La métropole pourrait faire mieux.

En ce moment, Toronto est la ville d’Amérique du Nord où l’on compte le plus de grues dans son « skyline » soit près de 150 alors qu’à Montréal, c’est passablement plus calme.

Tout ne se définit pas par la vigueur du marché de la construction et de l’immobilier mais quand même, ça donne une idée de la puissance économique derrière ces projets mais aussi de la confiance des investisseurs envers la rentabilité future de leurs placements.

Autrement dit, Montréal perd du terrain à la faveur de Toronto qui a le vent dans les voiles.

Quiconque connaît Montréal sait qu’en tant que poumon économique de la province, il faut voir à garder la ville en bonne santé. Économie, infrastructures, logistique, culture et services se marient pour donner le ton à la vie montréalaise. En ce moment, il semble y avoir des investisseurs en trop petit nombre pour suivre la cadence avec Toronto mais clairement, la formule qui va démarquer Montréal de Toronto est unique et il nous faut la trouver.

Heureusement, les Montréalais sont reconnus pour leur inventivité, leur ouverture d’esprit et dans une certaine mesure, leur humanité.

Il n’y a pas que les entrepreneurs qui passent difficilement au travers de cette période économiquement incertaine, les ménages, eux-aussi, ressentent les effets combinés de l’insécurité et de l’austérité (ou rigueur) dans les choix collectifs. En fait, la vigueur de notre économie montréalaise doit pouvoir compter sur le pouvoir de consommation des ménages pour que les entrepreneurs puissent espérer prospérer.

Comme les gens ont peur de l’avenir, ils repoussent plusieurs achats et jouent de prudence, ce qui étrangle des pans entiers de notre économie.

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Sans dire qu’il y a des solutions faciles pour survivre à cette période d’économie chancelante qui nous fait démarrer 2015 avec beaucoup de « prudence », il va falloir qu’on se concerte, collectivement, pour favoriser l’émergence de milliers de petites solutions entrepreneuriales plutôt qu’une grosse subvention pour une cimenterie, mettons!

Dans un premier temps, les citoyens devraient se faire un devoir de reprendre le contrôle des institutions publiques censées les représenter parce qu’en ce moment, c’est le party dans les lobbys d’intérêts privés pendant que le reste de la population saigne et continue de se faire saigner, à blanc.

Il faut que les choses changent pour que notre belle métropole reprenne de la vigueur et reprenne du galon… ne serait-ce que pour notre fierté mais idéalement, pour s’enrichir, au passage.

Il y a de l’argent qui se fait au Québec mais curieusement, il y a des montréalais qui se sentent exclus du buffet et qui, pourtant, aimeraient faire partie de la relance économique de Montréal alors trouvons les bons moyens pour inclure les gens au lieu de les exclure de l’accès à l’enrichissement.

Montréal a de beaux atouts, à nous de les développer!

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