Pour une majorité d’adultes, chefs de familles actives, les journées commencent à 6h avec les enfants et se termine lorsque ceux-ci se couchent entre 19h30 et 21h.

Entre-temps, il y a la circulation qui ne circule pas assez vite, le travail où il faut généralement obéir avant de réfléchir (même si les patrons “recommandent” le contraire) et les obligations de toutes sortes (comme faire les courses) qui meublent les moments “de jour” qui restent.

Alors qu’un tel rythme de vie peut-être soutenu lorsqu’un des conjoints reste à la maison où qu’un réseau de soutien familial rapproché donne un gros coup de main, dans le cas d’un couple où les deux conjoints travaillent et où les enfants fréquentent soit la garderie ou l’école, c’est un rythme infernal, voire insoutenable.

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Il n’y a pas que l’absence de temps-libre, c’est encore plus tragique de se rendre compte, en cours de route, qu’il est devenu presqu’impossible de trouver du temps de qualité pour penser.

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Certes, il est possible de trouver 10 ou 20 minutes, par-ci, par-là, pour payer les comptes ou encore, lire (en tout ou en partie) un article qui nous intéresse dans une revue mais le fait d’aller prendre une belle marche à l’air pur alors qu’il fait encore soleil semble être devenu hors d’atteinte pour la plupart des gens.

C’est grave.

Au moment où les employeurs accordent entre 10 et 15 jours de congé “avec solde” à leurs travailleurs cumulant quelques 20 ans d’expérience (lorsqu’il y a des congés, évidemment), les “nouveaux employés” ne bénéficient souvent pas de plus de 5 de ces journées de congé payées pendant les 3, 5 ou 10 premières années d’emploi — ça ne laisse aucune chance à ceux qui auraient la mauvaise idée de tomber malades ou encore, de vouloir prendre du temps pour se ressourcer.

Clairement, dans notre société qui se prétend moderne, l’humain passe en dernier, tout en bas de la liste des “priorités” sociales.

Bien entendu, les gouvernements “imposent” des normes minimales de respect aux travailleurs car, sans cette “obligation”, les employés n’auraient absolument aucune protection (comme dans les pays en voie de développement où ces mêmes compagnies font des “affaires”). Mais pour faire bonne figure, les employeurs (surtout les transnationales) reprennent ces “normes minimales” et disent à leurs employés qu’ils leurs “accordent” ces “privilèges” parce qu’ils sont “importants” — c’est évidemment de la bouillie pour les chats puisque les actionnaires de l’entreprise ne font pas d’argent avec des employés heureux mais plutôt avec des employés “productifs” (il arrive que ce soit les deux mais c’est habituellement un concours de circonstances, plus qu’une réelle volonté de l’employeur).

Autrement dit, c’est pathétique de voir à quel point les parents sont pris dans leurs prison comme des rats dans un labyrinthe dont ils ne sortiront jamais, à moins d’une aide extérieure providentielle.

Est-ce que les humains sont plus intelligents que les rats lorsqu’ils sont pris dans un proverbial labyrinthe social? À vous d’y répondre. Il y a des gens qui s’en sortent mieux que les autres, c’est clair mais qu’est-ce qui les distingue de leurs pairs qui, eux, n’arrivent pas à s’en sortir? Est-ce une question d’intelligence? D’argent qui tombe du ciel (promotion inespérée, pas d’enfants, un héritage)? Ou encore, est-ce parce que ces “chanceux” ont pris du temps de qualité pour penser?

Il semble que certains individus n’hésitent pas à s’imposer des moment de grande qualité pour penser.

Et oui, rien que penser.

Plusieurs travailleurs qui ont du succès vont même jusqu’à déplaire volontairement à un employeur qui affiche un large sourire “en public” mais qui, une fois les clients partis, brandit de lourds contrats de travail accompagnés de règles d’éthique que même le St-Esprit n’arriverait pas à comprendre et observer.

Ces employeurs trouvent toujours une bonne raison pour exploiter “au maximum” les “ressources humaines” (comme des ressources matérielles ou financières) jusqu’à ce qu’elles tombent sous la charge de travail pour ensuite les remplacer, par un autre quidam qui veut gagner son salaire minimum et donner l’impression que sa vie prend du mieux.

