Perspectives économiques canadiennes

Le budget fédéral de 2009 contient un plan d’action économique qui donne l’heure juste concernant l’état réel de l’économie et sans grande surprise, ça n’a rien de très encourageant.

Voici comment le gouvernement conservateur de Stephen Harper voir les choses, en matière d’économie canadienne [en date du 22 janvier 2009]…

  • L’économie mondiale traverse la récession la plus synchronisée de l’après-guerre, et la crise qui touche les marchés financiers est la pire du genre depuis les années 1930.
  • Le ralentissement économique est particulièrement évident aux États-Unis et dans d’autres économies avancées où les perspectives se sont grandement détériorées au cours des derniers mois, mais il est aussi de plus en plus manifeste dans les économies de marché émergentes.
  • Les prévisions d’un ralentissement de la croissance mondiale ont fait en sorte que les prix de nombreux produits de base provenant du Canada ont continué de baisser.
  • Les marchés mondiaux du crédit continuent d’être fortement perturbés, les conditions du crédit demeurant resserrées tant sur le plan du coût que de la disponibilité.
  • Par conséquent, les économistes du secteur privé ont revu nettement à la baisse leurs prévisions pour l’évolution du PIB réel et du PIB nominal au Canada depuis la publication de l’Énoncé économique et financier:
    • À l’heure actuelle, les prévisionnistes du secteur privé s’entendent généralement sur le fait que l’économie canadienne est entrée en récession au quatrième trimestre de 2008 et que cette récession s’étendra sur trois trimestres.
    • On s’attend maintenant à une contraction de 0,8% du PIB réel en 2009, comparativement à une croissance de 0,3% au moment de l’Énoncé.
    • On s’attend à une contraction de 1,2% du PIB nominal en 2009, comparativement à une croissance de 0,8% au moment de l’Énoncé.
  • Les perspectives pour le PIB réel et le PIB nominal comportent toujours un important risque à la baisse.
  • Compte tenu de ce risque, le gouvernement considère qu’il est approprié de réviser à la baisse, dans son hypothèse de planification budgétaire, la prévision moyenne du secteur privé pour le PIB nominal.
  • L’hypothèse de planification prévoit ainsi une contraction de 2,7% du PIB nominal en 2009, plutôt que la prévision moyenne d’une contraction de 1,2% du secteur privé.
  • L’hypothèse de planification budgétaire pour le niveau du PIB nominal est donc inférieure d’environ 30 milliards de dollars aux prévisions du secteur privé pour 2009 et 2010.
  • Le gouvernement continuera d’évaluer les changements dans la situation économique afin de déterminer s’il convient de maintenir le rajustement pour le risque dans les budgets et mises à jour économiques et financières à venir.

Soulignons que, sauf indication contraire, les chiffres présentés correspondent à des taux annuels.

Alors voilà, depuis les années 1930, ça n’a jamais été aussi mal.

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Ça ne semble pas empêcher les gens de se rendre par millions dans les centres d’achats, d’un bout à l’autre du pays, à chaque week-end, pour y acheter une panoplie délirante de biens et de services, comptant ou, plus souvent qu’autrement, à crédit.

Mais à force de vivre au-dessus de nos moyens, la réalité va nous rattraper!

Certains citoyens n’ont aucune dette et ont même réussi à s’accumuler un petit coussin financier pour faire face aux imprévus mais ils ne sont pas nombreux et comme les autres, ils sont tenus de rembourser les dettes publiques comme celles des gouvernements fédéraux et provinciaux (de leur province) ainsi que des hôpitaux, des universités et aussi de leur ville. C’est une montagne de dettes qui ne cesse de grossir… ouch.

Même si ça semble décourageant, il faut quand même se retrousser les manches et faire notre part pour passer au travers de cette crise économique créée par l’avarice sans fin des banquiers et le laxisme légendaire de la fonction publique à l’endroit des riches et des puissants.

Cette crise, c’est celle d’un système bancaire malade qui EXPLOITE ÉHONTÉMENT les citoyens.

Tous les Canadiens doivent réclâmer des comptes aux banquiers qui ont le monopole de l’argent (que NOUS leur prêtons, à 0,5%) et qui, sans aucune gêne, nous exigent des taux de 19,4%, 28,8% et plus, sur leurs cartes de crédit et plus de 5% pour des hypothèques (profit de plus de 10 fois, par rapport au taux de base — c’est inacceptable).

Et ça, c’est SI les banquiers acceptent de vous prêter de l’argent parce que malgré le taux de base à un creux historique, ils ont fermé les vannes des prêts, poussant automatiquement les gens vers le piège des cartes de crédit où ils réalisent des profits délirants… sur NOTRE dos, avec NOTRE argent!

Que font les politiciens devant tant de mauvaises nouvelles? Ils suivent leur ligne de partie, encaissent leur gros chèques de paie et se terrent dans leur bureau, de préférence à Ottawa. Ils attendent que cette tempête économique passe mais comme elle mondiale, cette crise, ça risque d’aller encore plus mal avant que ça aille mieux.

Le gouvernement canadien a, semble-t-il, très discrètement recommandé aux citoyens de se constituer des réserves. C’est la grosse rumeur qui court dans l’internet mais aucun document officiel ne semble en faire mention. Qu’importe, de nombreuses personnes ont compris le message et se parent déjà pour le pire.

Qu’entend-t-on par des “RÉSERVES”? Probablement de la nourriture, des denrées non-périssables, de préférence. Des outils, des fournitures et lorsque possible, des panneaux solaires et des purificateurs d’eau. Nous nous dirigeons vers une très grave crise, mes amis.

Si vous avez des amis dans votre quartier, allez les rencontrer et parlez-leur de ce qui peut arriver si l’économie vient à tomber. En quelques jours, nous pourrions assister à des émeutes qui pourraient rapidement dégénérer en guerre civile puis, sans surprise, au recours à une forme de loi martiale.

En ce sens, ça pourrait aussi être une bonne idée de vous munir d’armes pour vous protéger, vous et votre famille. Ceux qui se rappellent de la crise épouvantable des années 1930 savent pourquoi…

Les mauvaises nouvelles ne viennent pas seulement des éditorialistes et des blogueurs, elles viennent directement du gouvernement conservateur au pouvoir, à Ottawa… dans le budget 2009!

Ça ne peut pas être plus OFFICIEL que ça.

Les Canadiens doivent aussi comprendre que pour survivre à cette crise, il faudra se réinventer une “utilité” sur l’échiquier mondial et pour ça, nous aurons besoin de tout le monde et tout spécialement de nos citoyens les plus allumés sur ce qui fonctionne, en matière d’exportation.

Même si vous avez un emploi et croyez que cette crise ne vous touchera pas, demeurer prudents parce qu’une crise économique d’envergure, comme celle anticipée par le Canada, a ceci de désagréable qu’elle finit par toucher tout le monde, incluant ceux qui se croyaient “en sécurité”.

Individuellement, nous avons moins de chances de réussir qu’en travaillant ensemble, encore faut-il être capable d’unir nos forces, le temps de passer cet épisode qui n’augure rien de bon…

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