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L’accession d’Obama à la présidence et les conséquences pour les canadiens

Le monde entier sait désormais que le nouveau président américain est démocrate, relativement jeune (il a 47 ans) et qu’il est noir — il s’agit évidemment d’une première.

Obama a promis le « changement » à tous ceux qui l’ont appuyé dans sa campagne et maintenant qu’il accède à la Maison Blanche, il aura la possibilité de faire bouger les choses.

Mais est-ce que les Canadiens devraient s’inquiéter de l’accession d’Obama à la présidence? Peut-être que oui, selon certains experts généralement « réalistes » et non, selon les plus optimistes.

Voici un survol des « changements » souhaités par Barack Hussein Obama qui pourraient avoir des effets très importants sur le Canada…

Renégociations de l’ALÉNA

  • La plate-forme électorale d’Obama prévoit la réouverture de l’accord — yikes;
  • Un vent de protectionnisme souffle présentement chez les Démocrates;
  • Le nouveau président veut un nouvel accord de libre-échange, rien de moins, comprenant des dispositions relatives à l’environnement et aux droits des travailleurs;
  • 3M d’emplois canadiens dépendent des échanges commerciaux avec nos voisins du Sud;
  • 80% ds exportations canadiennes partent vers les États-Unis.

Guerre (illégale -et- illégitime) en Afghanistan

  • Obama a annoncé le retrait des forces américaines en Irak dans les 16 mois suivant son élection;
  • Les Américains veulent maintenant concentrer leurs efforts de guerre en Afghanistan;
  • Les États-Unis demanderont un engagement plus important, en Afghanistan, de leurs partenaires de l’OTAN (dont le Canada fait partie);
  • Le Canada, pour sa part, prévoit retirer ses troupes de l’Afghanistan, en 2011.

L’environnement

  • Obama compte faire de la lutte aux changements climatiques une priorité (surveiller les nouvelles formes de taxation, surtout celles liées aux émissions de carbone);
  • Ce n’est pas très contraignant mais le nouveau président veut réduire les émissions de GES de 80% d’ici 2050 (Obama aura 89 ans, en 2050);
  • Compétitivité canadienne en danger si nous combattons seuls les changements climatiques alors que les économies émergentes, comme l’Inde et la Chine, refusent de se contraindre à de nouvelles règles plus strictes;
  • Le Canada refuse de se donner des cibles de réduction des GES basées sur 1990, s’éloignant ainsi des dispositions de l’accord de Kyoto.

La frontière canado-américaine

  • Les retards aux frontières, aussi bien pour les personnes que les biens, représente un irritant majeur, au Nord comme au Sud (l’établissement d’un État policier ne passe pas inaperçu);
  • La libre circulation des personnes et des biens est de plus en plus compromise, pour des questions de sécurité et disons-le, de paranoïa intégrale du « Homeland Security » américain;
  • L’objectif recherché par les deux pays s’articule autour d’une stratégie commune et viable mais à cause du SPP et de ses « harmonisations » tous azimuts, nous pourrions aussi perdre notre souveraineté et nos moyens de véritablement contrôler ce qui transite par nos frontières;
  • La nouvelle administration américaine dit vouloir régler ces irritants majeurs le plus tôt possible.

Il importe aussi d’ajouter que les décisions américaines ont une influence décisive sur la diplomatie canadienne, à travers le monde comme en Afghanistan, en Irak, en Russie, au Proche-Orient, en Chine et en Corée du Nord où les positions canadiennes correspondent (à peu près toujours) à celles de son puissant voisin.

Un petit rappel historique intéressant, le dernier régime à avoir utilisé l’expression « Homeland Security » avant les « Ã‰tats-Unis post-911″ était le Troisière Reich sous le joug d’Adolf Hitler, sous le nom de The Reichssicherheitshauptamt (RSHA).

Ainsi, lorsque les Américains disent craindre les effets d’une loi martiale (via le Patriot Act) dans leur propre pays, on comprend un peu mieux de quoi il s’agit.

Puisque Barack Hussein Obama voudra poursuivre un peu plus longtemps sa lune de miel avec sa base militante, on peut s’attendre à de bonnes choses, à court terme. Par la suite, il remprendra du service pour l’élite mondiale et continuera fort probablement la guerre contre la classe moyenne, si savamment conduite par ses prédécesseurs, à la Maison Blanche.

Membre du puissant Council on Foreign Relations, Obama n’est pas l’ami du peuple; il n’est qu’une marionnette au service des puissant lobbys élitistes qui rendent notre vie misérable en nous forçant à vivre dans un monde qui les avantage tout en nous condamnant à une forme ou une autre d’esclavage, notamment l’esclavage économique via l’accumulation de dettes.

Il faudra lire très attentivement les prochains discours d’Obama, en tant que président, parce que ses décisions (et « souhaits ») pourraient avoir un impact significatif sur notre vie, au Canada.

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Barack Hussein Obama devient le nouveau président des États-Unis

Ceux qui ont suivi le dévoilement du scrutin d’hier, aux États-Unis, ont vite compris que Barack Obama remporterait facilement l’élection et deviendrait le nouveau président américain.

John McCain, quant-à lui, a reçu un signal très clair de l’électorat américain, que l’ère Bush devait se terminer — les bourdes récentes de McCain comme lorsqu’il a avoué qu’il ne savait pas combien de maisons il possédait (il en a huit et elles sont gigantesques) ou encore lorsqu’il se tenait aux côtés de sa femme qui portait pour 300k$ de vêtements et Sarah Palin qui en portait pour 150k$ a passablement discrédité l’essentiel de son discours voulant qu’il soit un défenseur du « petit peuple ».

Autant il s’agit d’une spectaculaire victoire pour les démocrates et Obama, autant il s’agit d’une cuisante défaite pour les républicains et McCain.

Alors que les Démocrates auront l’occasion de démontrer ce que leur slogan « CHANGE » veut dire, concrètement, les Républicains devront réfléchir sérieusement à leur avenir puisqu’à l’évidence, leur message n’a pas convaincu l’électorat de les reporter au pouvoir, pour un troisième mandat consécutif.

À l’origine, les Républicains voulaient que l’État se mêle de ses affaires et qu’il cesse de harceler constamment les citoyens — on a pu voir exactement le contraire sous les régimes de Reagan, Bush père et fils.

Pas surprenant que les Américains soient rendus aussi cyniques à l’endroit des riches républicains qui disent, aujourd’hui, vouloir « aider » les « honnêtes citoyens » au moment où l’on voit la montée d’un État policier, surtout depuis les attentats du 11 septembre 2001.

Ainsi, Barack Obama aura à composer avec un État omnipotent, une paranoïa démesurée concernant la « sécurité » et la « chasse aux terroristes », une économie au bord du gouffre, une élite mondiale sans pitié, des banquiers corrompus jusqu’aux oreilles et bien sûr, un peuple qui réclame du « changement ».

Tout un agenda pour ce premier président noir, en terre d’Amérique!

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