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La mondialisation de l’élite et la privatisation des services publics

La mondialisation.

Ce mot est sur toutes les lèvres et pourtant, rares sont ceux qui peuvent qui en connaissent tous les tenants et les aboutissants. Et pour cause. Ce mouvement étant l’aboutissement planifié d’une élite sombre qui multiplie ses attaques contre les classes pauvres, moyennes et riches de tous les pays n’a rien à voir avec la vision habituellement humaniste des gens qui vous entourrent.

Alors qu’est-ce que la mondialisation?

Voici la définition qu’on retrouve dans le Wikipédia:

Le terme « mondialisation » désigne l’expansion et l’harmonisation des liens d’interdépendance entre les nations, les activités humaines et les systèmes politiques à l’échelle du monde. Ce phénomène touche les hommes et les femmes dans la plupart des domaines avec des effets et une temporalité propres à chacun

Il évoque aussi les transferts et les échanges internationaux de biens, de main-d’Å“uvre et de connaissances.

C’est une définition plutôt positiviste et hautement théorique de la mondialisation.

Ce qui définirait plus justement ce qu’est devenue la mondialisation, aujourd’hui, ce serait plutôt la PRIVATISATION de tout ce qui est PUBLIC. Et là, après avoir privatisé l’économie, la mondialisation a désormais le gouvernement, VOTRE GOUVERNEMENT, dans sa mire.

Le nouvel ordre mondial qui contrôle toutes les grandes organisations transnationales, pour leur profit unilatéral, ne s’embêtent pas avec les malheurs de leurs esclaves (i.e.: vous, moi, tout le monde… sauf eux). Alors ils privatisent tout ce qu’ils touchent.

Pour eux, les gouvernements représentent le dernier rempart des peuples (plus) libres et ils mettent tout en Å“uvre pour voler cette institution aux citoyens en l’endettant, en l’infiltrant (avec des politiciens qui jouent sur deux tableaux, contre les citoyens), en détruisant son image (via des syndicats avaricieux et une couverture médiatique négative… dans LEURS médias) et bien sûr, en privatisant tout ce qui a de la valeur: les ressources, les infrastructures (dont celles liées à l’énergie) et plus que tout, les populations.

Ce n’est pour rien que l’ADQ a autant poussé (et pousse encore) pour nous vendre l’idée de privatiser Hydro-Québec. Sans le dire, ce parti « alternatif » tente de faire avancer l’agenda du nouvel ordre mondial, au Québec. On peut donc dire que l’ADQ est « pour la mondialisation » parce qu’ils sont « pour la privatisation » de notre plus précieuse société d’État. Au fait, que nous reste-t-il lorsqu’on échange nos moyens de production contre des morceaux de papier (les billets verts)? Rien. Et ça, le nouvel ordre mondial le sait et l’ADQ a, comme par hasard, exactement la même ambition.

Les gens de la région de Montréal ont été plus vite que les autres, en province, à voir dans le jeu pervers de l’ADQ mais surtout, dans celui de Mario Dumont qui a littéralement muselé ses députés nouvellement élus, en 2007. Ce faisant, il porte plus que tous les autres, le blâme d’avoir tenté de privatiser ce que le Québec a de plus précieux. Que ce soit clair, Hydro-Québec doit demeurer à 100% public et sous la gouverne totale et intégrale du peuple, via son gouvernement qui, lui aussi, doit demeurer 100% public.

Mais justement, il faut se méfier et redoubler de vigilance parce que les PPP, armes de « destruction économique » du nouvel ordre mondial, font leur chemin, au Québec.

Avec la nouvelle Agence assurant une promotion continue pour les PPP, le gouvernement libéral de Jean Charest prouve son allégeance apparemment pleine et entière au nouvel ordre mondial. Lisez ce qui suit pour vous en convaincre, qui est extrait de la première page du site de l’Agence…

L’Agence des partenariats public-privé du Québec (PPP Québec) a été créée en 2005 suite à l’entrée en vigueur du projet de loi 61 maintenant connu  sous la référence L.R.Q.,  chapitre A-7.002.

Personne morale, mandataire de l’État, elle a pour rôle de conseiller le gouvernement sur toute question relative aux PPP et constitue également un centre d’expertise et d’information en matière de PPP.

Composée de professionnels de haut niveau, experts en PPP et bénéficiant d’une expérience internationale, l’Agence possède des bureaux à Québec (siège social) et à Montréal.

