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Des millions de vies brisées

Vous aimez la guerre?

Vous trouvez ça « cool » d’envoyer nos enfants à l’abattoir dans des pays lointains?

Et bien, vous allez vous délecter des « statistiques » suivantes:

  • Irak
    • Soldats de la « coalition » morts, en Irak: 4,696
      • Blessés, gravement: 30,000
    • Civils irakiens morts et blessés gravement: 1,366,650
  • Afghanistan
    • Soldats de la « coalition » morts en Afghanistan: 1,659
      • De ce nombre, les soldats canadiens comptent pour 127 (au moins 7,7% du total), au mois de juin 2009 (les statistiques sont rendues très difficilement disponible par la Défense nationale, depuis ce moment)

Les autorités militaires qui permettent aux journalistes (de leur pays) de les accompagner dans le « théâtre opérationnel de guerre » contrôlent sévèrement « le message » et s’assurent que leurs soldats mort soient élevés au niveau de martyrs alors que les civils « Ã©trangers » ne sont à peu près jamais mentionnés, qu’importe le sort qui leur est réservé.

Alors que la guerre en Afghanistan (tout comme celle en Irak) est ILLÉGALE, illégitime et absolument indéfendable —les deux étant basés sur un tissu de mensonges— aucun « grand média » n’a encore osé dénoncé cette invasion barbare, sauvage et sanguinaire. Bien au contraire, les journalistes des « grands médias » glorifient à outrance le « courage » de « nos » soldats en banalisant volontairement leur « impact » dans le pays qu’ils envahissent.

Il est temps que nous réalisions, collectivement, que les deux grandes guerres sales qui ont présentement lieu, en Irak et en Afghanistan, ne sont que des prétextes pour voler des ressources, avancer des agendas géopolitiques et célébrer le culte de la destruction et de la mort.

Les Québécois sont des gens fiers qui font preuve de jugement et de discernement devant les épreuves mais là, avec la guerre en Afghanistan où nos soldat contribuent à l’effort de la « coalition » qui contrôle désormais le pays —par les armes— il faut appuyer nos soldats tout en dénonçant leur action.

Il y a une différence entre nos enfants-soldats qui reçoivent des ordres et ceux qui émettent (ou approuvent) ces mêmes ordres.

Comment pouvons-nous dormir le soir en sachant que NOS soldats canadiens conduisent des raids dans des habitations où se trouvent —supposément— des « terroristes » (lire: résistants locaux à l’invasion étrangère) mais où l’on retrouve, en premier lieu, d’innocents civils qui sont terrorisés à la vue de ces mercenaires venus d’ailleurs pour transformer leur vie en cauchemar.

N’allez pas croire que le Canada contribue à l’effort de « paix » parce que LE SEUL objectif qu’ils poursuivent est de surveiller le vol des ressources afghanes, telles que l’utilisation des pipelines pour acheminer le pétrole, la culture de l’opium et aussi, de la marijuana. C’est ça que le Canada « protège », en Afghanistan.

Il n’y a RIEN de noble, pour NOS soldats, à appuyer une « mission » aussi épouvantablement subversive.

Imaginez, les millions (et même, les dizaines de millions) de vies brisées par les actions des soldats qui « obéissent aux ordres » sans trop réfléchir aux conséquences de ce qu’ils font pour avoir droit à leur salaire.

Pire encore, des centaines de millions de contribuables doivent payer la note pour ces guerres. Seulement aux États-Unis, les deux guerres ont coûté quelques 964,044,305,874$… et la facture continue de grimper!

C’est carrément scandaleux que les mensonges sur lesquels sont basés ces deux grandes invasions illégales ne soient pas davantage dénoncés dans nos « grands médias » et ça prouve, une fois pour toutes, qu’ils sont bien plus « contrôlés » qu’ils ne voudraient l’admettre. De manière implicite ou explicite, les journalistes sont tenus en laisse et gardent leur emploi dans la mesure où ils ne remettent pas en question l’ordre établi des choses.

Le Québec, comme tous les autres participants aux coalitions de guerre, a du sang sur les mains. Beaucoup de sang. Des hommes libres qui ont voulu s’exprimer, des femmes courageuses qui ont protégé leurs enfants jusqu’au dernier moment et des familles complètes, incluant des bébés, décimés avec des armes lourdes — tout ça pour satisfaire aux impératifs paranoïaques d’une « guerre contre les terroristes » qui n’a aucun sens, sauf pour ceux qui en dérivent un spectaculaire enrichissement (incluant les membres du complexe militaro-industriel américain).

Bien qu’il faille pleurer nos morts et respecter leur intention probablement véritable d’aider de parfaits étrangers, il ne faut pas perdre de vue que l’invasion, à la base, est une spectaculaire imposture.

Ceux qui sont « Ã  l’aise » avec les statistiques sont libres de continuer à boire le fleuve de mensonges qui émane des « grands médias » et donc, participer, eux aussi, au succès de la « propagande officielle ».

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Les prix des billets aux Olympiques de Vancouver

Si vous êtes riches, vous aurez les moyens d’assister aux Jeux olympiques d’hiver 2010 en personne mais sinon, vous n’y avez pas votre place tant les prix des admissions y sont exorbitants.

