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Les autorités Américaines peuvent bien dire que le Canada est un leur premier allié économique, dans les faits, via le Buy American Act, nous passons dans le tordeur du protectionnisme… comme tous les autres pays.
Et ça, c’est dû à 100% à l’administration d’Obama.
En ce sens, ceux qui ont milité pour Obama, au nord de la frontière, devraient se dépêcher de se mettre un sac brun sur la tête pour ensuite aller se cacher au fond d’un garde-robe tellement ce que le nouveau président américain fait est inadmissible, surtout dans un contexte de libre-échange.
La montée du protectionnisme américain n’augure rien de bon pour les Canadiens mais il y aura tellement de représailles CONTRE les États-Unis de la part de tous les autres pays qu’en fin de compte, ça va très mal aux Américains aussi. Mais ça, Obama s’en balance!
Résumons la situation, jusqu’à présent…
Le 17 février 2009, le président Barack Obama a signé le Plan de relance économique des États-Unis de 2009 (‘’Recovery Act’’). Ce Plan impose des conditions aux subventions accordées pour le financement des infrastructures pour les projets impliquant « la construction, le changement, l’entretien ou la réparation d’un travail public ou d’un établissement public. ». Cette subvention exige que « tout le fer, l’acier et tous les produits fabriqués et achetés avec des fonds autorisés par le plan de relance, soient fabriqués aux États-Unis ». Wow! C’est lourd de conséquences, tout ça.
Bien que le Canada et les États-Unis aient accepté les obligations d’acquisitions internationales au niveau fédéral avec l’ALENA et l’OMC, il n’y a pas d’obligations internationales au niveau sous-national, c’est-à -dire au niveau des états ou des municipalités.
Ainsi, les entreprises canadiennes seront INÉLIGIBLES à participer aux projets subventionnés par le Plan de relance. Compble de l’injustice, les entreprises américaines, elles, continuent d’avoir un accès total à NOS projets provinciaux et municipaux d’infrastructures! Nos élus dorment au gaz, à Ottawa…
Depuis le lancement du Plan de relance, il y a un peu plus de 3 mois, des restrictions semblables à celles de Buy America commencent à apparaître dans d’autres projets de lois et les dirigeants d’entreprises aux États-Unis avouent désormais qu’ils anticipent pleinement qu’une approche Buy America sera insérée dans la plupart, sinon toutes, les appropriations américaines et dans la législation d’autorisation dans les mois à venir. Ouch! Autrement dit, ça va aller en empirant, avec le temps.
Un projet de loi en particulier, récemment proposé par la Chambre des députés et maintenant à l’étude par le Sénat, mérite qu’on s’y attarde, selon les Manufacturiers et exportateurs du Canada. Le « Water Quality Investment Act » accordera 13,4 milliards de dollars sur 5 ans à l’amélioration de la propreté et de la qualité de l’eau potable. La section 608 de ce projet de loi rappelle les dispositions de Buy America du Plan de relance.
Le Comité du Sénat sur l’Environnement et les Travaux Publics a commencé ses analyses sur le « Water Quality Investment Act » le 7 mai 2009 et il semble que les dispositions du Buy America dans la version du Sénat du projet de loi n’aient pas été remises en question.
L’enjeu est pourtant très important. Chez nos voisins du sud, il est estimé que pour les cinq prochaines années, le renouvellement des infrastructures des conduites d’eau potable et d’eaux usées générera jusqu’à quelques 500 milliard de dollars américain en nouvelles dépenses, en grande majorité municipales.
Le marché canadien d’équipement pour l’eau potable et les eaux usées engendre des ventes annuelles de plus de 7M$ par année. Le secteur manufacturier de l’eau potable et des eaux usées du Canada est extrêmement compétitif sur le marché Nord-Américain mais la mise en Å“uvre du Plan de relance et les interdictions anticipées de Buy America prévues dans le ‘’Water Quality Investment Act’’ menacent l’accès au marché américain. MEC que ceci pourrait avoir des conséquences dévastatrices pour l’industrie et pour des milliers d’employés de chacune des régions et des provinces canadiennes.