Elle est dirigée par un président-directeur général (PDG) nommé par le gouvernement. Les affaires sont administrées par un conseil d’administration composé du PDG et de huit autres membres nommés par le gouvernement dont quatre sont issus des organismes publics et quatre du secteur privé.

Il y a tellement de « détails » pro-mondialisation, pro-privatisation et pro-élite dans ce court texte qu’il vous appartient de le relire et de trouver très exactement ce qui vous avantage VOUS… et non les « privatiseurs ».

Sérieusement, faites l’exercice.

Qu’est-ce qui vous avantage dans une privatisation d’un bien public de l’État?

Est-ce que le fait de ramener les péages sur les routes du Québec va vous enrichir vous ou la compagnie privée qui se fait accorder ce « droit » (renouvellable) pour une durée de (tenez-vous bien) 30 ans?

Bien sûr que non! Et à chaque fois que vous paierez 4$ pour un « passage », vous allez vous rappeler de cet article.

Mais pour les têtes légères « pro-PPP » qui vantent les mérites de la privation parce que celle-ci « amène des capitaux privés pour des projets publics », détrompez-vous. Ce n’est plus nécessairement le cas. Lisez ce qui suit, tiré (encore une fois) du site de l’Agence pour les PPP…

Un contrat de partenariat public-privé est un contrat à long terme par lequel un organisme public associe une entreprise du secteur privé, avec ou sans financement de la part de celle-ci, à la conception, à la réalisation et à l’exploitation d’un ouvrage public.

C’est vraiment très clair: le privé n’a même plus besoin de financer le PPP pour le contrôler!

Ouch!

C’est tellement arrogant et cynique —contre le peuple— que c’est un scandale que le gouvernement n’ait pas été sommé, par la population, de fermer, purement et simplement, cette Agence née d’une loi (la loi 61) écrite pour le nouvel ordre mondial et non pour les Québécois.

Voici comment la « prise de contrôle » du gouvernement du Québec va avoir lieu, avec l’apparente bénédiction des libéraux de Jean Charest (qui chantent tous la même chanson, malheureusement):

  1. Au début, des compagnies privées majoritairement québécoises vont se faire accorder des contrats de très longue durée (genre: 30 ans) pour opérer les PPP et générer des quantités gênantes d’argent avec.
  2. Ces compagnies québécoises vont, bien sûr, grossir très vite et devenir des proies pour les compagnies étrangères.
  3. Les compagnies étrangères deviendront alors propriétaires de pans très stratégiques (comme nos routes) d’actifs (anciennement) publics.
  4. Les Québécois enrichiront alors directement des transnationales étrangères pour mener leurs activités normales (historiquement assumées par l’État, avec leurs taxes et impôts).
  5. Ces étrangers, avec les poches débordantes, reviendront ici acheter ce qu’il nous restera d’entreprises privées locales et nous perdrons alors totalement nos instruments d’enrichissement personnel et collectif.
  6. Les Québec deviendra une banale succursales (édentée et asservie) du nouvel ordre mondial.
  7. Le gouvernement du Québec continuera de percevoir autant de taxes et d’impôts qu’auparavant, même si la nuée de PPP applique une forme de double-facturation pour un nombre incalculable de services « publics » (comme les péages, sur les routes).
  8. Soit le « peuple » va se soumettre au nouvel ordre mondial, avec ses « représentants locaux » (que nous appelons « ministres » ou « Ã©lus »).
  9. Soit le « peuple » va —enfin— se réveiller et reprendre le contrôle de sa destinée… et de SON gouvernement.
  10. Si le nouvel ordre mondial gagne, nous perdons tous… et confirmons nos enfants à une vie d’esclavage économique.

Lorsque Jean Charest fait la promotion active des PPP, d’une part et parle de l’avenir de nos enfants, de l’autre, il ne peut malheureusement pas concilier le « bonheur » des deux. Pour que le PPP soit heureux, les enfants doivent accepter leur esclavage et refuser (béatement) de voir à quel point ils se font entuber par ceux-ci.