Lire la suite de « Les prix des billets aux Olympiques de Vancouver »

C’est le bon temps d’en profiter!

On dit qu’à Noël, c’est le bon temps pour profiter d’une foule de choses qu’on se refuse à d’autres temps, au cours de l’année.

Que ce soit une montagne de cadeaux, des repas fastueux, des heures de dodo impossibles ou des réunions familiales improbables, hier encore, Noël se distingue en tous points des autres journées de notre année.

En fait, pour financer Noël, ça prend du temps passé loin de ceux qu’on aime. Il existe bien une poignée de chanceux qui ont le plaisir de passer le plus clair de leur temps avec ceux qui compte le plus pour eux mais pour la majorité des gens, le train-train quotidien passe par l’éclatement quotidien du noyau familial afin d’aller occuper un emploi.

C’est probablement à cause de notre mode de vie si hostile à la famille que Noël demeure si important, pour les Québécois. Ça agit comme une sorte de contre-poids contre notre course folle vers l’accumulation de billets verts (ou l’élimination de « dettes électroniques », c’est selon). À plusieurs égards, on dirait que Noël fait appel à notre humanité davantage qu’à notre capacité à « contribuer à la société », en tant que « ressource humaine ».

C’est donc le bon temps de profiter de tous ces sourires qui fuseront lors de l’ouverture des cadeaux et des « hummm » quand la famille savourera un délicieux repas ainsi que des moments, blottis en famille à se conter des histoires et même, à réinventer le monde, l’espace de quelques minutes arrachées à notre rythme de vie normalement incompatible avec ces instants qui donnent tout leur sens au Noël que les Québécois anticipent et apprécient.

Pour tous ceux qui n’ont pas l’opportunité de se retrouver auprès des êtres qui leurs sont chers, qu’importe les raisons, recevez une double dose d’amour pour passer au travers de cette journée où le monde entier semble filer le parfait bonheur mais où, en réalité, il y a beaucoup de monde qui rêve d’une alternative plus heureuse à leur sort.

Alors voilà, joyeux Noël à tous les Québécois, de Montréal et d’ailleurs… dans le monde!

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Les membres du CA d’Investissement-Québec

Au moment de publier cet article, le conseil d’administration d’Investissement-Québec compte 15 membres qui ne sont pas bien connus du public.

Pourtant, ils administrent des sommes importantes (dépassant le milliard de dollars, annuellement) qui favorisent inévitablement certaines entreprises aux dépens de leurs concurrents qui, eux, n’ont pas droit à ces largesses distribuées de façon, somme toute, assez arbitraire.

Qu’ils le veuillent ou non, ces individus contribuent à modifier artificiellement le prétendu « libre-marché » en faveur des entreprises qu’ils choisissent — c’est donc important d’en savoir le plus possible sur ces individus.

Le site web d’Investissement-Québec ne dit pas beaucoup de choses à leur sujet mais bon, voici ce qui a été publié…

  1. Robert Cloutier
    • Membre et président du conseil d’administration
  2. Léopold Beaulieu
    • Vice-président du conseil d’administration
    • Président-directeur général de Fondaction, Fonds de développement pour la Confédération des syndicats nationaux pour la coopération et l’emploi
  3. Mathilde Carrière
    • Avocate associée en droit des affaires, Fraser Milner Casgrain
  4. Jacques Daoust
    • Président et chef de la direction, Investissement Québec
  5. Gilles Demers
    • Sous-ministre, Ministère du Développement économique, de l’Innovation et de l’Exportation
  6. Rita Lc de Santis
    1. Avocate associée, Davies Ward Phillips & Vineberg
  7. Louis J. Duhamel
    • Associé, Secor Conseil
  8. Louise Houle
    • Avocate associée, Heenan Blaikie
  9. Mélanie Kau
    • Présidente, Mobilia Interiors
  10. Monette Malewski
    • Présidente et actionnaire, Agences d’assurance M. Bacal
  11. Patricia Occhiuto
    • Actionnaire et vice-présidente, Importations Mini-Italia
  12. Jacques Rochefort
    • Président et directeur général de Chenelière Éducation, une entreprise du groupe Transcontinental
  13. Michael Ross
    • Dirigeant financier en chef, Industries Sanimax
  14. René Roy
    • Secrétaire général, Fédération des travailleurs et travailleuses du Québec (FTQ)
  15. Lorna J. Telfer
    • Avocate associée, McCarthy Tétrault

Si vous connaissez ces gens un peu mieux que leur titre professionnel et le nom de leur employeur, ne vous gênez pas pour éclairer notre lanterne collective.

De l’avis de plusieurs, c’est inadmissible que la CA d’IQ n’ait fait de place à aucun représentant du public. Qui plus est, ces gens devraient être ÉLUS aux suffrages universels tant les montants dont ils ont la charge sont énormes. On comprend que plusieurs de ces membres sont des amis de l’élite politique « au pouvoir », en ce moment, à Québec.

Il est possible que ces gens soient de bonne foi mais aucun d’entre-eux ne semble avoir comme mandat clair de défendre les citoyens qui s’avèrent être les principaux bailleurs de fonds, pour IQ. Précisons aussi que les centaines de millions de dollars distribués à des entreprises privées par IQ sont ajoutés au service de la dette des citoyens.

