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Même si l’administration de Gérald Tremblay clâme, sur toutes les tribunes qui lui sont offertes, que le déneigement des rues et des trottoirs de Montréal va bon train, prendre une marche au centre-ville peut relever du sport extrême lorsque l’accumulation au sol monte rapidement.
En effet, de nombreux automobilistes pestent contre les rues mal déblayées (ou pas déblayées du tout) où les automobiles sont stationnées en diagonale et où des pelleteurs ne savent plus où jeter leur neige. Se promener en auto sur le Plateau Mont-Royal lorsqu’il y a une tempête de neige (même un petite), c’est « sportif ».
Mais imaginez les marcheurs qui empruntent d’autres axes que St-Laurent, St-Denis, Ste-Catherine et Sherbrooke… ils doivent rivaliser d’ingéniosité pour enjamber les bancs de neige et éviter de glisser sur une plaque de glace, sous la neige.
Si l’on ajoute un déneigement lent, très lent ou inexistant des trottoirs, on multiplie les risques de blessures grave pour les marcheurs, notamment ceux qui sont plus vieux ou encore, ceux dont la mobilité est réduite.
La ville de Montréal prétend faire de son mieux pour déblayer les trottoirs mais force est d’admettre que la tempête de mercredi (environ 30 cm) n’a même pas encore été ramassée, dans plusieurs rues, que déjà , la tempête d’aujourd’hui (vendredi, avec environ 10 cm) vient s’ajouter et multiplier les embûches pour les piétons montréalais.
C’est comme si les trottoirs disparaîssaient par magie!
Comme ça, pouf… plus de trottoir — que des bancs de neige qui cachent de larges plaques de glace.
À l’évidence, la métropole a de la difficulté à affronter les tempêtes de neige et au lieu de mettre inutilement la santé (et même la vie) de ses citoyens en danger en ne ramassant pas bien la neige au sol, l’administration Tremblay aurait intérêt à considérer l’achat d’équipement supplémentaire ou encore, une organisation plus efficace du travail (si les syndicats collaborent, bien entendu).
D’ici là , les piétons de Montréal auraient intérêt à s’acheter des raquette pour affronter les prochaines tempêtes que l’hiver nous réserve.
Tags: déneigement à montréal, rues ensevelies sous la neige, trottoirs pleins de neige, piétons en danger de faire des chutes, marcheurs montréalais, trottoirs mal déblayés, ville de montréal, gérald tremblay, administration tremblay, syndicats, métropole, tempêtes de neige, accumulation au sol
Le maire Gérald Tremblay reclame l’indexation de la taxation pour tenter d’équilibrer son budget, d’ici 2013 mais en regardant les chiffres de plus près, on se rend compte que même avec cette mesure, la ville de Montréal reste… dans le rouge!
Commençons par un extrait tiré de ce document .pdf…
« [...] les projections démontrent aussi qu’en indexant la taxation foncière au niveau projeté de l’inflation (2 %) à partir de l’exercice 2008, la Ville peut réussir à atteindre l’équilibre comptable entre ses revenus et ses dépenses au cours de la même période. »
En première lecture, on pense immédiatement que l’équilibre comptable dont il question ici signifie que les revenus moins les dépenses égaleront ZÉRO mais non, comme vous pouvez le voir dans les deux tableaux qui suivent, il s’agit de déficits.
Voici d’abord la projection des revenus et de dépenses 2007-2013 (que vous pouvez consulter en format .pdf), sans indexation de la taxation (ce qui est plus avantageux pour les citoyens)…
…suivi du tableau présentant les mêmes postes budgétaires mais AVEC l’indexation de la taxation, estimée pour les besoins de cet exercice à 2% par année, à partir de 2008 (ce qui est vraiment injuste pour les citoyens)…
Pourquoi l’indexation des taxes est-elle si cruelle pour les citoyens?
Parce que…
Au mieux, le plan du maire Tremblay ressemble à du nivellement vers le bas.
D’une surprenante pauvreté intellectuelle et d’une formidable arrogance contre ses citoyens, le plan d’indexation de la taxation municipale du maire Tremblay devrait donner des frissons dans le dos aux citoyens parce qu’alors que la « rémunération », de 2007 à 2013, augmentera de 19,66%, le compte de taxes des citoyens augmentera de 9,9% (sans indexation) et de 19% (avec l’indexation) — dans les deux cas, la rémunération, à l’évidence mal contrôlée, continuera de creuser un déficit de 401,9M$ (sans indexation) ou de 49,7M$ (avec l’indexation), en 2013.
