, eux aussi, ce poste.

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Voici quelques informations qui pourraient vous aider à faire du sens de votre prochaine recherche d’emploi…

Ça pourrait être long

L’assurance-emploi vous envoie 18 mois de compensations mensuelles (généralement suffisantes pour tenir le coup, financièrement) si ça fait quelques années que vous avez un emploi mais selon le montant que votre ex-employeur vous a consenti lorsque vous avez quitté votre emploi, ça pourrait prendre plusieurs mois avant que vous receviez votre premier dollar.

Idéalement, vous devriez vous laisser une semaine pour reprendre vos esprits et faire un peu de ménage dans vos attentes professionnelles mais après ça, il faut s’affairer à mettre votre curriculum vitæ au goût du jour et faire le tour de vos contacts pour leur annoncer une bonne nouvelle, soit celle de votre disponibilité pour un nouveau défi professionnel.

Mais…

Ça pourrait prendre beaucoup plus de temps que vous ne le croyez pour trouver un nouvel emploi, à votre mesure.

Le marché demande aujourd’hui, majoritairement, des spécialistes. Or, avec le temps, il se peut que vous ayez développé des réflexes de généraliste et que vous ne soyez plus aussi “spécialisé” qu’un employeur pourrait le vouloir. Certains doivent obtenir des nouveaux diplômes et d’autres, des certifications spécialisées pour prouver leur valeur auprès d’un employeur qui mise sur l’hyper-spécilisation de chaque employé pour rendre aussi cohérentes que possible ses équipes, dans un contexte où plusieurs spécialistes peuvent offrir un rendement optimal, dans leur champ de compétences.

La spécialisation signifie que vous pourriez trouver un emploi très vite si vous êtes spécialisés, selon les préférences de l’employeur mais à l’inverse, vous pourriez être tenu à l’écart de belles opportunités où vous croyez faire l’affaire mais où l’employeur finit toujours par tomber sur plus spécialisé que vous.

Plusieurs travailleurs de grande qualité comprennent mal cette nouvelle logique de l’hyper-spécialisation et ça leur nuit, dans leur recherche d’un nouvel emploi.

C’est tellement rendu difficile de satisfaire à tous les critères pour un nouvel emploi que les candidats n’hésitent pas à créer une version unique de leur curriculum vitæ pour chaque emploi où ils postulent. Un peu comme pour une lettre de présentation, le cv est alors moulé pour répondre à tous les critères exigés, dans l’offre d’emploi. Ceci afin de maximiser les chances de paraître assez spécialisé, aux yeux de l’employeur.

Dingue, non?

Et bien, non, parce qu’un employé qui voudrait tout dire à un employeur risque de toujours se retrouver 2e dans les choix, derrière quelqu’un qui, lui, a décidé de modifier son cv de manière quasi chirurgicale, à son avantage.

Il ne faut jamais mentir, ça va de soi mais de plus en plus, il faut savoir se vendre de manière très précise pour chaque employeur pour éviter de tomber dans le cycle infernal des entrevues qui ne mènent nulle part et qui détruisent le moral des chercheurs d’emploi. Vous savez, la sensation de bonheur quand on va à une entrevue d’emploi, bien habillé et prêt à répondre à toutes les questions? Puis, les 2 semaines d’attentes où vous n’avez aucun contact puis la 3e semaine où vous décidez d’aller aux nouvelles, seulement pour apprendre que vous n’avez pas été sélectionné? Ce cycle infernal des entrevues peut mener des individus au suicide tellement ils se sentent rejetés sans trop comprendre pourquoi. C’est extrêmement dur, émotionnellement et ça arrive au pire moment alors que l’individu n’a plus d’emploi et qu’il est plus fragile.

Alors accrochez-vous parce qu’une recherche d’emploi, de nos jours, ça peut être long et particulièrement pénible mais pendant tout ce temps, vous n’aurez pas vraiment le droit de vous plaindre parce que pour un employeur, vous devez paraître attrayant, dans tous les sens du terme et personne n’aime ceux qui sont trop proches de leurs émotions.