Et Investissement Québec ne se gène pas pour faire pleuvoir des dizaines de millions de dollars à la fois sur des entreprises 100% ÉTRANGÈRES avec l’argent des Québécois!

Dégoutant mais vrai…

Il importe de noter que les entreprises Québécoises, qu’elles soient basées ici ou à l’étranger, reçoivent cumulativement plus d’argent que les prestataires de l’aide-sociale!

Ainsi, ceux qui disent que plusieurs entreprises bien en vue sont accrochées au mamelles de l’État québécois ont à 100% raison — le B.S. corporatif, ça passe en partie par Investissement Québec.

Certains des membres du CA d’IQ ont un profil dans le site web de leur employeur mais il s’agit d’informations plus ou moins utiles de style biographique. Il aurait été important, via IQ, de connaitre les préférences et positions passées de chacun de ces individus afin de mieux comprendre leur intérêt à siéger au CA.

Soyons clairs, aucune de ces personnes ne siège au CA d’IQ par « grandeur d’âme » — il vont tous y chercher quelque chose. Ce qui importe, pour les citoyens, c’est de savoir ce que ces personnes font là et ce qu’elles y font, très exactement.

Sans douter de leur compétence, de leur professionnalisme ou de leur sincérité à occuper un poste au CA d’IQ, force est d’admettre que la majorité de ces personnes ont un lourd passé corporatiste et aucun d’entre-eux n’a manifesté clairement son intérêt à défendre, d’abord et avant tout, l’intérêt des citoyens.

À quand un grand ménage PRO-CITOYEN parmi les membres du CA d’Investissement Québec?

Tags: invest québec, investissement québec, milliard, centaines de millions, dollars, argent, bs d’entreprise, bs, subventions, aide financière, subsides, garanties de prêts, banques, aide aux banques, économie, finances, québec, ca, conseil d’administration, membres du ca, citoyens, intérêt des citoyens, copinage politique, faveurs, pouvoir

Collaborez plus efficacement, en ligne!

Si vous faites partie de ceux qui devez régulièrement collaborer avec d’autres personnes, notamment des collègues de travail, vous aimerez surement le service offert par ShowDocument.

Que ce soit pour partager un ou plusieurs documents, un tableau commun (« shared whiteboard »), un éditeur de texte ou même une séance de navigation-web, ce service gratuit —offert uniquement en anglais— vous permet de connecter avec les autres via des méthodes pratiques, productives et intuitives.

session_de_collaboration_web

En fait, ça pourrait bien être l’outil qui manquait à plusieurs professionnels pour atteindre de nouveaux sommets, en matière de productivité.

On peut penser aussi à d’autres applications comme, par exemple, pour partager des photos de famille de manière plus discrète et privée que via Flickr et c’est la même logique pour tous les autres types de documents, incluant des vidéos.

Si vous fréquentez l’école, ça peut également servir.

Les travaux longs peuvent devenir très compliqués à terminer lorsque la version finale du travail à remettre se trouve entre les mains d’un seul membre de l’équipe alors grâce au service de traitement de texte partagé (entre tous les membres de l’équipe), ça permet d’avancer beaucoup plus vite. Il peut même arriver que les membres de l’équipe n’aient même pas à se voir (en personne) pour terminer un travail, en toute collégialité.

Dès qu’il est question de mettre des informations en commun, ShowDocument peut s’avérer utile mais il vous appartient de voir quelles applications vous pouvez, localement, faire de ce service.

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Avez-vous encore le temps de penser?

Pour une majorité d’adultes, chefs de familles actives, les journées commencent à 6h avec les enfants et se termine lorsque ceux-ci se couchent entre 19h30 et 21h.

Entre-temps, il y a la circulation qui ne circule pas assez vite, le travail où il faut généralement obéir avant de réfléchir (même si les patrons « recommandent » le contraire) et les obligations de toutes sortes (comme faire les courses) qui meublent les moments « de jour » qui restent.

Alors qu’un tel rythme de vie peut-être soutenu lorsqu’un des conjoints reste à la maison où qu’un réseau de soutien familial rapproché donne un gros coup de main, dans le cas d’un couple où les deux conjoints travaillent et où les enfants fréquentent soit la garderie ou l’école, c’est un rythme infernal, voire insoutenable.

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Il n’y a pas que l’absence de temps-libre, c’est encore plus tragique de se rendre compte, en cours de route, qu’il est devenu presqu’impossible de trouver du temps de qualité pour penser.

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Certes, il est possible de trouver 10 ou 20 minutes, par-ci, par-là, pour payer les comptes ou encore, lire (en tout ou en partie) un article qui nous intéresse dans une revue mais le fait d’aller prendre une belle marche à l’air pur alors qu’il fait encore soleil semble être devenu hors d’atteinte pour la plupart des gens.

C’est grave.