  • Aimer les PPP, c’est célébrer sa défaite, en tant que citoyen.
  • Aimer les PPP, c’est croire que seuls l’élite mondiale est assez bonne pour paver et entretenir une route (à péages, bien entendu).
  • Aimer les PPP, c’est de savoir que les politiciens passent leur temps à nous mentir mais que, soudainement, pour les PPP, ils seraient en train de nous dire la vérité (woua-ha-ha-ha-haaaa — il faudrait être joyeusement déconnecté pour croire ça).
  • Aimer les PPP, c’est de ne pas aimer nos enfants.
  • Aimer les PPP, c’est confirmer dans les faits (et les lois) notre statut d’esclave économique, incapable d’assumer ses responsabilités via SON gouvernement.

Enfin bref, la mondialisation n’est qu’un mot inventé pour nous faire aspirer à de grands idéaux mondialistes mais dans les faits, ce n’est qu’un leure. Comme les leures qui servent à apâter les poissons, le leurre de la mondialisation sert à apâter les esprits plus faibles, ceux qui croient que de tout privatiser va (par la pensée magique) redistribuer les avoirs de manière plus équitable entre tous les citoyens de la Terre.

Ce serait dommage qu’au Québec, on se fasse apâter de la sorte par le leurre du nouvel ordre mondial, tendu avec fierté par notre actuel premier ministre, Jean Charest et toute son « Ã©quipe » qui suit docilement la « ligne de parti » (baillon effectif de la véritable liberté d’opinion des « Ã©lus » au profit unilatéral du Chef).

Nous pouvons globaliser certains de nos procédés ou de nos approches si —et seulement si— c’est expressément bon pour l’ensemble des citoyens et encore là, ça ne doit JAMAIS être décidé exclusivement (comme c’est présentement le cas) par des « Ã©lus » ou des « législateurs » parce qu’ils sont trop faciles à corrompre (consciemment ou non).

Il y a moyen de demeurer « forts en tant que nation » (avec le gouvernement pro-citoyen et pro-liberté fort que ça comporte) sans avoir à s’affaiblir, en se mondialisant, pour conduire des affaires à la grandeur de la planète.

Pour toutes ces raisons (et bien d’autres), en 2009, la mondialisation, c’est plus jamais l’affaire d’une toute petite élite qui étend encore plus son hégémonie via la privatisation des services publics et c’est là un malheur sans nom pour tous les citoyens.

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Encore le recours à l’endettement

Prenez votre situation personnelle, par exemple.

Si vous en arrivez au point où vous avez tellement augmenté votre endettement que des pans entiers de votre mode de vie sont menacés, que ferez-vous?

Dans le cas des citoyens responsables, il y aura une diminution significative des dépenses afin d’allouer les ressources financières ainsi épargnées d’une part, vers des achats plus spartiates d’autre part, vers la réduction de la dette (en diminuant autant de capital que possible).

Un citoyen responsable agissant ainsi sera respecté par ses prêteurs et ne sera jamais à cours de crédit, si de réels besoins devaient survenir. Au fil du temps, la réduction de la dette dégagerait une marge de manœuvre considérable.

Au Québec, par exemple, sur un budget annuel provincial de quelques 60MM$, nous en consacrons quelques 8MM$ à payer l’intérêt sur notre dette. Vous avez bien lu. L’intérêt — sur la dette. Pas le capital. L’intérêt. Ouch!

Et bien, en temps de crise financière, il semble que…

  • Jean Charest;
  • Stephen Harper; et
  • Barack Obama.

…aient tous le même réflexe: s’endetter encore davantage!

Euh…

Nous venons de voir qu’il en va de notre meilleur intérêt de —réduire— notre dette afin de se dégager une véritable marge de manÅ“uvre mais eux, par le plus pur hazard, diront-ils, font exactement la même chose: ils —nous— endettent!

Et ils disent tous faire la bonne chose pour « repartir » l’économie MAIS oublient tous de dire que cet argent nouvellement emprunté (à l’étranger) va s’ajouter à la dette déjà colossale qui est à l’origine de la plupart de nos problèmes.

Pour parler du Québec, en particulier, le « plan de sauvetage économique » de Monique Jérôme-Forget, qui implique principalement que de nombreuses routes soient faites ou refaites (des pépines et du béton), nous laissera des routes en meilleur état qui seront immédiatement détruites par les camions trop lourds que le gouvernement laisse circuler dessus — grrrr… mais quelle « logique » complètement détraquée, que celle du gouvernement québécois!