Vous le savez déjà mais vous devrez faire preuve de courage pour libérer vos émotions de manière créative pour éviter que ça ne vous nuise, lors de votre recherche d’emploi.

Un emploi pour… en avoir un

Il arrive trop souvent que les travailleurs aient une idée préconçue de l’emploi qu’ils veuillent occuper et bien qu’on aimerait croire que le destin va finir —dans son infinie sagesse— par nous en envoyer un, il faut prendre les choses en main et défoncer des portes pour apparaître sur l’écran-radar des recruteurs, dans son domaine.

Il faut, justement, savoir dans quoi on veut travailler et ensuite, s’affairer à comprendre comment les gens s’y font embaucher.

Dans un monde parfait, nos qualifications opèrent leur magie et on décroche l’emploi de nos rêves mais si ça ne fonctionne pas, il ne faut pas hésiter trop longtemps à se diriger vers notre plan B parce que ce plan B est le plan A de quelqu’un d’autre et si on veut un emploi —n’importe quel emploi, juste pour en avoir un— il va falloir se battre pour l’avoir, afin d’y surpasser tous les autres candidats.

On demandera un salaire plus bas, on acceptera des conditions moins avantageuses et on dira même oui à tous ces voyages à l’extérieur de la ville.

Pourquoi?

Parce que ne pas avoir d’emploi serait encore pire que tous ces compromis.

Les employeurs ont gagné. Ils reçoivent tellement de candidatures pour chacun des postes qu’ils annoncent qu’ils finissent à peu près toujours par trouver un expert, tel qu’ils l’ont imaginé en rédigeant leur offre d’emploi. C’est incroyable à quel point le web permet de trouver la perle rare et si ce n’est pas vous, la côte va être plus difficile à monter… pour ne pas dire, impossible.

Alors oui, il arrive très souvent que des travailleurs qui se voyaient dans un emploi choisissent complètement autre chose parce qu’au fond, il n’y avait rien d’autre et après un certain temps, ce n’est plus l’emploi de nos rêves qu’on cherche mais bien n’importe quel emploi.

Et ces choix, il faut les faire avec le sourire et ne jamais laisser paraître son impatience ou sa frustration de devoir mettre nos rêves aux oubliettes pendant des décennies pour arriver à payer son loyer et faire manger ses enfants.

Le monde de l’emploi se vend en montrant son beau côté mais dans les faits, c’est une machine à détruire les humains qui se comporte comme… une machine. Règles, contrats, limitations et pouvoir de vie ou de mort de l’employeur sur l’avenir professionnel de ses travailleurs, c’est clair que tous n’y soient pas toujours confortables.

Certaines classes de travailleurs sont particulièrement exposés à la nature coupe-gorge du marché du travail avec ses licenciements sans raison et l’utilisation parfois abusive des “dossiers d’employés” qui finissent à peu près toujours par contenir assez de “notes disciplinaires” pour mettre l’employé à pied, à tout moment, le forçant (implicitement ou directement) à maintenir des rendements sans cesse plus élevés, de peur que l’emploi soit confié à quelqu’un qui n’a pas un tel “dossier” et qui promet de performer presqu’autant. Il y a tellement de règles pour certains emplois qu’il devient presqu’impossible de ne pas se tromper, à un moment ou à un autre et pour chaque “note” ajoutée à votre dossier, la pression monte et vous devez apprendre à vivre avec cette proverbiale épée de Damoclès au-dessus de la tête… jusqu’à ce qu’elle vous tombe dessus et là, vous perdez votre emploi.

