Le diésel empoisonné des trains

Vous voyez les trains circuler et vous avez raison de vous réjouir de leur présence puisqu’ils enlèvent un grand nombre de camions semi-remorque, sur nos routes.

Les trains fonctionnent en marge de notre réseau routier et c’est bien ainsi.

locomotives-au-diesel-du-cnIl est cependant ambitieux d’avancer que les trains diminuent la pollution puisque ceux-ci fonctionnent au diésel, une mixture d’essence fortement utilisée en France (parce qu’elle est massivement subventionnée) et ailleurs dans le monde qui commence à inquiéter très sérieusement les autorités en charge de la santé publique en raison des micro-particules qui sont émisent lors de la combustion du diésel et celles finissent trop souvent par pénétrer notre corps via le système respiratoire.

Une tragédie pour tout le monde mais surtout pour nos enfants qui sont plus vulnérables aux micro-particules contenues dans le diésel, même une fois brûlé, par un moteur tel que celui d’un train.

Et c’est d’ailleurs là que c’est inquiétant parce que les trains circulent très près des zones résidentielles de nombreuses villes, incluant Montréal et Québec, sans oublier tous les terminaux ferroviaires, qui longent nos grands axes routiers.

Il arrive trop souvent que des trains au diésel fonctionnent de longues heures sans bouger avant d’entreprendre leur trajet ce qui a pour effet de saturer l’air d’un quartier complet avec l’odeur toxique, lourde et hautement désagréable du diésel brûlé.

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En clair, c’est un poison qui se répand sur un quartier complet alors que les citoyens n’ont pas nécessairement le temps de fermer leurs portes-patio et fenêtre à temps pour éviter que les micro-particules contenues dans le diésel brûlé n’entrent dans leur maison… et leurs poumons.

C’est absolument horrible de penser que nos trains fonctionnent avec un gaz toxique et cancérigène aussi près des zones résidentielles, d’un bout à l’autre de la vallée du St-Laurent.

ses-enfants-ne-devraient-pas-avoir-a-respirer-du-diesel-de-trainEt il n’y a pas qu’au Québec qu’on a des problèmes de santé très inquiétants avec le diésel, c’est un problème global, incluant en Australie où cette histoire vous montrera l’énormité du problème.

Une solution bien plus écologique comme le monorail Trens-Québec doit absolument être priorisé puisqu’il fonctionne à l’électricité et qu’il ne pollue pas. Hydro-Québec devrait d’ailleurs mettre tout son poids pour que ce projet de transport rapide inter-urbain lève de terre, le plus rapidement possible.

Mais bon, nous n’y sommes apparemment pas encore alors il faut trouver des moyens pour diminuer les effets toxiques et cancérigènes des trains au diésel sur les populations limitrophes des principales voies ferrées de la province.

Au premier chef, il faudrait INTERDIRE le fait de faire fonctionner des trains sur une longue période sans que celui-ci ne quitte la gare. En ce moment, il arrive régulièrement que des trains tournent tellement longtemps sans bouger qu’ils ont le temps de contaminer d’immenses zones urbaines où il ne fait plus bon respirer. C’est inacceptable.

Le CN doit déjà être sensibilisé aux dangers du diésel, pour ses propres employés (incluant les chauffeurs de trains) ainsi que pour les résidents qui se trouvent près de ses installations.

Les gestionnaires du CN doivent donc modifier leurs directives pour s’assurer que les trains fassent tourner leur moteur le moins longtemps possible, avant de quitter la gare. Le fait d’empoisonner une population entière aux fumées de diésel devrait être considéré comme un geste grave.

En ce moment, nos autorités de santé publique ne font absolument pas les efforts nécessaires pour prévenir l’empoisonnement au diésel des trains et ça aussi, c’est inacceptable puisque le danger est quotidien, à Montréal et ailleurs au Québec.

La population aux prises avec des problèmes respiratoires, notamment chez les enfants, doit absolument se renseigner à propos des dangers persistants du diésel et des micro-particules toxiques et cancérigènes qui menacent toujours d’entrer dans nos poumons… pour ne jamais en ressortir.

Pour mieux comprendre, écoutez ces deux vidéos d’une émission produite récemment, en France… ça ne vous laissera pas indifférent.

Nous méritons mieux que de se faire empoisonner par le diésel des trains qui sillonnent le réseau ferroviaire du Québec, surtout lorsqu’une solution comme le monorail Trens-Québec se trouve à notre portée.

Les micro-particules provenant de la combustion du diésel, par les moteurs au diésel des locomotives, ont un effet cumulatif qui finit par avoir des effets sur tous ceux qui les respirent et en ce moment, au Québec, c’est presque tout le monde qui habite en zone urbaine ou près d’une voie ferrée.

Aussi bien dire que tout le monde souffre de cette pollution sournoise et à terme, mortelle.

C’est indigne de notre génie de laisser ces trains au diésel nous pourrir la vie avec ses émanations toxiques alors il faut se prononcer contre ces moteurs polluants et exiger une solution de remplacement aux trains actuels.

Tout un défi mais il y a des alternatives crédibles alors c’est à nous d’exiger que les wagons soient voyagés sans atteindre, à chaque fois, à notre santé.

Soyons réalistes, nous allons devoir continuer à respirer alors vu le danger lié au diésel, ce sont les trains qui doivent changer et en finir avec cette pollution toxique et cancérigène.

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