On voit donc que le maire Tremblay a (visiblement) peur d’affronter les puissants syndicats de travailleurs de la ville pour leur imposer une plus grande discipline salariale mais il ne se gêne absolument pas pour imaginer des scénarios « créatifs » pour forcer les citoyens à payer -beaucoup- plus cher, en taxes municipales.
Les grands cabinets comptables sont réputés pour leur « créativité » budgétaire et comme on peut le voir dans cet exemple, la notion d’équilibre budgétaire semble bien discutable, à leurs yeux — alors que pour les citoyens « normaux », c’est un ZÉRO sur la ligne du bas, avec les revenus et les dépenses qui s’équivalent.
Il semble donc que la « comptabilité créative » ait la cote à l’Hôtel de ville de Montréal et que le « gros bon sens » où on coupe les dépenses avant de penser à facturer encore plus cher ait été « mis de côté », malheureusement.
Les citoyens de Montréal doivent tous faire savoir à leurs élus qu’ils n’acceptent pas cette façon cavalière de pelleter toutes les responsabilités de la ville dans la cour des contribuables. À quelque part, le maire Tremblay doit faire son travail et mettre fin à la hausse incontrôlée de la rémunération à la ville de Montréal parce qu’en ce moment, si l’on se fie aux projections, les citoyens n’ont plus les moyens de payer l’augmentation projetée de 19,66% de la masse salariale, de 2007 à 2013.
Plus que jamais, les Montréalais doivent s’occuper de leurs affaires avant que le maire Tremblay ne les arrange… du moins jusqu’en 2013.
Tags: gérald tremblay, opinion, prévision budgétaire, postes budgétaires, arrondissements, citoyens, contribuables, compte de taxes, taxes municipales, augmentations, comptabilité créative, déficit, dans le rouge, québec, taxation oppressive, syndicats d’employés, employés de la ville, montréal
La ville de Montréal a fait peau neuve avec la nouvelle mouture de son site web mais au passage, ses adresses URL sont devenues inutilement compliquées.
Alors qu’auparavant, la logique des adresses était simple et efficace, il n’y a strictement rien à comprendre aux nouvelles adresses émanant du portail de la ville.
Auparavant, les adresses étaient logiques, tel que:
…et ainsi de suite, ces mêmes adresses ont été changées pour:
Avouez que c’est —impossible— de se rappeler de ces adresses et donc de les inscrire directement. Avec son nouveau portail web, la ville de Montréal condamne ses cyber-visiteurs à passer par sa page d’accueil ou un quelconque moteur de recherche, comme Google, Yahoo! ou Live.
Pourquoi avoir tué l’ancienne logique de navigation qui fonctionnait si bien?
Difficile à dire mais à l’évidence, ce n’était pas l’intérêt du citoyen qui est « passé en premier » mais bien l’évidente paresse intellectuelle du « développeur » couplé à l’indifférence ronflante des élus de la ville qui n’ont manifestement aucun intérêt pour ces choses.

Qu’une ville de taille de Montréal soit incapable de présenter des adresses URL plus propres s’avère gênant, surtout que la ville cherche à s’imposer à titre de capitale du développement informatique, à l’échelle mondiale. Franchement, au chapitre des URLs, on était beaucoup mieux servis avec l’ancien site.
Tandis qu’on est sur le sujet, ce nouveau portail web est programmé en ASP, une technologie « morte » issue du géant Microsoft.
Tant qu’à changer de site web, il aurait été opportun d’aller vers le « libre » via du PHP et MySQL, deux technologies qui, combinées, auraient facilement pu soutenir le site actuel de la ville de Montréal et qui, contrairement aux technologies « propriétaires », sont complètement gratuites!
Comme c’est le citoyen qui paie, les élus de la ville ont l’air de n’avoir aucun intérêt à favoriser des solutions « open source » pour l’avenir de leurs vitrines web, c’est dommage… et inutilement dispendieux. Ça envoie de très mauvais signaux en ce qui a trait à la surveillance diligente des dépenses municipales.