Et il ne s’agit que d’un exemple parmi plusieurs autres!
Tel que mentionné plus haut, les dispositions de Buy America auront des conséquences défavorables aux États-Unis aussi.
En réponse à l’exclusion du marché américain, les partenaires en commerce international comme le Canada et bien d’autres peuvent (et vont) introduire des restrictions commerciales similaires qui limiteront les occasions d’affaires pour les entreprises américaines.
Comble du ridicule de cette mesure protectionniste, les acheteurs de produits canadiens aux États-Unis n’auront pas accès à nos produits à la fois compétitifs et de qualité supérieure.
Conséquemment, Buy America affectera négativement les États-Unis mais ça, Barack Obama se garde bien de le préciser! Tous les Canadiens devraient appeler leurs contacts, aux États-Unis, pour les prévenir de ce qui les attend s’ils ne dressent pas contre les plans d’Obama, dès maintenant.
Pour l’heure, Obama maintient le cap vers un protectionnisme américain aussi inédit qu’inquiétant. Si le Canada « osait » faire la même chose, Obama serait le premier à déchirer sa chemise sur la place publique. C’est dire l’ironie…
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Il n’y a pas si longtemps, les douaniers américains étaient courtois lorsqu’on se rendait aux États-Unis. Il leur arrivait même de s’adresser à nous en français!
Graduellement, après les attentats du 11 septembre 2001, le régime Bush a enfoncé les États-Unis dans une paranoïa extrême de « sécurité nationale » qui fait qu’aujourd’hui, tous ceux qui osent se présenter à la frontière entre nos deux pays amis est d’abord traité comme un terroriste potentiel et bien après, comme un honnête citoyen.
C’est épouvantable…
Et à partir d’aujourd’hui, le 1er juin 2009, la paranoïa monte encore d’un cran avec l’entrée en fonction de nouvelles directives administratives empêchant d’entrée tous les citoyens (canadiens ou américains, ou autres) qui voudraient entrer aux États-Unis sans présenter l’un de ces documents…
Prenez note que seule une preuve de citoyenneté canadienne, comme l’original ou une photocopie du certificat de naissance ou d’une carte de citoyenneté canadienne, est requise pour…
Pour les voyages par avion, cependant, le délire paranoïaque américain va encore plus loin (si telle chose est même imaginable) en exigeant de tous les citoyens canadiens qui se rendent aux États-Unis, qui y transitent ou qui en sortent [par voie aérienne] qu’ils présentent toujours un passeport valide. Les exigences relatives aux voyages aériens s’appliquent à tous les citoyens canadiens, peu importe leur âge.
Quelle folie! Même votre bébé naissant devra payer pour se faire émettre un passeport avant de prendre l’avion. Comme vous pouvez le voir, les autorités américaines voient des terroristes potentiels partout… même parmi les nouveaux nés qui doivent prendre l’avion avec leurs parents!
La fameuse Initiative relative aux voyages dans l’hémisphère occidental (IVHO) des États-Unis a de quoi mettre tout le monde mal à l’aise car en traitant tout le monde comme des terroristes potentiels, le ressentiment envers les Américains n’ira qu’en augmentant.
Désormais, pour voyager hors du Canada et vers les États-Unis, vous devrez OBLIGATOIREMENT dépenser beaucoup plus d’argent pour vous munir de papiers qui, depuis une éternité, étaient largement facultatifs. Les passeports et les permis PLUS ne sont que l’équivalent humain des balises électroniques implantés sur des animaux d’élevage. Qu’importe vos droits humains, si vous n’avez pas ces papiers, votre droit à la mobilité vous serez carrément nié. Tout ça pour votre bien!
N’importe qui avec une once de bon sens peut voir que les mesure outrancièrement exagérées de l’IVHO ne feront que nuire aux mouvements des voyageurs sans amener la « sécurité » dont parlent les autorités américaines en charge de l’entretetien de la paranoïa contre des fantômes (les fameux « terroristes ») dans la population.
Attendez-vous à une baisse considérable du tourisme, au Canada.
