Neurotoxicité de l’eau “potable”

Enfant buvant de l'eau

Dans les films-catastrophes d’Hollywood, on retrouve régulièrement le conte de David contre Goliath et les histoires racontées font parfois référence à la contamination de l’eau de les communautés.

Par exemple, il y a 20 ans, le film Erin Brockovich (2000) a attiré l’attention du public sur un produit chimique cancérigène déversé dans l’environnement d’une communauté californienne (du nom de Hinkley) par la compagnie Pacific Gas & Electric, tandis que le film Dark Waters (2019) se concentre sur la contamination par DuPont de l’eau d’une ville de Virginie-Occidentale avec le PFOA (acide perfluorooctanoïque).

En dehors d’Hollywood, des événements tels que la débâcle du plomb dans les conduits d’eau à Flint, au Michigan (en 2014) et en particulier son impact dramatique sur la cognition et le comportement des enfants ont contribué à garantir que les incidents liés à la qualité de l’eau continuent d’attirer l’attention des “grands médias” pendant les crises mais après, ça retombe vite dans l’oubli.

Les PFOA

Le PFOA appartient à une famille plus large de produits chimiques appelés PFAS (substances per et polyfluoroalkyl).

Voici le petit lexique essentiel:

  • PFOA = acide perfluorooctanoïque
  • PFAS = substances perfluoroalkyl et polyfluoroalkyl

On ne voit pas ces désignations souvent alors aussi bien les définir, clairement.

On continue…

Les preuves scientifiques indiquent clairement que les contaminants de l’eau potable tels que les PFAS, le plomb et bien d’autres ainsi que le fluorure qui, incroyablement, est intentionnellement ajouté à l’eau potable ne font de bien à personne.

Bien que ces expositions soient toxiques pour tout le monde, elles sont particulièrement préoccupantes pour les enfants.

En effet, les enfants qui grandissent boivent plus d’eau que les adultes (par livre de poids corporel) et sont extrêmement vulnérables aux effets néfastes des PFAS sur leur développement. Comme le souligne le Groupe de travail sur l’environnement (GTE), «Un bébé nourri exclusivement avec des préparations en poudre mélangées à de l’eau du robinet est celui qui boit le plus d’eau en regard de sa petite taille, quelle que soit sa tranche d’âge»; dans ce scénario, l’eau du robinet peut représenter jusqu’à 85% de l’alimentation d’un bébé nourri au lait maternisé.

Les systèmes d’approvisionnement en eau de plusieurs des plus grandes villes des États-Unis violent régulièrement les normes de sécurité de l’Agence de protection de l’environnement (EPA) pour l’eau potable. Cette observation a été confirmée par un examen approfondi par le GTE des rapports recueillis auprès de près de 50,000 compagnies des eaux et services publics à l’échelle nationale (2010-2015), qui ont trouvé plus de 250 contaminants de l’eau du robinet et identifié des études reliant bon nombre de ces produits chimiques au cancer; dommages au cerveau et au système nerveux; toxicité fœtale; altération de la fertilité; et perturbation hormonale. Le GTE (ou “EWG”, en anglais) a conclu que des millions d’enfants américains sont exposés à des niveaux dangereux de contaminants dans les approvisionnements en eau municipaux (avec un nombre inconnu d’enfants exposés via des puits privés non surveillés) et dans ce contexte, même «une note de passage du gouvernement fédéral» signifie peu.

Croyez-vous que c’est différent au Canada?

La question se pose.

Gardez à l’esprit que les propriétés extrêmement durables et solubles dans l’eau des produits chimiques ont facilité l’infiltration généralisée de PFAS dans les approvisionnements en eau et les puits privés des collectivités du monde entier, même dans les régions les plus reculées.

Alors on peut penser que le problème est bien réel, à Montréal aussi.

Les PFAS persistants

Les PFAS, largement utilisés dans la chaîne manufacturière et dans les produits de consommation font partie des contaminants de l’eau potable les plus documentés et les plus inquiétants.

Les groupes environnementaux ont qualifié les PFAS de «produits chimiques éternels» car ils résistent à la dégradation et s’accumulent dans le sang et les organes.

Bien que d’autres voies d’exposition (comme la nourriture, la poussière domestique et l’air intérieur) soient également importantes, les propriétés «extrêmement durables» et solubles des PFAS ont facilité leur infiltration généralisée dans les approvisionnements en eau et dans les puits privés des communautés du monde entier, même dans les zones les plus reculées.