Si ça vous arrive, il est possible que votre employeur vous donnera une compensation moindre en promettant de ne pas révéler à votre prochain employeur ce qui se trouvait dans votre dossier. Vous accepterez parce que cette référence est maintenant rendue obligatoire, à peu partout. Vous devez être blanc comme neige, en vue de votre prochain emploi. Ça donne un pouvoir incroyable à vos ex-patrons qui utilisent ce pouvoir de main-de-maître pour se sortir de n’importe quelle situation où ils auraient pu vous causer un tort. C’est tel que tel mais les travailleurs doivent comprendre cette mécanique de l’ombre parce que ça peut opérer, pour ou contre leur meilleur intérêt.

Ça force les travailleurs à garder de bonnes relations avec leur employeur et bien que ce soit génial que tout le monde s’entende, il y a des moments où ces petits jeux de pouvoir vont trop loin et ça peut engendrer des situations très difficiles, pour des travailleurs qui se retrouvent moins dans ces jeux de politiques de ressources humaines (comme des ressources matérielles… mais humaines).

Les travailleurs doivent alors trouver la force de faire du mieux qu’ils le peuvent, selon la situation.

Et si ça signifie d’accepter un emploi pour simplement retourner sur le marché du travail, il faut se résigner à prendre cette voie parce que ne pas travailler, après un certain temps, ça peut devenir très inconfortable, émotionnellement, socialement et économiquement.

Ne pas attendre de réponse

Il existe une règle non-écrite dans le monde des ressources humaines et c’est que si vous ne faites pas de suivi, en tant que candidat pour un emploi, vous n’en recevrez pas.

En gros, ceux qui postulent et qui ne sont pas contactés n’ont pas été choisis.

Pire, si vous n’êtes pas choisi et que vous demandez à savoir pourquoi vous ne l’avez pas été, rien ne force le recruteur à vous fournir une explication. C’est pourquoi autant d’entre-eux finissent par inventer une raison du genre “nous n’avons pas encore arrêté notre choix” dans le but de ne pas avoir à composer avec votre déception. Ils se doutent que vous ne les rappellerez pas une 2e fois alors pour eux, c’est un dossier réglé. Il arrive cependant qu’un recruteur va expliquer au travailleur pourquoi ça n’a pas fonctionné mais c’est l’exception. Parfois ça aide et parfois pas. Ça dépend si on aime se faire dire ses quatres vérités (ou les vérités perçues, par le recruteur), ou non. Il faut demeurer fort et tenter de tirer des leçons pour s’améliorer mais c’est clair que ça vient nous chercher, personnellement, lorsqu’on apprend qu’on a pas été retenu pour un poste pour lequel on croyait pour offrir le meilleur de nous-même.

Alors la phrase fétiche “ne nous appelez pas, on vous appellera au besoin” est plus d’actualité que jamais.

À l’ère du web, un chercheur d’emploi peut postuler chez 100, 200 ou même 300 employeurs avec de belles lettres de motivation et ne jamais recevoir une seule réponse, à part les réponses automatisées qui reviennent par courriel.

recherche-d-un-nouvel-emploiQue vous appliquiez via LinkedIn, Facebook, Taleo, un site d’emploi ou la section carrières du site web de l’employeur, c’est clair que vous n’êtes pas le seul et si le recruteur devait répondre à tout le monde, il n’en finirait pas! Alors, le recruteur fait son tri et ne répond qu’au 2 ou 3 meilleurs, ignorant les 1,300 autres qui ont postulé, en bonne et due forme.

Cette mécanique du bris de communication créé beaucoup de cynisme envers le processus de dépôt de candidature mais comme les recruteurs n’arriveraient pas à répondre à tout le monde, il faut simplement se faire à l’idée que ça va continuer à fonctionner comme ça.

Alors, il faut cesser d’attendre une réponse de chaque emploi pour lequel on postule!

Ceci dit, ce serait intéressant qu’une petite note soit envoyée aux candidats pour les informer que le poste a été comblé afin qu’ils puissent mettre leurs efforts ailleurs.

C’est un souhait mais ça n’arrivera pas.