En effet, les Américains qui viennent passer des vacances ici ne pourront pas retourner aux États-Unis sans présenter leur passeport (ou un autre document « approuvé ») alors on se doute que la plupart d’entre eux choisiront tout simplement de ne plus venir au Canada plutôt de payer une petite fortune pour un passeport, sans compter les pertes de temps pour l’obtenir.
L’ère Bush se poursuit sous Obama.
Il s’agit de deux marionnettes qui servent le même maître.
Les citoyens des États-Unis auront beau se plaindre, eux aussi, de ces mesures inacceptables aux frontières, ça n’empêchera apparemment pas les criminels installés à la Maison Blanche de qualifier tout le monde de terroriste potentiel avant de les considérer comme des être humains qui ont des droits fondamentaux que plusieurs qualifient même de divins. Les frontières existent pour contrôler les individus en les séparant artificiellement. Les gouvernements utilisent ce « prétexte » pour avancer leur « société de surveillance » où le seul droit qu’a un être humain, c’est de payer pour se transformer en numéro!
Sachez que ce n’est pas mieux, au Canada.
Stephen Harper a discuté dans notre dos, derrière de lourdes portes closes, à Montebello [en 2007] avec les autres chef d’États qui y ont, eux aussi, discuté en catimini, loin de médias et de l’Å“il du public. De quoi Harper a-t-il parlé? Personne ne le sait mais depuis cette rencontre, le déficit canadien dépasse soudainement les 50MM$ — un pur hasard? Qui sait? La destruction simultanée des classes moyennes et riches, dans tous les pays industrialisés, n’est peut-être pas aussi anodine que les « grands médias » le laissent entendre…
L’établissement de règles administratives complètement zin-zin à la frontière canado-américaine suit cette logique de secret, de paranoïa et de folie furieuse pour chasser des fantômes en imposant de lourdes chaînes procédurales à tous les citoyens, incluant ceux qui n’ont absolument rien à se reprocher.
Désormais, il faudra s’habituer au mur administratif, aux frontières… et c’est navrant qu’il en soit ainsi. La vision de « liberté » d’Obama n’a rien à voir avec ses beaux discours (lus depuis un téléscripteur).
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Avec le huard qui ne cesse de jouer au yo-yo avec les nerfs des administrateurs d’entreprises exportatrices, il va falloir trouver des moyens pour augmenter notre productivité.
Dans les faits, une entreprise canadienne moyenne a une productivité environ 15% moins élevés qu’aux États-Unis. En assumant que les autres facteurs demeurent en équilibre, lorsque le dollar canadien dépasse les 85¢US, nos entreprises exportatrices ont plus de risques de se retrouver dans une situation économiquement intenable.
Au moment de publier cet article, le dollar canadien vaut 91,3¢US.
C’est très élevé, surtout qu’il y a environ 1 mois, notre taux de change était sous la barre des 80¢US, à quelques 77¢US! Ça fait au moins une quizaine d’années que des mouvements aussi rapides du huard ont été observés.
Il semble que plusieurs investisseurs aient perdu confiance en l’économie américaine et qu’en conséquence, ils se « réfugient » dans d’autres monnaies, dont le dollar canadien.
Jayson Meyers, président des Manufacturiers et exportateurs du Canada, affirme d’ailleurs qu’un dollar à la hausse est, à peu de choses près, le pire qui puisse arriver à une entreprise dépendant des exportations.
Rappelons que le dollar aux alentours de 80¢US offrait un peu de sécurité aux entreprises au moment où les ventes baissaient et comme les ventes à l’étranger n’ont pas repris, un huard à près de 92¢US demeure très préoccupant. Certes, certains bien que nous importons de l’étranger pourraient baisser un peu mais en général, c’est imperceptible, pour les consommateurs. Cependant, des fermetures d’entreprises exportatrices créatrices de richesses, ça ne passera pas inapperçu.
Si le Canada veut sauver ses entreprises exportatrices, il devra y avoir des incitatifs à l’augmentation de la productivité ou encore, une valorisation rapide de l’innovation afin de maintenir l’attrait de nos produits et de nos services.