Au moment où les employeurs accordent entre 10 et 15 jours de congé « avec solde » à leurs travailleurs cumulant quelques 20 ans d’expérience (lorsqu’il y a des congés, évidemment), les « nouveaux employés » ne bénéficient souvent pas de plus de 5 de ces journées de congé payées pendant les 3, 5 ou 10 premières années d’emploi — ça ne laisse aucune chance à ceux qui auraient la mauvaise idée de tomber malades ou encore, de vouloir prendre du temps pour se ressourcer.

Clairement, dans notre société qui se prétend moderne, l’humain passe en dernier, tout en bas de la liste des « priorités » sociales.

Bien entendu, les gouvernements « imposent » des normes minimales de respect aux travailleurs car, sans cette « obligation », les employés n’auraient absolument aucune protection (comme dans les pays en voie de développement où ces mêmes compagnies font des « affaires »). Mais pour faire bonne figure, les employeurs (surtout les transnationales) reprennent ces « normes minimales » et disent à leurs employés qu’ils leurs « accordent » ces « privilèges » parce qu’ils sont « importants » — c’est évidemment de la bouillie pour les chats puisque les actionnaires de l’entreprise ne font pas d’argent avec des employés heureux mais plutôt avec des employés « productifs » (il arrive que ce soit les deux mais c’est habituellement un concours de circonstances, plus qu’une réelle volonté de l’employeur).

Autrement dit, c’est pathétique de voir à quel point les parents sont pris dans leurs prison comme des rats dans un labyrinthe dont ils ne sortiront jamais, à moins d’une aide extérieure providentielle.

Est-ce que les humains sont plus intelligents que les rats lorsqu’ils sont pris dans un proverbial labyrinthe social? À vous d’y répondre. Il y a des gens qui s’en sortent mieux que les autres, c’est clair mais qu’est-ce qui les distingue de leurs pairs qui, eux, n’arrivent pas à s’en sortir? Est-ce une question d’intelligence? D’argent qui tombe du ciel (promotion inespérée, pas d’enfants, un héritage)? Ou encore, est-ce parce que ces « chanceux » ont pris du temps de qualité pour penser?

Il semble que certains individus n’hésitent pas à s’imposer des moment de grande qualité pour penser.

Et oui, rien que penser.

Plusieurs travailleurs qui ont du succès vont même jusqu’à déplaire volontairement à un employeur qui affiche un large sourire « en public » mais qui, une fois les clients partis, brandit de lourds contrats de travail accompagnés de règles d’éthique que même le St-Esprit n’arriverait pas à comprendre et observer.

Ces employeurs trouvent toujours une bonne raison pour exploiter « au maximum » les « ressources humaines » (comme des ressources matérielles ou financières) jusqu’à ce qu’elles tombent sous la charge de travail pour ensuite les remplacer, par un autre quidam qui veut gagner son salaire minimum et donner l’impression que sa vie prend du mieux.

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Plus de 40% des Québécois adultes, en âge de travailler, gagnent moins de 20,000$ par année.

Il va falloir se mettre dans le coco, une fois pour toutes, que le Québec est une société pauvre, très pauvre… et surtaxée.

Dans de telles conditions, pas surprenant qu’autant de monde cumule deux ou plusieurs emplois pour arriver à payer des loyers beaucoup trop chers (merci aux spéculateurs et aux estimateurs gouvernementaux complaisants), des épiceries où les bons aliments sont devenus hors-de-prix et des frais de déplacement qui n’ont jamais été aussi élevés.

Ajoutez à ça l’arrivée massive des femmes et des immigrants sur le marché du travail québécois qui contribuent à leur propre perte, en plus de celle des hommes qui occupaient traditionnellement la majorité des emplois, en multipliant le nombre de ressources humaines potentielles et donc, en contribuant à diminuer massivement le salaire de tout le monde, incluant le leur!

Les règles d’équité en matière de salaire ont également servi à réajuster les salaires à la baisse pour de nombreux hommes qui ont vu leurs compensations être « normalisées » lors de différentes restructurations ou acquisitions.

Et pour s’assurer de payer le personnel le moins cher possible, les employeurs favorisent désormais l’embauche d’handicapés, de minorités visibles, d’autochtones et de femmes parce qu’embaucher un « homme blanc en santé » risquerait de commander un salaire plus élevé et donc, une base de revendication éventuelle pour tous les autres handicapés, minorités visibles, autochtones et femmes qui pâtissent à des salaires de misère.

Les règles, aussi nobles soient-elles, ne vont pas dans le sens du meilleur intérêt des individus.

C’est un ensemble de mécanismes de contrôle dont se servent les employeurs pour épuiser leur main d’Å“uvre et l’expulser, généralement sans compensation à part le strict minimum, dès qu’ils constatent le moindre signe de « perte de productivité ».

Une société aussi artificielle qui donne systématiquement préséance aux personnes morales (les compagnies) avant les personnes physiques devrait être dénoncée, haut et fort.

Mais…

Comme personne n’a le temps de penser, de plus en plus de gens croient que la perpétuelle course contre la montre ponctuée de milles stress quotidiens est devenue « la norme ». Et les « grands médias », grassement payés par les « employeurs », ne remettent jamais ce « système » en question même s’il est conçu pour détruire la vie de la majorité des gens tout en engraissant unilatéralement une microscopique élite qui, elle, prend tout son temps pour planifier ses prochaines « interventions ».