Les travailleurs doivent donc prendre pour acquis que s’ils n’ont pas reçu de suivi dans un délais de 2 semaines, il y a peu de chances qu’un appel suive, plus tard.

Ça peut arriver mais c’est rare.

Ce cynisme qui ronge la crédibilité du système de dépôt des candidatures a aussi un effet pervers, celui où tous les travailleurs appliquent pour tous les emplois, sans trop “perdre de temps” à s’auto-qualifier. En ne recevant jamais de réponses, de toutes façons, les travailleurs postulent pour une variété d’emplois dans le but de recevoir un signe de vie, de la part d’un recruteur. C’est contre-productif pour tout le monde puisque le travailleur ne sera pas davantage embauché (parce que l’emploi ne lui convient pas) et les recruteurs seront encore plus débordés par le nombre de candidatures reçues et donc, pourraient établir et maintenir des “listes noires” à l’interne qui pourraient, un jour, jouer contre un travailleur qui avait postulé pour des postes qui ne lui étaient pas destinées.

Enfin bref, des conséquences néfastes pour tout le monde!

Mais…

Peut-on blâmer un travailleur qui a postulé pour des centaines de postes —sans jamais recevoir le moindre signe de vie— de vouloir tenter sa chance pour des postes qui lui conviennent moins, simplement pour établir un contact avec l’entreprise où il aimerait travailler?

Et quand vient le temps des entrevues

Oh… les entrevues.

Quelle galère pour les naïfs qui oublient qu’ils seront nombreux à convoiter le poste et qu’en conséquence, il faudra réussir le processus avec une note de 100% ou risquer de finir 2e, sans prix de consolation.

Une entrevue, c’est le moment de vérité.

Tout —vous concernant— sera noté puis analysé.

Comment vous avez choisi de vous habiller, votre parlé, la fluidité de vos mouvements, votre personnalité, votre esprit de synthèse, vos connaissances, votre expérience et votre familiarité avec le domaine dans lequel vous voulez travailler, tout pourra jouer pour… ou contre vous.

Dans le cadre d’une entrevue, vous n’avez pas droit à l’erreur.

Même si un recruteur vous dit quelque chose comme “c’est correct, vous pouvez recommencer”, c’est trop tard, vous avez perdu des points. Recommencez et faites de votre mieux pour passer outre tout manquement mais au fond, c’est comme tomber lors d’une compétition de patinage artistique. Toutes vos cabrioles intellectuelles n’arriveront pas à voler la vedette à votre seule mauvaise réponse! Au mieux, vous pourrez encore gagner si les autres candidats interviewés se trompent plus souvent que vous. C’est comme ça, c’est humain.

Et le facteur humain, vous le vivez très intensément lors du processus d’entrevue parce que plus qu’à tout autre moment, vous devez tendre vers la perfection et c’est bien connu, l’humain n’est pas une machine… et même les machines peuvent faillir mais les recruteurs, eux, exigent que vous livriez une prestation à la hauteur de ce que votre curriculum vitæ annonçait alors si vous avez eu la mauvaise idée de vous survendre, ça paraître tout-de-suite! Ainsi, il faut demeurer dans les paramètres de votre capacité à livrer la marchandise. Un ami peut aider à remettre nos qualifications et compétences “en contexte” pour éviter de trop “rayonner”, dans notre curriculum vitæ.

Pour réussir une entrevue, il faut s’y préparer mentalement, physiquement et émotionnellement.

Il faut arriver aussi prêt qu’un boxeur pour le match de sa vie parce que le recruteur est payé pour dénicher le meilleur candidat, pas le 2e meilleur.

La force du réseau

Vous ne le savez peut-être pas encore mais si vous devez trouver (un jour) un emploi, vous finirez par comprendre à quel point c’est qui vous connaissez qui fait plus souvent qu’autrement la différence et non ce que vous connaissez.