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Plus de 40% des Québécois adultes, en âge de travailler, gagnent moins de 20,000$ par année.

Il va falloir se mettre dans le coco, une fois pour toutes, que le Québec est une société pauvre, très pauvre… et surtaxée.

Dans de telles conditions, pas surprenant qu’autant de monde cumule deux ou plusieurs emplois pour arriver à payer des loyers beaucoup trop chers (merci aux spéculateurs et aux estimateurs gouvernementaux complaisants), des épiceries où les bons aliments sont devenus hors-de-prix et des frais de déplacement qui n’ont jamais été aussi élevés.

Ajoutez à ça l’arrivée massive des femmes et des immigrants sur le marché du travail québécois qui contribuent à leur propre perte, en plus de celle des hommes qui occupaient traditionnellement la majorité des emplois, en multipliant le nombre de ressources humaines potentielles et donc, en contribuant à diminuer massivement le salaire de tout le monde, incluant le leur!

Les règles d’équité en matière de salaire ont également servi à réajuster les salaires à la baisse pour de nombreux hommes qui ont vu leurs compensations être “normalisées” lors de différentes restructurations ou acquisitions.

Et pour s’assurer de payer le personnel le moins cher possible, les employeurs favorisent désormais l’embauche d’handicapés, de minorités visibles, d’autochtones et de femmes parce qu’embaucher un “homme blanc en santé” risquerait de commander un salaire plus élevé et donc, une base de revendication éventuelle pour tous les autres handicapés, minorités visibles, autochtones et femmes qui pâtissent à des salaires de misère.

Les règles, aussi nobles soient-elles, ne vont pas dans le sens du meilleur intérêt des individus.

C’est un ensemble de mécanismes de contrôle dont se servent les employeurs pour épuiser leur main d’œuvre et l’expulser, généralement sans compensation à part le strict minimum, dès qu’ils constatent le moindre signe de “perte de productivité”.

Une société aussi artificielle qui donne systématiquement préséance aux personnes morales (les compagnies) avant les personnes physiques devrait être dénoncée, haut et fort.

Mais…

Comme personne n’a le temps de penser, de plus en plus de gens croient que la perpétuelle course contre la montre ponctuée de milles stress quotidiens est devenue “la norme”. Et les “grands médias”, grassement payés par les “employeurs”, ne remettent jamais ce “système” en question même s’il est conçu pour détruire la vie de la majorité des gens tout en engraissant unilatéralement une microscopique élite qui, elle, prend tout son temps pour planifier ses prochaines “interventions”.

Comment l’élite fait-elle pour dominer les gens?

C’est tout simple, ils voient les êtres humains comme du bétail:

  • les unités familiales doivent être détruites
    • garderies d’état;
    • écoles d’état;
    • service militaire;
    • aucun temps vraiment “libre”;
    • activités aussi coûteuses que possible pour empêcher les gens de s’épanouir;
  • les gens ne doivent pas accumuler de richesse
    • alors tout est basé sur du papier;
    • de l’argent sans valeur à part celle que l’élite daigne y donner, selon que ses intérêts soient servis ou non par ces “fluctuations” des taux de change;
  • conséquemment, les gens ne doivent pas avoir accès à la propriété
    • la plupart des maisons appartiennent aux banques et près de la moitié de la population vit à loyer, sans compter que loyer sur l’argent coûte de plus en plus cher, dans les institutions financières;
  • les gens ne doivent pas être capables de travailler ensemble
    • les gens n’ont plus de temps pour se parler et les gouvernements isolent systématiquement les individus et les causes afin qu’un portrait d’ensemble soit impossible à voir ou comprendre;
    • tout est géré “en silo”;
    • il est interdit à un employé de “sortir de son champ de compétences”;
    • parallèlement, les “champs de compétences” rétrécissent sans cesse via l’hyperspécialisation;
  • les gens doivent être asservis
    • salaires minables [ou “minimums”] devenant “la norme”;
    • endettement facile et vente d’items de piètre qualité qui ne conservent pas leur valeur et qui doivent être remplacés souvent;
  • tout le monde doit demeurer “malade” ou “sous traitement”
    • que ce soit une “pathologie clinique” diagnostiquée par l’un des “bras” de la médecine (qui se dit “moderne”), par exemple la médecine allopathique ou la “santé mentale”, de nouvelles “conditions” sont inventées continuellement pour amener les gens à accepter de coûteux traitements afin qu’un maximum de gens, des bébés jusqu’aux personnes âgées, demeurent “sous médication”, au cours de leur vie;
    • les factures “de santé” (ou “de maladie”, selon que vous comprenez ou non la nature perverse du “système”) sont refilées au gouvernement dans un immense gouffre que personne ne peut investiguer (pour respecter les “renseignements personnels”, disent-ils);
    • les médecines naturelles (qui ne coûtent presque rien) sont systématiquement torpillées par le duopole médico-pharmaceutique et les gouvernements qui ont intérêt à garder les gens “payants” parce que “malades, faibles et dépendants” des “largesses” de l’État qui achète les “derniers traitements” à ceux que les médecins, véritables “pimps des pharmaceutiques” auront “diagnostiqué”.