Comment l’élite fait-elle pour dominer les gens?

C’est tout simple, ils voient les êtres humains comme du bétail:

  • les unités familiales doivent être détruites
    • garderies d’état;
    • écoles d’état;
    • service militaire;
    • aucun temps vraiment « libre »;
    • activités aussi coûteuses que possible pour empêcher les gens de s’épanouir;
  • les gens ne doivent pas accumuler de richesse
    • alors tout est basé sur du papier;
    • de l’argent sans valeur à part celle que l’élite daigne y donner, selon que ses intérêts soient servis ou non par ces « fluctuations » des taux de change;
  • conséquemment, les gens ne doivent pas avoir accès à la propriété
    • la plupart des maisons appartiennent aux banques et près de la moitié de la population vit à loyer, sans compter que loyer sur l’argent coûte de plus en plus cher, dans les institutions financières;
  • les gens ne doivent pas être capables de travailler ensemble
    • les gens n’ont plus de temps pour se parler et les gouvernements isolent systématiquement les individus et les causes afin qu’un portrait d’ensemble soit impossible à voir ou comprendre;
    • tout est géré « en silo »;
    • il est interdit à un employé de « sortir de son champ de compétences »;
    • parallèlement, les « champs de compétences » rétrécissent sans cesse via l’hyperspécialisation;
  • les gens doivent être asservis
    • salaires minables [ou "minimums"] devenant « la norme »;
    • endettement facile et vente d’items de piètre qualité qui ne conservent pas leur valeur et qui doivent être remplacés souvent;
  • tout le monde doit demeurer « malade » ou « sous traitement »
    • que ce soit une « pathologie clinique » diagnostiquée par l’un des « bras » de la médecine (qui se dit « moderne »), par exemple la médecine allopathique ou la « santé mentale », de nouvelles « conditions » sont inventées continuellement pour amener les gens à accepter de coûteux traitements afin qu’un maximum de gens, des bébés jusqu’aux personnes âgées, demeurent « sous médication », au cours de leur vie;
    • les factures « de santé » (ou « de maladie », selon que vous comprenez ou non la nature perverse du « système ») sont refilées au gouvernement dans un immense gouffre que personne ne peut investiguer (pour respecter les « renseignements personnels », disent-ils);
    • les médecines naturelles (qui ne coûtent presque rien) sont systématiquement torpillées par le duopole médico-pharmaceutique et les gouvernements qui ont intérêt à garder les gens « payants » parce que « malades, faibles et dépendants » des « largesses » de l’État qui achète les « derniers traitements » à ceux que les médecins, véritables « pimps des pharmaceutiques » auront « diagnostiqué ».

Et ce n’est pas tout, il y a plein d’autres mécanismes de contrôle comme la peur, l’éthique, la guerre aux croyances et à la véritable valorisation du fait humain.

Si plus de gens avaient encore le temps de penser, ils comprendraient qu’ils passent le plus clair de leur vie à nourrir une élite boulimique qui les maintient dans un état de médiocrité perpétuelle, à des années lumières du destin formidable qui attend les humains qui choisissent de développer leur plein potentiel, en accord avec ce qu’ils ont de meilleur à offrir, en société.

C’est vrai que l’argent corrompt ce qu’elle touche.

Entre sauver la vie d’un voisin et obtenir 5M$ « cash » dans une valise, la plupart des humains choisiraient la valise.

L’argent aveugle les gens qui se croient plus riches alors que, telle une performance dans un jeu vidéo, ils n’ont accumulé que quelques crédit virtuels de plus pour financer la poursuite de leur quête « professionnelle » (pour trouver plus d’argent) aux confins d’un labyrinthe où toute désobéissance aux règles est assorti de lourdes peines qui permettent, au fil du temps, de contribuer à supprimer l’essentiel de la « nature humaine » dans notre expérience de vie.

Le fait de ne plus avoir le temps de penser fait partie de ces choses planifiées par l’élite pour nous garder aussi ignorants que possible de notre propre potentiel mais aussi du potentiel de ceux qui nous entourent.

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Par exemple, les parents ne connaissent tellement plus leurs enfants qu’ils croient davantage des notes sur un bulletin scolaire que leur propre jugement en tant que parent qui côtoie l’enfant depuis sa naissance — ça dépasse l’entendement et pourtant, c’est devenu « la norme » de ne plus faire confiance à l’enfant mais plutôt à des « figures d’autorité » ce qui, dans 99,99999% des cas est d’un ridicule consommé. Si les parents passaient plus de temps avec leurs enfants, ils comprendraient mieux les infinies nuances qu’il faut apporter au regard —et au jugement— des autres, à leur égard.

Est-ce que vous croyez que c’est « sain », une société entière qui fait élever ses enfants dans des « Ã©tablissements d’État » depuis la tendre enfance (souvent aussi tôt que 3 ou 6 mois) pour « retourner sur le marché du travail » et « gagner de l’argent »?

Est-ce que c’est « Ã‡A », la vie?

