Tenir la rampe d’un escalier mobile ne devrait jamais être une obligation, pour qui que ce soit, qu’importe l’existence ou non d’un règlement à cet effet.

Et pourtant, des policiers de Laval ont exposé au grand jour l’ampleur de leur manque de jugement en imposant à une femme qu’elle tienne une rampe qu’elle jugeait malpropre. Ça s’est passé mercredi dernier, le 13 mai 2009, à Laval.

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Cette mère de famille de 38, sans antécédents connus, a « osé » tenir tête aux policiers qui, probablement par zèle, insistaient pour avoir le dernier mot et ça lui a valu d’être…

  • menottée;
  • formellement arrêtée;
  • détenue sans que le policier [qui l’a arrêté] lui dise pourquoi elle l’était;
  • mise à l’amende, à hauteur de 420$ (soit 100$ pour non respect du règlement du métro et 320$ pour entrave au travail des policiers).

Et comme pour ajouter à l’absurdité de cette intervention policière, Nathalie Laurin, la porte-parole de la police de Laval a déclaré: « Cette dame-là a enfreint des règlements du métro. Je comprends que oui, c’est peut-être beaucoup d’argent, mais comme je vous dis, on est là pour faire respecter les règlements. Et elle est chanceuse finalement qu’elle ne se retrouve pas avec des accusations criminelles en plus. » — quoi?

Des accusations criminelles?

[…]

Amis citoyens.

Le métro de Laval a été payé avec votre argent. Et il fonctionne à chaque jour, grâce à votre infinie générosité.

C’est aussi votre argent qui permet à de brilliantissîmes agents de police, comme celui qui a procédé à l’arrestation, de mettre du pain sur leur table.

Alors comment se fait-il que le citoyen, celui qui paie pour tout le monde, soit soudainement devenu l’ennemi dès qu’il décide d’utiliser son propre jugement au lieu de s’en tenir à des règles bâtardes qui n’ont même pas leur raison d’être? C’est simple, le citoyen a cessé de se battre.

La liberté, ce n’est pas une sorte de cadeau qui tombe du ciel. Il faut non-seulement se battre pour l’obtenir mais il faut se défendre avec la dernière des énergies pour la conserver.

Dans cette histoire, il n’y a que la victime (nommée Bela Kosoian) et ses proches qui dénoncent l’énormité de cette intervention policière. Où sont les citoyens outragés? Où sont les autres esclaves, payeurs de taxes?

Aujourd’hui, une mère de famille est mise à l’amende pour avoir refusé de tenir une rampe d’escalier mobile. Demain, qu’est-ce que ce sera? Pensez-y. Lorsque la police viendra pour vous, qui restera-t-il pour vous défendre si vous avez été trop lâche ou trop bête pour défendre ceux, avant vous, qui ont dû composer avec des agents de police municipale qui se rendent dans une station de métro pour s’y comporter comme des agents de la Gestapo (la redoutable police du IIIe Reich qui interprétait tous les règlements à son avantage, un peu comme à Laval, apparemment).

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Au Québec, les petits agents zélés qui s’en remettent à un règlement avant d’user de leur jugement doivent être congédiés sur le champ et poursuivis pour avoir failli à leur devoir de service pour le bénéfice du peuple et non pour celui d’une police vampirique qui carbure aux contraventions.

Il fallait voir Nathalie Laurin, à la télévision, lorsqu’elle défendait les actes d’un agent de son service de police. C’était de toute beauté. L’étroitesse d’esprit et le manque de discernement, au cube.

Règlement, règlement, règlement.

Elle n’en avait que pour son charmant « règlement » (qu’on ne trouve d’ailleurs pas, via le web).

Le journaliste aurait dû lui demander: « Si le règlement dit qu’il faut que vous vous jetiez du haut d’une falaise, le feriez-vous? »… et on se doute de sa réponse.

Le plus triste, c’est que Mme Laurin ne faisait preuve d’aucune pitié pour la jeune mère de famille menottée, détenue et lourdement mise à l’amende. Ou du moins, elle n’a rien laissé paraître.

Sérieusement, on sent des airs de IIIe Reich Nazi, dans toute cette histoire de police qui vire zinzin parce qu’une femme ne tient pas une rampe d’escalier mobile et qu’ensuite, elle conteste le fait qu’on lui ordonne de décliner son identité pour avoir refusé de lécher les bottes d’un agent.

Ce qui s’est passé à Laval est grotesque, intolérable et complètement inacceptable.

Des excuses publiques sont de mise, de la part de la police de Laval et du service de métro, aussi. L’amende doit être radiée, sans autre formalité et le chef de police de Laval doit envoyer un message clair en congédiant le ou les agents qui ont commis ces gestes, à plusieurs égards, dignes de ceux de la police Nazi d’Hitler.

Au Québec, la tyrannie policière, ça ne passe pas.

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