![]() |
![]() |
![]() |
Le 15 et 16 novembre dernier, le parti NPD section Québec tenait son congrès à Montréal. Nous y avons assisté et rapportons ici l’essence de cette rencontre qui permet, en autre, aux membres d’élire leur Conseil d’administration pour 2 ans.
Les 15 et 16 novembre dernier, je me rendais à Montréal pour participer au congrès de l’aile québécoise du NPD. Près de 200 délégués se sont inscrits et ont participé activement aux activités. Parmi ces activités, il y avait l’adoption de propositions qui serviront au prochain programme du parti. On y trouvait entre autre les propositions émanant des diverses associations de comté et qui lorsqu’adoptées, prendront le chemin des hautes instances pour finalement faire parti du programme électoral du Parti. Il y avait aussi des propositions qui émanaient des divers comités spécialisés du parti comme le comité d’organisation, celui de la condition féminine, celui des jeunes etc..
Ce que je me suis rendu compte c’est que ce parti, à l’instar du parti québécois, est formé d’intellectuels, de syndicalistes et d’universitaires qui apportent un contenu solide aux différents sujets mis sur la table pour discussions. Que ce soit la mise sur pied d’un plan national d’assurance médicaments, que ce soit le retrait des troupes canadiennes en Afghanistan ou toutes autres propositions qui affecteront positivement la vie des citoyens, le travail de ces militants a été formidable. Une seule ombre autableau. Comme au parti québécois, les délégués mettent tout en oeuvre pour couper un cheveux en quatre ce qui, parfois, rend les discussions trop longue et fait en sorte qu’on perd l’essence de la propotion originale.
Le chef adjoint Monsieur Thomas Mulcair est venu, dimanche matin, faire une présentation rétrospective de la dernière campagne. “C’est bien beau d’avoir de grandes idées, de venir les présenter devant des foules, mais, de dire Thomas Mulcair, si nous n’obtenons pas de vote alors cela ne vaut rien car sans député, il est impossible d’appliquer notre programme et de changer la manière dont le Canada est géré” d’explique Thomas Mulcair. “Il faut que chacun et chacune d’entre vous continue de propager la philosophie du NPD. Il faut faire du porte à porte et convaincre, un par un, tous les gens autour de nous”. “C’est à ce prix, de marteler Mulcair, que nous obtiendrons le nombre de députés nécessaires pour changer le Canada”
De son coté, Jack Layton est venu fouetter ses troupes. Quel homme chaleureux. Il est simple, naturel, d’une écoute engageante et un passionné de son parti. “En 2000, nous n’avions aucun député en Ontario” de dire M. Layton. “En 2008, nous en avons fait élire 17. C’est au prix d’un travail constant de chaque militant que nous sommes parvenu à ce résultat” de dire Layton sous un tonnerre d’applaudissements.
Une seule ombre au tableau de ce congrès. Comme le parti québécois à ses débuts, le NPD est montréalais de pensée. En effet lors des élections pour combler les postes du CA du NPD section Québec, tous les membres sauf 2 sont de provenance de comtés montréalais. Si le NPD veut faire une percée au Québec il faudra qu’il prenne en considération que le Québec ce n’est pas Montréal. Il faudra que les dirigeants du NPD acceptent que la pensée politique des montréalais n’est pas celle des québécois des comtés extérieurs à Montréal. Tous les délégués, en provenance des régions, qui ont brigué les suffrages lors de cette élection, ont été batus. Tant et aussi longtemps que cette approche ne sera pas corrigée, le NPD sera déconnecté des régions du Québec.
On verra dans le futur si Mulcair et Layton on vraiment le goût de faire une percée au Québec. Gageons qu’on reviendra sur ce sujet dans pas grand temps.
![]() |