Nos enfants sont-ils venus au monde pour se faire régir par des règles « de services de garde » avant même qu’ils n’aient cessé de porter des couches? Nos mères de familles sont-elles rendues à ce point aveuglées par l’argent qu’elle préfèrent l’argent dans leur porte-feuille à leur propre enfant? Contre toute attente, il semble que oui, hélas.

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Mais est-ce que les gens vont prendre plus de temps pour penser, dans l’avenir?

Certains vont le le faire mais plusieurs vont se laisser avaler par la vague des « grands médias », des « employeurs » et des « autorités publiques » qui pensent à leur place.

Le fait de ne plus penser par soi-même est d’ailleurs l’une des plus grandes tragédies de notre époque mais puisque de moins en moins de personnes pensent, ça passe largement « sous le radar » et ça rend les élites folles de joie car, grâce aux troupeaux d’humains obéissants et serviles, les membres de ces élites ont le temps de penser afin de se réaliser pleinement.

Si vous faites partie de ceux qui prennent le temps de penser, continuez à le faire et essayez d’encourager les autres à le faire, eux aussi.

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L’opération Marteau, est-ce sérieux?

La corruption est rampante dans l’industrie de la construction, au Québec.

Selon l’émission Enquête de Radio-Canada, où l’essentiel du scandale a été exposé au grand jour, les Québécois auraient payé de 35 à 40% en trop pour les contrats attribués par voie d’appels d’offres.

Pourquoi?

Parce que les principales compagnies de construction, à Montréal et probablement ailleurs au Québec, aussi, auraient travaillé ensemble pour gonfler artificiellement les prix des soumissions et au fil du temps, auraient influencé à la hausse les prix liés à la réalisation de divers travaux.

Les grands gagnants seraient les entrepreneurs qui participaient à ce « racket » et les perdants et bien, vous en faisiez partie parce qu’il s’agit de tous les Québécois.

La mafia montréalaise (ou « mafia italienne ») aura également empoché des sommes astronomiques via ce subterfuge dont personne « in the know » n’avait le droit de parler, sous peine de se faire « réduire au silence ». Mais là, le proverbial chat est sorti du sac et les Québécois exigent des comptes.

En réponse à la volonté populaire de faire le ménage dans le milieu de la construction et démanteler la mafia montréalaise, au passage, le ministre de la Sécurité publique, Jacques Dupuis a annoncé l’opération Marteau, en compagnie du ministre du Travail, Sam Hamad, du ministre du Revenu, Robert Dutil, ainsi que du directeur de la Sûreté du Québec (SQ), Richard Deschesnes.

Les Québécois s’attendent à ce que les frappes contre les entrepreneurs corrompus et leurs collaborateurs soient rapides, décisives et sans appel.

La SQ sera-t-elle capable de livrer la marchandise, comme le demande la population?

Et bien, on peut se le demander…

Par exemple, à 14h20 aujourd’hui, la ligne 1 888 444-1701 qui sert à dénoncer les crimes économiques NE RÉPONDAIS PAS et ce n’est que plusieurs tentatives plus tard, un peu avant 14h45 qu’un agent a daigné décrocher le téléphone!

Imaginez, le ministre Jacques Dupuis demande aux Québécois « qui savent des choses » d’appeler à ce numéro pour dénoncer les abus dans le domaine de la construction et là, on constate qu’il y a de longs moments où personne ne répond, ce n’est pas sérieux.

Mais ce n’est pas tout, l’agent qui répond semble un peu perdu (ou désintéressé, ce n’était pas clair).

Au téléphone, il répond avec un mélange baragouiné de « [...] crimes économiques [...] » et lorsque je lui ai demandé si c’était bien la ligne pour les dénonciations liées à l’opération Marteau, il a répondu « euh… » et après lui avoir précisé que c’était une opération qui avait été annoncée par le ministre Dupuis, il a finalement allumé avec un « ah-ouin… mais la ligne sert pour tous les crimes économiques » alors c’est clair, l’opération Marteau n’a PAS sa propre ligne sans frais, c’est un numéro général, sans plus.

Je lui ai demandé comment il se faisait qu’il n’avait pas l’air à bien connaître l’opération Marteau et il a répondu qu’il n’y avait encore rien de fait, pour cette opération et que l’équipe n’était pas encore monteé — wow! Je me sentais à des années lumières de l’annonce triomphante du ministre Dupuis!

L’agent a voulu savoir pourquoi j’appelais mais je l’ai rassuré en lui disant qu’il avait répondu à mes questions.

En fait, si j’avais été un entrepreneur qui avait des renseignements à livrer sur la mafia, je ne me serais pas senti en confiance pour livrer des détails ou même, pour communiquer mon identité.

Ce numéro de dénonciation, en clair, donnait l’impression d’être un service de « broche à foin » — il n’en est probablement rien mais je venais peut-être de tomber sur l’agent qui finissait sa « pause syndicale » et qui n’avait pas le goût de « parler au monde » mais ça m’a laissé une bien curieuse impression. Comme si le ministre Dupuis avait lancé quelque chose de gros qui, en fin de compte, ça aboutissait dans un service téléphone moribond et désintéressé.

Je m’attendais à une ligne qui répondait avec le nom de l’opération et où j’aurais parlé avec un agent à la voix ferme et franche qui m’aurait inspiré confiance de par son professionnalisme et sa détermination mais la réalité était toute autre.