Dans le marché de l’emploi, si vous connaissez quelqu’un qui a des contacts auprès des employeurs, offrez-lui la lune pour qu’il vous aide à décrocher un emploi parce que c’est peut-être la seule façon où vous serez capable d’outre-passer la compétition qui se bat lors d’un processus “normal” d’embauche où des centaines de candidats veulent VOTRE poste de rêve.

Votre nouvel ami, cette “star” dans votre réseau (physique ou en ligne), acceptera parfois de vous aider par simple gentillesse. Parfois, il y aura une contre-partie implicite que vous devriez sérieusement considérer parce que dans le marché de l’emploi actuel, un “contact à l’interne” fera cheminer votre candidature plus vite et de manière beaucoup plus probante que le fait d’envoyer votre curriculum vitæ, comme des centaines d’autres personnes.

N’acceptez pas n’importe quelle contre-partie… mais presque!

Un contact de votre réseau qui peut vous aider demeure l’une des dernières façons d’avoir un avantage assuré pour décrocher un emploi. Ça peut aussi vous jouer des tours si votre contact joue mal ses carte ou qu’il a, lui même, une réputation plus ou moins enviable mais c’est à vous de déterminer ça avant de faire appel à lui.

Dans un monde d’humains, il faut apprendre à se coller aux individus qui ont du pouvoir parce que malgré toutes les structures dans lesquelles se cantonnent les spécialistes des ressources humaines (pour éviter de se faire dire qu’ils n’ont pas suivi les procédures propres à leur métier), ce petit mot positif à votre endroit, en provenance de la bonne personne, à l’interne, pourrait vraiment faire la différence entre avoir l’emploi et ne rien avoir, du tout.

C’est comme ça, il faut rechercher les bonnes références pour augmenter ses chances d’obtenir un poste, quelque part.

Ne pas devenir fou

Pour certains recruteurs qui vous analysent, vous serez trop vieux ou trop jeune. Pour d’autres, ce sera votre baccalauréat qui date de 20 ans ou encore, celui qui vient d’être obtenu et qui n’a pas encore été bonifié par l’expérience en milieu de travail.

Ouh-la-la…

Tout, rien et son contraire peut vous avantager ou vous nuire, lors d’une recherche d’emploi.

Il y a de quoi devenir fou tellement notre parcours de vie professionnelle peut nous aider ou nous nuire, selon l’angle utilisé par le recruteur, pour nous analyser à la lumière des besoins manifestés par l’employeur.

On baigne dans l’interprétatif, au énième degré!

Ce qui est super-mèga-génial pour un recruteur peut être la pire chose au monde, pour un autre. Il faut se rabattre sur notre propre instinct parce que la logique opère à vitesse très variable, lors d’un processus de recrutement de personnel.

En cette ère d’hyper-spécialisation, quiconque n’a pas prouvé sa domination totale d’un segment très précis du travail faisant l’objet d’une offre d’emploi pourra avoir de la difficulté à convaincre un employeur qu’il “peut apprendre vite” car le recruteur s’attend à trouver “sa” perle rare. Genre… tout-de-suite!

Cette course à l’hyper-spécialisation fait les choux gras des universités et autres collèges spécialisés car même des professionnels chevronnés voient leur valeur tomber comme une roche au fond d’un lac, lorsqu’ils perdent leur emploi, parce qu’aux yeux de plusieurs recruteurs, ils ne sont tout simplement plus qualifiés, en regard des besoins toujours plus spécialisés, pour un poste donné.

La venue de l’informatique, par exemple, a diminué l’importance relative des travailleurs généralistes puisque les tâches administratives sont sans cesse davantage automatisées. Ainsi, l’employeur veut des employés qui font une tâche et qui la font très bien, un peu comme un robot dans une usine qui fait une tâche mais qui la fait très bien — pas surprenant que tant de travailleurs aient de la difficulté à aimer ce modèle du travail où “tourner le proverbial boulon” devient 100% du spectre de son travail… encore là, de quoi virer un peu fou, à la longue!