Advenant une réaction lente ou nulle des élus, aussi bien à Ottawa qu’à Québec, une ville comme Montréal où se trouvent une grande quantité d’entreprises exportatrices pourrait subir des contrecoups significatifs.
Il faut défendre, bec et ongles, nos entreprises exportatrices parce que de toutes les entreprises, ce sont les seules qui créent non-seulement de la vraie richesse pour leurs propriétaires et employés mais aussi, pour notre société (en assumant que le bureau chef soit au Canada et que les profits ne soient pas canalisés dans des paradis fiscaux).
Si le huard atteint —et dépasse— la parité avec le dollar US, l’importance d’augmenter notre productivité augmentera d’un cran. Il serait prudent, dès lors, d’augmenter dès maintenant notre productivité.
Chaque entreprise, individuellement, peut d’ailleurs voir à aligner ses actions en fonction d’une plus grande productivité et ce, dès aujourd’hui.
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Avec tous les bouleversements que nous vivons, en ce moment, il faut parfois s’en remettre aux chiffres pour faire du sens de l’actualité.
Si vous faites partie de ceux qui aiment aller au fond des choses et disposer des chiffres sur lesquels l’actualité se construit, vous pouvez visiter un site dédié exclusivement à l’économie canadienne qui est produit par le gouvernement fédéral.
Vous y trouverez à peu près tous les chiffres clé qui donnent le ton à l’actualité et ce, aussi bien pour le fédéral que les provinces.
Si vous faites des travaux scolaires, c’est également un point de départ pour enrichir vos textes avec des chiffres factuels.
Il y a des doutes sur les méthodes de calcul derrière certaines statistiques rapportées par le gouvernement mais généralement parlant, on y obtient des renseignements assez justes.
Vous allez voir, c’est possible d’y avoir beaucoup de plaisir… avec des chiffres!
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Même si Michael Ignatieff tente de se présenter comme un candidat sérieux pour occuper le poste de premier ministre du Canada, les Conservateurs ne voient pas les choses ainsi. Et ils le font savoir!
Le mardi 12 mai 2009, le Parti conservateur a lancé ses premières publicités négatives intitulées « Qui suis-je? » à l’endroit du chef du Parti libéral du Canada, Michael Ignatieff.
Voici d’ailleur un aperçu de ce que Michael Ignatieff a dit…
Michael Ignatieff a vécu près de 40 ans à l’extérieur du pays… et ça paraît!
Depuis 1969, année de son départ pour l’étranger, il a apparemment manqué une foule de développements qui ont eu lieu au Québec mais au Canada, aussi.
En plus d’avoir vécu loin de la réalité canadienne pendant plusieurs décennies, Ignatieff ne connaît à peu près rien de la réalité du Canadien-moyen. Le 26 août 2006, le Globe and Mail disait de lui qu’il « évolue au sein de l’élite, des cercles culturels en Europe et en Amérique du Nord. Il a une maison en Provence. » — en fait, c’est à des années lumières de ce que vivent les Canadiens. Qu’importe, il n’est revenu au Canada que pour une seule raison: devenir PM.
Est-ce que les Canadiens veulent vraiment d’Ignatieff comme chef?
Représente-t-il vraiment les Canadiens (et les Québécois) ou n’est-ce qu’un autre illuminé pro-mondialisation qui affaiblira notre influence tout en augmentant les taxes qui étouffent déjà les citoyens? Il ne pourra pas se vanter de nous avoir côtoyé au cours des dernières décennies, en tout cas. Il a passé presque tout son temps avec les autres et maintenant, il veut devenir notre meilleur ami… ça sonne faux!
La Parti conservateur ne fait PAS dans le salissage, avec cette campagne anti-Ignatieff. Le chef libéral a dit ce qu’il a dit et il va devoir vivre avec les conséquences. Il a tout le loisir de se justifier mais les citoyens ont le droit de savoir ce qu’il pense vraiment de nous.
Ce type de campagne donne cependant à penser qu’il pourrait y avoir des élections fédérales plus tôt que tard…
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