Qui plus est, une fois ces infrastructures terminées et payées via des emprunts, la dette nationale s’alourdira en conséquence et au lieu de payer 8MM$ par année en intérêts, ce sera plus près de 10MM$ et alors, on entendra Monique Jérôme-Forget se plaindre à tous les Saints du ciel qu’elle a un « manque à gagner » de 2MM$ et qu’elle doit soit tomber en déficit budgétaire (ce qui est déjà fait) ou faire des coupes sombres dans des programmes sociaux qui sont VRAIMENT utiles… comme la santé.

Pourquoi parler de la santé?

Parce que la prédisposition malsaine des Libéraux de Jean Charest à tout transformer en PPP, les fameux partenariats public-privé où le public est toujours perdant, au bout du compte, donne des indices sur les pans de notre système public qu’ils seront ravis de torpiller pour ouvrir toute grande la voie à l’entreprise privée.

Et en santé, le privé gagne d’ailleurs rapidement du terrain.

Le système public voit vraiment aux intérêts des citoyens, coûte beaucoup moins cher et fonctionne de manière bien plus transparente que le privé mais il reste encore des Québécois qui se sont assez fait laver le cerveau pour croire que le privé ne profitera pas de sa position avantageuse pour maximiser ses « profits », qu’importe les effets sur les « citoyens » pour lesquels il n’a, à toute fin pratique, aucun compte à rendre… contrairement au système public.

Enfin bref, nos gouvernements nous endettent alors qu’ils devraient gérer nos avoirs de manière prudente.

Et éviter de tout privatiser (comme pour le retour des autoroutes à péages, à Montréal).

Pourquoi agissent-ils ainsi?

Qui sont-ils pour décider que la relance économique passe par LEURS IDÉES et non les nôtres, infiniment plus variées, plus agiles et surtout, sans aucun effet sur la dette? Par exemple, en diminuant la bureaucratie, l’État stimulera (gratuitement, ou presque) tous les volets de l’économie. Pourquoi ne le font-ils pas?

Et bien, il semble que ce serait beaucoup trop simple et efficace pour les parlementaires, à Québec. Eux, il leur faut absolument nous endetter de plusieurs autres milliards pour avoir l’air fin… comme ceux avant eux qui nous ont conduit dans ce gouffre financier.

Certes, les barrages d’Hydro-Québec ont été un excellent investissement (mais le mercure dans nos rivières demeure une catastrophe sans nom). Mais là, les politiciens divisent notre belle société d’État en petits morceaux et préparent, sans nous le dire, sa vente partielle ou totale à des intérêts étrangers qui vont ensuite faire une fortune sur notre dos avec les installations que NOUS avons payés!

Regardez le « montage » de Rabaska, pour vous faire une idée de leur asservissement à l’idée de la propriété étrangère. Être « maîtres chez-nous » ne semble pas trop les tracasser… alors que ça devrait!

En tant que citoyens, il faut d’ailleurs monter aux barricades pour défendre toutes nos institutions publiques et surtout, celles qui génèrent d’importants revenus.

Les syndicats sont d’ailleurs les complices parfaits pour les gouvernements dans ce plan —à long terme— visant à privatiser à rabais ce qui fonctionne bien, dans notre fonction publique. Les citoyens ont une mauvaise image des fonctionnaires parce que ces derniers n’ont pas le courage de mettre leur syndicat à la porte. Pourquoi « sortir » leur syndicat? Parce que ce dernier protège les incompétents et ralentit (ou fait congédier) les meilleurs. Parce qu’il exige des avantages qui irritent les citoyens et mine leur crédibilité, voire même leur intégrité. Et pour bien d’autres raisons, incluant celle de pouvoir négocier eux-mêmes avec l’employeur, ce qui ne pose jamais de problème pour les employés compétents.

Ainsi, nos gouvernements s’endettent.

Ils nous endettent.

Et ils travaillent probablement dans l’ombre sur les meilleurs moyens de provoquer la chute, d’une manière ou d’une autre, de nos fleurons de la fonction publique pour que le privé (ô coïncidence) puisse venir, tel un chevalier avec sa belle armure, sauver les citoyens qui ne trouvaient plus leur compte avec le service public devenu déficient.

C’est toujours la même formule et il va falloir que les citoyens apprennent à la reconnaître.

Mais il y a de l’espoir.