Si j’étais un membre de la mafia montréalaise, je trouverais bien drôle qu’une opération aussi importante aboutisse dans le standard téléphonique d’un agent aussi « chausson » (faute d’un terme plus précis). Si l’opération Marteau continue d’être administré de la sorte, les criminels peuvent dormir tranquilles.

Et ne cherchez pas l’opération Marteau dans le site web de la Sûreté du Québec puisqu’il n’y en a AUCUNE MENTION, même pas dans les communiqués!

site_web_de_la_surete_du_quebec

L’agent m’a expliqué qu’il fallait du temps pour que ce genre d’information se retrouve sur le site web mais vu l’ampleur de l’opération, on aurait pu croire que le numéro de téléphone, à tout-le-moins, aurait pu être publié.

Mais bon, malgré l’évidence d’un départ laborieux, les Québécois vont devoir espérer que les policiers vont sortir de leur apparente léthargie pour faire que l’opération Marteau passe à l’histoire, pour avoir mis fin au banditisme dans le domaine de la construction, au Québec.

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Pierre Falardeau n’est plus

C’est à l’âge de 62 ans, le vendredi 25 septembre 2009, que le libre-penseur, écrivain et cinéaste Pierre Falardeau s’est éteint, à l’Hôpital Notre-Dame de Montréal, après quelques mois à avoir combattu, sans succès, un cancer qui aura finalement eu raison de lui.

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Il laisse dans le deuil sa femme et ses trois enfants mais aussi un bon nombre d’artistes et de souverainistes qui déplorent qu’il nous ait quitté si vite. Sa mauvaise habitude d’enfiler des cigarettes à la chaîne n’a évidemment rien fait pour favoriser sa santé. Il aurait pu choisir de cesser de fumer mais il ne l’a pas fait… et ça l’a tué.

Si vous faites partie des Québécois qui se droguent avec des cigarettes, ce serait un bon temps pour écraser votre « tube de cancer » une fois pour toutes. Vous prolongerez votre vie, améliorerez votre santé et reconnecterez enfin avec les centaines de personnes qui vous évitent, depuis des années, parce que vous les empestez.

Sérieusement, si vous fumez encore, la mort rapide de Pierre Falardeau ne devrait pas vous laisser indifférent. On ne peut pas continuer à perdre autant de nos concitoyens aux mains des cigarettiers, de véritables marchands de la « mort par étapes ».

Enfin bref, c’est une grosse perte pour le Québec et déjà, des artistes comme Luc Picard, Denis Trudel et Michel Brault mais aussi des politiciens comme Bernard Landry, Pauline Marois, Gilles Duceppe, Amir Khadir lui ont rendu hommage.

Contre toute attente, même Jean Charest qui était en conseil général avec ses Libéraux a pris quelques secondes pour le saluer en disant: « M. Falardeau, on le sait est un pamphlétaire, un homme qui avait le goût de la polémique, qui avait des opinions toujours fortes et il trouvait souvent une formule-choc pour les exprimer. Par contre, son oeuvre artistique est substantielle » — le premier ministre du Québec n’aurait probablement rien dit à son propos s’il l’avait pu, lui a qui a été une des cibles de Falardeau, surtout en raison de son implication active dans le camp fédéraliste lors du controversé référendum de 1995.

Ce grand Québécois nous a quitté mais ses positions, ses paroles et ses revendications citoyennes ne seront jamais oubliées.

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Mesures de sécurité pour votre NIP de carte de crédit

Pour de nombreux consommateurs, l’utilisation d’un NIP pour authentifier leurs transactions de cartes de crédit « pucées » relève encore de la nouveauté et pour cause, ça vient d’être imposé par les émetteurs nord-américains.

Le crédit à la consommation a un historique houleux en matière d’usage frauduleux des cartes de crédit mais grâce à l’arrivée du duo puce-NIP, les institutions financières espérent reproduire les succès européens et asiatiques des dernières années, depuis l’imposition de telles cartes là-bas.

Puisque vous n’êtes probablement pas encore familier avec le fait d’avoir un NIP pour chacune de vos cartes de crédit, voici quelques consignes que les émetteurs de celles-ci vous invitent à suivre…

  • mémorisez votre NIP et ne l’inscrivez nulle-part même si c’est diablement tentant;
  • détruisez l’envoi postal via lequel votre NIP vous été transmis, pour la première fois;
  • modifiez votre NIP au guichet automatique de l’institution financière émettrice, aussi souvent que vous le souhaitez;
  • si vous choisissez votre NIP, évitez les combinaisons évidentes comme votre date de naissance;
  • ne révélez jamais votre NIP à personne;
  • ne prêtez jamais votre carte de crédit à personne, y compris des membres de votre famille ou des amis;
  • votre NIP est strictement réservé à votre usage personnel;
  • cachez le clavier numérique lorsque vous effectuez une opération, chez un marchand;
  • n’effectuez une transaction que le moment et le lieu vous semblent sécuritaires;
  • si vous croyez qu’un tier connaît votre NIP, avisez immédiatement votre émetteur de carte de crédit et modifiez sans délais votre code.

