L’avidité du pouvoir

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Se savoir en possession de son propre pouvoir permet d’exercer un meilleur contrôle sur ses choix.

C’est là une voie vers notre réalisation personnelle, à chaque moment de notre existence.

Pour une majorité de gens, c’est là une quête noble à même son propre potentiel. Le pouvoir ainsi reconnu devient cette force qui contribue à arriver à se respecter, en ce qu’on a de meilleur, en soi.

Ce pouvoir, aux ramifications sans fin, convient à quiconque se réclame de son propre pouvoir sans toutefois avoir besoin d’en avoir plus.

Au-delà de son propre pouvoir, le pouvoir provenant de l’extérieur de soi

Trop souvent, des gens incapables de comprendre leur propre pouvoir vont quand même vouloir du pouvoir et pour l’obtenir, iront chercher le pouvoir ailleurs. Chez les autres et dans différentes fictions, comme des “personnes morales” (à savoir des “entreprises” ou des “organisations”), incluant des structures créées de toute pièce, comme des gouvernements.

Vous voyez dès lors où l’avidité du pouvoir pointe le bout de son nez!

Et oui, ces sources extérieures de pouvoir donnent le vertige à quiconque trouve un accès parfois presqu’illimité au pouvoir qu’il peut exercer, sur lui-même mais surtout, sur son environnement et aussi, l’environnement des autres.

Imaginez le nombre de gens qui n’ont jamais vraiment compris leur propre pouvoir avant de tirer du pouvoir de sources extérieures. Ces gens sont-ils capables d’opérer la gouverne de ce pouvoir avec autant de sagesse et de doigté que ceux qui ont d’abord appris avec leur propre pouvoir, à eux? Il y a des exceptions, certes mais trop souvent, ce pouvoir extérieur devient difficile à gérer. Et là surviennent les dérapages.

Combien de fois avez-vous entendu des phrases comme “le pouvoir lui est monté à la tête” ou encore “je ne voudrais pas que cette personne ait encore plus de pouvoir, ce serait risqué”. Ce sont des observations qui annoncent habituellement des situations où le pouvoir sera mal utilisé, avec les conséquences négatives que ça implique.

Un pouvoir socialement partagé

Comme nous exerçons tous un certain pouvoir sur nous-même et sur les autres, il faut avoir la sagesse de cultiver l’intérêt pour une bonne gouverne individuelle, allant de pair avec une gouverne tout aussi avisée, socialement.

Le pouvoir, c’est grisant lorsque ça va comme on veut mais ça peut aussi nous brûler… et causer des torts impossible à prévoir tellement ils peuvent être lourds de conséquence.

Ainsi, il en va de notre responsabilité de valoriser une saine relation avec le pouvoir, à tous les échelons de nos vies et de nos sociétés.

Chaque décision se veut une manifestation de pouvoir. Sur nous-mêmes ainsi que sur les autres. Il me semble essentiel d’inclure les différentes expressions de pouvoir dans notre recherche d’un équilibre de vie favorable, aussi bien pour nous que pour notre écosystème de vie (parce que nous vivons tous dans le même écosystème et que ce qui favorise les uns peut souvent aussi favoriser les autres, si on recherche cette avenue, dès le départ).

Il y a donc moyen de neutraliser les effets délétères de l’avidité du pouvoir.

Les outils existent, à commencer par la sensibilisation à l’exercice du pouvoir. Du même souffle, on gagne à apprendre à exercer notre pouvoir, dans toutes les sphères de notre vie. Ensemble, nous pouvons nous aider les uns les autres à faire un exercice bienveillant et réfléchi de notre pouvoir.

Il y aura toujours des gens qui tombent victimes de l’avidité du pouvoir avec tous les pièges que ça comporte, pour eux et pour les autres mais il faut travailler, avec sérieux, à améliorer les choses maintenant pour éviter des problématiques, dans l’avenir.

Même si l’avidité du pouvoir est un problème qui va demeurer, il y a moyen de faire d’importants progrès en étant conscients que le pouvoir, ça se partage et ça s’apprend.

Claude Gélinashttps://videos.claude.ca/
Passionné des communications numériques, du développement web, de l'infographie et des avancées technologiques, au sens large.

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