Les Québécois ont vu dans le double-jeu de l’ADQ qui disait défendre la classe moyenne et les familles mais qui vantait les mérites d’une privatisation d’Hydro-Québec. Ils ont perdu beaucoup de plumes à leurs dernières élections et parce qu’ils continuent de s’en tenir aux mêmes préceptes pro-PPP, ils risquent d’être complètement rayés de la carte, lors du prochain scrutin (dans quelques 4 années).

À l’évidence, les Québécois sont bien plus intelligents que les parlementaires et comprennent, eux, que l’endettement n’est pas une solution à… l’endettement.

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Le salaire minimum passera à 9$ de l’heure

Mercredi dernier, le Conseil des ministres a pris les dispositions pour que le taux général du salaire minimum, au Québec, passe de 8,50$ à 9$ de l’heure, en date du 1er mai 2009.

Il s’agit d’une bonne nouvelle pour tous les employés directement visés et d’un solide argument pour les autres qui voudraient faire augmenter leur salaire dans la même proportion.

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Il s’agit d’une augmentation de 5,56% du salaire minimum ce qui signifie qu’à ce rythme, le salaire minimum aura doublé (à 18$ de l’heure) en 12,6 ans, soit en 2021.

Pendant ce temps, on observe un indice des prix à la consommation entre 2,1% et 2,9% de janvier à décembre 2008 pour s’établir à 2,8%, en décembre (le dernier mois recensé). Il s’agit d’un taux plutôt élevé et s’il devait augmenter encore, il faudra probablement revoir le salaire minimum à la hausse.

Qui sera —directement— touché par cette mesure?

Il s’agira majoritairement des femmes et des jeunes âgés de 15 à 24 ans. Les travailleurs rémunérés au salaire minimum se retrouvant à 38% dans le commerce de détail, à 24% dans le secteur de l’hébergement et de la restauration et à 7% dans l’industrie manufacturière.

En ce qui a trait aux taux particuliers, le salaire minimum payable aux salariés Å“uvrant dans l’industrie du vêtement sera aussi fixé à 9$ de l’heure et celui versé aux employés à pourboire sera porté de 7,75$ à 8$ de l’heure. Quant aux cueilleurs de fruits payés au rendement, ils bénéficieront d’une augmentation proportionnelle à celle accordée aux travailleurs rémunérés au taux général du salaire minimum.

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À propos de cette augmentation du salaire minimum, voici ce qu’a déclaré le ministre du Travail, le Libéral David Whissel:

En tant que ministre du Travail, je dois m’assurer que l’augmentation proposée améliore la qualité de vie des personnes à faible revenu tout en préservant les emplois et la compétitivité des entreprises. Je crois que cet équilibre est atteint.

Quelques 300,000 travailleurs profiteront de cette nouvelle hausse du salaire minimum, soit près de 9% des salariés du Québec. Cette 6e hausse consécutive, depuis l’arrivée du gouvernement de Jean Charest, fera passer le taux général du salaire minimum au Québec de 7,30$ qu’il était en 2003 à 9$, en 2009 soit une augmentation de 23,3% alors que pendant la même période (jusqu’à la fin de 2008), l’inflation a augmenté de seulement 9,79%.

En ce sens, les employés au salaire minimum ont bénéficié d’un gain net de 13,51%.

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Cependant, selon Québec solidaire, le salaire minimum devrait plutôt être augmenté à 10$ de l’heure. Ce qui devrait les encourager, c’est le fait que, mathématiquement, si le gouvernement Charest continue d’augmenter le salaire minimum de 5,56% par année, le 10$ de l’heure qu’ils veulent maintenant sera atteint à l’été de 2011. Mais pour que ça arrive, le ministre du Travail ne doit pas ralentir la cadence des augmentations de salaire.

Dans les faits, cette augmentation permettra d’accroître le pouvoir d’achat des travailleurs à faible revenu. Il s’agit non seulement d’une façon de lutter contre la pauvreté et l’exclusion sociale mais c’est, en même temps, un moyen pour stimuler l’économie ainsi qu’une mesure d’incitation au travail et, par conséquent, de valorisation du travail, comme l’a dit David Whissel.

En tant que société, on ne peut que se réjouir de toute mesure visant à combattre la pauvreté… même lorsqu’elle ne sont pas aussi muclées qu’il le faudrait, c’est un pas dans la bonne direction.

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Victoire du PLQ… et du PQ!

Après 33 jours de campagne électorale provinciale menée « en vitesse » et une crise majeure à Ottawa, les électeurs du Québec ont pu se rendre aux urnes, hier, pour consigner leur vote.