Comme vous pouvez le constater, certains conseils coulent de source mais d’autres sont plus subtils.

Par exemple, lorsqu’il est question de se méfier d’un endroit donné pour effectuer une transaction, on peut croire que des fraudeurs auront justement créé un climat de confiance dans le commerce où ils auront planifié de voler des codes d’accès aux clients qui, eux, n’y verront probablement que du feu.

Rappelez-vous simplement qu’une éradication totale de fraude est impossible, vu l’intérêt pécunier immédiat qui attend ceux qui réussissent à contourner les mesures de sécurité mais bon, en mettant les chances de votre côté, vous évitez de tomber victime des fraudes les plus « Ã©lémentaires ».

En passant, connaissez-vous des gens qui utilisent leur carte de crédit de manière plus ou moins sécuritaire? Que font-ils pour s’exposer, plus que les autres, aux risques de fraude? Est-ce que ça se limite à utiliser sa date de naissance comme NIP ou c’est plus sérieux?

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Des puces à toutes les sauces

Alors que les émetteurs de cartes de crédit ont lamentablement échoué dans leur combat contre les fraudeurs, voilà qu’ils introduisent deux nouvelles mesures censées les favoriser, eux… et les consommateurs, dans un deuxième temps.

En fait les institutions financières disent, dans leurs documents publicitaires, que l’arrivée de cartes de crédit à puce couplées avec l’obligation pour les détenteurs de celles-ci d’entrer un numéro d’identification personnel (NIP) lors des transactions « en personne » a pour objectif de rassurer les consommateurs en sécurisant davantage le paiement mais voilà, dans les fait, ce sont plutôt les émetteurs qui ont tout à gagner en forçant leurs détenteurs de cartes à suivre cette procédure que plusieurs considèrent comme « plus complexe ».

Si l’on se fie à l’exemple des marchés européens et asiatiques où les cartes de crédit à puce sont en obligatoires depuis plusieurs années, il semble que la venue du duo puce-NIP contribue, en effet, à diminuer les fraudes. Ceci dit, les taux d’intérêts et les frais d’usage des cartes de crédit euro-asiatiques sont toujours aussi élevés et même, ils ont augmenté à de nombreuses reprises — supposément pour offrir un « meilleur service » aux détenteurs de cartes.

Est-ce que ce sera la même chose en Amérique du Nord?

Probablement que oui. Les institutions financières épargneront des centaines de millions de dollars par année en diminution de la fraude mais les détenteurs de cartes, eux, feront les frais d’une nouvelles procédure de sécurité plus compliquée et bien moins intuitive que l’ancienne.

Ceci dit, certains consommateurs sont ravis de l’arrivée des puces accompagnées de NIP pour leurs cartes de crédit car la crainte de devoir composer avec un vol d’identité (et d’argent) ne les enchantait vraiment pas et c’est facile de comprendre pourquoi. Même si les responsabilité du détenteur de carte de crédit victime d’opérations frauduleuses se limite à 50$, c’est quand même très frustrant de devoir, pour faire image, perdre du temps à recoller les pots cassés.

Mais si la sécurité des transactions aux points de vente, chez les marchands, seront bel et bien plus compliquées à usurper, il n’en demeure pas moins que les transactions via le web et le téléphone, elles, ne font l’objet d’aucune mesure de sécurité supplémentaire. Ça pourrait même contribuer à donner un coup de pouce au commerce en ligne tout en pénalisant les marchands qui n’ont toujours pas de comptoir-web pour que leurs clients y fassent leurs achats.

Il y a donc une espèce de relation amour-haine avec l’imposition unilatérale des cartes de crédit à puce.

D’une part, ces nouvelles cartes « pucées » contribuent à sécuriser les paiements chez les marchands mais de l’autre, elles ajoutent un niveau de complexité technique réel pour les détenteurs de cartes. Et comme les économies en raison de la baisse apparemment inévitable de la fraude ne seront jamais retournés aux détenteurs de cartes de crédit (à moins d’une grande surprise à laquelle personne ne s’attend, vu la rapacité légendaire des émetteurs de cartes de crédit), les consommateurs ont bien raison de dénoncer cette « amélioration » qui ressemble davantage à du « pelletage de responsabilité » dans leur cour.

Ce ne sont pas encore tous les marchands qui ont converti leur terminal de point de vente pour la version « Ã  puces » mais la mise-à-niveau va bon train.

Pour le guichet ou pour les cartes de crédit, il n’y a plus de doutes: les puces sont utilisées à toutes les sauces! Ça fait probablement partie du courant bien senti de mondialisation, également imposée de manière unilatérale, par l’ONU, notamment, où tous les citoyens de la Terre doivent, en principe, apprendre à se comporter de la même façon — incluant dans leurs habitudes de consommation et de crédit à la consommation.

Bientôt, tous les consommateurs pourront se faire leur propre idée à savoir s’ils sont, en effet, les grands gagnants de ce brassage des procédures de paiement ou si, en fin de compte, ce ne sont que les émetteurs de cartes qui ont trouvé un moyen bien déguisé pour engraisser leurs actionnaires en forçant les détenteurs à en faire plus, sans compensation.

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