Aux États-Unis, les niveaux de PFAS dans l’eau du robinet ont considérablement augmenté depuis la fin des années 1980.

La recherche montre que pratiquement tout le monde sur la planète a désormais des PFAS dans leur circulation sanguine. Ça vous concerne donc, au premier chef.

Une étude américaine, représentative au niveau national, a détecté les composés dans le sang de 99% des adultes et adolescents américains âgés de 12 ans et plus. Bien que certains pays aient interdit ou commencé à éliminer certains composés des PFAS, l’effet bioaccumulatif de ces produits chimiques et leur utilisation continue (ou accrue) des composés (variés) constituant les PFAS signifie que la charge corporelle en PFAS reste élevée.

Les effets des PFAS sur nos enfants

Pour les enfants, incluant ceux qui grandissent à Montréal, les implications de l’exposition aux PFAS sont considérables, avec un large éventail d’effets toxiques potentiels qui peuvent commencer in utero et se poursuivre jusqu’à l’âge adulte.

Les effets indésirables possibles incluent:

Comment nos élus arrivent-ils à ignorer la toxicité persistante des PFAS, dans nos environnements?

À Montréal, au Québec et au Canada, les PFAS sont pris à la légère. Aucun élu ne sonne l’alarme. Pire, les élus continuent d’accorder leur temps aux représentants des lobbys qui empoisonnent nos milieux de vie avec des PFAS, sans retenue.

Une analyse du USA Today (2016) à partir des données de l’EPA, a révélé que l’agence avait détecté des niveaux de plomb dépassant les normes de l’EPA dans près de 2,000 systèmes d’eau communautaires dans les 50 États américains, avec plus d’un tiers d’entre-eux affichant des niveaux se situant à plus du double de la limite de “niveau d’action” de l’EPA.

Pensez-vous que c’est différent à Montréal?

Le plomb qui empoisonne notre santé

Le plomb est une autre substance persistante qui persiste sans se décomposer.

Et oui, le plomb demeure un facteur de toxicité, dans l’eau qui approvisionne les citoyens, encore aujourd’hui.

Bien que les États-Unis aient interdit les peintures au plomb à la fin des années 1970 et l’essence au plomb au milieu des années 1990, les composants en plomb des systèmes de distribution d’eau continuent de constituer une catastrophe environnementale et sanitaire. Les toxicologues du gouvernement américain décrivent d’ailleurs le plomb comme une «substance toxique systémique affectant pratiquement tous les organes du corps» et en particulier le cerveau en développement. Il n’y a pas de niveau sécuritaire pour l’exposition au plomb.

Si l’on revient à l’étude de 2016, par le USA Today (mentionnée ci-haut), il faut noter qu’une proportion importante des 2,000 systèmes d’eau communautaires contaminés au plomb rivalisent ou dépassent les niveaux alarmants détectés à Flint, Michigan.

Autrement dit, il n’y a pas qu’à Flint, au Michigan, qu’il y a des catastrophes sanitaires en raison de l’importante présence de plomb, dans l’eau. C’est juste qu’à Flint, l’affaire a éclaté au grand jour et les “grands médias” ont dû en parler mais des Flint, aux États-Unis, il y en a d’autres.

Toujours selon le USA Today, certains des niveaux de plomb parmi les plus élevés, détectés par l’EPA, se trouvaient dans les écoles et les garderies. Par exemple, dans une école élémentaire, le niveau «effarant» de plomb dans l’eau atteignait le seuil fixé par l’EPA… pour les déchets dangereux! Et les enfants buvaient de cette eau, à chaque jour! De plus, la contamination de l’eau potable par du plomb (qui endommage le cerveau) avait souvent persisté pendant des mois ou des années sans aucune réparation (ou mise-aux-normes) et près d’un système d’approvisionnement en eau sur dix n’avait jamais informé le public.

Morale de l’histoire, il ne faut absolument pas se fier aux gestionnaires locaux d’approvisionnement en eau puisqu’ils ne sont pas toujours compétents pour protéger la population qu’ils desservent d’une exposition toxique au plomb. Parfois, ils font de l’excellent travail mais trop souvent, ce n’est pas le cas.

À Montréal, on aime à penser que notre approvisionnement en eau est bien géré mais au fond, est-ce vraiment le cas?