Si, hier encore, l’ADQ nourissait l’espoir de former l’opposition officielle à l’Assemblée nationale, cet espoir n’existe plus en ce lendemain de scrutin — en fait, même le chef adéquiste, Mario Dumont, quitte le navire, sans tambour ni trompettes.

Le départ de Mario Dumont et de l’ADQ pourrait replonger le Québec dans le bipartisme vieillot qui a nui à la vitalité du Québec, au cours des dernières décennies. Il faudra que les deux « vieux partis » prouvent qu’ils ont compris que leur réflexe de tout refiler sur la carte de crédit du gouvernement (la dette) ou encore la fausse solution des PPP ne passe pas — il faut changer les façons de faire, de fond en comble.

Les électeurs de Montréal et du reste du Québec ont préféré les Libéraux et les Péquistes mais les votes adéquistes devraient leur rappeler que s’ils ne sont pas -vraiment- au service des familles et des citoyens de la classe moyenne et pauvre, ils pourraient à nouveau payer cher leur manque d’écoute, aux prochaines élections mais comme ce ne sera vraisemblablement que dans quatre (4) ou cinq (5) ans, on a le temps de voir Monique Jérôme-Forget nous endetter de plusieurs dizaines de milliards tout en refilant tous nos projets publics payants… aux mains du secteur privé où l’on retrouve -beaucoup- de sympathisants libéraux.

Autrement dit, les Québécois ont voulu une majorité libérale et ils l’ont eu, avec tout ce que ça comporte de rassurant… et d’inquiétant.

Voici les résultats du scrutin du 8 décembre 2008…

  • Parti libéral du Québec — 66 sièges
  • Parti québécois — 51
  • Action démocratique du Québec — 7
  • Québec solidaire — 1

Le Parti vert a présenté des candidats mais aucun d’entre eux n’avait de réelles chances de se faire élire.

Si l’on compare ces résultats avec la répartition des sièges à l’Assemblée nationale, avant la dissolution de la Chambre (en novembre 2008), par Jean Charest

  • Parti libéral du Québec — 48 sièges
  • Parti québécois — 36
  • Action démocratique du Québec — 39
  • Québec solidaire — 0

…on voit à quel point les victoires du PLQ et du PQ sont éclatantes et à quel point, inversement, l’effondrement de l’ADQ donne le vertige.

Précisons que l’ADQ comptait 41 députés (et non 39) au lendemain du scrutin du 26 mars 2007 mais 2 transfuges adéquistes étaient récemment passés chez les Libéraux, soit André Riedl, ex-député de Saint-Jean d‘Iberville et Pierre Michel Auger, ex-député de Champlain.

Le sort a voulu que les deux transfuges adéquistes ont perdu, hier. André Riedl a perdu contre sa rivale péquiste Marie Bouillé et Pierre-Michel Auger a également perdu sa circonscription devant son opposante péquiste, Noëlla Champagne. Ouch!

Disons que ça donne une idée de ce que les électeurs pensent des transfuges!

On parle aussi de la victoire d’Amir Khadir, de Québec solidaire, dans Mercier qui, avec 8,861 voix, a dépassé son adversaire péquiste, Daniel Turp, qui n’avait que 7,989 voix malgré une machine électorale beaucoup mieux financée. C’est dire qu’il y a encore de la place pour de nouvelles idées, au Québec.

À partir d’aujourd’hui, les partis politiques doivent se concentrer sur la crise économique et l’importance de placer le Québec en position favorable malgré les présages sombres que certaines économistes d’ici et d’ailleurs nous annoncent.

On peut penser que l’ADQ a quatre ou cinq ans pour se rebâtir alors il n’y a aucun avantage à prendre des décisions précipitées — en fait, s’ils jouent bien leurs cartes, ils peuvent penser regagner la faveur de l’électorat « autonomiste » mais on ne peut s’empêcher de penser que leur victoire de 2007 dépendait surtout de la présence d’André Boisclair, le pire chef péquiste de l’histoire de ce parti, au lieu de Pauline Marois, à la tête du PQ.

Nous aimerions féliciter les candidats qui se sont présentés à ces dernières élections, qu’ils aient gagné ou non. Les électeurs ont fait leur choix mais pour affronter la crise financière, nous aurons besoin de tout le monde… et nous devrons nous serrer les coudes!

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