Le maire, Gérald Tremblay, devrait prêter attention au site web de -SA- ville parce que pour de nombreux visiteurs, incluant ceux qui sont forts en informatique, c’est souvent le premier contact qu’ils ont avec la métropole — ce serait bien de ne pas leur donner des hauts-le-cÅ“ur avec des URLs aussi inutilement compliqués qu’impossibles à retenir…
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Au moment où un groupe appellé « Montréal-Nord Républik » réclame la démission immédiate de Marcel Parent, le maire de l’arrondissement de Montréal-Nord, il importe de se demander si ce dernier a bien fait son travail.
S’il n’en tient qu’aux membres de Montréal-Nord Républik, un collectif qui qui regroupe des jeunes et des artistes, Marcel Parent n’a pas bien assumé ses fonctions.
Au lendemain des émeutes de Montréal-Nord, qui avaient été déclenchées après le décès de Fredy Villanueva, 18 ans, sous les balles d’un policier du SPVM, le 9 août dernier, M. Parent avait déclaré « que tout allait bien maintenant » et qu’il n’avait pas vu venir les choses. Montréal-Nord Republik, sans grande surprise, estime ces propos irresponsables et insultants.
Tous les observateurs s’entendent sur le fait qu’il ait pu y avoir une rupture sociale dans cet arrondissement et qu’un rapprochement entre les citoyens et leurs élus s’impose. Qui plus est, le dialogue entre les citoyens et la police de Montréal doit se poursuivre afin d’éviter d’autres débordements.
L’enquête en cours, via la Sûreté du Québec, sera presque certainement sans risque pour la policière qui a tué Fredy Villanueva car les policiers ont l’habitude de « couvrir » leurs collègues. Mais ça règlera pas le fond du problème et seule une véritable enquête publique et indépendante permettre de vider la question, à la satisfaction de tous (sauf de la police qui risque gros, avec ce genre d’enquête plus « transparente »).

On peut comprendre la cinquantaine de membres du groupe Montréal-Nord Républik de vouloir faire toute la lumière sur un évènement tragique que l’élite montréalaise semble vouloir balayer sous le tapis. L’attitude complaisante et parternaliste des élus, à l’Hôtel de ville, à commencer par celle de Marcel Parent, ne fait qu’ajouter de l’huile sur le feu.
Il va aussi falloir que les jeunes délinquants qui ont semé la terreur dans Montréal-Nord se prennent en main. Les gangs de rue n’ont pas leur place au Québec. Vivre dans la peur, c’est très lourd à porter. On peut comprendre la police d’être sur les dents quand des gangs de rue tentent d’établir leur propre système de justice. Il faut se demander comment les parents peuvent accepter que leurs enfants joignent des gangs de rue et aillent y ruiner leur jeunesse… et leur vie.
Il n’y a pas d’avenir pour les voyous qui, s’ils avaient un peu plus de jugement, comprendraient vite que la violence, dans notre société, ne mène nulle part, sauf derrière des barreaux. Aussi, ce sentiment d’être persécutés, surtout chez les jeunes noirs ayant été interviewés dans les médias, doit cesser. Personne ne prends ces jeunes casseurs en pitié, surtout lorsqu’ils importent cette désolante « culture de violence » de leurs pays d’origine, lorsqu’ils s’établissent ici, dans une société généralement très accueillante, généreuse et pleine d’opportunités… pour qui veut bien les saisir!
Montréal-Nord Républik a bien raison de tenter un autre rapprochement sous le thème du « vivre-ensemble ». En comprenant mieux nos différences, on se donne l’occasion de voir ce qu’il y a de plus noble chez les autres et c’est alors que vivre ensemble devient plus naturel.
À ce jour, Marcel Parent semble toujours incapable de descendre dans la rue et de parler avec ses concitoyens, surtout ceux issus des communautés immigrantes. Saura-t-il prendre ses responsabilités de maire d’arrondissement? Nul ne le sait -mais- devant l’évidence de son incompétence à prévoir les débordements, à les contenir et à en faire un suivi adéquat, il vaudrait probablement mieux pour lui et son arrondissement qu’il remette sa démission.
À votre avis, un maire incapable de dialoguer avec ses citoyens mérite-t-il d’occuper ce poste-clé?
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