Et ce n’est pas tout, il y a plein d’autres mécanismes de contrôle comme la peur, l’éthique, la guerre aux croyances et à la véritable valorisation du fait humain.

Si plus de gens avaient encore le temps de penser, ils comprendraient qu’ils passent le plus clair de leur vie à nourrir une élite boulimique qui les maintient dans un état de médiocrité perpétuelle, à des années lumières du destin formidable qui attend les humains qui choisissent de développer leur plein potentiel, en accord avec ce qu’ils ont de meilleur à offrir, en société.

C’est vrai que l’argent corrompt ce qu’elle touche.

Entre sauver la vie d’un voisin et obtenir 5M$ “cash” dans une valise, la plupart des humains choisiraient la valise.

L’argent aveugle les gens qui se croient plus riches alors que, telle une performance dans un jeu vidéo, ils n’ont accumulé que quelques crédit virtuels de plus pour financer la poursuite de leur quête “professionnelle” (pour trouver plus d’argent) aux confins d’un labyrinthe où toute désobéissance aux règles est assorti de lourdes peines qui permettent, au fil du temps, de contribuer à supprimer l’essentiel de la “nature humaine” dans notre expérience de vie.

Le fait de ne plus avoir le temps de penser fait partie de ces choses planifiées par l’élite pour nous garder aussi ignorants que possible de notre propre potentiel mais aussi du potentiel de ceux qui nous entourent.

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Par exemple, les parents ne connaissent tellement plus leurs enfants qu’ils croient davantage des notes sur un bulletin scolaire que leur propre jugement en tant que parent qui côtoie l’enfant depuis sa naissance — ça dépasse l’entendement et pourtant, c’est devenu “la norme” de ne plus faire confiance à l’enfant mais plutôt à des “figures d’autorité” ce qui, dans 99,99999% des cas est d’un ridicule consommé. Si les parents passaient plus de temps avec leurs enfants, ils comprendraient mieux les infinies nuances qu’il faut apporter au regard —et au jugement— des autres, à leur égard.

Est-ce que vous croyez que c’est “sain”, une société entière qui fait élever ses enfants dans des “établissements d’État” depuis la tendre enfance (souvent aussi tôt que 3 ou 6 mois) pour “retourner sur le marché du travail” et “gagner de l’argent”?

Est-ce que c’est “ÇA”, la vie?

Nos enfants sont-ils venus au monde pour se faire régir par des règles “de services de garde” avant même qu’ils n’aient cessé de porter des couches? Nos mères de familles sont-elles rendues à ce point aveuglées par l’argent qu’elle préfèrent l’argent dans leur porte-feuille à leur propre enfant? Contre toute attente, il semble que oui, hélas.

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Mais est-ce que les gens vont prendre plus de temps pour penser, dans l’avenir?

Certains vont le le faire mais plusieurs vont se laisser avaler par la vague des “grands médias”, des “employeurs” et des “autorités publiques” qui pensent à leur place.

Le fait de ne plus penser par soi-même est d’ailleurs l’une des plus grandes tragédies de notre époque mais puisque de moins en moins de personnes pensent, ça passe largement “sous le radar” et ça rend les élites folles de joie car, grâce aux troupeaux d’humains obéissants et serviles, les membres de ces élites ont le temps de penser afin de se réaliser pleinement.

Si vous faites partie de ceux qui prennent le temps de penser, continuez à le faire et essayez d’encourager les autres à le faire, eux aussi.

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