Parmi ses nombreuses propriétés toxiques présentant un danger pour notre santé, le plomb peut traverser la barrière hémato-encéphalique et y endommager diverses régions du cerveau liées au développement de troubles neurologiques.

Au lendemain de l’empoisonnement au plomb de l’approvisionnement en eau de Flint, la ville a observé une baisse des compétences en lecture chez les enfants exposés et la proportion d’élèves admissibles aux services d’éducation spéciale a presque doublé.

Un enseignant vétéran du système scolaire de Flint a déclaré: «Nous avons un district scolaire où il ne reste que des enfants endommagés qui sont exposés à d’autres enfants endommagés et cela cause plus de dégâts», tandis qu’un directeur de Flint a déclaré que les écoles «se préparaient pour une urgence éducative évolutive». Plus inquiétant encore, une analyse de Reuters a montré plus tard que Flint est loin d’être l’un des «points chauds de plomb» parmi les plus dangereux du pays.

En effet, Reuters a découvert «près de 3,000 zones (autres que Flint) avec des taux d’empoisonnement au plomb récents affichant au moins le double de Flint, pendant le pic de la crise de contamination de cette ville», avec des niveaux de plomb dans le sang au moins quatre fois supérieurs à ceux de Flint dans plus d’un tiers de ces communautés.

Et le silico-fluorure de sodium ajouté à ce cocktail déjà toxique

On parle ici de fluorure ou plus précisément, de silico-fluorure de sodium, comme celui ajouté volontairement par 5 villes, en 2020 (et depuis des décennies), au Québec.

Villes fluorées en 2015


VillePopulation
Ville St-Georges (Beauce)32 321
Montmagny11 399
Lévis, secteur St-Romuald11 663
Dorval19 170
Pointe-Claire31 393
Chateauguay47 781
Total153 727
(soit 1.87% des 8.21 millions de québécois-es)
Trois-Rivières (en attente)134 000

Comme vous pouvez le voir, le problème de l’eau volontairement fluorée n’est pas qu’un problème américain, ça se passe au Québec, aujourd’hui, incluant dans la région de Montréal.

Rappelons que le fluorure se distingue des autres contaminants de l’eau en ce que les systèmes d’eau l’ajoutent volontairement à l’eau potable. Techniquement, des Québécois payés par les villes manipulent des barils de silico-fluorures de sodium, habillés en “hazmat”. Ces employés se protègent. Et pour cause, le “fluorure” est un produit hautement toxique.

Et que font les employés municipaux avec ce produit toxique, avec un grosse tête de mort sur le baril et bien, ils le font “dégouter” dans l’eau potable de la ville.

Ça se passe aujourd’hui, au Québec.

Le saviez-vous?

Nos gouvernements essaient de justifier cette attaque contre la santé des citoyens mais aurez-vous assez de jugement pour comprendre la nature de l’attaque menée contre votre santé?

Enfin bref, ça se passe, pour vrai. À vous de voir ce que vous voulez faire de cette connaissance. Vous à-plat-ventrir ou vous réclamer de l’eau propre. Mais rassurez-vous, il n’y a pas que les Québécois qui ignorent la toxicité de leur eau car plus d’Américains boivent de l’eau fluorée que dans tous les autres pays réunis.

Pour en savoir plus à propos des villes à éviter, consultez cette base de données.

Cette pratique, approuvée par les CDC, persiste depuis des décennies malgré une avalanche de preuves que le produit chimique — un déchet industriel — abaisse le QI et que le fluorure produit une toxicité neurodéveloppementale «comparable aux effets du plomb».

En plus des effets sur la cognition, des études ont établi un lien entre le fluorure et les symptômes comportementaux d’inattention et de trouble du déficit de l’attention / hyperactivité (TDAH) ainsi que de nombreux risques pour la santé, y compris un risque accru de cancer des os.

Avez-vous bien lu, chers Amis?

Vu l’explosion sans précédent du TDAH, au Québec (et ailleurs), ça devrait vous réveiller. Normalement. Mais bon…

Les auteurs d’études mettant en évidence les effets du fluorure sur le QI sont particulièrement préoccupés par l’impact sur le développement de l’ingestion systémique de fluorure et conseillent aux femmes enceintes de ne pas boire d’eau fluorée. Le livre de 2017, Pregnancy and Fluoride Do Not Mix, cite des centaines d’études reliant le fluorure à la naissance prématurée (soulignant que les taux de naissance prématurée sont «inhabituellement élevés» aux États-Unis) ainsi que la prééclampsie, le développement neurologique altéré et l’autisme. La justification ostensible de la fluoration de l’eau aux États-Unis, ayant à voir (prétendument) avec la prévention de la carie dentaire, ne résiste pas à l’examen, car les taux de carie dentaire ont régulièrement diminué dans les pays qui n’ont jamais pratiqué la fluoration de l’eau.