Qu’importe, il faut embarquer dans le train de l’hyper-spécilisation, pour le meilleur ou pour le pire parce que c’est comme ça que les recruteurs travaillent, désormais. Ils se font une liste d’épicerie et tout doit y être sinon, ils passent à la fiche suivante. Il y a encore un facteur de “relation humaine” mais le recrutement est devenu davantage une affaire de “correspondance de profils”.

Alors pour réussir, chers amis chercheurs d’emploi, gardez la tête froide et conservez une vision saine de votre vie où votre vie professionnelle ne doit occuper qu’une partie (ça ne doit pas contaminer votre vision de vous-même ou de la vie, en d’autres mots).

Ça en fait des choses à savoir, non?

Même si les travailleurs ne devraient jamais se vendre sous leur valeur, il devient parfois si difficile de savoir réellement ce qu’on vaut qu’on accepte à peu près automatiquement ce que l’employeur propose. Généralement, c’est assez juste mais il ne faut pas avoir peur de faire valoir ses points pour obtenir une meilleure compensation mais dans les faits, c’est préférable de prendre l’emploi aux termes offerts par l’employeur pour ensuite demander une meilleure compensation, en regard du travail accompli et des bénéfices qui ont pu en résulter.

Dans ce billet, il est question davantage des candidats qui se cherchent un travail mais tout n’est pas nécessairement rose pour tous les employeurs. Eux aussi doivent composer avec une très lourde et coûteuse bureaucratie gouvernementale qui finit par nuire aussi aux travailleurs.

Une avalanche de législation et la menace de poursuites par la Commission des normes du travail ou une pénalité administrée par CSST, par exemple, force les employeurs à porter une attention très particulière à chacune de leurs “ressources humaines” parce que sinon, la pénalité peut être très coûteuse et pour plusieurs petites entreprises, carrément fatale.

Il faut que les projets se fassent alors tant que les humains vont être nécessaires, ils se feront embaucher pour livrer leur labeur, en échange d’une contrepartie financière.

Au moment d’écrire ces lignes, un grand nombre d’employeurs tentent d’automatiser, de simplifier, d’intégrer ou d’impartir une partie de leurs travaux afin de ne plus avoir besoin d’autant d’employés et de donner de meilleurs outils à ceux qui demeurent. C’est normal puisqu’un ordinateur, un robot ou une machine industrielle ne commande pas de bureaucratie coûteuse et encombrante… et ça fonctionne vraiment bien!

Informatisation, robotisation, automatisation et impartition de notre travail vers des fournisseurs étrangers sont des réalités auxquelles il faut appliquer notre génie car sinon, ça pourrait continuer à jouer de vilains tours à plusieurs travailleurs qui se croyaient “indispensables”… à tort.

S’il est une chose que les 20 dernières années du marché de l’emploi nous apprend, c’est que tout est à réinventer.

D’ailleurs, les employeurs qui ne se réinventent pas se font sortir du marché par les concurrents qui ont modernisé leur structure et leur offre, au goût du jour. Sans cesse abonnés à l’innovation, ces employeurs recherchent des travailleurs qui ont suivi le rythme des changements et qui amènent cette plus-value à l’offre globale de l’employeur.

En tant que chercheur d’emploi, il vous appartient de trouver le chemin le plus court et le plus payant pour redevenir un travailleur, sur le marché du travail — ne perdez jamais confiance en vos moyens et suivez votre instinct, dans la jungle en perpétuel changement du marché du travail.

Un commentaire

  • Eux aussi doivent composer avec une très lourde et coûteuse bureaucratie gouvernementale qui finit par nuire aussi aux travailleurs.: Tout à fait, la bureaucratie lourde va éventuellement tuer ce province.

    Merci pour cet article, je suis justement à la recherche d’emploi et je me demande si mon âge est l’obstacle Mais comme vous avez dit il faut suivre son instinct.

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