Les Québécois vont-ils demander aux élus de cesser, immédiatement, la fluoration de l’eau?

Les combinaisons toxiques

Compte tenu de la prise de conscience croissante du fait que les produits chimiques peuvent exercer des effets plus importants en combinaison avec d’autres produits chimiques — un principe connu sous le nom de synergie — la conclusion du GTE selon laquelle l’eau du robinet aux États-Unis contient au moins 250 contaminants n’est guère rassurante.

Des études suggèrent, par exemple, que les produits chimiques non cancérigènes «pourraient agir ensemble pour favoriser le processus de cancérogenèse». Bien que les scientifiques aient encore tendance à étudier un produit chimique à la fois, il y a des appels à «élucider et définir les actions combinatoires», une revue scientifique entière se consacrant désormais à l’examen de «différents niveaux de dose et d’effet»… des rapports ou séquences de combinaison optimaux et la prévention des événements indésirables potentiels.

De plus, les chercheurs du GTE appellent à «une évolution vers une évaluation globale et cumulative des contaminants chimiques», en particulier pour l’eau potable.

En appliquant un cadre de risque de cancer cumulatif aux données sur l’eau potable (de l’EPA), ils ont rapporté (en 2019) que le risque de cancer attribuable à l’échelle nationale dû aux contaminants de l’eau du robinet était de deux ordres de grandeur supérieur au niveau de risque de référence utilisé par l’EPA et d’autres organismes de réglementation. Autrement dit, pour les 86% de la population américaine desservie par les réseaux d’eau communautaires, les contaminants de l’eau du robinet représentaient un risque cumulatif à vie «équivalent à 4 cas de cancer à vie pour 10 000 personnes» plutôt qu’à un cas par million. Les chercheurs ont également noté que leur estimation est susceptible d’être prudente en raison de données manquantes pour de nombreux contaminants qui sont soit non surveillés, peu surveillés ou non conformes aux exigences de surveillance et de déclaration.

En 1996, le Food Quality Protection Act a établi que l’EPA «fixait des niveaux admissibles pour les pesticides de manière à “garantir qu’il existe une certitude raisonnable qu’aucun préjudice ne résultera pour les nourrissons et les enfants d’une exposition globale”»; la loi prévoyait également une marge de sécurité décuplée «pour tenir compte de la toxicité pré et postnatale». Une analyse ultérieure a révélé que l’EPA n’avait pas appliqué la marge de sécurité supplémentaire pour la majorité des pesticides examinés. Malheureusement, le même phénomène semble être vrai pour les contaminants de l’eau potable. L’une des conclusions importantes tirées par l’EWG et d’autres est que le simple respect des normes nationales en matière d’eau potable est loin d’être une garantie que les niveaux de contaminants sont sûrs, en particulier pour les enfants.

Agir pour nous… et nos enfants

Qu’importe où vous vous trouvez, vous devez boire de l’eau pour vivre.

Vous devez aussi vous laver et utiliser de l’eau dans votre vie de tous les jours, que ce soit en cuisine, pour le nettoyage ou alors, juste pour le plaisir (comme dans une piscine).

L’eau fait partie de presque tous les aspects de nos vies, directement ou indirectement. Il nous appartient donc de comprendre l’importance de surveiller la qualité de l’eau.

Le PFOA, faisant partie des PFAS, le plomb, le silico-fluorure de sodium et tant d’autres contaminants se retrouvent dans l’eau. Pourquoi?

Il faut se poser des questions et les relayer aux élus. Leurs réponses-en-cannes n’ont jamais tenu la route et aujourd’hui, les citoyens opposent des milliers d’études scientifiques solides à leurs prétentions trop souvent irrecevables.

À Montréal comme ailleurs, nous devons faire de la qualité de l’eau une préoccupation de tous les instants. Pour tous les adultes et les enfants qui comptent sur eux, la question de l’eau demeure plus pressante que jamais.


Sources:


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